Ice and fire 2

M Coki · Chapitre 33 sur 45

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Ice and fire 2

Chapitre 33

 

Dévya

La journée au zoo a été très intense, mais incroyable. C’était l’une des plus belles surprises à laquelle j’ai eu droit depuis que je suis enfant. J’ai encore des images plein la tête et mon cœur qui bat à tout rompre. Pandachou en main – oui, j’ai appelé comme ça le panda que m’a offert Zaren –, je suis les autres jusqu’à l’hôtel. Nous avons dû passer plus de quatre heures dans les bouchons avant d’arriver sur le parking du parc d’attractions.

Les valises roulent devant nous, transportées par Eliam et Zaren. Le réceptionniste nous accueille chaleureusement, visiblement excité d’avoir bientôt terminé sa journée de travail. Pour le coup, nous avons réservé deux chambres. Anélia dort dans la même que Nalan, tandis qu’Eliam reste avec Zaren et moi. J’ai conscience que la blondasse fait la gueule, car elle s’attendait certainement à ce que je lui laisse ma place afin d’en profiter pour approcher mon beau brun.

— Je vais prendre une douche, déclare le bad boy tatoué.

En attendant que Zaren se lave, Eliam et moi discutons.

— Tu as bien aimé alors ?

Je lui offre un immense sourire.

— Encore merci.

Il me fait un clin d’œil et se met à me parler du parc d’attractions qui nous attend demain. Au départ, j’avais tendance à me sentir gênée dès que lui ou Nalan me faisaient des sourires en coin ou des gestes d’affection, mais aujourd’hui j’ai l’impression que ce sont mes frères et qu’ils veillent sur moi. En même temps, c’est le rêve de toutes les filles de cohabiter avec trois mecs canon.

Après nous être fait livrer un repas dans la chambre, nous nous couchons, prêts à reprendre des forces après cette journée épuisante. Eliam tend la main et éteint la lumière.

Une heure plus tard, je tourne dans mon lit. Je n’arrive pas à trouver le sommeil à cause de l’excitation due à demain. Sans compter qu’avec la chaleur dégagée par le corps des deux hommes à côté de moi, je commence à manquer d’air.

— Zaren ?

Je chuchote son prénom et constate avec surprise qu’il se réveille directement. C’est comme s’il était inquiet et restait éveillé pour intervenir au moindre problème.

— Quoi ? murmure-t-il de sa voix embuée de sommeil.

Bon sang, j’aime tellement son timbre !

Même si nous sommes dans le noir, j’imagine qu’il s’est redressé sur ses coudes et que ses cheveux sont en bataille. J’aime cette vision.

— Je peux dormir avec toi ?

Je sais pertinemment que ma question est stupide étant donné que l’on doit s’éloigner. Mais j’ai besoin de lui, de son contact et de la chaleur de son corps pour m’endormir.

Comme avant.

— Viens.

Je suis soulagée lorsqu’il accepte et m’empresse de quitter mon lit pour me jeter dans le sien. Les matelas sont super étroits. Ils sont normalement faits pour accueillir une personne. Mon dos prend naturellement sa place contre son torse ferme. En fait, je crois que cette position est la pire qu’il soit. Je sens ses abdos se contracter et sa virilité s’accroitre contre mes fesses. Toutefois je ne dis rien, je dois juste me concentrer pour ne pas me retourner et l’embrasser comme une abrutie.

Au bout d’un moment, les bras de Zaren entourent ma taille pour me rapprocher davantage – si c’est possible – de lui. Mes doigts s’agrippent à ses biceps puissants tandis que sa tête vient glisser dans mon cou pour respirer mon parfum.

— Bonne nuit, bébé, chuchote-t-il avant de sombrer de nouveau dans le sommeil.

***

Le lendemain, le parc est blindé, mais nous parvenons à faire plus d’attractions qu’on l’aurait imaginé. J’ai traîné Nalan dans le wagon de Peter Pan et j’ai fait un tour de la maison des poupées avec Zaren. J’ai la chanson entêtante dans la tête. J’ai essayé de perdre Anélia dans la foule, mais rien à faire, cette fille est encore plus tenace qu’une sangsue.

— On fait quoi maintenant ? demande Nalan avec des oreilles de Mickey sur la tête.

Je stoppe net devant un bâtiment gigantesque aux couleurs de l’arc-en-ciel. C’est exactement ce qu’il me fallait. Avant que les autres disent quoi que ce soit, j’y entre comme une furie. Zaren me court après et pousse un juron lorsqu’il voit de quoi il s’agit.

— Un tatoueur ? grogne-t-il.

— Oui. Je veux me faire tatouer.

Comme si c’était une évidence, je m’approche du mec recouvert de motifs divers. Avant que je n’aie le temps de faire ma demande, Zaren agrippe mon bras et m’attire à lui. Les rides qui creusent son front m’indiquent qu’il désapprouve ce que je m’apprête à faire.

— Tu es sûre que c’est ce que tu veux ? C’est un truc que tu gardes à vie.

Il plonge son regard inquiet dans le mien, mais je le rassure en posant ma main sur son épaule.

— C’est tout réfléchi. J’en veux un.

Il n’a pas l’air convaincu, mais qu’importe. Je le fais pour moi, pas pour les autres.

Après avoir indiqué mon souhait de dessin au tatoueur, je prends place sur un siège peu confortable dont les accoudoirs commencent déjà à me faire des bleus. Zaren a décidé de rester près de moi et ce geste, aussi simple qu’il soit, me fait du bien. Je connais maintenant la douleur qu’il a dû subir lorsqu’il s’est fait tous les siens.

À chaque grimace que je fais quand l’aiguille pique ma peau, mon bad boy fronce les sourcils et fusille le tatoueur du regard, prêt à lui sauter à la gorge. Si je n’étais pas aussi nerveuse, j’aurais probablement ri de la situation.

Je ressors du salon, la feuille de protection enroulée autour de mon poignet. Derrière se trouve le plus beau château au monde, selon moi. Je me rappellerai à vie de ce moment si génial – et de Zaren.

Nous rejoignons les autres qui viennent de faire un tour de bateau pirate. Nalan a encore le visage pâle après avoir vomi.

À la demande de mes amis, je fais une photo avec la princesse Ariel. Tout le monde nous regarde. C’est vrai que contrairement à elle, mes cheveux rouges sont naturels !

 

De retour à la chambre, j’ai les pieds en compote. Un bon massage ne serait pas de refus ! Les garçons sont tous partis à la réception pour commander le dîner de ce soir et, d’après ce que j’ai entendu, Anélia est déjà sous la douche, car elle ne supportait pas l’odeur de transpiration que les gens ont laissée sur elle.

Cette fille est pathétique.

Alors que je m’apprête à aller dans la salle de bain, Zaren réapparaît derrière la porte.

— Où sont les autres ? m’empressé-je de demander en jetant un coup d’œil au couloir vide derrière lui.

— Ils restent en bas pour récupérer le repas.

Je hoche la tête et attrape une chemise de nuit propre dans ma valise. Je déteste laisser mes affaires dans un endroit comprimé, mais mon côté maniaque m’interdit de les mettre sur les meubles qui sont certainement recouverts de poussières ou autre fluide masculin. Après tout, ça reste un hôtel.

— Je peux venir me doucher avec toi ?

J’observe Zaren, incapable de répondre. Il est encore vêtu de son tee-shirt noir et de son jean troué aux genoux. Il est incroyablement beau.

— Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée.

Il fait un pas vers moi. Son parfum épicé vient titiller mes narines.

— Je te promets de rester sage.

J’accepte timidement, mais regrette aussitôt que je vois son sourire carnassier.

Le temps que je fasse couler l’eau pour qu’elle tiédisse, Zaren est déjà nu comme un ver. Je rougis et entreprends de me déshabiller à mon tour. Je peux sentir le regard brûlant de Zaren sur chacune de mes courbes. 

Quel genre de fille prend une douche avec son ex ?

J’entre la première dans la cabine minuscule.

Pourquoi j’ai accepté ?

Bien évidemment, lorsqu’il vient, nous nous retrouvons collés. La buée

commence déjà à nous envelopper et la chaleur grimpe à la vitesse de la lumière.

— Zaren, tu...

Je ne termine pas ma phrase. Mon bad boy coupe court à toute discussion en glissant sa langue dans ma bouche pour m’embrasser. Sa main se perd sur ma nuque et remonte dans mes cheveux. Notre baiser est d’abord tendre. Nos langues s’enroulent dans un rythme lent et addictif. Même si je le voulais, je ne pourrais pas le repousser. Il m’a vraiment manqué. Les lèvres de Zaren quittent les miennes un instant pour venir mordiller la peau de mon cou. Je lâche un soupir d’aise. Sa langue brûlante glisse sur ma peau et l’embrase un peu plus à chaque passage. Mes ongles s’accrochent à ses biceps puis descendent sur ses fesses rebondies. Il gémit dans mon cou en sentant mes doigts toucher sa virilité. À son tour, sa tête disparaît entre mes seins. Ma main libre tire sur ses cheveux pour l’inciter à poursuivre ce qu’il me fait avec sa délicieuse langue. N’y retenant plus, je gémis fortement. Zaren vient brusquement plaquer sa paume sur ma bouche pour m’empêcher de faire davantage de bruit.

— Putain.

Zaren stoppe ses gestes et se relève. Avec sa taille, il me domine très clairement. Ses yeux sont tellement sombres de désir que je me transforme en objet ridicule entre ses mains.

— Il faut que je te baise. Maintenant.

Son langage cru m’excite. Sans préambule, il me retourne dans la cabine. Ma poitrine s’écrase contre la vitre glacée alors qu’il se place juste derrière moi. Il me donne plusieurs fessées avant de finalement pousser brusquement en moi. Nos corps moites nous font glisser l’un contre l’autre, ajoutant ce qu’il faut de friction. Zaren se met à me pilonner à un rythme effréné. Ses coups de reins se multiplient et m’emplissent un peu plus à chaque poussée.

— Zaren...

Je gémis à n’en plus pouvoir. Je sais que les séances de sexe avec Zaren sont toujours intenses, mais cette fois-ci, elle a le loisir d’être aussi terriblement érotique. Mon rebelle tire ma tête en arrière pour me remplir au maximum. Je crois que je ne vais plus tenir très longtemps.

— Tiens bon, bébé.

Sa voix rauque résonne dans ma tête. Il est à bout de souffle.

— Dév ?

Quelques coups donnés contre la porte de la salle de bain nous arrêtent immédiatement. Eliam vient de m’appeler pour je ne sais quelle raison. Un rapide coup d’œil me prouve qu’effectivement, je n’ai pas fermé à clef.

Putain.

Zaren est toujours enfoui dans moi. J’ai peur de parler et de gémir en même temps en le sentant si tendu à l’intérieur de moi.

— Dév ? répète innocemment Eliam.

— Réponds-lui, m’ordonne Zaren dans l’oreille, déclenchant des tonnes de frissons dans mon dos.

Je me racle la gorge et lorsque je pense enfin pouvoir me maitriser, je lance de façon la plus neutre possible :

— Oui ?

Le bruit de l’autre côté de la porte me fait peur. Je stresse à l’idée qu’il entre et nous voit dans cette position plus qu’inconfortable.

— Le chef m’a demandé si tu préférais de la viande de bœuf ou de porc.

Eliam, tu viens vraiment d’interrompre notre séance de baise pour une question de menu ?

— Euh...

Je tente de réfléchir, mais cela s’avère beaucoup plus compliqué que prévu. Zaren commence à se mouvoir de nouveau contre moi. Il ne va pas quand même pas continuer alors que son pote me parle ?

Et bah, si.

Zaren glisse sa main sur mon corps et vient empoigner ma poitrine. Il la touche énergiquement. Ça devient tellement difficile de ne pas hurler son prénom !

— Alors ? insiste Eliam, visiblement impatient.

Avec le semblant de force qu’il me reste, je crie d’une voix tremblante :

— Bœuf !

Heureusement, Eliam en prend note et lorsque ses pas s’éloignent, nous sommes de nouveau tranquilles.

Mon orgasme arrive très vite. Zaren me donne un dernier coup de hanches qui déclenche le sien juste après m’avoir fait hurler son nom contre sa main tatouée.

L’instant d’après, nous nous embrassons langoureusement, comme un moment post-orgasmique. Il me savonne, je le savonne. Il prend soin de ne pas toucher mon tatouage et s’applique à me nettoyer en intégralité. 

Nous venons de recoucher ensemble et cela veut tout dire.

Nous ne pouvons vraiment pas vivre l’un sans l’autre.

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