Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV

Michel de Montaigne · Chapitre 56 sur 141

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Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV

Chapitre XXVIII.

Chaque chose en son temps, II, 587.—Ce furent deux grands

hommes que C C et C ’U ; mais celui-ci l’emporte de beaucoup sur le premier, 587.—Dans sa vieillesse, C C s’avisa d’apprendre le grec; c’est un ridicule, toutes choses doivent être faites en leur temps (Q. F ,

E et X , P et le roi P ), 587.—Nos désirs devraient être amortis par l’âge, mais nos goûts et nos passions survivent à la perte de nos facultés; quant à lui, M , il ne pense qu’à sa fin et ne forme pas de projets dont

l’exécution nécessiterait plus d’une année, 589.—Sans doute un vieillard peut encore étudier, mais ses études doivent être conformes à son âge, elles doivent lui servir à quitter le monde avec moins de regrets (C ’U ), 589.

 

CHAPITRE XXIX.

De la vertu, II, 591.—Par le mot vertu, il faut entendre ici la force

d’âme. Ce n’est pas en des élans impétueux mais passagers que consiste ce genre de vertu; elle demande de la persévérance, un caractère solide et constant, et se rencontre rarement, 591.—Bien qu’il la possédât à un haut degré, P essaya vainement de

toujours mettre sa vie en conformité avec sa doctrine; c’est que ce n’est pas tout de témoigner de la fermeté d’âme dans une circonstance donnée, le difficile est de se montrer tel dans toutes ses actions, 591.—Traits de courage amenés par une soudaine résolution (un et un du pays de Montaigne, une de Bergerac), 593.—Autres exemples, ceux-là suite de

déterminations, de projets arrêtés longtemps à l’avance; ces actions fortes et courageuses longuement préméditées sont, en général, le fruit de préjugés absurdes ou de fausses doctrines (les

, les , C ), 595.—Le dogme de la

fatalité, souvent mis en avant mais facile à réfuter, est fréquemment exploité pour surexciter les esprits; c’est lui qui inspire tant d’audace aux T (les B , deux de Florence, un T , H N ), 597.—Quant aux assassins, la plupart du temps ce sont les passions religieuses ou politiques qui arment leur bras (les assassins du ’O et du G , la secte des A ), 601.