Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV
Chapitre XI.
De ceux prompts à parler et de ceux auxquels un certain
temps est nécessaire pour s’y préparer, I, 69.—Certaines gens ayant à parler en public, ont besoin de préparer ce qu’ils ont à dire; d’autres n’ont pas besoin de préparation. La première de ces qualités est le propre des prédicateurs, la seconde convient aux avocats (le chancelier P et le cardinal B ), 69.—Il en est chez lesquels la contradiction stimule le talent oratoire (S C ), 71.—Il y a des personnes qui, sans préparation, parlent
mieux qu’elles n’écrivent, quelque peine et travail qu’elles apportent à rédiger, 71.
CHAPITRE XI.
Des pronostics, I, 73.—Les anciens oracles avaient déjà perdu
tout crédit avant l’établissement de la religion chrétienne, 73.—On croit encore cependant à certains pronostics. Origine de l’art de la divination chez les Toscans, art vain et dangereux qui ne rencontre la vérité que par l’effet du hasard (le marquis S , citation d’H , D surnommé l’athée, J abbé de la Calabre, l’empereur L ), 73.—Ce que paraît avoir été le démon
familier de S , 79.
CHAPITRE XII.
De la constance, I, 79.—En quoi consistent la résolution et la
constance, 79.—Il est parfois licite de céder devant l’ennemi, quand c’est pour le mieux combattre (les T , S et L , les L à P , les S et D ), 81.—Chercher à se soustraire à l’effet du canon, quand on est à découvert, est bien inutile par suite de la soudaineté du coup (le marquis G , L M ), 81.—Les stoïciens ne dénient pas au sage d’être, sur le premier moment, troublé par un choc inattendu; mais sa conduite ne doit pas en être influencée, 83.
CHAPITRE XIII.