Je pense trop (French Edition)

Christel Petitcollin · Chapitre 48 sur 90

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Je pense trop (French Edition)

D’étonnantes complémentarités

Je suis sûre que les pervers narcissiques ont une haine viscérale des surefficients mentaux parce qu’ils sont leur exact opposé. Les pervers sont malveillants, haineux, méfiants, grincheux, lâches et vides. Comment pourraient-ils apprécier quelqu’un qui est naturellement bienveillant, aimant, confiant, joyeux, courageux et surtout intensément vivant. Les manipulateurs sont des voleurs de vie et des profanateurs. Il leur faut salir, écraser, massacrer tout ce qui est amour et joie de vivre.

J’ai découvert qu’il existe une redoutable complémentarité entre les pervers narcissiques et les surefficients. Ils sont comme les deux pièces, noire et blanche, d’un même puzzle. C’est pratiquement la rencontre d’un ange et d’un démon. S’en suit un combat inégalitaire et sans merci entre le bien et le mal, la vie et la mort, entre un calculateur et un naïf.

Voici un exemple de cette étonnante complémentarité : au début de ce livre, je vous ai parlé de l’hyperesthésie des surefficients. Dans mon précédent livre, j’expliquais comment les manipulateurs saturent l’espace sensoriel de leur victime de bruits, d’odeurs, de présence, à les en rendre fou. Il est effectivement plus facile de saturer l’espace sensoriel d’un hyperesthésique ayant un déficit d’inhibition latente, que celui d’un normopensant, peu sensible aux bruits et aux odeurs et capable d’en faire abstraction.