La méthode chrono-dodo (Parenting) (French Edition)

Aude Becquart · Chapitre 14 sur 101

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La méthode chrono-dodo (Parenting) (French Edition)

La tristesse

écoutent l’enfant sans chercher à le rassurer à tout prix. Reconnaître et

nommer l’état émotionnel de l’enfant est une attitude bienveillante.

Rassurer l’enfant en lui disant qu’il peut compter sur eux, qu’ils sont là

pour le protéger. C’est le message essentiel et indispensable qu’un enfant a

besoin d’entendre pour être réconforté à chaque fois qu’il partage une

inquiétude ou une peur.

Si l’enfant exprime la peur du noir, des loups ou autre, faire une visite de

10 secondes comme indiqué dans la méthode pour le rassurer. Cela pourrait

être : « J’entends ta peur, Paul, je sais que cela n’est pas facile pour toi. Moi

aussi à ton âge j’ai eu peur du noir. Sois rassuré, tu vas réussir à traverser

ça. Tu as toutes les ressources, je te fais un bisou, je reviens dans …

minutes si tu as besoin. »

La tristesse

La tristesse est une émotion liée à une perte. Elle est le plus souvent un état

passager, bénin et sans risque. Elle peut s’exprimer lors de la perte d’un être

cher, d’une amitié, d’un déménagement, d’un animal de compagnie ou bien

d’un objet d’une grande valeur affective. Elle se manifeste lorsque l’enfant

est privé de quelque chose qui a de la valeur à ses yeux.

Lors de la mise en place de la méthode pour accompagner l’enfant vers un

sommeil serein et autonome, l’enfant peut exprimer l’émotion de la tristesse

car il « perd », selon les cas, le sein, les bras, la présence, le biberon ou la

tétine pour s’endormir. Les pleurs sont souvent une indication de tristesse,

de chagrin.

Il est alors essentiel de combler cette perte en rendant visite à l’enfant très

régulièrement afin de lui signifier qu’il peut compter sur l’adulte.

Si l’enfant exprime de la tristesse, faire une visite de 10 secondes comme

indiqué dans la méthode pour accueillir son émotion. Cela pourrait être :

« Tu as le droit d’être triste, Paul. Je sais que cela n’est pas facile. Nous

sommes là pour t’accompagner. Je te fais un bisou. Je reviens dans …

minutes si tu as besoin. »

La colère

La colère est liée à une déception et/ou un sentiment d’impuissance et/ou

une peur. Elle fait suite à une insatisfaction/frustration. L’enfant éprouve de

la colère envers ce qui fait « obstacle » à sa satisfaction. Cette colère peut

s’exprimer à des degrés divers, allant du simple mécontentement ou

irritation à l’exaspération et la fureur.

La colère est une émotion que nous vivons régulièrement. Elle est saine et

normale. Et les occasions d’être insatisfait sont nombreuses.

Entre l’âge de 18 mois et 3 ans, l’enfant traverse une étape de son

développement appelée « l’apprentissage de la frustration ». C’est une

période où le jeune enfant exprime très souvent l’émotion de la colère,

générée par la moindre frustration ou déception. C’est le cas, par exemple,

lorsque le parent veut sortir son enfant du bain, alors que ce dernier préfère

rester jouer dans l’eau ou lorsque, au moment du coucher, le parent dit à

l’enfant que l’histoire est terminée et qu’il n’y en aura pas d’autres. Dans

les deux cas, la déception et l’impuissance de la situation génèrent la

frustration qui déclenche la colère.

Mettre en place la méthode pour aider son enfant à bien dormir risque aussi

de déclencher la colère chez l’enfant qui ne sera pas en accord avec les

changements. Le devoir des parents est de faire ce qui est bon pour lui, qu’il

soit d’accord ou non. Ils doivent donc rester fermes sur leurs positions – la

souffrance momentanée de leur enfant étant constructive et bénéfique pour

lui – et accompagner sa colère avec bienveillance. Les visites régulières,

répétées et bienveillantes des parents vont permettre à l’enfant de passer le

cap. Elles signifient à l’enfant qu’il peut compter sur ses parents, mais n’ont

pas vocation à le calmer.

Si l’enfant exprime de la colère, faire une visite de 10 secondes comme

indiqué dans la méthode pour le soutenir : « J’entends que tu es très fâché,

je le comprends. Tu vas y arriver. Je te fais un bisou. Je reviens dans …

minutes si tu as besoin. »

 

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