Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV

Michel de Montaigne · Chapitre 20 sur 141

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Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV

Chapitre XXI.

cite les faits qui arrivent à sa connaissance, sans se préoccuper de leur exactitude; il se borne à en prendre texte pour ses réflexions. L’impossibilité de contrôler ceux qu’ils consignent fait que le rôle de chroniqueur ne convient guère ni à un philosophe, ni à un théologien; motifs pour lesquels l’auteur s’est refusé à écrire la chronique de son temps, 151.

 

CHAPITRE XXI.

Ce qui est profit pour l’un, est dommage pour l’autre, I, 155.

—Dans toute profession, on ne fait bien ses affaires qu’aux dépens d’autrui (D l’Athénien), 155.

 

CHAPITRE XXII.

Des coutumes et de la circonspection à apporter dans les

modifications à faire subir aux lois en vigueur, I, 155.—Force de l’habitude; elle s’exerce même malgré des intermittences de certaine durée (M , de certains peuples, endurcissement de l’ , habitants des ,

, parfumés, bruit de ), 155.—Les vices

prennent pied chez l’enfant dès le bas âge et devraient être combattus dès ce moment, 159.—Habileté à laquelle on peut atteindre par l’habitude, 161.—Puissance de la coutume sur les opinions; elle est cause de la diversité des institutions humaines, 161.—Coutumes bizarres de certains peuples, 161.—Les lois de la conscience dérivent plus des coutumes que de la nature; notre attachement au gouvernement, au pays, est notamment un fait d’habitude, 169.—L’habitude est aussi la source de grands abus, entre autres la vénalité des charges de la justice, son mode d’administration; et, en fait de choses de moindre importance, le grotesque de certains vêtements de notre époque; difficulté d’aller à l’encontre, 173.—Il n’en faut pas moins se conformer aux usages et, sauf le cas d’absolue nécessité, se garder de toute innovation dans les institutions publiques. Ébranlement causé en France par l’introduction de la Réforme (C , L , l’ et la