Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV

Michel de Montaigne · Chapitre 39 sur 141

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Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV

Livre Second.

CHAPITRE LVII.

De l’âge, I, 595.—Qu’entend-on par la durée naturelle de la vie

de l’homme, alors que tant d’accidents surviennent qui en interrompent le cours (C ’U )? 595.—Mourir de vieillesse n’est pas un genre de mort plus naturel qu’un autre et c’est la mort la plus rare de toutes, 597.—C’est un vice des lois d’avoir retardé jusqu’à 25 ans l’âge auquel il est permis de gérer soi-même ses affaires; dès l’âge de vingt ans, on peut le plus souvent augurer ce que nous serons (S T , l’empereur A ), 597.—On cite un bien plus grand nombre d’hommes qui se sont distingués par de belles actions avant leur trentième année, qu’on n’en cite qui se sont rendus célèbres après (A , S ), 599.—La vieillesse arrive promptement; aussi ne faudrait-il donner à l’apprentissage de la vie, c’est-à-dire à l’éducation, que le temps strictement nécessaire, 599.

 

LIVRE SECOND.

 

CHAPITRE I.

De l’inconstance de nos actions, I, 601.—On trouve dans

l’homme tant de contradictions, qu’on chercherait en vain à les expliquer (M , B VIII, N ), 601.—Tout homme a un caractère indéterminé (l’empereur A ), 601.—

Rien de plus ordinaire en nous que l’inconstance; à peine l’antiquité nous offre-t-elle quelques hommes toujours fermes dans leurs desseins, cependant le caractère de la sagesse est la constance dans tout ce qui est juste et bon (S , D ), 601.— C’est toujours l’occasion qui fait les hommes tels qu’ils nous apparaissent ( de vertu équivoque qui tente de se tuer parce