French Conversation and Composition
91. Les Pouces du Serpent
produis.»
Quels sont les personnages de cette fable?--Qu'est-ce que le ruisseau reprochait au torrent?--De quai le torrent se faisait-il fort?--Quelle vertu le ruisseau avait-il?--Lequel des deux frappe plus fortement l'imagination des hommes?--Lequel des deux leur est le plus utile?--Quelle est la moralité de ce récit?
Formez d'autres mots des mots soulignés.
91. LES POUCES DU SERPENT
«Après une lutte horrible, dit un voyageur, je parvins à dégager
mes bras des replis dont le boa avait serré mon corps, et au moment
où le monstre ouvrait sa gueule formidable à deux pouces de ma
tête, je lui lâchai mon coup de fusil entre les deux mâchoires, et il
tomba raide mort.--C'est magnifique, dit quelqu'un. Combien de
pieds de long avait ce serpent?--Il avait quatre-vingt douze pouces,
répondit l'autre; les serpents n'ont pas de pieds.»
Quelle scène le voyageur dépeignait-il?--Dans quelle situation périlleuse s'était-il trouvé?--Comment s'en est-il tiré--Son récit a-t-il produit l'effet désiré?--Quelle question un de ses auditeurs lui a-t-il posée?--Comment le voyageur lui a-t-il répondu?
92. LE PEINTRE DAVID ET LE COCHER
David, célèbre peintre français sous l'Empire, a excellé par la
pureté classique de son dessin. On conte sur lui, pourtant, une
anecdote qui porte à croire que les artistes mêmes sont faillibles.
Cet homme illustre avait exposé un de ses plus beaux tableaux et
se trouvait par hasard confondu dans la foule qui l'admirait. Il
remarqua un homme dont le costume annonçait un cocher de fiacre,
et dont l'attitude indiquait le dédain. «Je vois que vous n'aimez point
ce tableau, lui dit le peintre.--Ma foi, non!--C'est pourtant un de ceux
devant lesquels tout le monde s'arrête.--Il n'y a pas de quoi. Voyez
cet imbécile de peintre qui a fait un cheval dont la bouche est toute couverte d'écume et qui, pourtant, n'a pas de mors.» David se tut;