Ice and fire 2
Chapitre 21
Dévya
Zaren me fait face, les yeux rougis par les larmes. Le voir si démuni, si seul me donne encore plus envie de l’envelopper de mes bras pour le consoler. Toutefois, avant de craquer définitivement, j’ai besoin de savoir la raison de notre rupture. Cette décision si difficile qu’il a prise il y a plusieurs années et qui pourtant m’a fait regretter chaque jour passé loin de lui durant tout ce temps.
— Je craignais de m’attacher à toi. Je ne voulais pas me dire qu’une fille pouvait faire foirer tous mes plans et j’étais persuadée qu’en partant loin de toi, le vrai Zaren, celui qui est méchant, sans cœur et incapable de ressentir quelque chose allait revenir. La mutation de mon père à Paris a été l’occasion idéale pour moi de te laisser, alors j’ai foncé tête baissée...
Nous avons tellement évolué depuis cette époque. Lui comme moi avons fait notre parcours avec brio, réussi nos études et avons décroché tous les deux une place dans l’université de nos rêves. Cependant, malgré tout, ce lien si spécial entre nous n’a jamais pu être créé avec un autre, malgré mes nombreuses tentatives.
— Je refuse de te faire plus de mal, alors si tu ne veux plus être avec moi, je préfère que tu me le dises maintenant.
Ça y est, le Zaren autoritaire est de retour !
Sans pouvoir m’en empêcher, j’explose de rire. La situation ne s’y porte pas forcément, mais, à vrai dire, Zaren et moi n’avons jamais fait les choses dans les règles de l’art.
— Quoi ?
— Tu es vraiment mignon, tu sais ?
Avant qu’il n’ait le temps de grogner une réponse cinglante, je tire sur le col de son polo pour l’attirer à moi. Nos bouches s’épousent parfaitement. Tout l’oxygène que je gardais au fond de moi s’expulse comme par magie. Les larges mains de Zaren viennent se poser sur ma taille pour me presser davantage contre lui. Le fruit de son désir plus qu’évident frotte contre mon jean et, tout en détachant progressivement mes lèvres des siennes, je jette un rapide coup d’œil à la bosse visible sous sa ceinture.
— Déjà ?
Mon bad boy me lance un sourire carnassier à en faire mouiller ma petite culotte. Comme à son habitude, il ne manque pas de répartie.
— Je suis toujours prêt pour toi.
Je lui assène une petite tape sur l’épaule à laquelle il répond en grognant.
— Alors, je suis toujours ''mignon'' ?
Il hausse un sourcil en appuyant sur le dernier mot comme l’aurait fait un gamin de dix ans. Ses doigts caressent ma colonne vertébrale jusqu’à atterrir à la chute de mes reins. Je fonds derechef contre lui, prête à devenir sienne, l’histoire d’un instant.
— On dirait que, toi aussi, tu es partante...
Son souffle chaud dans mon cou manque de me faire tomber sur le sol. Ses longs doigts viennent déboutonner mon jean et s’amusent à tirer sur la ficelle de ma petite culotte en dentelle. L’air frais qui rentre par intermittence à l’intérieur me fait gémir de plaisir.
— Zaren.
Mes yeux sont totalement voilés par le désir. Un désir qu’il a intérêt à s’occuper au plus vite, sinon je lui hurle dessus !
— J’aime bien ce jean...
Le regard salace que me lance mon copain renforce cette boule de chaleur qui se forme dans le bas de mon ventre. Il brûle ma peau sur chaque endroit où il s’arrête pour m’admirer.
— Retourne-toi.
Cet air autoritaire me donne envie de lui arracher ses vêtements. Autant je déteste lorsqu’il me dit quoi faire en temps normal, autant je suis folle de lui quand il m’ordonne de faire des choses dans la sphère intime.
Sans me faire prier, je me retourne. Mon cœur bat à une vitesse inimaginable, si bien que je crains qu’il lâche. Derrière moi, je sens le corps brûlant de Zaren se rapprocher, assénant un coup de grâce à mes dernières terminaisons. Un de ses doigts vient tirer sur mon jean pour m’inciter à le baisser. Je l’aide en me trémoussant comme un dindon.
Bon sang, je ne peux pas essayer de faire des positions plus sexys ?
Uniquement vêtue de ma culotte en bas, Zaren s’attaque au haut qui semble trop couvert à son goût. Et au mien aussi.
Il déboutonne progressivement ma blouse fluide, tout en déposant de longs baisers langoureux dans mon cou. Ma tête retombe sur ses larges épaules face à ses assauts. Ses paumes viennent recouvrir mes seins qu’il englobe en totalité. Je lâche un gémissement plus qu’explicite, qui a le don de le ravir.
— Tu aimes ? chuchote-t-il contre mon lobe.
J’acquiesce, les yeux clos de satisfaction. Mon beau brun malaxe mes attributs avec ferveur, sans oublier de m’embrasser le cou et la naissance de mes épaules. Je suis une boule de feu, prête à exploser entre ses mains divines.
Pour pimenter le jeu, je recule d’un pas et me frotte contre Zaren. Ce dernier lâche un râle qui me ravit. Son imposante virilité se presse contre le bas de mes reins et j’ai soudainement envie de lui rendre la pareille pour les merveilleuses choses qu’il est en train de m’accorder.
Toujours dos à lui, une de mes mains se faufile entre nous et vient descendre sa braguette pour laisser sortir son sexe. Le juron qui passe les lèvres sensuelles de mon amant lorsque je l’empoigne me prouve que j’ai eu raison.
Nos mains s’activent respectivement sur les endroits les plus intimes de notre anatomie. Nos souffles se confondent dans la pièce, tandis que nos grognements s’amusent à créer une mélodie des plus torrides.
— Je veux te baiser maintenant, Dév.
Le souffle court, Zaren me retourne et vient me plaquer contre le bureau. Tout son corps s’appuie contre le mien, mais cette douleur est délicieuse. Il s’éloigne quelques secondes à peine de moi, afin d’enfiler un préservatif qu’il récupère dans le tiroir de la table de chevet.
Je rougis en pensant à la fois où ma mère avait rangé ma chambre et qu’elle en avait trouvé. C’était une boite que m’avait offerte Fady pour rigoler lorsque ma vie sexuelle était plus que platonique.
Bon sang, je suis vraiment en train de penser à ma mère maintenant ?
Le corps viril de mon bad boy me sort de ma rêverie et vient hanter de nouveau tout mon esprit.
D’un rapide coup de reins, Zaren entre en moi et fixe notre point de jonction d’un regard sombre.
Zaren habillé, c’est parfait.
Zaren nu, c’est magique.
Mais Zaren nu et en mode mâle alpha sexy, alors ça c’est vraiment le paradis.
L’aura animale qu’il dégage en me prenant sauvagement contre la surface en bois me rend littéralement folle. Nos peaux se frottent, se stimulent, s’échauffent. Seul le bruit de notre jonction et de nos baisers vient interrompre cet instant unique et irremplaçable.
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