Je pense trop (French Edition)

Christel Petitcollin · Chapitre 67 sur 90

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Je pense trop (French Edition)

Fermeture définitive du bureau des pleurs

En général, la découverte de leur surdouance plombe le moral déjà plutôt fragile des surefficients mentaux. Leur déprime dure parfois longtemps. Bien que se sachant différents depuis toujours, ils ont du mal à s’y résigner et à accepter tout ce que cela implique. Le monde ne leur conviendra jamais dans ce qu’il est. Ils devront vivre dans une adaptation permanente à un quotidien qui ne leur correspond pas, avec la nostalgie d’un ailleurs, d’un autrement, d’un mieux, dont ils savent qu’il pourrait, qu’il devrait exister. Si les gens étaient logiques… Oui, mais ils ne le sont pas. En tous cas pas comme vous voudriez qu’ils le soient. Alors, il faudra bien s’y faire. Énorme soupir ! Pourtant si le monde était bien fait…

L’acceptation

La surefficience mentale est un cadeau empoisonné, certes, mais un cadeau tout de même. On peut vivre heureux en étant surdoué. L’acceptation est le premier pas à faire vers le bonheur. Oui, vous avez ce cerveau pétillant, effervescent, bouillonnant. Alors champagne ! Enfin, si vous supportez l’alcool malgré votre hyperesthésie.

Fermeture définitive du bureau des pleurs

J’ai trouvé le ton de beaucoup de livres sur la surefficience mentale assez dramatisant et très déprimant. Effectivement, tant qu’on ne comprend pas ce qui se passe, ce cadeau est un boulet. Il y a des raisons très objectives d’être en souffrance. Le gâchis est immense : des années de rejet et d’errance à se demander où est le problème, ce lancinant sentiment de décalage incompréhensible, une scolarité saccagée, une vie professionnelle en dessous de ses réelles capacités, bridée par le sentiment d’imposture, entravée par les jalousies environnantes et parsemée d’épisodes de harcèlement, une vie affective chaotique… « L’adulte sur-doué, une indicible désolation… », dit Arielle Adda. Et c’est parfaitement vrai, mais cela peut changer car ce n’est pas votre nature profonde d’être déprimé. Avec votre hyperesthésie, vous êtes neurologiquement équipé pour vivre la joie de vivre en décuplé. La sentez-vous, cette joie, tapie au fond de vous, sourde et puissante, prête à rejaillir au premier chant d’oiseau ? Vous qui avez besoin de défis intellectuels, je vous en propose un beau : apprendre à vivre heureux en illuminant vos arborescences de pensées puissamment euphorisantes. Mais si, vous saurez le faire ! Car, maintenant que vous avez où est le problème, vous pouvez mettre en route les solutions. Deux écueils vous attendent néanmoins dans votre guérison. Les mauvaises habitudes de pensée et l’addiction à la morosité. C’est le moment de prendre le contrôle de vos pensées.