Je pense trop (French Edition)

Christel Petitcollin · Chapitre 65 sur 90

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Je pense trop (French Edition)

Les montagnes russes

Le soulagement est de courte durée : juste le temps qu’ils réécrivent toute leur histoire avec cette nouvelle compréhension. Tout leur vécu prend enfin du sens : Leur mère épuisée par leurs incessantes questions qui finissait par les rabrouer, les copains d’école, si moqueurs quand ils essayaient de partager leurs découvertes, les rapports avec les enseignants parfois si chaleureux, mais la plupart du temps tellement conflictuels et ce mal-être quasi permanent. Une fois leur passé réencodé, ils se penchent vers l’avenir et réalisent que ce fonctionnement handicapant les poursuivra toute leur vie. Véronique, avec ses réactions émotionnelles exacerbées, s’exclame : « Vous êtes en train de me dire que j’ai la peste et que c’est incurable ! Je ne serai jamais comme les autres ! » J’utilise la métaphore du vilain petit canard. Elle éclate en sanglots : « Mais on vit au milieu des canards, à quoi ça sert d’être un cygne ? » La métaphore du vilain petit canard ne console pas les surefficients. Canards, cygnes, on est tous des volatiles. Heureusement que je suis habituée à leurs tempêtes émotionnelles ! À partir de là, se met en route, avec ses différentes étapes, le processus du deuil nécessaire d’être un jour quelqu’un de normal.

Le déni

Comme je viens de vous le dire, le déni s’est mis en route dès le début avec le mécanisme du doute systématique. Il y a ceux qui ont tout oublié à la séance suivante et ceux qui me somment de me justifier et d’argumenter à chaque séance. Certains ont bloqué net l’information et ont suspendu leur travail avec moi pendant plusieurs mois, le temps d’apprivoiser l’idée. D’autres refusent d’en tenir compte dans leur travail de développement personnel, ce qui me complique bien la tâche. Mais pour la plupart, peu à peu, ils font face à cette énorme nouvelle qui révolutionne tout leur système de croyance.