Ice and fire 2

M Coki · Chapitre 14 sur 45

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Ice and fire 2

Chapitre 14

 

Dévya

Je fixe l’heure affichée sur la pendule de la cuisine. Les invités ne vont pas tarder à se pointer. Heureusement, Eliam a réussi à convaincre Zaren de l’accompagner faire des courses pour notre repas de ce soir. Comme ça, il croira quand même que l’on veut fêter son anniversaire, mais juste entre nous.

Fady m’aide énormément. Elle fait sa chef et répartit les tâches de chacun, ce qui nous permet d’être dans les temps. Je l’aime tellement pour ça !

— Va vite te changer, je m’occupe d’accueillir les invités.

Ma meilleure amie me pousse jusque dans la salle de bain où se trouve une robe qu’elle m’a obligé à mettre ce soir pour impressionner Zaren. Je la fixe plusieurs fois, vraiment pas habituée à porter des vêtements aussi courts et sexys. J’espère que Zaren va aimer.

Lorsque j’applique mon rouge à lèvres, je me remémore notre moment intime. Il s’est passé quelques heures depuis et son corps me manque déjà. Nous n’en avons pas parlé, alors je ne sais pas comment qualifier notre relation. Je suppose que je n’aurai pas plus de réponse de sa part pour m’aiguiller un peu, donc je vais devoir me contenter de cet agréable souvenir.

En même temps que je sors enfin prête de la salle de bain, la sonnette de l’appartement n’arrête pas de retentir. Quelques personnes sont déjà arrivées, dont Nico, Lilaa, Yakin et Hannah. Dès que cette dernière m’aperçoit, elle se jette sur moi et me serre fort dans ses bras.

— Tu m’as tellement manqué !

Je ris avec mon amie de toutes les anecdotes que je ne suis pas près d’oublier. Elle s’en rappelle comme si c’était hier !

— Salut.

Je me retourne sur Aaron qui se faufile entre Hannah et moi. Il est encore plus beau que dans mes souvenirs et je me demande secrètement si Fady n’y est pas pour quelque chose.

— Il va falloir se cacher, ils vont arriver d’ici une minute.

Fady règle sa montre et ordonne à tout le monde de se planquer. Malheureusement, je vois débarquer Anélia et les amis de Zaren. J’aurais préféré qu’ils ne viennent pas.

Accroupie derrière le sofa, j’ai le cœur qui bat à cent à l’heure. J’espère que la surprise va lui plaire. Un dernier chuchotement de Fady et nous voilà fin prêts pour la fête.

Quelques minutes plus tard, la porte d’entrée s’ouvre, les lumières s’allument, les confettis sautent en l’air et nous crions tous ''Joyeux Anniversaire'' !

Zaren, qui est resté au début du couloir, nous observe, le visage complètement surpris. Je crois que nous avons réussi le défi.

— Ne reste pas planté là, mec, c’est ta soirée !

Eliam pousse Zaren vers les invités qui font la queue pour le saluer. Parmi eux, bien évidemment, Anélia. Elle le dévore des yeux, c’est vraiment pathétique ! En plus, la manière dont son corset serre sa poitrine me donne mal pour elle.

Après de nombreuses conversations et retrouvailles avec ses amis d’enfance, Zaren s’avance vers moi. Un sourire carnassier gagne ses lèvres et me rend fébrile.

— Tu étais dans le coup alors ?

C’est plus une constatation qu’un reproche. Je l’affirme en hochant la tête.

— Bien joué, je n’ai rien vu venir.

— C’était le but.

Il me surprend en déposant un baiser sur ma tempe, devant tout le monde. J’aperçois Fady qui me fait un clin d’œil et Hannah me lancer un sourire du genre ''je le savais''. Mais je vois surtout Anélia, plantée dans un coin de la pièce, son gobelet en plastique presque fissuré en deux à force de le serrer fermement. Elle est jalouse du geste attendrissant de Zaren et je compte bien en profiter. Je me sers un peu plus contre mon ténébreux qui ne voit pas que je l’utilise contre son amie.

— Tu veux boire quelque chose ? chuchoté-je à son oreille.

Il me demande un soda et me voilà partie vers la cuisine. En chemin, je me fais embarquer par mes meilleures amies qui ont l’air d’avoir sympathisé entre elles. En même temps, elles sont toutes les deux des enquêtrices de haut niveau.

— Vous êtes de nouveau ensemble alors ?

Je tente de m’éloigner de leur proximité intimidante.

— Non... on prend notre temps.

Des images de ce qu’il s’est passé entre nous juste avant que la surprise commence me reviennent en tête. J’ai déjà les genoux qui se mettent à trembler et ma gorge qui s’assèche.

— Donc ça n’a rien à voir avec le fait que vous vous dévorez des yeux depuis tout à l’heure ? rétorque Fady, les mains sur les hanches.

— Dis-nous tout, Dévya Coman, ajoute Hannah, tout aussi déterminée. 

Je regarde mes amies en soupirant. De toute façon, je sais qu’elles ne me lâcheront pas avant que j’aie craché le morceau.

— Il se peut que nous nous soyons envoyés en l’air juste avant que vous arriviez.

Je mords ma lèvre, appréhendant leur réaction. Fady ouvre grand la bouche tandis que Hannah s’esclaffe fort :

— Quelle veinarde ! On ne se refuse rien à ce que je vois !

Je lui fais signe de se taire en regardant discrètement si quelqu’un l’a entendue. Hannah explose de rire et me donne une tape sur le dos.

— Je vois que tu commences à devenir plus entreprenante, c’est bien, Dév. Les mecs raffolent de ça, tu peux me croire, chuchote Fady en louchant férocement sur Aaron qui discute avec Zaren.

Hannah s’excuse pour rejoindre Yakin qui l’appelle pour le prendre en photo avec Nalan qui semble être devenu son super meilleur ami.

Fady en profite pour me faire part de ses sentiments. Je vois bien que quelque chose la travaille.

— Il est vraiment beau. Je n’arrive plus à raisonner correctement depuis que nous nous côtoyons presque tous les jours.

Elle laisse son regard dans le vide, visiblement à cran. Pour la soutenir, je passe un bras derrière ses épaules et pose ma tête contre la sienne.

— Je pense que tu commences à en pincer pour lui.

Elle se détache de moi en me fusillant du regard.

— N’importe quoi. Je n’aime personne, je te signale. Je suis juste super méga-attirée par son corps incroyable et ses nombreux talents au plumard.

Je lui souris puis hausse un sourcil. Elle n’arrivera pas à me faire croire cette bêtise.

D’ailleurs, alors que nous discutons de Chicago et des clients de l’agence de paysagiste, il y a du mouvement de l’autre côté de la pièce. Anélia, dans toute sa splendeur, parle avec Aaron. Enfin, disons qu’elle lui fait très clairement du charme en jouant avec ses mèches blondes et son décolleté bien exposé dans sa ligne de mire.

— Je vais me la faire.

Je n’arrive pas à rattraper Fady qui part telle une furie vers miss blondasse. Je m’attends déjà à devoir arrêter la fête pour ce scandale.

— Ça va, je ne te dérange pas ? lance agressivement Fady.

Mon amie détaille Anélia de haut en bas avec un regard noir. Je reste plantée à côté d’elle, ne sachant que faire.

— Un peu, répond Anélia avec un sourire narquois.

Aaron ne pipe mot. Il regarde Fady et Anélia alternativement. Sans que je le voie venir, Fady fait deux pas en avant, passe sa main derrière la nuque d’Aaron pour l’attirer à elle et lui roule une énorme pelle devant tout le monde.

Je retiens un rire en cachant ma bouche. Anélia fait une tête de trois mètres de long et c’est bien fait pour elle ! Elle regarde amèrement la langue de Fady s’enrouler autour de celle du blondinet qui se laisse faire volontiers.

Lorsque Fady recule enfin d’Aaron pour reprendre son souffle, elle se retourne vers la blonde, un sourire victorieux affiché sur ses lèvres gonflées. J’adore cette fille, c’est officiellement mon modèle. Depuis le temps que je rêve de faire ce qu’elle a fait devant Anélia !

Finalement, nous reprenons le reste de la soirée sans aucun problème. Fady reste près d’Aaron, ils s’amusent à se lancer des piques et à flirter ensemble. Ils me fascinent tous les deux à faire comme s’ils ne craquaient pas l’un pour l’autre !

Du coin de l’œil, je vois Eliam, tapi dans l’ombre qui les observe par-dessus son verre. Enfin, il mate surtout Fady qui est habillée avec une jupe sexy et une veste de tailleur tout aussi séductrice. Il faut dire qu’elle en fait tourner des têtes !

Je trouve qu’organiser une soirée à l’appartement est vraiment une idée géniale. Ça permet de décompresser, de papoter et de ne plus penser à cette histoire qui s’est passée avec Mike et qui nous retourne le cerveau ces derniers temps.

Une bière à la main, j’écoute attentivement l’anecdote farfelue qui est arrivée à Nalan et dont il mime les gestes avec vivacité. Un petit groupe s’est formé autour de lui pour y prendre part. Je rigole à ses pitreries. Il raconte qu’il s’est tapé sa monitrice d’auto-école et explique comment tout à déraper entre eux lorsqu’il n’a pas eu son permis du premier coup.

Je tourne un instant la tête pour repérer discrètement où se trouve Zaren, enfin surtout pour voir s’il n’est pas avec ELLE. Je le retrouve assis sur un tabouret, en face d’Eliam et Nhico et presque de suite, comme s’il sentait que je le fixais, son regard de braise s’ancre au mien. Nous nous observons en silence et je suis forcée de détourner mon attention lorsqu’un rictus séducteur apparaît sur ses lèvres.

Je jette un regard à ma tenue. J’espère qu’elle ne fait pas trop vulgaire. J’ai écouté les conseils de Fady pour plaire à Zaren, mais étant donné qu’il n’a pas fait de remarque dessus, je commence sérieusement à douter de ce qu’il en pense. J’ai même dû enfiler une paire d’escarpins à semelle rouge pour affiner ma silhouette et me rendre féminine jusqu’aux pieds. Ainsi, avec ces chaussures, je suis encore à une vingtaine de centimètres en dessous de Zaren. Il faut dire qu’il est vraiment très grand.

— Tu t’amuses bien ?

Je sursaute en sentant le souffle chaud de mon rebelle dans mon cou. Je n’ai pas fait attention à son déplacement.

Je hoche la tête et lui adresse un petit sourire. Il penche son visage sur le côté et se lèche vulgairement les lèvres. Instinctivement, je suis des yeux le mouvement qu’emprunte sa langue sur sa bouche que je meurs d’envie de retrouver.

— Tu es belle.

Je manque de tomber sous son regard félin qui détaille mon corps avec envie. Il s’arrête sur chaque courbe de mon anatomie, ce qui a le don de me rendre mal à l’aise.

— Cette soirée te plaît ?

En guise de réponse, j’ai le droit à un grognement de sa part tandis qu’il passe ses mains sur ma taille et colle mon dos contre son torse. Sa proximité soudaine agace mes sens et je maudis mon corps d’être si réactif à son contact. Il caresse mes hanches et se rapproche encore plus près de moi pour que je sente son désir grandir contre mes fesses. Je retiens un soupir de satisfaction.

— J’ai trop envie de toi là...

Sa bouche se fraye un passage dans mon cou dont il mordille sensuellement la peau. Ma tête tombe en arrière sur son épaule, emportée par la vague de désir qui s’immisce en moi. Nos corps se sont unis il y a à peine quelques heures, pourtant, nous voilà déjà en manque l’un de l’autre.

— On peut aller dans la chambre ? me propose-t-il, la voix rendue rauque par l’envie.

Habituellement, l’idée de faire des choses sexuelles dans une pièce située juste à côté de la fête ne m’enchante pas, mais actuellement, je dois dire que je n’en ai rien à faire, car je suis bien trop excitée par Zaren pour raisonner correctement et respecter mes principes.

J’attrape la main de mon bad boy sulfureux et contourne les invités. Je fais exprès de contourner Anélia qui n’a rien loupé de notre épisode chaud bouillant. J’affiche un rictus mauvais en passant devant ses yeux qui me lancent des flammes.

Derrière moi, Zaren est vraiment pressé. Il ne loupe aucune occasion pour me coller, me tripoter les fesses ou encore me chuchoter des propos salaces dans l’oreille, qui me donnent envie de lui arracher ses vêtements sur-le-champ.

Nous gagnons enfin la chambre maladroitement en pénétrant à l’intérieur en titubant un peu. La musique tambourine contre les murs.

— Tu vas pouvoir crier autant que tu le souhaites, bébé.

Il retire son tee-shirt d’un geste sec et se jette sauvagement sur moi comme s’il désirait me dévorer tout entière. Mon dos s’écrase contre la porte froide et il en profite pour soulever mes cuisses qui s’installent autour de ses hanches puissantes. Ses lèvres butinent mon cou et en aspirent ma peau tendue. Il laisse sa trace sur mon corps pour montrer que je lui appartiens. Ma langue suit les mouvements imposés par la sienne. Cette dernière se fait taquine, joueuse, voire presque indécente. Ma main se perd dans ses cheveux en bataille. Ses doigts se promènent sur mes flancs et se pressent contre mon ventre qui se tortille sous ses caresses.

Il ne prend pas le temps d’être doux et arrache presque ma tenue. Il trouve derechef ma poitrine qu’il serre dans ses mains pour s’en délecter au maximum. Ma tête cogne contre la surface derrière moi. C’est tellement bon de sentir sa langue sur mon corps.

En tâtonnant la porte, ma main se pose sur la poignée que je serre fort pour m’accrocher. Elle couine légèrement, mais qu’importe.

— Tu me rends dingue, putain.

Son bas-ventre frotte contre le mien, décuplant les multiples frissons qui parcourent mon corps. Il fait exprès de faire durer le plaisir pour que je le supplie de terminer ce qu’il vient de débuter.

Trouvant Zaren encore bien trop vêtu, mes mains s’agrippent à la ceinture de son jean et commencent à défaire sa braguette très à l’étroit. Il les regarde s’agiter sur lui. Malheureusement, j’ignore si c’est parce que je suis troublée, mais sa braguette refuse de descendre.

— Besoin d’aide ?

Il rigole et je l’imite en hochant la tête. Une de ses mains vient baisser ce qu’il lui reste de vêtement et je me retrouve face à l’objet de mes convoitises.

Zaren habillé, c’est quelque chose, mais Zaren nu c’en est une autre. Je connais son corps par cœur, pourtant, je me surprends à découvrir à chaque fois de nouvelles sensations ou parties de lui que je préfère.

— Tu es la plus sexy des nanas de cette planète.

Il reprend possession de ma bouche, dévorant mes lèvres avec envie. Mes talons sont l’unique accessoire qui reste sur mon corps et, d’après le regard espiègle qu’il me lance, ça lui plaît.

Après un dernier baiser fougueux, il me soulève contre la porte et me laisse retomber sur sa virilité. Nous poussons ensemble un cri de stupéfaction, très vite remplacé par nos grognements respectifs. Son souffle chaud caresse mes épaules, tandis qu’il poursuit ses mouvements réguliers, quelque peu bestiaux. À chaque coup de reins qu’il me donne, j’ai l’impression de m’approcher un peu plus du précipice du plaisir. Mes ongles se plantent dans ses fesses musclées, ce qui le fait gémir dans mon cou. Sa langue retrouve la mienne quand il décide d’accélérer la cadence. Je m’accroche davantage à lui pour ne pas tomber sous ses profonds assauts.

— Bordel...

Ses yeux se révulsent lorsque je rajoute ce qu’il faut de friction sur ses abdominaux en béton. Je louche sur ses biceps musclés qui sont tendus à force de me soulever. Cette vision de lui me possédant entièrement me rend totalement folle. Mon plaisir m’emporte dans une vague de gémissements et Zaren me rejoint peu de temps après, les cheveux trempés par l’effort.

— C’est le plus beau cadeau d’anniversaire que j’ai eu.

Après être redescendus de notre petit nuage, nous ramassons nos fringues éparpillées un peu partout dans la chambre. Nous aurions pu prendre le lit pour satisfaire notre besoin primaire, mais je dois dire que c’était encore plus excitant de le faire contre la porte. Je le regarde remettre la ceinture de son jean puis lui lance un regard complice.

Lorsque nous ressortons de la pièce, la fête semble se poursuivre comme si nous n’étions jamais partis.

Évidemment, je me retrouve devant Hannah, qui, même si elle danse un slow avec son amoureux, ne manque pas de lever son pouce en l’air. Je me sens honteuse de ressortir dans cet état après une bonne partie de sexe. D’ailleurs, j’en connais une qui n’a pas perdu de temps pour se jeter sur Zaren. Anélia lui montre une chose sur son téléphone, mais sa main parfaitement manucurée est quand même posée sur son avant-bras.

Je ne veux pas faire de crise, surtout pas après ce moment intime et unique qui vient de se passer entre nous. J’espère fortement que Zaren sent encore le cul à plein nez pour lui faire comprendre une bonne fois pour toutes qu’il est à moi.

J’ai besoin d’air frais et vite. Je me dirige vers le balcon sans manquer de sourire aux personnes qui m’abordent. Aussitôt que je passe la baie vitrée, mes pieds refusent d’avancer plus. Dans un coin, dans l’obscurité, deux corps sont en train de se dévorer mutuellement. C’est très chaud, dis donc. Au moment où je m’apprête à partir pour laisser les jeunes profiter de la soirée, je reconnais le rire enfantin de Fady. Mon sang ne fait qu’un tour et je me force à plisser les yeux pour tenter de voir avec qui elle est. Un rapide coup d’œil à l’intérieur me prouve que ce n’est pas Aaron. Ma mâchoire tombe au sol quand je vois sa main tirer sur ses pointes de cheveux d’un brun. Je le reconnais à sa carrure, à sa taille et même à son profil : c’est Eliam. Les deux amants se bouffent littéralement les amygdales.

Encore sous le choc, je rebrousse chemin, l’esprit ailleurs. Il va falloir qu’elle me dise à quoi elle joue, car je ne la comprends pas. Serait-ce parce que je lui ai fait remarquer qu’elle était tombée amoureuse d’Aaron ? Je ne pense pas, mais à vrai dire aucune réponse ne me choquerait plus.

— Dév, il faut que tu nous aides à allumer les bougies du dessert !

Nhico et Hannah me tirent les bras pour m’entraîner dans la cuisine. Elle sort un énorme gâteau à étages du réfrigérateur. Avec tout ce qu’il s’est passé, je n’y pensais même plus.

— Tout va bien ? On dirait que tu as vu un fantôme ! me lance Nhico avec un coup amical dans l’épaule.

— Je suis heureuse de vous revoir, c’est tout.

Ma révélation a le don de le faire rougir. Il vient me prendre dans ses bras réconfortants et je m’y glisse volontiers. Nhico a toujours été comme un frère pour moi. Il est si génial !

— Il faut éteindre les lumières, on va apporter le gâteau sur la table.

J’appuie sur les interrupteurs et tout le monde se fige. Les jumeaux sortent de la cuisine avec le dessert et se mettent à chanter la chanson de l’anniversaire. Nous les imitons alors qu’ils se déplacent jusqu’à se planter devant Zaren, très gêné d’être au cœur de l’attention. Il passe sa main dans ses cheveux, signe qui ne trompe pas.

— Tu as une dernière surprise, mec.

Zaren fronce les sourcils au moment où Fabien, son père, fait son entrée dans le salon. Il a l’air beaucoup plus fatigué que dans mes souvenirs, et les rides qui creusent son front le rendent plus âgé. Son combat contre le cancer fait de lui un homme encore plus fort et il a vraiment mon admiration pour cela.

— Papa ? Qu’est-ce que tu fais là ?

Fabien se dirige timidement vers son fils qui ne le quitte pas des yeux. Sans le vouloir, je me surprends à effacer une larme d’émotion qui roule sur ma joue. Leurs retrouvailles sont si émouvantes.

— Je n’allais pas manquer ton anniversaire, fiston ! Vingt-cinq ans, ça se fête.

Leur accolade se termine sous les applaudissements de tous les invités. Je siffle aussi. Le temps de la découpe du gâteau, je discute avec Fabien.

— La coïncidence est quand même incroyable. Vous vous retrouvez à travailler ensemble après toutes ces années.

Je ne lui fais pas dire !

Fabien m’analyse pour tenter de comprendre quel rôle je joue vis-à-vis de son fils.

— Et du coup... vous... ?

Une main ferme se presse soudainement sur ma hanche.

— C’est ma copine.

Fabien, tout comme moi, tombe de haut. Sérieusement ? Il déclare ça comme ça ? Je viens d’apprendre en même temps que mon beau-papa que je sors officiellement avec Zaren.

Un regard surpris dans sa direction lui fait comprendre que je n’y crois pas.

— Après ce que tu viens de m’offrir en privé dans la chambre, je ne vois pas comment te considérer autrement, chuchote-t-il à mon oreille.

Il continue de parler de ses études à son père, alors que je reste plantée contre lui, l’admirant avec des yeux brillants. Je regarde ses lèvres bouger, n’écoutant plus ce qu’il raconte. Il est si beau... Il suffisait qu’il fasse de moi sa copine pour que je me rende compte que je suis réellement tombée amoureuse de lui, comme si notre séparation n’avait jamais eu lieu.

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