Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV

Michel de Montaigne · Chapitre 46 sur 141

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Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV

Chapitre XI.

point ainsi qu’écrivent P et quelques autres, 73.—Les lettres de

C à Atticus sont d’un grand intérêt par les particularités

qu’elles contiennent sur les mœurs et le caractère de l’auteur qui, bon citoyen, avait peu d’énergie, était dévoré d’ambition et de vanité et avait la faiblesse de se croire un grand poète (B ), 75.—Son

éloquence hors de pair, a trouvé cependant des censeurs; on lui a reproché ses trop longues périodes et les mots à effet par lesquels il les termine si souvent (C et C ), 75.—De tous les auteurs de divers genres, les historiens sont ceux que Montaigne affectionne le plus, parce qu’ils font connaître l’homme en général; et, parmi les historiens ceux qui, tels que P et D L , ont écrit la vie de grands personnages, 77.—Éloge des

C C , 77.—Les meilleurs historiens, sont ceux, assez rares du reste, qui, ayant le génie de l’histoire, s’imposent par leur valeur, et ceux qui l’écrivent avec simplicité et bonne foi; les autres nous induisent en erreur par leurs relations tronquées ou altérées et leurs jugements erronés (F ), 79.—Les bonnes

histoires sont surtout celles faites par des hommes ayant pris part aux événements qu’ils racontent; difficulté de fixer, même dans ce cas, les détails de certains faits (A P et les C C , B ), 81.—Jugements de Montaigne sur G , P C , G et M B ; ces deux derniers paraissent avoir eu pour but de faire le

panégyrique de François Ier, plutôt que d’écrire des mémoires (Sire

J , É ), 81.

 

CHAPITRE XI.

De la cruauté, II, 85.—La bonté a l’apparence de la vertu; mais

celle-ci lui est supérieure en ce qu’elle suppose une lutte perpétuelle contre les passions (les S , É et A ), 85. —C’est par les combats qu’elle livre, que la vertu se perfectionne (É , S , M ), 87.—Dans les âmes touchant à la perfection, la vertu est facile à pratiquer parce qu’elle y est à l’état d’habitude (S ), 89.—Combien est belle la mort de

C ’U , étant donnés ses circonstances et son mobile, 91. —L’espèce de gaîté qui accompagne la mort de S met

encore celle-ci au-dessus de celle de C (A ), 93.—La vertu comporte divers degrés: résister au vice d’une façon continue et en triompher, est plus beau que de réagir après y avoir cédé de prime abord; et cette réaction elle-même est plus méritoire que de ne pas s’abandonner à mal faire par nonchalance de tempérament, 93.—Certaines vertus nous sont attribuées qui ne proviennent que de la faiblesse de nos facultés, ce dont il y a lieu de tenir compte avant de porter un jugement sur nos actes (appréciation sur la bravoure chez les I , les E , les F , les A et les S ), 93.—Montaigne déclare qu’il a dû à son tempérament, plus qu’aux efforts qu’il a faits pour leur résister, de ne pas céder à ses passions, et qu’il était plus réglé dans ses mœurs que dans ses pensées et ses propos, ainsi que cela arrive chez bien d’autres (A , É ), 95.—Il estime, contrairement à ce qu’en pensent les S , que, pour être adonné à un vice, on

n’est pas nécessairement sujet à tous les autres (S ,

S ), 99.—Il est possible à l’homme, quoique le contraire ait été

soutenu, de demeurer maître de ses pensées et de sa volonté sous les caresses les plus ardentes de la femme la plus désirée, plus encore que sous l’excitation de la chasse pour qui a cette passion, 101.—Sensibilité de M ; son horreur pour tout ce qui est

cruauté (J C ), 101.—Même à l’égard des criminels, la peine de mort devrait être appliquée sans aggravation de tourments barbares qui n’ajoutent rien à son effet (un prisonnier), 103.

—Ces barbaries devraient, tout au plus, s’exercer sur les corps inanimés des suppliciés; d’autant qu’il est à remarquer que mutiler les cadavres, produit une grande impression sur le peuple. Aujourd’hui, au contraire, on en est arrivé à tuer et à torturer les gens uniquement pour le plaisir de leurs souffrances (le voleur C , A , les É ), 103.—Humanité de M vis-à-vis des bêtes, 105.—Le dogme de l’immortalité de