Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV
Chapitre LIV.
Inanité de certaines subtilités, I, 567.—Certaines subtilités et
les talents frivoles ne méritent pas d’être encouragés; il est plus facile qu’on ne pense d’exceller en ce genre (certains ,
l’ au grain de millet), 567.—En bien des choses les extrêmes
se touchent; la peur et un courage excessif produisent parfois en nous les mêmes effets physiques (dénominations de S , de D ; D S ), 569.—Aux prises avec la souffrance, la bêtise et la
sagesse en arrivent aux mêmes fins, 571.—Les esprits simples sont propres à faire de bons chrétiens et les esprits élevés des chrétiens accomplis; les esprits médiocres sont sujets à s’égarer ( ,
et - ), 571.—La poésie populaire est
souvent comparable à la plus parfaite ( ), 573.—Ayant
fait de vains efforts pour sortir de la médiocrité, Montaigne pense que si ses Essais ne plaisent ni aux esprits vulgaires ni aux intelligences supérieures, peut-être pourront-ils se soutenir dans la région moyenne, 573.
CHAPITRE LV.
Des odeurs, I, 575.—On a dit de certaines personnes que les
émanations de leur corps avaient une odeur suave; mieux vaut encore ne rien sentir que sentir bon (A G , les
), 575.—Il est des personnes extrêmement
sensibles aux odeurs qui, pourtant, ne sont pas plus sujettes que les autres aux maladies épidémiques qui se propagent par l’air (M , S ), 575.—Il semble que les médecins pourraient tirer plus de parti des odeurs, car elles ont sur nous une action très sensible (emploi de l’ dans les églises), 577.—En
Orient on fait emploi des parfums dans l’apprêt des viandes (le
T ), 577.—La puanteur est une des incommodités des
grandes villes (V , P ), 577.