Ice and fire 2

M Coki · Chapitre 27 sur 45

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Ice and fire 2

Chapitre 27

 

 

Dévya

— Putain, si tu savais à quel point j’ai envie de te baiser !

Nos corps enfiévrés ne se décollent pas. Zaren referme la porte d’entrée à l’aide de son pied et vient me plaquer contre le mur. Les colocataires nous ont envoyé un message pour nous dire qu’ils s’absentaient plusieurs heures. Zaren n’a pas réussi à se retenir et m’a embarquée de force à l’appartement. Il faut dire qu’il était temps de prendre une pause après la matinée épuisante que nous avons passé à l’université pour le projet.

— C’est si bon...

La langue de Zaren lèche mon décolleté et mes seins avec ferveur, si bien que j’ai l’impression qu’il va me les arracher. Il presse ma taille contre la sienne dans le but de me faire sentir son imposante excitation qui m’émoustille à un point inimaginable.

Sans me prévenir, Zaren saisit mes hanches et me soulève pour me déposer un peu plus loin sur la table de la cuisine. Pris entre mes cuisses, son corps musclé me rend toute chose. Ses lèvres butinent ma peau tandis que ses mains viennent tirer sur la ficelle de mon string. La fraicheur qui rencontre mon intimité est très vite remplacée par la chaleur des doigts fins de Zaren. Je me cambre sous lui, appréciant ses caresses ensorcelantes.

Je parviens à me faufiler sous la ceinture de son jean. Je capture sa virilité à pleine main et la dirige vers le point fatidique qui nous liera pour de bon. Zaren grogne contre moi en me sentant contre sa peau si sensible.

— Tu vas vraiment me laisser te baiser sur cette table de cuisine ?

J’opine de la tête en portant un des doigts de Zaren à ma bouche. Je le lèche en intégralité sans le quitter des yeux. Le regard de mon beau brun s’assombrit et tombe sur mes jambes écartées qui n’attendent que lui.

En un dernier souffle, il fond en moi et entame des va-et-vient sauvages et jouissifs qui m’entraînent très rapidement sur un nuage de satisfaction.

***

— Quelqu’un veut des pâtes ?

Je me racle la gorge, encore perturbée de manger à l’endroit, où, il y a tout juste quelques heures, nous étions en train de faire l’amour. Je jette un coup d’œil à Zaren qui discute avec Nalan du prochain match de foot qui aura lieu à Paris. J’ignore comment les hommes font pour rester stoïques après des événements comme ceux-ci.

À la fin du repas, je débarrasse les dernières assiettes sales. Mon esprit divague sur ce fabuleux week-end que j’ai passé avec ma famille. Pour rien au monde, je ne changerai ça.

Les rires qui proviennent du salon me font sourire. Ça me fait du bien d’être ici. Je veux dire, près de Zaren. Même si mon départ est encore loin, l’idée de partir de nouveau et de laisser notre relation en stand-by m’inquiète. Je ne m’en fais pas pour moi, mais plutôt pour Zaren qui risque d’être très rapidement entouré par Anélia, sa super confidente. Je ne sais pas comment fait cette fille pour toujours réussir à être là lorsque nous sommes tous les deux. Elle doit avoir un radar, ce n’est pas possible autrement.

— Tu fais quoi ?

Je sursaute et renverse le saladier de pâtes sur le sol. Zaren regarde mes pieds recouverts de sauce et explose de rire.

— Ce n’est pas drôle, j’ai tout gaspillé...

Je m’abaisse et commence à nettoyer, mais je suis forcée de lever les yeux en voyant le long corps de Zaren devant moi. Nos regards se croisent.

— Laisse, je vais le faire.

Pincez-moi, je rêve. Il ne peut pas me dire ce genre de chose. Où est passé le bad boy incorruptible et emmerdant ?

— T... T’es sur ?

Je tente de trouver un indice pour décrypter s’il est réellement sérieux.

— Oui. Les autres t’attendent pour faire un Monopoly. Vas-y.

Sans plus de détails, je le regarde se baisser pour récupérer toute la nourriture étalée au sol. Un stupide sourire s’affiche sur mon visage en imaginant Zaren faire cet effort rien que pour moi. 

Encore dans les vapes, je me rends au salon. Toutefois, mon sourire disparaît aussi vite qu’il est venu en voyant la crinière brillante d’Anélia et les autres potes de la bande.

Qu’est-ce qu’elle fiche ici ? Et comment elle est entrée sans que je l’entende ?

Bien évidemment, dès qu’elle me remarque, son hypocrisie refait surface. Elle se lève pour me saluer.

— Dévya, quel plaisir de te revoir !

Elle me tend sa joue et m’embrasse sans que j’aie le temps de réagir. Jamais elle ne s’est montrée aussi tactile avec moi.

— Dommage que ce plaisir ne soit pas partagé.

Ma pique fait rire Nalan, mais ne plaît visiblement pas à ma rivale dont le visage se met soudainement à rougir.

— Je voudrais que l’on enterre la hache de guerre, Dévya.

Encore une fois, elle n’écorche pas mon prénom. À croire qu’elle le faisait bel et bien exprès devant Zaren. En parlant de ce dernier, je comprends pourquoi il s’est montré gentil tout à coup. Il savait que je ne supporterais pas de la voir ici !

— Ils sont passés nous dire bonjour.

Zaren, qui vient de revenir de la cuisine avec deux verres de soda, se tourne vers moi. Je le fusille du regard. Je déteste qu’on me mente et je déteste le fait qu’il s’est servi de ma maladresse pour m’attendrir !

— On ne veut pas vous déranger, minaude Anélia qui ne croit pas un mot de ce qu’elle dit.

— Vous savez quoi ? Je suis fatiguée. Bonne nuit, tout le monde.

Derrière moi, les garçons rouspètent et je les fais taire en leur faisant un doigt d’honneur. Je me fiche de laisser cette garce gagner en lui accordant du temps seule avec Zaren. Je n’ai plus l’âge ni la tête à me bagarrer avec elle.

Une fois que j’ai enfilé mon pyjama le plus molletonné, j’attrape mon portable et appuie sur le contact de Fady. J’ai tellement besoin d’entendre sa voix.

— Oui ?

Je suis soulagée qu’elle réponde. Ça m’évitera de passer ma fin de soirée toute seule à me lamenter sur mon sort.

— Hey... Je ne te dérange pas ?

— Euh... non !

Fady est essoufflée de l’autre côté de la ligne. Et je crois même entendre un grognement masculin derrière elle.

— Je te rappelle plus tard, si tu v...

— Non ! Reste. Tout va bien.

Elle chuchote un truc à l’autre personne et, quelques secondes après, j’entends une porte claquer.

— Désolée. Tu as besoin de quelque chose ?

Je me retiens de rire. J’ignore dans quel plan foireux elle s’est mise, mais c’est sûr qu’elle y est jusqu’au cou.

— Oui, ça va.

De l’autre côté de la cloison, j’entends les rires des invités se mélanger. Je me sens encore plus seule.

— Tu en es certaine ?

— J’en ai marre. Je ne sais plus comment me comporter avec cette garce.

Un brouhaha intense me fait grimacer.

— Tu parles d’Anélia ?

— Oui, la blonde aux gros seins avec un corps de déesse.

Le pire dans tout ça, c’est qu’elle est le fantasme même de tous les hommes.

— Je me souviens très bien d’elle. Je te signale qu’elle avait essayé de choper mon mec à l’anniversaire de Zaren !

Des images de cette fameuse soirée me reviennent en mémoire et je rigole en repensant à la tête de cette blondasse lorsque Fady avait embrassé langoureusement Aaron devant elle.

— Qu’est-ce qu’elle a encore fait, cette dinde ?

Même si Fady ne la connaît pas, elle se met de mon côté et ne l’aime pas non plus. Je pourrais passer des heures au téléphone avec elle pour critiquer toutes les personnes que l’on n’apprécie pas toutes les deux.

— Elle est ici. Zaren m’a dit qu’il n’était pas au courant de sa venue, mais je n’en suis pas sûre. Il s’est montré aux petits soins aujourd’hui et il m’a même fait l’amour dans la cuisine cet après-midi.

Je regrette tout de suite la dernière partie de la phrase qui m’a échappé.

— Je n’y crois pas, mais vous baisez comme des acteurs de X !

Je lui demande de baisser le son, même si j’ai bien conscience que personne ne peut l’entendre.

— Fais-lui confiance. Je ne pense pas qu’après tous les efforts qu’il a faits pour te récupérer, il détruise tout pour cette fille avec qui il s’est amusé avant de te revoir.

Elle a raison, comme toujours. Ne souhaitant pas m’étaler sur Anélia et pas envie de raccrocher tout de suite, je lui pose la question à dix mille points :

— Tu étais avec Aaron ce soir ?

Fady soupire.

— Si seulement tu savais...

— Il y a eu un problème entre vous deux ?

Mon amie se fait silencieuse un moment.

— Disons qu’en ce moment, c’est tendu au boulot entre nous. Depuis que l’on travaille ensemble, nous avons une relation mi-professionnelle, mi-intime et c’est assez difficile de gérer les deux en même temps.

J’ai l’impression qu’elle a besoin de se confier et il n’y a aucun problème pour ça.

— Au début, à chaque fois qu’on se retrouvait seuls dans son entreprise, on couchait ensemble. Vraiment partout. C’était fun et excitant !

— J’imagine.

Un petit sourire orne mes lèvres quand elle poursuit.

— Il ne travaille qu’avec des femmes et elles sont pratiquement toutes déjà passées par son lit. Tu vois, ça me fout en rogne ça.

Elle a beau me dire qu’elle ne s’attache pas à lui, j’ai l’impression que c’est tout le contraire.

— Nous nous sommes disputés l’autre jour et ce soir, en sortant en boite, je suis tombée sur ce prof sexy.

Nous y voilà. L’autre morceau du puzzle Fady.

— Je l’ai ramené à la maison et bon sang, ce que c’était bon !

— Pas tous les détails.

Elle rigole, mais continue quand même.

— Il m’a attachée aux barreaux du lit.

Je ferme les yeux pour chasser les images de Fady et de cet homme mystère.

— En fait, je crois que j’avais besoin de faire l’amour avec quelqu’un que je ne connaissais pas. Il a quarante ans.

Je manque de m’étouffer avec ma salive et me redresse sur mon lit comme si les draps m’avaient brûlée.

— Mais tu es folle ?!

— Je voulais voir ce que c’était de le faire avec un plus vieux.

— Et ? l’incité-je à achever sa phrase, curieuse malgré tout.

— Il a certes de l’expérience, mais ce n’était pas aussi bien que ça peut l’être avec Aaron.

En même temps, si Aaron est doué comme Zaren sous la couette, alors oui, effectivement aucun homme n’arrive à leur cheville.

— Je pense que je vais discuter avec Aaron pour voir comment on va s’organiser tous les deux. On ne peut pas travailler ensemble en se faisant la gueule.

Connaissant Fady, elle va juste remettre le couvert, encore et encore, sans jamais avoir une vraie discussion avec son bad boy blondinet.

— Je dois te laisser, ma bichette, je vais aller prendre une douche. Le faire avec un plus vieux a des avantages, mais apparemment, le mien n’a plus la même capacité à se retenir de tout déverser sur moi !

Je hurle de rire. Fady m’amuse tellement ! Elle est un rayon de soleil à elle seule.

Nous finissons par raccrocher. Je m’allonge sur le lit, notre lit, me rappelant des conseils de mon amie. Je dois avoir confiance en lui et tout ira bien. 

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