Ice and fire 2
Chapitre 40
Dévya
— Pffff...
Une nouvelle fois, je tourne la tête vers Zaren qui n’arrête pas de soupirer dans mon dos. N’étant pas fatiguée après notre sortie au restaurant, je lui ai proposé de regarder un film, mais je crois bien que monsieur n’est pas content et avait un autre programme en mémoire.
— Tu peux arrêter de rouspéter ?
En guise de réponse, il recommence et quand je le mitraille du regard, un sourire narquois s’affiche sur ses lèvres pleines.
Il se moque de moi, en plus !
Quinze minutes après le début du film, Zaren et moi sommes en train de nous embrasser passionnément comme des adolescents prépubères en manque de sensation. Je dois dire que je n’ai pas réussi à résister à son appel au sexe et je me suis laissée tenter. Sa main chaude caresse les courbes de ma poitrine sous mon débardeur, tandis que j’essaye de garder mes gémissements pour moi afin de ne pas réveiller tout l’appartement. Une tâche qui s’avère difficile puisque mon bad boy a l’air bien décidé à me faire lâcher prise. Sa bouche charnue dévore mon cou et dérive vers mes seins. D’instinct, mes doigts viennent tirer sur ses cheveux en bataille alors que sa langue parcourt mon corps avec grande envie.
— Zaren...
Ma voix est méconnaissable. Elle est l’écho de tout le désir que je ressens pour lui en cet instant. Zaren sourit contre moi. Je sais qu’il aime quand je perds mes moyens.
— Quoi ?
Mon beau brun abandonne mon corps fiévreux pour lever sa tête dans ma direction. Je regrette de l’avoir interrompu et me mords les lèvres en lui demandant de reprendre là où il en était. Monsieur ne se fait pas prier et descend progressivement ses mains vers mon intimité, tout en butinant encore mon cou. Lorsque sa paume s’apprête à franchir la limite de ma culotte en dentelle, je le stoppe net. Il stoppe immédiatement et me regarde de nouveau, les yeux sombres, mais l’esprit en vrac.
— Tu veux que j’arrête ?
Il semble visiblement surpris et tendu. Je secoue la tête négativement, n’ayant pas envie qu’il se braque et tente de trouver un moyen pour lui expliquer les choses.
— J’ai parlé avec Fady un jour de...
À la mention de ma meilleure amie, mon copain se redresse et lâche un rire nerveux.
— Dév, tu veux vraiment parler de Fady alors que je m’apprête à te baiser ?
Pour son dernier mot, je lui balance une tape sur l’épaule, ce qui le fait sourire.
— Non... Je voulais juste... Non, laisse tomber.
Quand il me regarde comme ça, je me sens tout à coup vulnérable, comme si j’avais peur d’être jugée. Alors que je sais que Zaren est la seule personne qui ne me critiquera jamais.
D’ailleurs, mon rebelle remarque mon trouble et, délicatement, il vient poser sa large main sur la mienne. J’oublie que je suis presque à poil, qu’il est sur moi, que nous sommes à deux doigts d’unir nos corps.
— Dis-moi, insiste-t-il avant de déposer un léger baiser sur le bout de mon nez.
Je ferme les yeux un instant. Il est si facile pour lui de dire ce qu’il aime lorsque nous faisons l’amour ! La conversation de Fady me revient en tête et un sentiment de nostalgie s’empare de moi. Je chasse ce sentiment de mon esprit, ce n’est pas le moment d’être triste et de pleurer pour la dispute avec ma meilleure amie.
— Elle m’a parlé de menottes... et... elle m’a dit que c’était bien...
Les yeux caramel de Zaren se mettent à briller d’une lueur étrange. Il ne s’attendait pas à cette proposition, tout comme moi. En réalité, c’est sorti tout seul. Un sourire carnassier se dessine sur ses lèvres puis il me lance un clin d’œil en ajoutant :
— Et tu veux essayer, c’est ça ?
J’opine doucement de la tête, les joues en feu. Je ne suis pas contre le fait de tenter de nouvelles expériences et j’ai entièrement confiance en Zaren pour me dire qu’il va faire de son mieux pour me mettre à l’aise. Je me sens tellement ridicule de ne pas réussir à dire à mon propre copain ce genre de choses pourtant si naturelles. Heureusement, je peux compter sur sa délicatesse pour détendre l’atmosphère.
— J’ai hâte de te voir ligoter au pieu, ma belle...
À cette simple remarque, mes jambes se resserrent sur les hanches de Zaren. Il grogne un truc incompréhensible avant de poser ses mains sur mes cuisses pour défaire son corps de mon emprise. Un rapide coup d’œil à son entrejambe m’indique qu’il est déjà très excité et je ne sais pas pourquoi, mais moi aussi, ça me fait de l’effet.
— Si tu me fais ça, je n’aurai pas la patience d’aller chercher ce qu’il faut.
Sa voix rauque résonne encore dans mes oreilles quand il quitte la chambre pour aller je ne sais où. En attendant qu’il revienne, je me surprends à regarder l’intégralité de mon corps. Il est recouvert de chair de poule et ma poitrine s’abaisse à une vitesse incroyable. Mes seins sont rougis par les caresses de Zaren et semblent avoir doublé de volume sous l’excitation.
Quelques instants plus tard, Zaren revient avec une paire de menottes et un foulard. Je le suis des yeux pendant qu’il tente de comprendre le système de l’objet.
— Tu les as trouvées où ? lui demandé-je, pas bien certaine de vouloir obtenir une réponse.
Il hausse les épaules et me dit avec le plus de naturel possible :
— Elles sont à Nalan.
Je renfonce ma tête dans l’oreiller, honteuse de me dire que son ami est désormais au courant de ce que nous allons faire ce soir et qu’elles lui ont déjà servi. Cependant, mes craintes s’éloignent lorsque mes mains se retrouvent prisonnières au-dessus de ma tête. Mon cœur bat encore plus vite. Et rien ne s’arrange lorsque Zaren place un bandeau en soie noir sur mes yeux pour me brouiller la vue. Soudain, je n’entends plus aucun bruit dans la chambre.
— Zaren ?
N’ayant aucune réponse, je commence à paniquer. Il ne m’aurait pas laissé comme ça, si ? Je sursaute en sentant une barbe rugueuse contre mon oreille.
— Laisse-toi faire, bébé. Je veux te montrer à quel point c’est bon nous deux. Concentre-toi uniquement sur ce que je te fais.
Je geins juste en entendant sa voix grave qui s’éloigne au fur et à mesure, jusqu’à ce qu’elle soit suffisamment loin pour que je ne perçoive désormais plus que des bruits de vêtements que l’on froisse. Je bouge sur le matelas, incapable de rester de marbre. Je suis secouée par diverses sensations indescriptibles. Alors que mon corps commence à refroidir, une main brûlante se pose sur ma cheville. Je lâche un soupir d’aise et mords mes lèvres. Une bouche dépose un baiser sur ma peau puis, en même temps que des mains viennent tâter mes hanches, je sens un souffle passer sur ma culotte. Instinctivement, mes paumes tentent de caresser les cheveux de Zaren, mais je suis vite ramenée à la réalité par les chaînes en fer qui me replacent à ma position initiale.
— Calme-toi, bébé.
Je laisse tomber ma tête en arrière pour savourer davantage les délicieuses caresses que mon copain m’offre. Il vient de retirer ma petite culotte. Je suis en sueur. Zaren a raison, la sensation est multipliée par dix quand on ne possède pas la vue.
— Bordel, t’es trop bonne.
Chaque parcelle de mon corps qu’il touche, qu’il frôle ou qu’il embrasse est une nouvelle source de plaisir pour moi. Mon beau brun pose finalement ses lèvres sur les miennes tout en se créant un chemin entre mes cuisses qui s’enroulent autour de sa taille imposante. Nos bouches jouent jusqu’à ce que sa langue force le barrage de mes lèvres pour me goûter. Je lui accorde l’accès et réponds à son baiser aussi sensuellement que lui. Zaren lâche un grognement sexy quand, de ma langue, j’en fais le contour.
— J’en peux plus.
Dans un dernier juron, mon bad boy se place contre mon corps et s’enfonce en moi. Nous poussons un gémissement à l’unisson. Une fois que son sexe est en moi, Zaren entreprend enfin de bouger. C’est à ce moment que je regrette de ne pas voir ses tablettes de chocolat se contracter sous l’effort, ou encore croiser son regard brûlant de désir lorsqu’il fait ses longs va-et-vient en moi.
Chaque nouvelle poussée en moi m’envoie une image obscène du corps d’apollon de Zaren qui pilote le mien à la perfection. Sans compter les jurons qu’il grogne. Je suis transportée au septième ciel.
Peu de temps après, mon copain me rejoint sur mon nuage de satisfaction, nos corps plus unis que jamais et complètement comblés l’un de l’autre.
***
J-4.
Tout semble passer à une vitesse folle depuis ce matin. Entre les documents que je dois signer pour retourner à Chicago, notre projet que nous venons officiellement de déposer auprès de l’université, en passant par mes lessives pour mes habits du retour, je ne sais plus où donner de la tête. Je suis une vraie pile électrique.
— Tu pourras ajouter mon caleçon dans ta tournée ?
Avant que je ne proteste, Nalan envoie valser son sous-vêtement qui atterrit pile-poil sur mon visage. Je le retire en mimant des haut-le-cœur et l’enfourne dans le tonneau du lave-linge qui s’apprête à démarrer son cycle.
Un peu plus tard dans la journée, je me pose enfin sur le canapé pour me détendre. Être sans arrêt aux aguets, ce n’est pas très amusant et c’est surtout très épuisant. Je récupère la télécommande de la télévision et m’apprête à zapper la chaîne de motos que les garçons mettent en favori lorsque mon portable vibre sur la table basse. Je me penche et mon cœur s’emballe en voyant l’expéditeur : Fady.
— Allô ?
Aussitôt que je décroche, je grignote mes ongles.
— C’est Fady.
Je n’arrive pas très bien à percevoir dans sa voix si elle est heureuse de m’avoir au téléphone ou si elle me reproche encore des choses. Avant que je n’ajoute quoi que ce soit, mon amie reprend :
— J’ai écouté ton message vocal par rapport à Anélia qui t’aurait piqué ton portable.
Ça y est, mon cœur est en train de faire un marathon.
— Et ?
— Et je sais que tu dis la vérité. Sans déconner, Dév, cette histoire me paraît improbable, mais j’ai réfléchi et je me suis dit que si je ne t’accordais pas le bénéfice du doute, alors qui je croirais ?
— Fady, tu ne peux pas savoir à quel point c’est bon de te retrouver !
En larmes toutes les deux, nous passons dix minutes à nous raconter ce que nous avons loupé sur chaque continent.
— Zaren va venir habiter à Chicago alors ?
Mon sourire se dissipe peu à peu en envisageant le contraire. Je ne peux pas lui lancer un ultimatum pour qu’il choisisse entre ses études et moi. Ce serait immoral et complètement égoïste de ma part. Pourtant, un morceau de moi espère que c’est ce qu’il va faire. Me suivre serait la plus belle preuve d’amour.
— Nous sommes encore en pleine discussion sur ce sujet. Ce qui est sûr, c’est que je n’arriverais pas à être tranquille à Chicago si je sais qu’Anélia rôde autour de lui. Elle est capable de tout, cette garce.
Je crache mes mots contre cette vipère, mais ça m’apaise.
— Tu es toute seule à l’appartement là ?
— Oui, ils sont partis à la salle de sport. Pour changer.
Fady rit et me raconte des anecdotes sur ce qu’il s’est passé durant mon absence. Elle aborde aussi Aaron et leur relation qu’elle n’arrive pas à qualifier. Je sais pourtant que Fady l’aime, c’est le seul garçon qui lui tient tête et qui ne perd pas ses couilles lorsqu’elle lui rentre dedans.
En écoutant ses histoires, je me rends compte qu’elle m’a manqué encore plus que ce que je pouvais imaginer. Cette fille est un véritable rayon de soleil qui illumine mes journées parfois trop moroses.
***
Le soir venu, nous décidons d’aller au cinéma. Nalan nous a vanté les prouesses techniques d’un nouveau film qui, selon lui, est « incroyablement bandant ». Je ne sais pas vraiment ce que ça veut dire venant de lui, mais la bande-annonce qu’il nous a montrée nous a convaincus.
Pour un vendredi, le cinéma est moins rempli que ce que je pensais. Certaines familles se sont donné le mot pour assister à l’avant-première d’un film d’animation. Je me porte volontaire pour prendre les boissons, Eliam à ma gauche pour le pop-corn.
La salle indique « Libre » et nous suivons les lignes sur le sol pour rejoindre l’intérieur. La publicité a déjà commencé. Je déteste passer devant les personnes qui sont installées. En général nous avons le droit à un regard meurtrier en retour lorsque par maladresse, nous écrasons leurs pieds pour rejoindre notre place.
— C’est blindé ! souffle Eliam en scrutant la salle.
— Tu cherches une meuf ? se moque Zaren auprès de son ami.
Eliam tend son majeur vers nous et secoue la tête négativement.
— Il y a déjà une brune qui m’intrigue et pour la survie de mes couilles, je vais m’abstenir de regarder ailleurs.
Je souris en entendant Eliam parler de Fady. Je sais qu’il a eu un gros coup de cœur pour elle, mais de là à ne pas s’amuser avec d’autres filles alors qu’ils se sont juste embrassés !
Les lumières s’éteignent et le film démarre. L’intrigue est difficile à comprendre, mais je tente de ne pas lâcher.
Sinon je suis une femme morte !
Sur l’écran, une scène de violence se déroule, nous plongeant dans une atmosphère angoissante. Je retiens mon souffle en voyant un vieillard se prendre un coup d’épée tout droit dans le cœur.
Les minutes passent et je dois avouer que le scénario n’est pas mauvais. Les personnages sont intrigants et le prince est super sexy. Et je ne parle même pas de la guerrière hyper badass dont les formes sont à peine cachées par son costume minimaliste. Cette femme brune aux grosses lèvres rouges est typiquement le genre de nana qui branche tous les mecs. Un rapide constat auprès de ceux qui m’accompagnent confirme ma théorie. Ils sont en train de baver à chaque fois que nous avons des plans où elle se déshabille pour changer de tenue de guerrière. Je suis presque jalouse de la voir aussi bien gaulée.
Eliam se charge de faire la distribution des boissons et des pop-corn durant une bonne partie du film. La salle se plonge soudainement dans une atmosphère très particulière. Elle me rappelle l’ambiance qu’il y avait lorsque Fady et moi étions parties au cinéma pour assister à l’avant-première de Fifty Shades of Grey. Ce jour-là, Christian pouvait faire tout ce qu’il voulait de moi.
Le prince sexy et miss gros lolos se tournent autour depuis le début de l’histoire et j’ai soudainement l’impression qu’ils vont enfin passer à l’acte. Et je ne me trompe pas puisque quelques secondes plus tard, nous assistons à une scène très explicite d’un astiquage en profondeur et d’une ouverture d’huître tout aussi importante. Le scénario dure de très longues minutes, si bien que je commence à être mal à l’aise. Les gémissements du couple sont multipliés par dix dans les enceintes et, même si ce n’est pas le cas, j’ai l’impression que tout le monde nous fixe. C’est d’ailleurs à cet instant que je sens le siège de Zaren grincer avant de voir les contours de son visage se pencher vers moi.
— Je ne veux plus voir le film, tu m’accompagnes aux chiottes ?
Impossible de manquer son regard brûlant et son sourire en coin. Il est vraiment insatiable.
— On regarde encore un peu.
Il ne me répond pas. À la place, il pose sa main chaude sur ma cuisse et m’embrasse sur la joue. Je tente de rester de marbre devant l’écran, mais je suis tendue à l’extrême en sentant les caresses de Zaren sur moi et ses lèvres butiner mon cou. Sa bouche dérive vers la mienne et avant que je ne réagisse, il m’embrasse. Ce n’est pas un simple baiser, c’est un véritable volcan qu’il fait naitre en moi en insérant sa langue pour me goûter. J’ai tellement chaud que je suis forcée de serrer les cuisses pour faire taire l’humidité qui commence à prendre place entre mes jambes. Mon mont de Vénus est complètement trempé.
— On y va ?
Cette fois-ci, j’accepte. Zaren sourit, fier d’avoir obtenu ce qu’il voulait et nous commençons à nous lever pour sortir de la salle.
— Vous allez vraiment baiser, là ? chuchote Nalan, choqué.
— Ouais, confirme Zaren en me poussant vers l’extérieur avant que je ne le contredise.
L’air frais des systèmes de ventilation me fait un bien fou. Toutefois, je n’ai pas le temps d’en profiter, car mon corps est traîné de force jusqu’à la porte la plus proche. À en croire mon premier constat, il s’agit effectivement des toilettes masculines. Un rapide coup d’œil aux urinoirs me fait lever un sourcil.
Deuxième constat : Zaren est déjà presque à poil devant moi.
— Mais t’es malade ! Imagine si quelqu’un entre ?
Sans réussir à quitter des yeux son imposante virilité, je m’esclaffe. Il me rend dingue à en faire toujours qu’à sa tête.
— Ferme la porte si ça te rassure.
Sa voix est calme et maitrisée. Contrairement à son apparence très explicite, Zaren parvient à contrôler sa respiration et ses tremblements de désir. J’aimerais vraiment qu’il m’apprenne à le faire, ça pourrait être très utile pour les prochains coups.
N’ayant pas oublié ce qu’il vient de me dire, je fonce sur la porte et fais tomber le verrou. Je pivote sur moi-même pour me retrouver en face d’un Zaren qui se caresse lentement, les fesses appuyées contre l’immense lavabo et dont quelques spots de lumières cassés s’activent pas intermittence. Je m’approche paresseusement de lui, mon regard rivé au sien. Je peux lire le feu ardent, l’urgence et l’envie instable de me prendre sur-le-champ, mais je sais qu’il ne le fera pas. Il aime bien trop jouer et faire monter la température pour ça. Pile devant lui, Zaren fixe ma bouche sans l’approcher. Nos souffles s’emmêlent et nos yeux se brûlent, mais aucun d’entre nous ne veut faire le premier pas. Ma main vient délicatement se poser sur celle de Zaren. Avec un sourire en coin, il la retire pour me laisser continuer ce qu’il a commencé. À peine ai-je entrepris une caresse que le ronronnement de Zaren manque de me faire jouir sur place. Avoir un homme qui assume son plaisir, c’est bien, mais avoir un Zaren complètement au bord du gouffre, c’est dix mille fois plus sexy.
— Prends-moi dans ta jolie bouche.
Sa voix rauque m’électrise. Je m’immobilise un instant puis, après un grognement de frustration et un juron venant de Zaren, je m’accroupis sur le sol, le regard toujours rivé au sien. Si le feu pouvait se matérialiser dans les iris de mon beau brun, je suis certaine que ce serait des flammes pas plus tard que maintenant.
Que dis-je, un vrai feu d’artifice !
Son avant-bras tatoué et bandé à souhait vient s’enrouler autour de mes cheveux pour me guider vers son sexe. Une fois en bouche, il gémit et commence à me donner un rythme qui lui convient. Voir son tatouage en forme de sablier entièrement modifié par ses veines qui ressortent m’excite davantage.
— Putain. De. Merde.
Ses dents s’entrechoquent et il ferme un instant ses yeux. J’en profite pour rajouter des coups de langue langoureux qui manquent de lui faire perdre pied.
— C’est mieux que le film ? lui dis-je alors qu’il me demande de me lever.
Sans crier gare, il tire sur ma jupe pour la remonter, déplace ma culotte sur le côté et me retourne comme une crêpe sur la surface marbrée du lavabo.
— À toi de me dire.
Je ne peux expliquer comment je me retrouve à quatre pattes sur un meuble probablement plein de bactéries et autres conneries de ce genre, mais je sais que j’aime ça. J’aime le fait de me sentir libre, désirée, qui assume ses envies de sexe. Pour ça, Zaren est l’homme idéal. Il me fait découvrir mon corps, s’amuse à me rendre sexy et à me redonner confiance en moi. Je me sens belle avec lui.
— Tu n’as pas répondu, c’est mieux ?
Zaren tire sur mes cheveux, ce qui a le don de pousser ma tête en arrière. Ma bouche s’ouvre en grand tandis qu’il continue à me piloter comme un coureur de formule 1. Son sexe entre et sort en moi à une vitesse incroyablement maitrisée et suffisamment lente pour me torturer. Il doit sentir que l’orgasme approche. Mes muscles se contractent autour des siens alors qu’il augmente la cadence. Nos peaux frottent l’une contre l’autre. Seul le bruit de sa verge qui rentre en moi interrompt ce silence empli de grognements virils et de gémissements à peine retenus.
— Vas-y, bébé, lâche-toi.
Une ultime poussée dans mon corps en sueur et j’atteins un orgasme si puissant que Zaren est obligé de me couvrir la bouche pour éviter de faire débouler le staff de la sécurité.
Peu de temps après, il se retire pour se répandre sur mes fesses.
— Incroyable.
Essoufflés, nous reprenons nos respirations. Zaren dépose un baiser dans le bas de mon dos puis m’aide à remettre de l’ordre dans mes vêtements et à me nettoyer.
Lorsqu’il enfile son tee-shirt et me stoppe dans la contemplation de ses tablettes de chocolat encore luisantes de sueur, je soupire. Malheureusement pour moi, il comprend ma réaction et me lance un sourire coquin. Je rougis par automatisme et détourne le regard.
— C’est mignon de voir à quel point t’es timide, alors que tu viens juste de me laisser te baiser dans un lieu public.
Je fais taire Zaren en ouvrant le verrou.
À notre grande surprise, une foule de personnes nous tombent dessus et se précipitent dans les toilettes. Et alors que nous pensions pouvoir retourner regarder le film comme si de rien n’était, nous repérons nos amis au loin. Ils nous applaudissent.
Merde, il est déjà fini ?
OceanofPDF.com