Mon dernier colocataire (French Edition)

Violine Wolf · Chapitre 26 sur 44

Pages du PDF

Mon dernier colocataire (French Edition)

26 Blake Baldwin

 

Jamais je ne me suis senti aussi léger et bien. Je profite de notre position autant qu’il m’est possible de le faire. Cette femme est ardente. Elle possède un feu intérieur qui m’attire comme un papillon à la lumière. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle me rejoigne. Je me retire délicatement, enlève le préservatif et le noue avant de le jeter à la poubelle d’un lancer approximatif.

J’embrasse l’épaule de Michele en m’allongeant à côté d’elle. Est-ce qu’elle va passer la nuit avec moi ou repartir dans sa chambre ? Sommes-nous toujours des colocataires, des amis ou autre chose de non-défini ?

Elle se tourne pour me faire face et place une main douce sur mes pectoraux.

— Je n’ai plus aucune énergie, murmure-t-elle.

— Tu veux j’aille te chercher un verre d’eau ?

— Plus tard.

Mes doigts glissent sur son biceps. Je me sens tellement bien ! J’ai l’impression d’avoir encore des forces pour continuer jusqu’au petit matin.

— J’adore tes mains.

— Tu veux un nouveau round ?

Je l’entends sourire. Michele rejette sa tête en arrière.

— Laisse-moi quelques minutes, OK ? Tu es intense !

— C’est l’abstinence qui fait ça. Comme le tantrisme.

Michele presse une paume sur ma joue et se rapproche de ma bouche.

— Donc on patiente ? C’est ça, ton plan ?

— Quoi ? Non. J’ai assez attendu, moi. Je suis prêt.

Elle rigole et se penche sur mes lèvres pour m’embrasser longuement. Sa main s’immisce entre nous. Elle descend lentement en direction de mon aine, puis de mon sexe dont elle s’empare sans hésitation. Une vague de plaisir me traverse. Je réagis au quart de tour et retrouve une nouvelle vigueur.

— Mmh…

Découvrir que ça lui plaît accentue mes envies. Michele bouge ses doigts contre mon membre avec une douce pression. Oh… bordel, ça me rappelle ce rêve. 

— Tu es tellement dur.

C’est la première fois depuis longtemps que d’autres mains que les miennes me touchent. C’est un effet indescriptible.

— On voit si tu peux l’être plus ? chuchote-t-elle.

— Plus ?

Elle plaque sa paume libre contre mon épaule et me pousse à me placer dos au matelas. Quand elle a le champ libre, elle poursuit ses gestes lentement en embrassant mon ventre. Mon pouls s’accélère. Sa bouche approche dangereusement de mon sexe. Elle fait grandir mon impatience durant une longue minute. Je ne la quitte pas du regard, même si la pièce est plongée dans le noir. Michele me fait perdre la tête. J’ai déjà rêvé qu’elle m’octroie ce genre de satisfaction, mais là, c’est réel ! Ça dépasse de loin ce que j’avais pu fabriquer dans mon esprit. Sa respiration chaude rencontre ma peau. Elle effleure mon sexe tout près de sa main. Elle pose doucement les lèvres dessus. Mon souffle se coupe. Je ferme les yeux, happé par le plaisir qu’elle fait naître en moi. J’essaie de rester immobile, mais c’est de l’ordre de l’impossible ! Elle continue de me branler avec ses doigts sur la partie basse en me conduisant dans sa bouche.

— Putain…

Tous mes muscles se contractent à ses caresses. Je ne vais pas pouvoir tenir…

— Doucement.

Michele ralentit et utilise sa langue. Ça ne m’aide pas ! Non, c’est bien pire. Elle poursuit de longues minutes en retrouvant la cadence qui semble lui plaire. Je me sens emporté par le désir. Je n’ai pas le temps de formuler des pensées cohérentes. Michele s’éloigne juste avant que je n’éjacule. J’essaie de reprendre mon souffle. Elle libère mon entrejambe et rejoint sa place à mes côtés. Je m’écarte pour attraper un mouchoir dans ma table de chevet et m’essuie. J’en chiffonne plusieurs et les jette à leur tour à la poubelle.

Plus serein, je retrouve ma position à sa droite. 

— Tu es une déesse.

Le calme revient dans la chambre. Nous nous endormons étroitement serrés l’un contre l’autre. Je suis dans un autre monde, apaisé pour la première fois depuis longtemps et je n’ai aucun problème de sommeil.

Quand le soleil caresse mon visage, je reprends conscience de mon environnement. Le corps nu de Michele est toujours contre le mien. Elle me tient jalousement d’un bras en travers du torse et d’une jambe sur la mienne.

L’euphorie de la veille n’est plus. Dans le calme de cette matinée dominicale, j’observe les traits fins de la blonde à mes côtés. Je n’ai jamais été du genre à coucher avec une femme pour tirer mon coup. Nous sommes amis, mais est-ce que nous sommes plus à présent ? Je ne veux pas qu’elle se sente coincée. La main de Michele caresse ma taille. Elle glisse contre mon dos tendrement. Elle ouvre les yeux et sourit en me voyant déjà réveillé.

— Bonjour, chuchote-t-elle.

— Bonjour, tu as bien dormi ?

— Très bien et toi ?

Mon air parle pour moi.

— Tu aimerais que je prépare le petit déjeuner ?

Michele sourit en conduisant ses doigts sur mes pectoraux. Elle s’écarte délicatement.

— Je vais plutôt prendre une douche.

— OK.

Elle me file entre les mains, s’habille rapidement et sort de ma chambre. Je n’ai rien loupé de ses gestes. Ils étaient empreints d’une pudicité charmante. Je quitte mon lit à mon tour, m’habille et aère la pièce. Je jette un coup d’œil à Rango avant d’aller dans la cuisine.

Derrière les fourneaux, je fredonne une mélodie qui me vient en tête. Je tourne le visage au moment où j’entends des pas. Amy me rejoint dans l’un des pyjamas de Michele. Elle arrange ses longs cheveux foncés et les attache.

— Tu es d’humeur à chanter, papa ?

— Je chante tous les jours, pas toi ?

Je retrouve la préparation des crêpes et lui fais couler un café.

— Je suis prof de musique, tu sais. Ça fait partie de moi.

— Je sais très bien ce qu’il s’est passé dans cette chambre, me dit-elle. Qui a envoyé Michele à ton avis ?

Elle appuie sa main contre mon biceps et m’offre une accolade.

— Son anniversaire, c’est le trente, me glisse-t-elle.

— J’en prends bonne note, merci.

Je lui donne son café et commence à cuire les crêpes. La jeune femme s’installe autour de table et pianote sur son smartphone. Je continue de chantonner sans y penser jusqu’à avoir fait cuire toutes les crêpes.

Michele arrive. Elle porte un haut blanc à large col. Il laisse l’une de ses épaules visible. Son ventre aussi. Elle serre son amie dans ses bras et m’adresse un long regard accompagné d’un petit sourire avant de prendre une chaise. Peut-être ont-elles envie de discuter sans que je sois dans les parages. Amy a sûrement besoin de son amie.

— Vous allez rester silencieux ? nous glisse la brune.

— Tu es gênante, Amy.

Elle glousse d’un air taquin.

— Je vais aller courir.

Je termine mon café d’une traite et me lève. Je me brûle la langue, mais n’en prends pas la mesure. Je quitte la table en leur adressant un sourire. Je m’habille et enfile mes baskets. Dès que j’ai passé le porte, j’entends le rire cristallin d’Amy.

OceanofPDF.com

OceanofPDF.com