Ice and fire 2
Chapitre 24
Dévya
Après le départ si triste de Fady la semaine dernière, Zaren a décidé de me changer les idées en m’emmenant à Bordeaux retrouver mes parents le temps d’un week-end. Avec l’avance que nous avons prise dans la réalisation de notre projet, nous l’avons bien mérité. Je dois dire que Zaren a mis les bouchées doubles pour être dans les temps. Même si j’ai dû lui promettre une gâterie en échange de sa concentration dans le travail, je suis ravie du résultat. J’ai été si excitée par l’idée que j’ai préparé ma valise hier.
Je suis en pleine retouche maquillage quand je perçois Zaren décrocher son téléphone qui n’arrête pas de sonner depuis une bonne demi-heure. Je me concentre sur ce qu’il dit jusqu’à entendre le prénom de cette pétasse d’Anélia. Ce n’est pas vrai, nous partons dans quelques heures et madame pointe le bout de son nez pour faire des histoires ! Je m’en fiche, elle ne gâchera pas notre week-end en amoureux chez mes parents ! En plus, c’est la première fois que Zaren les revoit en quatre ans.
J’ai hâte tout autant que j’appréhende les retrouvailles. À vrai dire, Zaren n’avait pas laissé une bonne image de lui en détruisant presque toute ma maison d’enfance lors d’une de nos disputes. Il m’en aura fait baver !
Comme j’aurais dû m’en douter, quelques secondes plus tard, Zaren frappe à la porte. Il passe sa tête dans l’entrebâillement, le portable toujours collé à ses oreilles.
— Je dois aller faire un tour. Anélia a besoin de parler.
— Elle ne peut pas le faire par téléphone ?
À l’expression sévère du visage de Zaren, je m’abstiens de faire une autre remarque et lance un vulgaire ''OK''. Il se presse pour la rejoindre.
Lorsque la porte d’entrée claque, je me laisse tomber dans le fauteuil, comptant déjà les heures qui me séparent de ma famille et qui, par la même occasion, m’éloigneront de cette pétasse toute refaite.
***
— Tu es sûr que ça va ?
Zaren me pose la même question depuis que nous sommes partis. Et comme à chaque fois, je lui réponds que oui. En réalité, je suis juste déçue de lui. Il a passé une grande partie de la nuit chez Anélia sans me laisser de nouvelles et ce matin, il revient, la bouche en cœur, les yeux explosés qui pourraient me laisser imaginer le pire des scénarios. J’ai confiance en Zaren, mais cette fille, je ne la sens pas, c’est plus fort que moi.
— Tu peux te reposer. Je te dis quand on arrive.
J’écoute ses conseils et je finis par m’endormir comme un bébé.
Le moteur qui se coupe m’indique que nous sommes arrivés. Je me précipite en dehors de la voiture, regardant ma maison d’enfance avec des yeux émerveillés.
Zaren s’attarde dans le coffre pour récupérer les valises.
Ma mère, toujours impeccablement habillée, ouvre la porte d’entrée et fond dans mes bras.
— Ma chérie, je suis si contente de te revoir !
Les larmes et les cris de joie se mêlent entre eux. Il faut que j’arrête d’être si sensible pour un rien.
— Bonjour.
Zaren danse d’un pied à l’autre face à mes parents. J’aime quand il est si mal à l’aise, à vrai dire c’est assez craquant. Pour lui donner une contenance, j’attrape sa main, enroule mes doigts aux siens et le présente officiellement en tant que mon petit ami.
Contre toute attente, ma famille l’accueille chaleureusement. C’est ensuite au tour de Jason, mon petit frère, de venir nous voir. Il a l’air davantage heureux de revoir Zaren que moi. D’ailleurs, mon homme m’a appris récemment qu’il avait avoué son attirance pour moi à mon frère, le jour où il avait dormi à la maison, il y a quatre ans. Depuis tout ce temps, Jason était au courant et le défendait.
J’aime cette solidarité familiale !
La soirée arrive vite. En plus de ça, Jason et Zaren ne se quittent plus depuis que nous sommes montés dans ma chambre. Ils enchaînent les parties de foot à la console et je ne peux malheureusement rien y faire.
Après de multiples défaites de la part de mon petit frère casse-pied, il propose un film. Alors que je m’apprête à accepter, Zaren a l’air d’avoir décidé d’un autre programme.
— On en regardera un demain, mec, lui dit-il en se couchant déjà près de moi.
Jason a l’air ravi. Il sort de ma chambre en fermant la porte et nous voilà enfin seuls. Mon beau brun ne se fait pas prier et se jette directement sur moi. Il parcourt mon corps de baisers mouillés puis se redresse pour retirer son tee-shirt dans un geste fluide. La vision de son buste et de ses tablettes sculptés dans le marbre m’ouvre l’appétit. Je passe directement mes petites mains friponnes sur ses muscles qui se tendent. J’aime le toucher.
— Zaren, mon frère est à côté. Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée...
Sa délicieuse bouche s’empare déjà de ma poitrine qu’il découvre de mon soutien-gorge. Ma main glisse dans ses cheveux et tire sur les pointes, ce qui le fait grogner d’une manière super sexy.
— Zaren... vraiment... il pourrait nous entendre...
Cette fois-ci, il arrête tout mouvement et baisse son regard sur la bosse qui s’est formée au niveau de son bas-ventre.
— Tu vas me laisser comme ça alors ?
Je rougis en constatant l’effet que je lui fais. C’est très flatteur venant d’un garçon comme Zaren.
En silence, je défais la boucle de sa ceinture et baisse son boxer en même temps que son jean. Le regard gourmand que me lance mon amoureux me laisse sans voix.
Avec tout autant de discrétion, il fait glisser ma culotte le long de mes jambes puis nous recouvre de la couverture. Sa bouche parcourt mon cou, ma poitrine, trace un semblant de chemin jusqu’à mon ventre puis s’attaque à mes adducteurs avant de disparaître entre mes cuisses. Je mords ma main pour retenir le gémissement qui s’apprête à sortir en sentant la langue de Zaren longer mon intimité. Une de mes jambes vient se poser sur son épaule pour l’inciter à aller plus loin. Mes orteils se contractent. La fin approche.
C’est si bon !
Avant que tout se termine, je récupère les lèvres de Zaren et les plaque sur les miennes tout en cherchant à réunir nos corps une bonne fois pour toutes. Ces derniers entièrement emboités, Zaren m’impose un rythme lent et terriblement enivrant qui nous entraîne peu à peu au bord du précipice.
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