Ice and fire 2

M Coki · Chapitre 26 sur 45

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Ice and fire 2

Chapitre 26

 

Dévya

Les réveils comme celui-ci m’avaient manqué. La douce odeur des croissants est la principale raison qui me fait ouvrir les yeux. Je m’étire de tout mon long et me retourne en espérant retrouver la chaleur du corps de Zaren. Toutefois, je déchante vite en découvrant une place vide et glacée à côté de moi.

Sans préambule, j’enfile un short et un débardeur et descends les marches des escaliers à grande vitesse.

— Dév ?

Je sursaute en découvrant Jason derrière moi. Je l’embrasse sur le front rapidement tout en scrutant la pièce pour trouver Zaren.

— Si tu le cherches, il est parti avec papa.

— Quoi ?

Plusieurs scénarios se mettent en place dans ma tête. Les plus rassurants sont ceux dans lesquels ils finissent par revenir uniquement avec un coup de poing dans la mâchoire. Les connaissant tous les deux, cela a dû être un combat pour savoir lequel a le plus de testostérone pour garder la fille, en l’occurrence moi. Heureusement, Jason me coupe dans mon imagination.

— Vous avez regardé un film hier ?

Face à mon froncement de sourcils indiquant mon incompréhension, mon petit frère poursuit.

— J’ai entendu du bruit dans votre chambre.

Je suis certaine de devenir rouge pivoine sur-le-champ.

Oh mon dieu, il nous a entendu faire… ?

J’ai tellement honte. Alors que je ne m’y attends pas, Jason me lance un sourire amusé :

— Ça va, je sais très bien ce que vous avez fait, je suis plus un enfant.

Voir mon frère entrer dans le monde des grands est vraiment flippant.

— J’espère juste que vous vous protégez. C’est ce que les parents répètent tout le temps.

Je n’y crois pas, il se permet de me donner des conseils maintenant ! On aura tout vu.

— T’inquiète pas, petit frère, même si c’est étrange de parler de ça avec toi, je gère très bien mes affaires personnelles.

Je tapote son épaule, encore un peu sous le choc de sa révélation. Je n’ai pas le temps d’approfondir notre discussion étrange que les deux autres hommes de ma vie rentrent de leur course.

Mon père dépose un baiser sur le sommet de mon front et mon copain profite du fait qu’il ait ensuite le dos tourné pour m’embrasser rapidement. Il sait que je déteste les démonstrations d’affection devant ma famille.

— Je vais aller rassembler mes affaires. On démarre dans une heure pour éviter la circulation.

Je profite donc de ces derniers instants pour parler avec ma famille et ma mère qui vient juste de rentrer de sa séance de sport.

Lorsqu’il est l’heure de partir, mon cœur se serre douloureusement et je fais mon maximum pour ne pas craquer et pleurer comme une madeleine.

Nous adressons un signe de main à mes parents sur le seuil de la porte.

***

Épuisés, nous arrivons enfin à Paris. J’ai les jambes engourdies d’être restée assise si longtemps. J’aide Zaren à prendre les valises et nous montons jusqu’à l’appartement dans lequel nous attendent Eliam et Nalan.

À mi-chemin entre le hall d’entrée et la destination, Zaren tire une drôle de tête en voyant de l’eau couler contre le mur.

— C’est quoi ce bordel ?

En suivant les coulées du liquide, nous arrivons devant la porte de notre appartement. Zaren se dépêche d’entrer et file chercher ses colocataires. Ces derniers viennent vers moi, me saluent rapidement avant de constater la fuite.

— Ça a dû arriver il n’y a pas longtemps, car je t’assure que nous n’avons rien vu jusque-là.

Après analyse, Eliam décide quand même d’appeler un plombier pour faire vérifier l’état de tous les appareils susceptibles d’avoir causé une telle fuite d’eau.

Je profite de ce répit pour m’allonger sur le canapé après ce long voyage.

Un peu plus tard, j’entends la porte claquer, m’indiquant que le plombier vient de s’en aller. Je me redresse vivement et regarde Zaren faire la gueule en passant devant moi.

— Alors ? Qu’est-ce que c’était ?

— On doit changer d’appartement. Il y a une fuite qui s’est généralisée dans toute la partie ouest de la résidence et ils ne savent pas quand ils auront fini de la réparer. J’ai appelé la directrice de l’université et elle nous a trouvé un nouveau logement dans la partie est.

— C’est plutôt une bonne nouvelle, non ?

— Il est beaucoup plus cher que ce qu’on avait pensé. On ne pourra jamais le payer sans prendre un autre colocataire.

Rapidement, l’idée qu’Anélia puisse venir habiter ici me fiche la trouille. J’efface aussitôt cette pensée débile.

 

***

 

Trois jours après, nous nous sommes installés dans le nouvel appartement. Il est beaucoup plus spacieux et compte trois chambres supplémentaires. On comprend tout de suite la différence du prix du loyer.

La fin de soirée passe très rapidement. Je vais me coucher pour être en forme demain. Nous avons prévu d’avancer sur notre projet, Zaren et moi. Lui est dans le salon ; il fait des parties de jeux vidéo avec les autres gars.

Il n’y a pas à dire, nous n’avons pas les mêmes priorités !

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