Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV

Michel de Montaigne · Chapitre 30 sur 141

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Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV

Chapitre XL.

Considérations sur Cicéron, I, 431.—Cicéron et Pline le Jeune

étaient des ambitieux pleins de vanité; ils ont été jusqu’à solliciter les historiens de faire l’éloge de leurs faits et gestes, 431.—Même dans leurs lettres intimes, ils ont recherché l’élégance du style; elles semblent n’avoir été écrites que pour être publiées (X et

C ; S , L et T ), 431.—Les rois et les grands ne doivent pas tirer vanité d’exceller dans les arts et les sciences; seuls les talents et qualités qui importent à leur situation sont susceptibles de leur faire honneur (C , C , P et D , P et A , I , A ), 433.—Dans ses Essais, Montaigne dit avoir intentionnellement évité de développer les sujets qu’il traite; il se borne à les esquisser, sans même se préoccuper de la forme sous laquelle il les présente, 435. —Combien sont différents de Pline et de Cicéron, Épicure et Sénèque qui critiquent cette soif de célébrité dans un style moins brillant, mais plus sensé, 437.—Raisons qui font que Montaigne préfère la forme qu’il donne à ses Essais au genre épistolaire pour lequel il avait cependant des dispositions particulières, 437.—Rien de ridicule comme les formules oiseuses de respect et d’adulation qu’on prodigue de nos jours dans la correspondance privée; comment lui-même procédait (A C , M ), 439.

 

CHAPITRE XL.

Le bien et le mal qui nous arrivent ne sont souvent tels que

par l’idée que nous nous en faisons, I, 441.—La diversité des opinions sur les biens et les maux est grande; la mort elle-même n’apparaît pas à tous comme un mal, 441.—Des gens plaisantent sur son seuil même, en allant au supplice, etc. (T et

L , les habitants d’A ; plaisanteries de conduits au supplice, de à leurs derniers moments), 443.

—Dans les Indes, les femmes s’ensevelissent ou se brûlent vivantes sur le corps de leurs maris; fréquemment les vicissitudes de la guerre amènent des populations entières à se donner volontairement la mort (au royaume de N , le peuple de

M , les X , les G lors des guerres médiques), 447. —Souvent l’homme sacrifie sa vie à la conservation de ses opinions religieuses (les T , les J sous Jean et Emmanuel de Portugal, les A ), 447.—Parfois la mort est recherchée

comme constituant un état préférable à la vie; elle ne saurait donc être un sujet de crainte (P ), 449.—La douleur est tenue par

certains comme le plus grand des maux; il en est qui nient sa réalité, tandis que d’autres au contraire, mentant à eux-mêmes, prétendent faussement ne redouter dans la mort que la douleur qui d’ordinaire l’accompagne (A , H , P et P , Saint A ), 451.—La réalité de la douleur n’est pas douteuse,

c’est même le propre de la vertu de la braver, 453.—Plus elle est violente plus elle est courte, et plus il est possible à l’homme d’en diminuer l’acuité en réagissant contre elle, ce que nous permettent de faire les forces de l’âme, et ce à quoi nous parvenons tous sous l’empire de sentiments divers (les , en

particulier celles des S et les B ; la femme de S , des enfants de L , M S , les

, les par coquetterie, une de Picardie, les

T , S. L , G dernier duc de Guyenne, F comte d’Anjou, Q. M , M. C , L. P , T roi de Thrace, les E , austérité du cardinal B , funeste que certains supportent sans peine), 455.—Est-ce un bien ou non d’avoir beaucoup d’enfants (M , T )? 465.— L’opinion que nous en avons fait seule le prix des choses, 465.— Comment Montaigne réglait ses dépenses alors qu’il n’était pas encore maître de ses biens, 467.—L’indigence peut subsister chez le riche comme elle existe chez le pauvre, 469.—Être riche est un surcroît d’embarras; on est bientôt en proie à l’avarice et à ses tourments (M , C , D et un Syracusain), 469.— Vivre au jour le jour suivant ses revenus, sans trop se préoccuper de l’imprévu, est le parti le plus sage (F seigneur Persan, un

vieux ), 471.—Les biens ne sont donc pas plus réels que les

maux; les uns comme les autres ne sont tels que par l’appréciation que nous en portons, 475.—En somme, il faut savoir se commander et, finalement, il nous est toujours loisible de mettre un terme à ce que nous envisageons comme des maux, quand ils nous deviennent intolérables, 475.