Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV

Michel de Montaigne · Chapitre 55 sur 141

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Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV

Chapitre XXVI.

Du pouce, II, 567.—Usage chez certains rois barbares de

cimenter leurs alliances en entrelaçant leurs pouces, les piquant, et suçant le sang l’un de l’autre, 567.—Étymologie du mot pouce, 567. —Coutume des Romains d’abaisser ou d’élever le pouce pour applaudir ou pour ordonner la mort des gladiateurs, 567.—La mutilation du pouce chez les anciens dispensait du service militaire (les R , A , C. V , P , les A et les É , les L ), 569.

 

CHAPITRE XXVII.

La poltronnerie est mère de la cruauté, II, 569.—Vérité de

l’adage qui fait le titre de ce chapitre; le vrai brave pardonne à l’ennemi qu’il a vaincu, le lâche l’injurie et le frappe même lorsqu’il est réduit à l’impuissance (A tyran de Phères), 569.—Tuer

son ennemi quand il est abattu, c’est se priver de la vengeance; mieux vaudrait le conserver à la vie, pour jouir de sa honte. Celui qui succombe n’est pas du reste le plus à plaindre; le repos lui est acquis, tandis que le survivant est obligé de fuir, de se cacher (B ,

L , coutume du royaume de N ), 571.—Une chose inexcusable c’est d’attendre la mort d’un ennemi pour publier des invectives contre lui (A P et P , A ), 573. —Les duels dérivent d’un sentiment de lâcheté, de la crainte que notre adversaire ne renouvelle ses offenses; l’usage de s’y faire accompagner de tenants dans les querelles particulières part de ce même sentiment, la peur de se voir abandonné à soi-même devant le danger; devoirs des tenants en pareille occurrence (le duc

’O et le roi H d’A , les A et les

L , les H et les C , un frère de M ), 573.—S’il est vrai que, seul, le courage doive être

honoré, l’art de l’escrime est à flétrir, puisqu’il ne procure la victoire qu’à force de feintes et de ruses; de plus, il porte à violer les lois (le consul P. R , C à Pharsale), 577.—D’ailleurs, à la guerre, cet art est inutile et parfois dangereux (P , P ), 579. —Les gens sanguinaires et cruels sont généralement lâches, et un premier acte de cruauté en amène nécessairement d’autres (l’empereur M et P ; P roi de Macédoine, T et P ), 581.—Les tyrans s’ingénient à prolonger les tourments de leurs victimes; mais leur intention est souvent trompée, les tortures violentes tuant, et celles qui sont tolérables ne suffisant pas à leur rage, 583.—Dans les exécutions ordinaires de la justice tout ce qui outrepasse la mort simple, est cruauté (J crucifiés),

583.—Détails de quelques supplices atroces; Montaigne pense que les plus hideux à voir, ne sont pas toujours ceux qui causent le plus de douleur aux malheureux qui ont à les subir (l’empereur M en É , C ; G S , chef des paysans polonais révoltés), 585.