Ice and fire 2

M Coki · Chapitre 34 sur 45

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Ice and fire 2

Chapitre 34

 

Dévya

Un peu plus tard, je suis en train de rêvasser dans le lit. Mon corps n’a jamais été aussi propre et mon cœur est rempli d’amour. Des images de nos ébats dans la salle de bain me reviennent en mémoire et je tourne la tête vers le principal concerné. Zaren a insisté pour dormir avec moi. Ses paupières sont fermées et son torse mat brille avec le reflet de la lune. Nos jambes sont emmêlées et sa main est posée au travers de mon ventre, comme s’il souhaitait que je ne puisse m’échapper. J’ignore ce que cette séance de sexe signifie pour lui.

Peut-être en avait-il seulement besoin ?

Zaren est le genre de garçon qui n’arrive pas à se passer de cul plus de trois jours.

— Putain.

Le grognement sourd de Zaren dans mon oreille m’oblige à lever la tête vers lui. Bien que nous soyons dans le noir, sa silhouette est parfaitement discernable.

— Qu’est-ce qu’il se passe ? chuchoté-je par peur de réveiller Eliam qui dort juste à côté.

Il ne me répond pas. Au lieu de ça, il extirpe mon énorme peluche panda qui reposait entre nous.

— C’est quoi cette connerie ? marmonne-t-il, toujours ensommeillé.

— C’est Pandachou, fais attention ! Il dort avec nous.

Le bad boy tatoué soupire avant de reprendre d’un ton très sérieux :

— Vire-la, elle me gratte.

Il essaye de me l’arracher des mains, mais je m’y oppose en la fourrant entre mes bras.

— Arrête tes bêtises et jette cette merde par terre.

Une nouvelle fois, il tente de me la piquer.

— Zaren !

Je pousse un cri un peu trop fort. Eliam bouge dans son lit, mais n’a pas l’air plus perturbé que ça puisque, l’instant d’après, il se remet à ronfler comme un ours.

— Je le garde, c’est indiscutable.

Zaren se contente de soupirer et se barre le visage avec son avant-bras. Je dépose Pandachou à mes pieds pour ne pas qu’il nous dérange davantage. N’ayant plus sommeil, je ne peux m’empêcher de résister à l’attraction qu’exerce mon beau brun sur moi. Sans réfléchir, je me redresse sur un coude, pose ma main sur sa joue et capture ses lèvres. Il semble surpris de mon audace, mais reprend très vite le contrôle de ses émotions en me donnant l’accès à sa langue qui s’enroule autour de la mienne. Notre baiser est sensuel et excitant.

Le sexe est un élément fondamental dans un couple, mais je trouve que les bisous le sont tout autant. J’aime sa façon de me dévorer, de mordre mes lèvres avant de replonger sa langue dans ma bouche. Finalement, nous continuons de nous embrasser un certain temps, puis le sommeil nous emporte.

***

J-11.

Le réveil n’a jamais été aussi agréable que dans les bras de la personne que l’on aime. Malgré une bataille de coussins ce matin pour réussir à lever les deux hommes des cavernes qui me servent de camarades de chambre, nous parvenons à franchir l’entrée du parc presque dès l’ouverture.

La journée passe à une vitesse folle. Nous en profitons pour faire les attractions qui étaient indisponibles hier et refaire celles que l’on a préférées. En fait, quand il est l’heure de partir, je crois que nous sommes tous un peu déçus que ce rêve se termine.

Avant de dire une dernière fois au revoir, nous devons passer par l’hôtel pour récupérer nos affaires et aller voir le spectacle de fin.

Installée sur le lit, je suis en train de me mettre du parfum dans le cou. Du coin de l’œil, j’aperçois Zaren qui enfile un tee-shirt blanc, laissant une place pour ses tatouages que l’on voit derrière le tissu fin. Dès lors qu’il surprend mon regard, je le détourne. Je sais qu’il continue de me fixer rien qu’aux brûlures que je sens partout sur mon corps.

Le château est bondé. La nuit vient de tomber entièrement et les lumières resplendissent sur toutes les façades. De la musique s’élève, les applaudissements s’intensifient et les chars, tous plus gros les uns que les autres, défilent devant les yeux ébahis des spectateurs.

À ma droite, Zaren observe la scène, le visage neutre. La lumière se reflète dans ses beaux yeux caramel. Ses cheveux fraichement lavés ne sont pas coiffés. Ils tombent sur son front. Ses mains sont négligemment à l’intérieur des poches de son jean. De ma place, je suis un peu en retrait. J’ai tout le loisir de pouvoir le mater sans qu’il me voie.

La musique s’arrête d’un seul coup. Les chuchotements des gens commencent à se faire entendre. Moi-même, je ne sais pas ce qu’il se passe.

— Ça va ?

Je sursaute en sentant le souffle chaud de Zaren dans mon cou. Je me tourne vers lui, incrédule.

— Oui.

Amusé, il baisse le regard sur ma main enroulée à la sienne. Oh mon dieu, j’ai dû la lui prendre par réflexe lorsque l’on était dans le noir. Je m’apprête à la retirer, sauf qu’il me retient fermement contre lui.

Au même moment, la voix d’un animateur reprend dans les enceintes :

— Le feu d’artifice va commencer !

Le compte à rebours est lancé.

DIX

— Tu as conscience que nous ne pouvons pas être l’un sans l’autre ? m’interroge-t-il comme si c’était une évidence.

NEUF

— Je sais.

HUIT

— On a merdé tous les deux.

SEPT

— Je sais aussi.

SIX

— On pourrait essayer de retenter le coup pour voir ce que ça donne ?

CINQ

— Je ne vois pas comment cela pourrait être différent des autres fois.

QUATRE

— On ne le saura que si on essaye encore.

TROIS

— Je ne suis pas sûre, Zaren...

DEUX

— Si, tu le sais.

UN

Sans préambule, Zaren attrape mon poignet et me serre contre lui pour m’embrasser. J’ai bien conscience que des enfants nous regardent, mais je m’en moque. Notre baiser est beau, digne d’un conte de fées. Et pour sublimer le tout, des centaines de couleurs apparaissent dans le ciel étoilé.

Le feu vient de démarrer et ma nouvelle vie aussi. Zaren est mon prince et, actuellement, je ne vois pas comment ce rêve parfait pourrait se terminer autrement.

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