Je pense trop (French Edition)
Faire du sport
Le sport va vous aider pour canaliser cette incroyable énergie. C’est une constante en consultation : quand on aborde ce sujet, les surefficients mentaux qui ne font plus de sport réalisent que le sport leur faisait un bien fou et à quel point ça leur manque de ne plus bouger. De plus, le sport aide à combler le déficit de sérotonine et vous bourre de dopamine, votre drogue favorite. C’est certainement par le sport et la relaxation que vous pouvez le mieux améliorer la qualité de votre sommeil. Faites un trou dans votre emploi du temps pour pouvoir y caser le temps nécessaire pour vous défouler.
Exploiter sa créativité
Un cerveau surefficient est fait pour créer. Qu’il s’agisse de création manuelle, intellectuelle ou artistique, votre cerveau doit pouvoir imaginer, inventer, concevoir, fabriquer, produire, construire... Non sollicité sur un projet excitant, il erre dans ses arborescences, s’ennuie et déprime. Alors, il se déconnecte des réalités quotidiennes et finit par se demander à quoi il sert.
Idéalement, cette créativité devrait être la première raison d’être de votre activité professionnelle. Il y a un énorme gâchis à ne pas exploiter à fond la force créative des cerveaux surefficients. Le plus désolant est quand un surefficient mental travaille dans une fonction purement exécutive, largement en dessous de ses capacités intellectuelles, sans autonomie, écrasé par la lourdeur institutionnelle. Pour les surefficients mentaux, la scolarité devient en général problématique à partir du collège. Beaucoup d’entre eux n’ont pas pu faire des études à la hauteur de leur potentiel. Heureusement, même quand la scolarité a été un désastre, les surefficients mentaux peuvent trouver leur épanouissement dans une activité professionnelle créative et autonome. L’artisanat et les professions libérales sont les orientations les mieux adaptées. Ces filières allient autonomie et créativité. Choisissez votre emploi en tenant compte de ces critères. En entreprise, les patrons devraient apprendre à repérer leurs surefficients mentaux. ils pourraient ainsi leur donner tout ce dont ils ont besoin pour être performants. Avec de la chaleur humaine, des encouragements, de l’autonomie et des défis personnels, un surefficient décuple sa force de travail et devient un petit miracle pour l’entreprise. (Faites lire ces quelques lignes à votre patron !) Si votre travail ne vous apporte pas votre comptant de créativité, offrez-le vous dans votre vie privée. Les possibilités d’être créatif sont nombreuses : cuisine, bricolage, peinture, sculpture, musique, danse, etc.
Certains surefficients mentaux m’ont dit avoir l’impression de ne plus savoir ni rêver ni créer. Ils se sentent bloqués dans une espèce d’anorexie intellectuelle, d’hébétude, de no man’s land mental. Il est indispensable de restaurer votre créativité. Le rêve est essentiel à votre équilibre. Il permet de s’évader du réel, pas toujours agréable à supporter, il met du positif dans les pensées et surtout il est la lampe de poche avec laquelle vous allez pouvoir explorer les possibilités de votre vie. Nous avons tellement besoin de rêver que, pour retrouver cet espace d’évasion mentale, beaucoup de gens jouent au loto. En prenant un ticket de loto, c’est surtout le droit de rêver qu’ils achètent.
Pour retrouver votre créativité il faut avant tout faire taire votre démoralisateur intérieur et développer la capacité d’explorer tranquillement vos rêves jusqu’à ce qu’ils puissent se transformer en projets. Le plus performant en la matière fut Walt Disney. Sa stratégie de créativité a été étudiée et modélisée comme étant une des plus performantes du genre. D’après Walt Disney, pour être efficace, la créativité doit comporter trois stades :
1. le rêve pur sans aucune censure,
2. le projet plus concret et réaliste,
3. la critique CONSTRUCTIVE. C’est-à-dire que les objections doivent
non seulement arriver le plus tard possible mais doivent en plus servir à peaufiner le projet et non à le démonter.
Il nous propose donc de faire appel à trois personnages en nous :
Le rêveur : Le rêveur a une pose détendue, les yeux au plafond. Dans cette phase de créativité, on postule qu’une bonne fée se tient à ses côtés et aplanit toutes les difficultés qui pourraient surgir. Aucun souci de diplôme, d’argent ou de faisabilité puisque la fée veille. Seule consigne : que le rêve soit agréable à rêver. Lorsque le rêveur a longuement rêvé, il transmet son rêve au réaliste.