Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV
Passages des Essais ou Il Est Plus Particulièrement Question de Montaigne et des Siens[12].
Une de MM. Motheau et Jouaust (1873-80), très soignée, éditée
d’après l’édition de 1588 et donnant en notes toutes les variantes de celle de 1595 en respectant scrupuleusement l’orthographe de l’une et de l’autre.
Une dite «Edition municipale de Bordeaux», en cours de
publication aux frais de cette ville qui en a confié l’exécution à M. Strozzi. Elle a pour base le texte de 1588, que suit celui de 1580, et en second lieu les additions et même les ratures manuscrites de l’exemplaire de Bordeaux, le tout imprimé avec des différences typographiques qui ne permettent aucune confusion.
A l’étranger, une de 1897, à laquelle un grand soin a été apporté;
publiée à Londres, elle est une réédition d’une autre de 1603, la première en langue étrangère.
Celle-ci enfin, qui porte, en regard du texte de 1595, sa
traduction en langage de nos jours, et dans un volume à part tous les renseignements propres à lui permettre, ainsi que son titre l’indique, de se suffire à elle-même.—Puisse le lecteur la lire avec le même intérêt que nous avons éprouvé à la composer et chacun réaliser le souhait qu’au début de ce siècle, Delille formait en parlant de Montaigne, dont en ces quelques vers il appréciait fort judicieusement l’œuvre:
Riche du fonds d’autrui, riche aussi par son fonds, Fidèle à son caprice, infidèle à ses titres,
Il sait parler au sage et causer en ami.
Heureux ou malheureux, en ville, à la campagne,
Que son livre charmant partout vous accompagne.
PASSAGES DES ESSAIS
OU IL EST PLUS PARTICULIÈREMENT QUESTION DE MONTAIGNE ET DES SIENS[12].
[12] Dans cette table comme dans toute autre des Essais, ce Protée
insaisissable, tout point qui s’y trouve mentionné, bien que quelque peu précisé dans la page dont le numéro suit, se rattache plus ou moins directement aux pages qui précèdent et qui suivent dans lesquelles il est comme enchâssé, formant en quelque sorte un tout indivisible, considération dont le lecteur a à tenir compte.
Dans chaque groupe de deux nombres, le premier indique le
volume, le second la page.
Les aïeux de Montaigne.—Noms patronymiques de Montaigne,
II, 456.—Éloge de ses aïeux, II, 96.—Son affection pour eux, II, 522. —Leur longévité, III, 34.
Le père de Montaigne.—Portrait de Pierre Eyquem, père de
Montaigne, quelques particularités de sa vie, I, 620.—Ses soins pour les affaires de la ville de Bordeaux pendant qu’il en fut maire, III, 488.—Il aimait à bâtir, III, 380.—Un de ses projets, I, 388.—Il tenait un journal des faits intéressant sa famille, I, 390.—Soins qu’il prit pour l’éducation de son fils, I, 282; III, 670.—Ses dispositions à l’égard des savants, II, 110.—Il demande à son fils de faire pour lui la traduction de la «Théologie naturelle» de Raymond Sebonde, II, 112.
MONTAIGNE.
Jeunesse de Montaigne.—Observation sur la durée de la
grossesse de sa mère, II, 330.—Temps précis de sa naissance, I, 110.—Tenu sur les fonts baptismaux par des personnes de la plus basse extraction, III, 670.—Montaigne en nourrice, III, 670.—Dressé dès le plus bas âge à la plus commune façon de vivre, III, 670.— Précaution avec laquelle on l’éveillait dans son enfance, I, 282.— Douceur avec laquelle il a été élevé, II, 26.—Comment il apprit le latin, I, 280;—le grec, I, 282.—Collège où il fit ses études et fruit qu’il en retira, I, 284.—Sa paresse était telle, qu’elle résistait même à l’attrait du jeu, I, 282.—Comment il prit goût à la lecture dès l’âge de huit ans, I, 284.—Ne lut jamais de romans, I, 284.—Vers douze ans, jouait au collège les premiers rôles dans des tragédies latines, I, 286.—Souvenir d’un soulèvement populaire à Bordeaux, I, 198.— Bien qu’il eût un jugement sain et des idées au-dessus de son âge, ses facultés intellectuelles ne se sont développées que lentement, I, 282.
Montaigne à âge d’homme.—Son portrait au physique et au
moral, II, 482.—Effet de l’âge sur lui après trente ans, I, 598.—Ses armoiries, I, 514.—Sa devise, II, 276.—Montaigne combattant un effet d’imagination, I, 138.—Son mépris pour le jeu d’échecs, I, 552. —Son jurement ordinaire, III, 246.—Montaigne chevalier de l’ordre de S.-Michel, II, 370.—Mort de son frère le capitaine S.-Martin, I, 114.—Histoire d’un accident qui lui causa un long évanouissement, I, 668.—Duel de son frère le Sr de Mattecoulom, II, 574.—Il obtient le titre de bourgeois de la ville de Rome, III, 280.—Il est élu maire de Bordeaux, III, 488, 518.—A quelles extrémités il fut réduit par la peste qui le chassa de chez lui, III, 566.—Personnages de son temps qu’il tient le plus en estime, lle II , 518.—Éloge de M de Gournay, II, 518.—Son souhait pour ses vieux jours, III, 390.—Ses dispositions morales dans sa vieillesse, II, 180.—Usages auxquels il se trouvait asservi à cette époque de sa vie, III, 636.—Dans sa demeure, il a donné l’hospitalité à des rois, III, 458.—Particularité de l’une des tours de son manoir, I, 156.
Ses qualités physiques.—Il était de forte constitution, mais
nonchalant et peu dégourdi, II, 482; III, 662.—Il a ressenti jusque dans la vieillesse les effets de cette bonne constitution, III, 664.— Excellence de sa vue; comment il la ménageait quand elle a commencé à être fatiguée, III, 680.—Geste qui lui était propre et qui pouvait passer pour la marque d’une sotte fierté, II, 466.—Sa disposition particulière à sentir les odeurs et à s’en imprégner, I, 574. —Son goût pour l’équitation et son endurance à cheval, I, 532; II, 550; III, 430.—Ses sentiments se reflètent sur son visage, III, 664.— Son air naïf a été d’un grand secours dans deux circonstances très importantes, III, 592.—La sincérité de ses intentions qui paraît dans ses yeux et dans sa voix empêche qu’on ne prenne en mauvaise part la liberté de ses discours, III, 596.—Effet sur lui du bruit imprévu d’une arquebusade, I, 82.
Ses qualités morales et intellectuelles.—Sa disposition
naturelle à la pudeur, I, 34.—Son peu de mémoire, I, 58; II, 496, 498, 500; III, 406, 408.—Il s’en défiait, lors même qu’il avait appris un discours par cœur, III, 410.—Son horreur naturelle pour les vices, II, 96.—Son aversion pour le mensonge, I, 64;—pour toute espèce de tromperie, même au jeu, I, 158.—Son sentiment sur l’ivrognerie, I, 618.—Son éloignement pour la curiosité, I, 656.—Son aversion pour le larcin, II, 24.—Son aversion particulière pour la cruauté, II, 98.— Son humanité à l’égard des bêtes, II, 104.—Il haïssait la dissimulation, II, 492.—En quoi consistait la vertu de Montaigne, II, 94.—En quoi consistait ce qu’il avait de bon, II, 98.—Inconstance et diversité de ses dispositions morales et intellectuelles, I, 348.—Il a l’esprit primesautier; ce qu’il ne comprend pas d’abord, il le comprend encore moins en s’y obstinant, II, 64.—Il était naturellement irrésolu, II, 348, 504, 506.—Délibérer l’importune, II, 488.—Ses dispositions à la paresse, II, 484.—Son incapacité à soutenir un travail pénible, à parler ou composer à volonté, I, 70.—Il était peu fait aux mœurs de son siècle, II, 490.—Était dégoûté de l’ambition par l’incertitude qui l’accompagne, II, 488.—Son stoïcisme dans la plupart des circonstances qui causent ordinairement une grande affliction, I, 462.—Il aimait à louer le mérite dans ses amis et même dans ses ennemis, II, 514.
Son caractère.—Son caractère dans ses premières années, I,
282.—Conformité de son caractère, dans l’âge mûr, avec celui qu’il annonçait dans ses premiers ans, II, 486.—Application du caractère de Persée, roi de Macédoine, à l’homme en général et à lui-même en particulier, III, 624.—Il est naturellement porté à la commisération, I, 18.—Son éloignement pour la tristesse, I, 22.—Son penchant pour la nonchalance, II, 486.—Son peu de goût pour la vie de gentilhomme campagnard, II, 502; III, 388.—Il aime à vivre dans la médiocrité, III, 322.—Aurait préféré une vie tranquille à celle si belle d’un Régulus, III, 324.—Il aime à se recueillir, II, 512.—Il produisait ordinairement ses plus profondes pensées à l’improviste, III, 248.— Se délivrait d’une passion par une autre passion, III, 170.—Peu accessible toutefois aux passions violentes, II, 351.—Sa sympathie va surtout aux faibles, III, 670.—Sa loyauté dans les petites choses, I, 158.—Il ne peut même pas souffrir qu’on se trompe sur son compte, III, 82.—Se tenait comme absolument obligé par les engagements de probité et les promesses, III, 416.—Caractère de son courroux dans les grandes et les petites affaires, II, 618.—Il a toujours été chatouilleux et sensible aux offenses, mais il le devient encore davantage en vieillissant, III, 184.—Ses conseils à sa famille pour le cas où il se met en colère, II, 616.—Il ne présume les vices qu’après les avoir vus, III, 390.—Son peu de goût pour les grandeurs, III, 324.—Sa franchise, II, 492.—Était naturellement ouvert et libre avec les grands, II, 496.—Dans les affaires, il s’offre toujours par ses opinions les plus vives et par la forme la plus sienne, II, 82.—Il aimait par-dessus tout l’indépendance, III, 418.— N’aimait ni à maîtriser, ni à être maîtrisé, III, 324.—Sa passion pour la liberté, III, 614.—Pourquoi il s’opposait aux affections qui l’attachaient à autre chose qu’à lui-même, III, 484.—Avait soin de ne pas devenir esclave de ses affections, III, 504.—Était ennemi de toute obligation et contrainte, II, 498.—L’était au point qu’il comptait comme un gain d’être dégagé de son attachement à certaines personnes par leur ingratitude, III, 418.—Limites dans lesquelles il est prêt à se sacrifier, III, 84.—N’aime à solliciter, ni à contracter d’engagement ni pour lui-même, ni pour autrui, III, 422.—II hait la pauvreté à l’égal de la douleur, III, 392.—Préfère donner que recevoir, III, 422.—Il osait dire ce qu’il osait faire, III, 186.—Il était fort porté à imiter, III, 246.—Influence sur lui de l’imagination, I, 132; III, 684.—Son éloignement pour toute espèce de nouveauté surtout en politique, I, 178.—Il jugeait mieux de lui-même par ses propres réflexions sur sa conduite, que par les reproches ou les louanges de ses amis, III, 114.—Prenait son jugement pour direction ordinaire de ses actions, III, 124.—Il ne partage pas cette erreur commune de juger d’un autre d’après soi, I, 398.—Se servait rarement des avis d’autrui et en donnait rarement aux autres, III, 128.—Ne se repentait jamais de la manière dont il avait conduit ses affaires, III, 124.— Pourquoi il ne s’affligeait pas lorsque les événements ne répondaient pas à ses désirs, III, 130.—Il était plus sage et plus modéré dans la prospérité que dans l’adversité, III, 380.—Beaucoup de choses sont des sujets d’affliction pour les autres hommes, qui n’en sont pas pour lui, I, 462.—Pourquoi il étendait ses besoins au delà de ce que la nature exige nécessairement, III, 496.—Il était porté à ravaler le prix des choses qu’il possédait et à ne pas faire grand cas de lui-même, II, 468.
Ses mœurs.—Il s’étudiait lui-même plus qu’aucun autre sujet; ce
qu’il apprenait par là, III, 618.—Cette étude le mettait, en outre, à même de juger passablement des autres, III, 622.—Ses discours s’accordaient avec ses mœurs, III, 698.—Il était moins réglé dans ses opinions que dans ses mœurs, II, 96.—Son antipathie pour la cérémonie, I, 84.—Comment dans la conduite de ses affaires et de ses propres actions, il évitait les inconvénients en les prévenant, III, 506.—A quel prix il s’est appliqué à éviter les procès, III, 510.—Il était ennemi des décisions trop hardies, III, 534.—Il s’opposait tout d’abord au progrès de ses passions, III, 504.—Il aimait une sagesse douce et gaie et fuyait l’âpreté des mœurs, III, 186.—Il appréciait à leur valeur les voluptés naturelles, III, 684.—Il ne devait guère qu’au hasard de sa complexion ce qu’il a pu montrer de sagesse; il ne se sent pas grand empire sur lui-même, II, 96.—C’est par cela qu’il a pu résister aux plus fortes impressions de la volupté, II, 98.—Il hait à peu près également une lourde oisiveté et un travail pénible, III, 276. —Dans quel rang il mettait les plaisirs purs de l’imagination et les plaisirs corporels, III, 686.—Son intention est de passer doucement et non laborieusement ce qui lui reste de vie, II, 62.—En somme, il l’aime et cherche à en tirer le meilleur parti, III, 696.
Son mariage.—Sa répugnance pour le mariage et sa conduite
par rapport aux devoirs de cette union, III, 200.—Date de son mariage, II, 26.—Sa confiance en sa femme pour la conduite de sa maison, III, 432.—Il lui avait abandonné tout ce qui concernait l’éducation de leur fille, III, 208.—Exemple de sa circonspection à l’égard de cette éducation, III, 208.—Réforme qu’il a introduite dans sa famille, II, 32.—II ne souffrait pas volontiers près de lui les enfants nouveau-nés, II, 22.—Comment il a supporté la perte de ses enfants en bas âge, I, 462.—Ne comptait pas pour un malheur de n’avoir point d’enfants qui pussent porter son nom, III, 478.
Montaigne et La Boétie.—Sa liaison avec La Boétie, I, 296.—
Comment, dès leur première rencontre, ils s’aimèrent de la plus parfaite amitié, I, 298, 300, 306, 310.—Regrets de Montaigne sur sa perte, I, 316.—Éloge qu’il en fait, I, 318.
Économie domestique.—Répugnance qu’éprouvait Montaigne
à s’occuper de soins domestiques, I, 422; III, 382 et suiv.—Ne jouissant encore d’aucuns revenus, il dépensait sans compter, I, 466.—Il thésaurisait au début, quand il a commencé à être le maître de sa fortune, I, 468.—Ce n’est que plus tard qu’il s’est mis à dépenser en proportion de ce qu’il possédait, I, 472.—Ses dispositions et ses idées à l’égard de l’administration de sa maison, III, 392 et suiv.—Il était peu fait pour amasser, III, 394.—Trouvait commode, pour ses dépenses, de se fier à ses domestiques, quoi qu’il pût lui en coûter, III, 390.
Vie sociale.—Était trop délicat dans le commerce qu’on est
obligé d’entretenir avec le commun des hommes, III, 138.— Passionné pour des amitiés exquises, il est peu propre aux amitiés communes, III, 140.—Il aime la société des honnêtes gens, III, 146. —Son sentiment sur les rangs et préséances, III, 444.—Sa manière d’être dans la conversation, III, 138.—Son goût pour la discussion, III, 334.—Souffrait sans peine la contradiction, III, 336.—N’aimait pas à être interrompu quand il parlait, III, 248.—Aimait à railler et à être raillé, mais il déteste les jeux de main, III, 366.—Hait la sottise chez ceux avec lesquels il cause; ne perd pas son temps à relever celles qu’on dit devant lui, III, 362.—Son peu de disposition pour la flatterie, II, 476, 496.—Mention de ses relations avec la cour, III, 82. —Quelle était la solitude qu’il désirait, III, 146.
Vie publique.—Montaigne se félicitait de ne rien devoir aux
princes et de vivre dans l’indépendance, III, 420.—Les compositions que nécessite la vie publique l’en ont dégoûté, III, 466.—Il n’a jamais souhaité de postes fort élevés, III, 322.—Il fuyait les emplois publics, III, 464.—Son éloignement pour la magistrature, III, 90.—Sa règle de conduite dans les charges publiques, III, 492, 500, 524.—Élu maire de Bordeaux, il est obligé d’accepter cette charge; comment il s’en est acquitté; elle lui est continuée par seconde élection, III, 488.— Portrait qu’il fit de lui-même à Messieurs de Bordeaux, III, 488.— Attitude qu’il conseille à l’égard de troupes convoquées pour une revue dont on était en défiance, I, 200.—Jugement qu’on fit de la manière dont il s’était acquitté de sa mairie, III, 518.—Montaigne et le métier des armes, II, 450, 500; III, 638, 662.—Comment il entendait le rôle de négociateur, III, 82, 86.
Montaigne et les guerres civiles.—Ses sentiments à l’égard de
son temps, I, 398.—Tranquillité de sa conscience durant les guerres civiles, II, 356.—Il n’embrassait aucun parti avec trop d’ardeur, III, 84.—Sa conduite vis-à-vis de personnes de différents partis, III, 86. —En épousant un parti, il n’épousait point les injustices et les entêtements ridicules de ce parti, III, 500.—Comment pendant longtemps, au début, il se trouva préservé, dans une maison sans défense, II, 438.—Les troubles s’aggravant, il a la douleur de n’être plus à l’abri du pillage que grâce à la protection d’autrui, III, 414.— En butte aux excès des deux partis, il finit par en pâtir considérablement, III, 554, 560.—En quoi, en cette occurrence, il faisait consister tout son bonheur, III, 132.—Mention de la mort de son page, I, 658.—Détails sur deux circonstances critiques dans lesquelles il s’est trouvé, III, 592.—Son opinion sur la meilleure forme de gouvernement et sur les révolutions, III, 398 et suiv.
Quelques-unes de ses idées sur certains points.—Son
opinion sur la nature de Dieu, II, 250.—Sur la Patenôtre, II, 578.— Ses idées philosophiques, III, 698.—Seuls biens qu’il mette en ligne de compte, III, 72.—Il préfère l’estime présente à celle qui pourrait le suivre après sa mort, III, 72.—Il n’a pas l’ambition d’être jugé plus favorablement après sa mort, qu’il ne l’aura été de son vivant, III, 72. —Il regarde tous les hommes comme ses compatriotes, III, 428.— Son sentiment sur l’exil, III, 428.—Son opinion sur la science et ses dispositions à l’égard des savants, II, 110.—Ce qu’il jugeait de la langue française, III, 242.—Sur les miracles et les prodiges, III, 528. —Aveu de quelques idées superstitieuses de sa part, III, 334.—Son procédé pour consoler une personne affligée, III, 158.—Son remède contre le chagrin, III, 170.—Sa tendresse pour Paris, III, 428.—Son admiration pour la ville de Rome, III, 474.—Pourquoi il se défiait de l’habileté d’un homme qu’il voyait en situation élevée. III, 360.—Ses observations sur le mal de mer fondées sur sa propre expérience, III, 288.
Montaigne et les femmes.—De la douceur qu’il trouvait dans le
commerce des femmes, III, 148.—Il voulait que ce commerce fût accompagné de sincérité, III, 150.—Son goût sur le chapitre de l’amour, III, 264.—Cette passion l’a beaucoup fait souffrir dans sa jeunesse, III, 148.—Il n’a jamais beaucoup fréquenté les femmes publiques, III, 152.—En amour, il préférait les grâces du corps à celles de l’esprit, III, 152.—Discrétion et bonne foi qu’il apportait dans ses amours, III, 272.—Croyait salutaire l’amour pris avec modération, III, 276.—Son opinion sur l’âge où l’amour est convenable, III, 282.
Montaigne, les livres et les lettres.—Ouvrage qui lui inspira le
goût de la lecture et moyen par lequel on entretint ce goût en lui. I, 284.—Il se complaisait dans le commerce des livres, III, 154.—Ce qu’il dit de sa bibliothèque et de sa situation, III, 156.—Ce qu’il recherchait dans les livres, II, 62.—Effet de la lecture sur son esprit, III, 138:—Indication de ses auteurs de prédilection, I, 284; II, 64.— Pourquoi il préférait les anciens aux modernes, II, 64.—Son goût particulier pour l’histoire et la poésie, I, 228, 404; II, 76.—Sa méthode pour la lecture des historiens, I, 94.—Poètes latins qu’il mettait au premier rang, II, 66.—Modifications successives de son goût pour la poésie, I, 404.—Ce qu’il pensait d’Ovide à la fin de ses jours, II, 64.—Quel usage il faisait de Sénèque et de Plutarque, II, 70.—Comment il s’y prenait pour juger d’un ouvrage d’esprit que l’auteur soumettait à son appréciation, III, 666.—Aveu du peu de profondeur de ses connaissances en fait de sciences, II, 226.—Son ignorance des choses les plus vulgaires, II, 502.
Son langage, son style, etc.—Son langage, II, 476; I, 480.—
Fort libre dans ses paroles, comment il excuse cette licence, II, 186. —Détails sur sa manière d’écrire et de parler, II, 474; III, 244.—Sur son style, I, 152, 278.—Son mode de travail, III, 22.—Son peu de succès dans la poésie, II, 472.—Son motif pour traduire la «Théologie naturelle» de Raymond Sebonde, II, 112.—Pourquoi, excepté Plutarque, il aime à se passer de livres en écrivant, III, 244. —Quand il composait, ne se faisait aider par personne, III, 244.—En Guyenne il acheta les imprimeurs, ailleurs ils l’achètent, III, 116.— Son genre pour le style épistolaire, III, 436.—Était ennemi des compliments outrés qu’on emploie dans les lettres, II, 438.—Peu propre à écrire des lettres de recommandation, II, 438.—Il écrivait ses lettres avec beaucoup de rapidité et de négligence, II, 438.— Celles qui lui coûtent le plus sont celles qui valent le moins, II, 440. —Il n’aime pas à se relire et ce n’est qu’à contre-cœur qu’il se corrige, III, 406.
Voyages.—Pourquoi il se plaisait à voyager, III, 380.—En
voyage, il ne pense qu’à lui, III, 394.—Autres avantages qu’il y trouve, III, 430.—Raisons qui auraient pu l’en détourner, réponse qu’il y fait, III, 456.—Sa manière de voyager, III, 450 et suiv.—Sa manière de voyager à cheval, III, 430.—Il se prêtait sans peine aux différents usages et modes de chaque pays, III, 454.—Pratique à laquelle il s’était habitué en voyage, I, 92.—Aurait aimé un compagnon de voyage avec lequel il eût pu s’entretenir, III, 456.— Mésaventure qui lui est survenue dans un voyage à Paris, III, 596.— Autre aventure qui s’est produite dans un voyage qu’il faisait avec son frère le sieur de la Brousse, I, 658.—Mention d’un voyage à Orléans, I, 272.—A Rouen, I, 374.—A Vitry-le-François, I, 136.—A Bar-le-Duc, II, 504.—A la Fère, III, 174.—A Soissons, III, 174.—Aux stations thermales, III, 56.—En Allemagne, III, 630.—En Italie, I, 238; III, 474.—Impression que fit sur lui le Tasse devenu fou, II, 212.
Ses goûts, ses habitudes, ses dispositions naturelles.—
Détails sur ses goûts, habitudes, etc., relatifs aux actions les plus communes de la vie, III, 484, 630, 660.—Ses songes étaient plus ridicules que tristes, III, 666.—Quand il était jeune, il aimait à se parer, III, 294.—Règles qu’il observait à l’égard de ses vêtements, I, 394; III, 678.—Sa démarche; il se tenait fort peu dans une même situation, III, 682.—Son habitude de porter une canne, II, 564.—Ses habitudes de table, I, 268, 548; III, 638, 642, 668, 672 et suiv.—Peu sensible au plaisir de boire, I, 622.—Jeûnait quelquefois et pourquoi, III, 676.—Sain ou malade, il suivait volontiers ses appétits naturels, III, 642.—Il était peu délicat à table, III, 668.—Ce qu’il jugeait des plaisirs de la table, III, 682.—Son goût a eu ses changements et ses révolutions, III, 676.—Il avait soin de se tenir le ventre libre, III, 640. —N’aimait pas à demeurer dans un air confiné, III, 680.—La chaleur l’incommodait plus que le froid, III, 680.—Ne pouvait souffrir ni coche, ni litière, ni bateau, III, 290.—Ses raisons pour renoncer aux jeux de hasard, III, 506.—Les odeurs les plus simples et les plus naturelles sont celles qui lui plaisent davantage, I, 574.
Montaigne et la maladie.—Sa bonne constitution, II, 482; III,
664.—Son peu de confiance dans la médecine, I, 192; II, 34; III, 648. —En quel état il serait, s’il venait à se livrer aux mains des médecins, II, 76.—Malade, il conservait la même manière de vivre que lorsqu’il se portait bien, III, 630.—Son esprit peu troublé par les maladies du corps, III, 666.—Pourquoi parler lui nuisait dans ses maladies, III, 644.—Sa santé sur ses vieux jours, III, 654.—Devenu sujet à la colique (gravelle), avec le temps il s’accommode avec ce mal, III, 24.—Quels avantages il retire de cette douloureuse maladie, II, 26; III, 650 et suiv.—Il pense la tenir de son père, II, 32.—Il arrive à se posséder assez bien dans ses accès, II, 30.—Tout bien considéré, il se console de ses infirmités, III, 660.—Eaux thermales dont il a fait usage, II, 58.
Montaigne et la mort.—Quels étaient ses préparatifs par rapport
à la mort, III, 446.—L’idée de la mort est plus pénible en santé qu’en maladie, I, 122.—De quel genre de mort il s’accommoderait le mieux, III, 450.—Il lui est indifférent de mourir loin des siens, III, 438. —Voudrait être assisté d’un sage ami en sortant de ce monde, III, 440.—Son projet pour ses derniers moments, I, 56.—Son opinion sur les cérémonies des funérailles, I, 38.
Jugements de Montaigne sur lui-même.—Estime qu’il avait de
lui-même, II, 470, 508.—Idée qu’il avait de la justesse de ses opinions, II, 510.—Par le fait même qu’il écrit sur lui-même, il est tenu de s’observer dans ses mœurs, III, 442.—Lui-même était le miracle le plus réel à ses yeux, III, 532.—En quelles sortes d’affaires il aurait pu être employé utilement, III, 518.—Il se serait cru propre à parler librement à son maître et à lui apprendre à se connaître lui-même, III, 624.
NOTES ayant trait à Montaigne et aux siens.
Nota.—L’indication N. I, 620, Italie, signifie qu’il y a lieu de se
reporter aux notes (N) afférentes au premier volume (I), page 620; et, parmi elles, à celle ayant pour indice le mot Italie.
Le père de Montaigne.—Détails sur Pierre Eyquem, N. I, 620,
Italie.—Oncles de Montaigne, N. III, 34, Quatre.—Frères et sœurs
de Montaigne, N. III, 32, Mere.—Naissance de son dernier frère, N.
I, 620, Miracles.—Parenté protestante de Montaigne, N. III, 560,
Voysinage.—Pierre Eyquem maire de Bordeaux, N. III, 488, Appelé.
—Mise de sa maison en état de défense, N. II, 438, Faitte.
Montaigne, sa jeunesse.—Prononciation de son nom, N. I,
Titre, M .—Observation sur la durée de la grossesse de sa
mère, N. II, 330, Moys.—Son prénom, N. III, 670, Attacher.—Lacune
de son éducation, N. I, 280, Moy.—Son précepteur allemand, N. I,
280, Latine.—Ses frères et sœurs, N. I, 114, Frere.
Montaigne à âge d’homme.—Montaigne et son nom
patronymique, N. III, 424, Nom.—Ses armoiries, N. I, 514, Face.—
Sa devise, N. II, 276, «Que sçay-ie».—Montaigne élu maire, N. III,
488, Aussi.—Montaigne réélu, N. III,518, Charge.—Montaigne maire
et Montaigne simple particulier, N. III, 500, Claire.—Henri de Navarre
chez Montaigne, N. lle III , 458, Pompe .—M de Gournay, N. II, 518,
D’alliance.
Ses qualités morales et intellectuelles.—Son peu de mémoire,
N. I, 58, Mienne.—Montaigne et le bon sens, N. II, 310, Inconstante;
N. III, 366, L’asne.—Son humeur paresseuse, N. III, 396, Volonté.
Mœurs.—Procès relatif à sa succession, N. II, 44, Masculines.
Son mariage.—Date de son mariage, N. II, 26, Ans.—Sa
retenue dans le mariage, N. I, 346, Simple.—Ses filles, N. I, 462,
Fascherie.—Paix du ménage, N. III, 382, Cher.—Son nom s’est
éteint avec lui, N. III, 478, Nom.
Montaigne, les livres et les lettres.—Ses livres, N. III, 156,
Liures.—Montaigne comparé à Sénèque, N. II, 476, Seneque.—
Montaigne qualifié de «sage ignorant», N. I, 232, Autruy.
Son langage, son style, etc.—Traduction de la «Théologie
naturelle» de Sebond, N. II, 112, Mort.—Lettres de Montaigne, N. I,
436, Chose.—Son écriture, N. I, 438, Mal.—Il usait aussi de
secrétaires, N. III, 156, Dicte.—Montaigne et son imagination, N. II,
478, Creu.
Économie domestique.—Son souhait de vivre en s’en remettant
à un gendre de tout souci matériel, N. III, 390, Amy.—Ce qu’est
devenu son patrimoine entre ses mains, N. I, 472, Folies; N. I, 472,
Terres.
Vie sociale.—Montaigne et Charron, N. III, 444, Ioindre.—
Séjours de Montaigne à la cour, N. III, 146, Vie.
Vie publique.—Montaigne et les différents chefs de parti, N. I,
152, Partis.—Il ne voulait s’inféoder à aucun d’eux, N. I, 246,
Particulieres.—De parti pris, il repousse toute avance tendant à le
faire rentrer dans la vie publique, N. II, 210, Viure.—Auprès de qui il
a joué le rôle de négociateur, N. III, 80, Princes.—Quelle était sa
profession, N. III, 408, Profession.
Montaigne et les guerres civiles.—Sur ce qu’il pensait de la
moralité publique en son époque, N. I, 550, Nous.—Guerres de
religion du temps de Montaigne, N. I, 668, Deuxiemes.—Pillage de
sa maison, N. III, 414, Sac.—Montaigne à la Bastille, N. III, 614,
Receu.
Quelques-unes de ses idées sur certains points.—Montaigne
chrétien et moraliste, N. I, 590, Instruisants.—Le doute est de règle
dans les controverses religieuses, N. II, 332, Reseruément.—
Résumé de la morale de Montaigne, N. III, 546, Sequi; N. III, 704,
Extrauagance.—Montaigne et le suicide, N. I, 628, Contestations.—
Montaigne et la fatalité, N. III, 126, Regret.—Son influence sur nos
lois, N. III, 610, Iustice.
Voyages.—Journal de voyage de Montaigne, N. I, 92, Voyages;
N. III, 654, Passée.—Sur son titre de bourgeoisie romaine, N. III,
480, Bulle.
Montaigne et la maladie.—Maladie dont il est mort, N. III, 438,
Gorge.
Montaigne et la mort.—Lui-même distribue à ses serviteurs les
legs qu’il leur destine, N. III, 448, Iour.—Sa mort, N. I, 122, Mort.—
Son tombeau, N. III, 438, Miens.