Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV
Chapitre XVIII.
continue, la vaillance, en France, a atteint presque à la perfection et y est devenue une vertu commune, 521.
CHAPITRE XVIII.
Du fait de donner ou recevoir des démentis, II, 521.—Si, dans
son livre, Montaigne parle aussi souvent de lui-même, dont la vie n’offre rien de remarquable, c’est pour laisser un souvenir de lui à ses amis (C , X , A , A , C , S , B ), 521.—Mais alors même que personne ne le lirait, il n’en
aurait pas moins employé, d’une manière agréable, à s’étudier et à se peindre, une grande partie de sa vie; que lui importe le reste, 525. —Son siècle est si corrompu que l’on ne se fait plus scrupule de parler contre la vérité, défaut imputé à bien des époques aux Français (P , P , S M ), 527.—Et cependant rien ne les offense plus que de leur en faire reproche, probablement parce que les reproches mérités blessent plus que les accusations non fondées; et aussi, parce que mentir est une lâcheté (L ), 527.—Le mensonge est un dissolvant de la société; il
est en abomination chez certains peuples de l’Amérique récemment découverte, 529.—Les Grecs et les Romains, moins délicats que nous sur ce point, ne s’offensaient pas de recevoir des démentis (C ), 529.
CHAPITRE XIX.
De la liberté de conscience, II, 529.—Le zèle religieux est
souvent excessif et conséquemment injuste, 529.—C’est à ce zèle outré des premiers chrétiens qu’il faut attribuer la perte d’un grand nombre d’ouvrages de l’antiquité (l’empereur T et C T ), 531.—Leur intérêt les a aussi portés à louer de très