Robert Oppenheimer - Triomphe et tragédie d'un génie
Notes
Ce chapitre est long, il est donc découpé en 4 parties.
6. Chevalier, Oppenheimer, p. 33.
7. Maurice Isserman, Which Side Were You On, pp. 38, 42. En 1941, le tout nouveau « Fact-Finding Committee on Un-American Activities », dont le président est le sénateur de l’État de Californie Jack B. Tenney, lance une commission d’enquête pour savoir si, comme on le raconte, la Ligue des écrivains américains est en réalité une couverture communiste (voir Edward L. Barrett, Jr, The Tenney Committee, p. 125).
8. Herken, Brotherhood of the Bomb, p. 31 ; Chevalier, interview par Sherwin, 29/06/82, pp. 6-7 ; Chevalier, Oppenheimer, pp. 35-36.
9. Selon les souvenirs de Phil Morrison, il aurait aidé Oppenheimer à l’expédition d’un tract qu’il avait écrit, une analyse de l’attaque soviétique sur la Finlande à l’automne 1939. Ce texte n’a pas été retrouvé.
10. Gordon Griffiths, « Venturing Outside the Ivory Tower », manuscrit non publié, version abrégée, LOC, pp. 27-28.
11. Les tracts ont été portés à l’attention du président de l’université, Robert G. Sproul, qui les a placés dans ses papiers présidentiels dans un dossier intitulé « Communistes, 1940 ». Au cours d’une interview, Chevalier a présenté des copies de ces documents et Sherwin en a lu des extraits qu’il a enregistrés sur un magnétophone (Chevalier, interview par Sherwin, 15/07/82).
12. Chevalier, interview par Sherwin, 15/07/82.
13. Smith et Weiner, Letters, p. 216. Nous ne voyons aucune trace de l’interrogatoire de JRO par un comité d’enquête à cette époque, il n’a donc peut-être pas été appelé.
14. Martin D. Kamen, interview par Sherwin, 18/01/79, p. 27.
15. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Weissberg fut envoyé en camp d’extermination en Pologne. Il allait cependant réussir à sauter d’un camion et fuir dans les bois, où il s’enrôlera dans la résistance polonaise (Victor Weisskopf, interview par Sherwin, 23/03/79, p. 5).
16. Michelmore, The Swift Years, pp. 57-58.
17. Audition de JRO, p. 10.
18. Weisskopf, The Joy of Insight, p. 115.
19. Victor Weisskopf, interview par Sherwin, 23/03/79, p. 10.
20. Schweber, In the Shadow of the Bomb, p. 108.
21. Chevalier, entretien avec Sherwin, 29/06/82, p. 10 ; Chevalier, Oppenheimer, p. 46.
22. Chevalier, Oppenheimer, p. 187.
CHAPITRE 10
« Steve, Je vais me marier avec l’une de tes amies »
1. JRO au général de division K. D. Nichols, 04/03/54.
2. Michelmore, The Swift Years, p. 49.
3. Goodchild, J. Robert Oppenheimer, p. 35.
4. Chevalier, entretien avec Sherwin, 29/06/82, p. 9 ; Chevalier, Oppenheimer, p. 30 ; Herken, Brotherhood of the Bomb, p. 345.
5. Serber, entretien avec Sherwin, 09/01/82, p. 10. Sandra Dyer-Bennett devait avoir une bonne dizaine d’années de plus que Robert. Elle était la mère du musicien folk Richard Dyer-Bennett, né en 1913.
6. Serber, entretien avec Sherwin, 09/01/82 ; Goodchild, J. Robert Oppenheimer, p. 39 ; Chevalier, entretien avec Sherwin, 29/06/82, p. 9 ; Chevalier, Oppenheimer, p. 31 ; Michelmore, The Swift Years, p. 63 ; JRO à Niels Bohr, 02/11/49, boîte 21, JRO Papers.
7. Robert Serber, entretien avec Sherwin, 11/03/82.
8. Dossier du FBI sur Katherine Oppenheimer (100-309633-2), mémo du FBI, 07/08/51.
9. Serber, entretien avec Jon Else, 15/12/79, p. 9.
10. www.swisscastles.ch/Vaud/chateau/blonay.html
11. Wilhelm Keitel, Mein Leben, pp. 19-20. Les mémoires en langue allemande de Keitel décrivent l’ascendance noble de ses grands-parents, Bodewin Vissering et Johanna Blonay. (Des parties de ces mémoires ont été publiées en anglais, traduites par David Irving, The Memoirs of Field-Marshal Keitel [New York, Stein and Day, 1966]. Mais cette version exclut les éléments relatifs à l’origine familiale de Keitel.) Pour les fiançailles temporaires de Keitel avec Kaethe Vissering, voir audition de JRO, p. 277.
12. Serber, entretien avec Sherwin, 11/03/82, p. 13.
13. Pat Sherr, entretien avec Sherwin, 20/02/79, p. 10 ; Serber, entretien avec Sherwin, 11/03/82, p. 14.
14. Goodchild, J. Robert Oppenheimer, p. 37.
15. Sherr, entretien avec Sherwin, 20/02/79, p. 10.
16. Audition de JRO, p. 571 ; Goodchild, J. Robert Oppenheimer, p. 38.
17. Steve Nelson, entretien avec Sherwin, 17/06/81, p. 39.
18. Robert A. Karl, « Green Anti-Fascists : Dartmouth Men and the Spanish Civil War », mémoire non publié, Dartmouth College, 21/09/2000, p. 42, DCL.
19. Karl, « Green Anti-Fascists », pp. 43-44 ; Hugh Thomas, The Spanish Civil War, p. 473 ; Marion Merriman et Warren Lerude, American Commander in Spain, p. 124. Pour les origines juives de Dallet, voir Margaret Nelson, entretien avec Sherwin, 17/06/81, p. 34, et Dartmouth Alumni, décembre 1937, registre des anciens élèves de Dallet, DCL.
20. Peer de Silva, manuscrit non publié, p. 2, avec l’aimable autorisation de Gregg Herken ; Daily Worker, 27/10/37 ; Fifth Report of the Senate Fact-Finding Committee on Un-American Activities in California, 1949, p. 553.
21. Steve Nelson, entretien avec Sherwin, 17/06/81, pp. 3, 6.
22. Dallet, Letters from Spain, p. 45.
23. Sandor Voros, American Commissar, pp. 338-340.
24. Merriman et Lerude, American Commander in Spain, pp. 124-125. FBI doc. 263 ; FBI doc. 49, 10/09/37, contenu dans Harvey Klehr, John Earl Haynes et Fridrikh Igorevich Firsov, The Secret World of American Communism, pp. 184-186 ; Schwartz, From West to East, p. 360 ; Peter Carroll, The Odyssey of the Abraham Lincoln Brigade, pp. 164-165.
25. Voros, American Commissar, p. 342. Vincent Brome, The International Brigades, 1966, p. 225. « Nous avons perdu quelques bons gars dans l’attaque, écrit Bob Merriman à sa femme le 16/10/37, dont Joe Dallet » ; Merriman et Lerude, American Commander in Spain, p. 175 ; FBI doc. 158, p. 3 ; Rosenstone, Crusade of the Left : The Lincoln Battalion in the Spanish Civil War, pp. 234-236.
26. Steve Nelson, entretien avec Sherwin, 17/06/81, pp. 8-9 ; Nelson et al., American Radical, pp. 232-233 ; audition de JRO, p. 574 ; FBI doc. 284, p. 5.
27. Audition de JRO, p. 574. Kitty était inscrite à l’UCLA de septembre 1939 à juin 1940 et vivait au 553 bis Coronado Street, Los Angeles.
28. Jean Bacher, entretien avec Sherwin, 29/03/83, p. 4 ; Goodchild, J. Robert Oppenheimer, p. 39 ; dossier FBI sur JRO, doc. 108, p. 4.
29. Dr Louis Hempelmann, entretien avec Sherwin, 10/08/79, p. 26.
30. Serber, Peace and War, pp. 59-60. Frank et Jackie Oppenheimer passent également quelque temps cet été-là au ranch, accompagnés de Hans « Lefty » Stern, âgé de 11 ans, le fils de leurs cousins, le docteur Alfred Stern et sa femme Lotte.
31. Dossier JRO FBI, doc. 154, p. 7.
32. Serber, Peace and War, p. 60.
33. Steve Nelson, entretien avec Sherwin, 17/06/81, p. 12 ; Nelson et al., American Radical, p. 268.
34. Herken, Brotherhood of the Bomb, p. 52.
35. Sabra Ericson, entretien avec Sherwin, 13/01/82.
36. Frank et Jackie Oppenheimer, entretien avec Sherwin, 03/12/78 ; Goodchild, J. Robert Oppenheimer, p. 39-40 ; Serber, entretien avec Sherwin, 11/03/82, p. 15 ; Chevalier, entretien avec Sherwin, 29/06/82, p. 2.
37. Michelmore, The Swift Years, p. 65.
38. Time, 08/11/48, p. 76.
39. Margaret Nelson, entretien avec Sherwin, 17/06/81, p. 33.
40. Smith et Weiner, Letters, p. 215 ; Edsall, entretien avec Weiner, 16/07/75, p. 40.
41. Sherr, entretien avec Sherwin, 20/02/79, p. 11.
42. Chevalier, Oppenheimer, p. 42.
43. Ruth Meyer Cherniss, entretien avec Alice Smith, 10/11/76 ; Harold Cherniss, entretien avec Smith, 21/04/76, p. 20.
44. Voir la correspondance de juillet 1941 dans la boîte 232, dossier « Real Estate », JRO Papers.
45. Bird et Sherwin ont visité la maison le 23/04/2004 ; Chevalier, Oppenheimer, p. 43.
CHAPITRE 11
« Des intellectuels audacieux et conscients de leur talent »
1. Luis W. Alvarez, Alvarez, pp. 75-76.
2. Smith et Weiner, Letters, pp. 207-208. Selon les estimations crédibles de Richard Rhodes, cette lettre a été écrite le 04/02/39 – et non le 18/01/39, comme Smith et Weiner le supposent (Rhodes, The Making of the Atomic Bomb, p. 812, note 274).
3. Smith et Weiner, Letters, p. 209. Oppenheimer écrit également une lettre à Serber au sujet de la découverte de la fission : « La nouvelle venait d’arriver à Berkeley et il m’a écrit. J’ai donné un séminaire à ce sujet le jour même. […] Et je pense que même dans la première lettre, il a mentionné la possibilité de fabriquer une bombe » (The Day After Trinity, dir. Jon Else, transcription, p. 12). Plus tard, Serber détruira toutes ses lettres d’Oppenheimer (Serber, entretien avec Sherwin, 11/03/82, p. 21).
4. Joseph Weinberg, interview par Sherwin, 23 août 1979, pp. 4-5.
5. Rhodes, The Making of the Atomic Bomb, p. 275.
6. Joseph Weinberg, interview par Sherwin, 23 août 1979, pp. 4-5.
7. Ibid., pp. 6, 15-16.
8. Ibid., p. 13.
9. Ibid., p. 8.
10. Ed Geurjoy, « Oppenheimer as a Teacher of Physics and Ph.D. Advisor », discours prononcé lors de la conférence de l’Atomic Heritage Foundation, Los Alamos, 26/06/2004.
11. Joseph Weinberg, interview par Sherwin, 23/08/79, p. 15.
12. Schrecker, No Ivory Tower, p. 133.
13. Hawkins, interview par Sherwin, 05/06/82, p. 14. Selon Hawkins, Weinberg était dans son groupe du Parti de Berkeley : « Je pense que peut-être à un moment donné, oui. »
14. Schrecker, No Ivory Tower, pp. 149, 41 ; Hawkins, interview par Sherwin, 05/06/82, p. 16.
15. Bohm, entretien avec Sherwin, 15/06/79, p. 5.
16. Weinberg, cité dans F. David Peat, Infinite Potential, p. 60.
17. Bohm, entretien avec Sherwin, 15/06/79, p. 17.
18. Kamen et Ruben découvrent le carbone 14 en 1940. Un autre chimiste, Willard Libby, va recevoir le prix Nobel de chimie en 1960 pour avoir mis au point la technique de datation au carbone (Kamen, Radiant Science, Dark Politics, pp. 131-132).
19. Kamen, entretien avec Sherwin, 18/01/79, p. 20.
20. Ibid., pp. 2, 6.
21. Ibid., pp. 6-7.
22. Hervé Voge, entretien avec Sherwin, 23/03/83, p. 19.
23. Audition de JRO, pp. 131, 135.
24. Childs, An American Genius, p. 319. Comme en témoignera Oppenheimer, il avaient débattu durant cette réunion de l’éventualité de la création d’une branche de l’Association des travailleurs scientifiques. « Nous en sommes arrivés à une conclusion négative, et je sais que j’étais moi-même contre. » (Audition de JRO, pp. 131, 135.)
25. Kamen, entretien avec Sherwin, 18/01/79, pp. 24-28 ; Kamen, Radiant Science, Dark Politics, pp. 184-186. Kamen va finir par perdre son emploi au Rad Lab – en grande partie à cause d’une série de malentendus qui ont conduit les autorités à penser qu’il avait agi comme
un espion pour les Soviétiques. Ces fausses accusations vont le poursuivre des années durant ; en 1951, le sénateur Bourke B. Hickenlooper accuse Kamen d’être un « espion atomique ». Acculé et dépressif, Kamen fait une tentative de suicide. Une fois remis sur pied, il décide d’attaquer le Chicago Tribune en diffamation ; il obtient finalement gain de cause et 7 500 dollars de dommages et intérêts. (Kamen, Radiant Science, Dark Politics, pp. 248, 288.)
26. Rossi Lomanitz, entretien avec Sherwin, 07/11/79, partie 2, p. 2.
27. Max Friedman, entretien avec Sherwin, 14/01/82. Friedman changera plus tard son nom en Ken Max Manfred.
28. Peat, Infinite Potential, pp. 62-63. Un rapport de 1947 du California Joint Fact-Finding Committee on Un-American Activities in California contenait un long rapport de R. E. Combs « accusant la Fédération internationale des architectes, ingénieurs, chimistes et techniciens d’avoir été utilisée comme couverture pour l’espionnage communiste en relation avec la recherche atomique dans le laboratoire de radiation de l’université de Californie » (Barrett, The Tenney Committee, pp. 54-55).
29. Smith et Weiner, Letters, pp. 222-223.
30. Audition de JRO, p. 11.
31. JRO à Ernest Lawrence, 12/11/41 ; Smith et Weiner, Letters, p. 220.
32. Smith et Weiner, Letters, pp. 217-218 ; Schrecker, No Ivory Tower, pp. 76-83.
33. Smith et Weiner, Letters, pp. 218-219.
34. Kamen, entretien avec Sherwin, 18/01/79, p. 21.
35. Audition de JRO, p. 9.
CHAPITRE 12
« Le coordinateur de la Rupture rapide »
1. Martin J. Sherwin, A World Destroyed, p. 27.
2. Ibid., pp. 36-37.
3. Herken, Brotherhood of the Bomb, p. 51.
4. Smith et Weiner, Letters, pp. 226-227.
5. À l’époque où Serber aura du mal à conserver son habilitation de sécurité, il va juger plus prudent de détruire cette correspondance.
6. Serber, entretien avec Sherwin, 09/01/82, p. 20.
7. Weinberg, entretien avec Sherwin, 23/08/79, partie 3, p. 17.
8. Bernstein, Hans Bethe, pp. 65, 78.
9. Rhodes, The Making of the Atomic Bomb, p. 420.
10. Richard G. Hewlett et Oscar E. Anderson Jr, The New World, vol. 1, p. 104.
11. JRO à John Manley, 14/07/42, boîte 50, JRO Papers.
12. Rhodes, The Making of the Atomic Bomb, p. 418.
13. Arthur H. Compton, Atomic Quest, p. 127.
14. Sur cette histoire, le souvenir d’Edward Teller est différent : « La question de l’embrasement de l’atmosphère, à estimer qu’elle ait été mentionnée, n’a pas été discutée en détail lors du séminaire estival. Ce n’était pas un problème ». (Teller, avec Judith Shoolery, Memoirs, p. 160).
15. Rhodes, The Making of the Atomic Bomb, pp. 418-421.
16. Teller, Memoirs, p. 161. 184
17. Compton, Atomic Quest, p. 126.
18. Herken, Brotherhood of the Bomb, p. 349, note 26 (mémorandum de conversation, 18/08/42, boîte 1, JRO, AEC, record group 326, NA).
19. Vincent C. Jones, Manhattan : The Army and the Atomic Bomb, pp. 70-71.
20. James Hershberg, James B. Conant, pp. 165-166 ; Goodchild, J. Robert Oppenheimer, p. 49.
21. Leslie M. Groves, Now It Can Be Told, p. 4.
22. Herbert Smith, entretien avec Weiner, 01/08/74, p. 7.
23. Nichols, The Road to Trinity, p. 108 ; Goodchild, J. Robert Oppenheimer, pp. 56-57.
24. Robert S. Norris, Racing for the Bomb, pp. 179-183 ; Serber, The Los Alamos Primer, p. xxxii.
25. Norris, Racing for the Bomb, pp. 240-242 ; Rhodes, The Making of the Atomic Bomb, p. 449.
26. Audition de JRO, p. 12 ; Lillian Hoddeson et al., Critical Assembly, p. 56.
27. Norris, Racing for the Bomb, p. 241.
28. Groves, Now It Can Be Told, p. 63.
29. Plus tard, Hans Bethe va affirmer qu’Ernest Lawrence avait voulu que son collègue du Rad Lab, Edwin McMillan, soit nommé directeur de Los Alamos. « Groves s’est très sagement décidé pour Oppenheimer », déclare Bethe à Jeremy Bernstein. (Bernstein, Hans Bethe, p. 79.)
30. Groves à Victor Weisskopf, mars 1967, dossier Weisskopf, boîte 6, RG 200, NA, Archives de Leslie Groves, avec l’aimable autorisation de Robert S. Norris.
31. Herken, Brotherhood of the Bomb, p. 71.
32. Charles Thorpe et Steven Shapin, « Who Was J. Robert Oppenheimer ? » Social Studies of Science, août 2000, p. 564 ; Bernstein, Experiencing Science, p. 97.
33. Jon Else, The Day After Trinity, transcription, p. 11.
34. JRO à Hans Bethe, 19/10/42, dossier Bethe, boîte 20, JRO Papers.
35. John McTernan, entretien téléphonique avec Bird, 19/06/02.
36. Bohm, entretien avec Sherwin, 15/06/79, p. 15.
37. Betty Friedan, Life So Far, pp. 57-60.
38. Ibid., p. 60 ; Friedan, entretien avec Bird, 24/01/01.
39. Lomanitz, entretien avec Sherwin, 11/07/79, partie 1, p. 17.
40. Lomanitz, entretien avec Sherwin, 11/07/79, partie 2, p. 5. Pour comprendre pourquoi un « deuxième front » n’a pas été ouvert en 1943, voir John Grigg, 1943 : The Victory That Never Was.
41. Lomanitz, entretien avec Sherwin, 11/07/79.
42. Steve Nelson, American Radical, pp. 268-269.
43. Transcription Steve Nelson-Joseph Weinberg, 29/03/43, entrée 8, boîte 100, RG 77, MED, NA, College Park, MD.
44. Les quelques documents soviétiques dont nous disposons suggèrent que les responsables du NKVD savaient qu’Oppenheimer travaillait sur « Enormoz » – leur nom de code pour le projet Manhattan. Ils le voient comme un compagnon de route, un sympathisant, voire un adhérent secret du Parti communiste américain, et sont donc d’autant plus frustrés qu’il apparaisse si inaccessible.
Cependant, l’hypothèse qu’Oppenheimer ait pu être une taupe est tout à fait tirée par les cheveux. Il n’existe aucune preuve crédible le reliant aux services secrets. Deux documents des renseignements soviétiques mentionnent le nom d’Oppenheimer. Un mémorandum daté du 2 octobre 1944, rédigé à Moscou par le chef adjoint du NKVD, Vselovod Merkulov, et adressé à son patron, Lavrenti Beria, semble impliquer Oppenheimer comme source d’informations sur « l’état des travaux sur le problème de l’uranium et son développement à l’étranger ». Merkulov affirme : « En 1942, l’un des directeurs des travaux scientifiques sur l’uranium aux États-Unis, le professeur Oppenheimer, membre non répertorié de l’appareil du camarade Browder, nous a informés du début des travaux. À la demande du camarade Keifets […], il a su coopérer dans l’accès à plusieurs sources vérifiées, dont un parent du camarade Browder » [Cf. Jerrold L. & Leona P. Schecter, Sacred Secrets : How Soviet Intelligence Operations Changed American History, Washington, DC : Brassey’s, 2002]. Sauf qu’il n’existe aucune preuve à l’appui de ces affirmations, et non plus que Grigori Keifets, l’officier du NKVD en poste à San Francisco, ait jamais rencontré Oppenheimer. À y regarder de plus près, on comprend vite que Merkulov a tenu ces propos uniquement pour gonfler les références de son agent de San Francisco et lui sauver la vie. Durant l’été 1944, Keifets avait été soudainement « rappelé pour inactivité » à Moscou. Face aux accusations d’être un agent double, Keifets saisit que sa vie était en danger. En faisant croire qu’il avait recruté Oppenheimer comme source sur le projet de bombe américaine, Keifets va sauver sa position et sa vie. En outre, un autre document de l’ère soviétique contredit directement le mémo de Merkulov d’octobre 1944. Des notes prises dans les archives soviétiques par un ancien agent du KGB, Alexandre Vassiliev, rapportent qu’en février 1944, Merkulov a reçu un message mentionnant Oppenheimer. « Selon les données dont nous disposons, [Oppenheimer] a été approché par les “voisins” (GRU-SOVIET, les services secrets militaires) depuis juin 1942. Au cas où Oppenheimer serait recruté par eux, il est nécessaire qu’il nous soit transmis. Si le recrutement
n’est pas réalisé, nous devons obtenir des “voisins” tous les matériaux sur [Oppenheimer] et commencer son approche active par les canaux que nous avons […] frère, “Ray” [Frank Oppenheimer], également professeur à l’université de Californie et membre de l’organisation compatriote mais politiquement plus proche de nous que [Robert Oppenheimer] ». Ce document démontre qu’au début de 1944, Robert Oppenheimer n’avait pas été recruté par le NKVD comme source, agent, taupe ni rien d’autre de la sorte. Évidemment, en 1944, lorsque Oppenheimer vivra derrière les barbelés de Los Alamos, il sera pour ainsi dire impossible qu’il se fasse recruter avec la surveillance 24/24 de Groves et du contre-espionnage de l’armée américaine.
45. Critique anonyme de The Alsos Mission, par Boris T. Pash (1969), dans Intelligence in Recent Public Literature, hiver 1971. L’auteur de cette critique de livre indique être un ami proche de Pash.
46. Herken, Brotherhood of the Bomb, pp. 96-98. Peu après l’écoute de la conversation de Nelson avec « Joe », le FBI va observer une rencontre entre Nelson et Peter Ivanov, le vice-conseiller soviétique à San Francisco. Ils sont vus en train de discuter dans l’enceinte de l’hôpital Saint Francis – puis, quelques jours plus tard, un diplomate soviétique en poste à Washington va rendre visite à Nelson à son domicile et lui donne dix billets d’une monnaie inconnue. En conséquence, J. Edgar Hoover va lui-même écrire à Harry Hopkins à la Maison Blanche pour signaler que Nelson essayait d’infiltrer des membres du Parti communiste dans « les industries engagées dans la production secrète de guerre » (Report on Atomic Espionage [Nelson-Weinberg and Hiskey-Adams Cases], 29/09/49, HUAC, pp. 4-5 ; J. Edgar Hoover à Harry Hopkins, 05/07/43, réimprimé dans Benson et Warner, Venona, p. 49. Hoover affirme que cette transaction a eu lieu le 10/04/43. Haynes et Klehr, Venona, pp. 325-326).
47. Audition de JRO, pp. 811-812.
48. Herken, Brotherhood of the Bomb, p. 106.
49. FBI doc. 100-17828-51, 03/18/46, antécédents de JRO. Selon le FBI, en mai 1943, John V. Murra, un vétéran de la brigade Abraham Lincoln, arrive à San Francisco et contacte Bernadette Doyle. Murra aurait dit à Doyle qu’il voulait entrer en contact avec Mme Oppenheimer. Vraisemblablement, Murra avait connu Joe Dallet en Espagne. En réponse, Doyle a demandé à Murra d’appeler le Joint Anti-Fascist Committee ou l’université de Californie à Berkeley. Selon le document du FBI, Doyle a déclaré que Robert Oppenheimer était membre du Parti mais que son nom devait être retiré de toutes les listes de diffusion en possession de Murra et qu’il ne devait être mentionné d’aucune manière. Il n’y a aucune indication que Murra ait jamais vu Kitty, qui se trouvait alors à Los Alamos. À nos yeux, cette histoire prouve que certains membres du PC considéraient Oppenheimer comme un camarade, mais pas qu’il était un membre du Parti.
50. Peat, Infinite Potential, p. 64.
51. Friedman, entretien avec Sherwin, 14/01/82.
52. En 1949, Irving David Fox – alors maître-assistant en physique à Berkeley – est appelé à témoigner devant la HUAC. Il refuse de citer des noms et est ensuite convoqué devant les administrateurs de l’université pour expliquer ses convictions politiques. Fox explique sans
détour que s’il a assisté à quelques réunions parrainées par les communistes, il n’a jamais adhéré au Parti. Fox va néanmoins être licencié, ce qui va alimenter une furieuse controverse sur les serments de loyauté à Berkeley durant plusieurs années. (Griffiths, « Venturing Outside the Ivory Tower », manuscrit non publié, version abrégée, LOC, pp. 18-19.)
53. Joseph Albright et Marcia Kunstel, Bombshell, p. 106.
54. Steve Nelson, entretien avec Sherwin, 17/06/81, p. 17 ; Steve Nelson et al., American Radical, p. 269.
CHAPITRE 13
« L’affaire Chevalier »
1. Chevalier, Oppenheimer, p. 55 ; selon Chevalier, Kitty n’était jamais dans la cuisine durant sa discussion avec Oppenheimer sur la proposition d’Eltenton (Chevalier, entretien avec Sherwin, 29/06/82, p. 2).
2. Audition de JRO, p. 130.
3. Verna Hobson, entretien avec Sherwin, 31/07/79, p. 22. Hobson, secrétaire d’Oppenheimer à l’Institute for Advanced Study et amie de Kitty, fait remarquer que le mot « trahison » « ressemble à Kitty et ne ressemble pas à Robert ».
4. Journal de Barbara Chevalier, 08/08/81, 19/02/83 et 14/07/84, avec l’aimable autorisation
de Gregg Herken, www.brotherhoodofthebomb.com.
5. Audition de JRO, p. 135.
6. Oppenheimer va déclarer au colonel Pash, le 27 août 1943, qu’Eltenton était « certainement très à gauche, quelles que soient ses affiliations » (audition de JRO, p. 846). Il n’existe aucune preuve tangible qu’Eltenton était membre du Parti communiste, bien que Priscilla McMillan, dans The Ruin of J. Robert Oppenheimer, affirme qu’il l’était. Hervé Voge pensait que la femme d’Eltenton, Dolly, « était probablement plus radicale que lui » (Voge, entretien avec Sherwin, 23/03/83, p. 9). En 1998, Dolly a publié à titre privé un récit, Laughter in Leningrad, sur leurs cinq années passées à Leningrad. Alors qu’il travaillait à l’Institut de physique chimique de Leningrad, Eltenton s’est lié d’amitié avec de nombreux scientifiques russes, dont Iouli Borissovitch Khariton, un physicien nucléaire qui participera ensuite à la mise au point des premières bombes A et H soviétiques.
7. Dossier du FBI sur Haakon Chevalier, partie 1 sur 2, SF 61-439, p. 33 ; Haynes et Klehr, Venona, p. 233.
8. Résumé des faits par le FBI (Newark), 12/02/54, pp. 19-22 (dépositions signées par Eltenton et Chevalier, 26/06/46), contenu dans le dossier sur JRO du FBI, doc. 786.
PARTIE 3
CHAPITRE 14
Le patriote
1. Smith et Weiner, Letters, p. 236.
2. Gen. John H. Dudley, « Ranch School to Secret City », conférence publique, 13 mars 1975, in Lawrence Badash et al., eds, Reminiscences of Los Alamos, 1943-1945 ; Norris, Racing for the Bomb, pp. 243-244 ; Lawren, The General and the Bomb, p. 99 ; Marjorie Bell Chambers et Linda K. Aldrich, Los Alamos, New Mexico, p. 27 ; John D. Wirth et Linda Harvey Aldrich, Los Alamos, p. 155.
3. Fondée en 1917, la Los Alamos Ranch School n’accueillait jamais plus de quarante-quatre garçons issus de familles aisées de l’Est pour les soumettre à un quotidien spartiate. Parmi ses anciens élèves, on compte notamment des Colgate (produits d’hygiène Colgate), Burroughs (machines à additionner Burroughs), Hilton (hôtels Hilton) et Douglas (avions Douglas). Chaque garçon avait son propre cheval dont il devait s’occuper de A à Z. Gore Vidal, qui y sera inscrit durant l’année scolaire 1939-1940, se souvient que « la lecture était découragée à Los Alamos dans l’intérêt de l’effort » (Gore Vidal, Palimpsest, pp. 80-81).
4. John H. Manley, « A New Laboratory Is Born », manuscrit non publié, p. 13, Sherwin Collection ; Edwin McMillan, Early Days of Los Alamos, manuscrit non publié, p. 7, Sherwin Collection ; Dudley, « Ranch School to Secret City », in Badash et al., eds, Reminiscences of Los Alamos. Voir également Leslie Groves à Victor Weisskopf, mars 1967, dossier Weisskopf, boîte 6, RG 200, Papiers de Leslie Groves, avec l’aimable autorisation de Robert S. Norris.
5. L’école aurait probablement fermé ses portes même si Oppenheimer ne l’avait pas choisie comme site du nouveau laboratoire. Voir la description de l’école faite par Fred Kaplan dans sa biographie Gore Vidal, pp. 99-112.
6. Sterling Colgate, entretien avec Jon Else, 12/11/79, pp. 2-3 ; Peggy Pond Church, The House at Otowi Bridge, p. 84.
7. Edwin McMillan, Early Days of Los Alamos, p. 8.
8. Wirth et Aldrich, Los Alamos, p. viii. JRO dit cela au grand-père de Wirth, en 1955.
9. Manley, « A New Laboratory Is Born », manuscrit non publié, p. 18.
10. Smith et Weiner, Letters, pp. 244-245 ; JRO à Hans et Rose Bethe, 28/12/42.
11. Raymond T. Birge, « History of the Physics Department », vol. 4, manuscrit non publié, UCB, p. xiv ; Robert R. Wilson, entretien avec Owen Gingrich, 23/04/82, p. 3.
12. Hershberg, James B. Conant, p. 167.
13. Manley, entretien avec Sherwin, 01/09/85, p. 23 ; Manley, « A New Laboratory Is Born », manuscrit non publié, p. 21.
14. Robert R. Wilson, « A Recruit for Los Alamos », Bulletin of the Atomic Scientists, mars 1975, p. 45 ; Goodchild, Oppenheimer, p. 72.
15. Mary Palevsky, Atomic Fragments, pp. 128-129.
16. Robert R. Wilson, entretien avec Gingrich, 23/04/82, p. 4.
17. Dudley, « Ranch School to Secret City », dans Badash et al., eds, Reminiscences of Los Alamos, Sherwin Collection.
18. Pour des raisons de sécurité, la population totale de Los Alamos était considérée comme une information hautement confidentielle ; le recensement n’en a pas été effectué avant avril 1946. Les diverses sources font état de chiffres différents : voir Thorpe et Shapin, « Who Was J. Robert Oppenheimer ? », Social Studies of Science, août 2000, p. 585 ; Kunetka, City of Fire, pp. 89, 130 ; Kunetka mentionne 4 000 personnes pour la « population scientifique » de Los Alamos (p. 65). Selon l’ouvrage d’Edith C. Truslow, Manhattan District History (1991), Los Alamos comptait 5 675 habitants fin 1944. Elle rapporte une forte augmentation en 1945, avec un total de 8 200 habitants. Norris, Racing for the Bomb, p. 246, rapporte des chiffres similaires.
19. Examen médical de JRO, Presidio de San Francisco, 16/01/43, boîte 100, série 8, MED, NA ; Herken, Brotherhood of the Bomb, p. 75. Ce dossier médical indique qu’Oppenheimer mesurait 1,77 mètres, pesait 58 kilos et avait un tour de taille de 71 centimètres. Sa tension artérielle est normale, à 12-7. Il a une vision de 10/10 et une audition parfaitement normale, mais il lui manque cinq de ses dents d’origine. Aux médecins militaires, Oppenheimer déclare n’avoir aucun antécédent de maladie mentale.
20. Jane Wilson, ed., All in Our Time, 1974, p. 147 ; Libby, The Uranium People, p. 197 ; Wilson, « A Recruit for Los Alamos », Bulletin of the Atomic Scientists, mars 1975, pp. 42-43.
21. Rabi, entretien avec Sherwin, 12/03/82, p. 11.
22. Smith et Weiner, Letters, pp. 247-249.
23. Hans Bethe à JRO, 03/03/43, dossier Bethe, boîte 20, JRO Papers, LOC.
24. Rigden, Rabi, p. 149.
25. Ibid., p. 152.
26. Rhodes, The Making of the Atomic Bomb, p. 452.
27. Smith et Weiner, Letters, p. 250.
28. Rigden, Rabi, p. 146.
29. JRO à Rabi, 26/02/43 ; Rabi à JRO, 08/03/43 ; Rabi à JRO, « Suggestions for Interim Organization and Procedure », 10/02/43, dossier Rabi, boîte 59, JRO Papers.
30. James Gleick, Genius, p. 159.
31. JRO à John H. Manley, 12/10/42, boîte 50, dossier Manley, JRO Papers.
32. JRO à Robert Bacher, mémo, 28/04/43, boîte 18, dossier Bacher, JRO Papers.
33. Bernice Brode, Tales of Los Alamos, p. 8.
34. Bethe, entretien avec Jon Else, 13/07/79, p. 7.
35. Brode, Tales of Los Alamos, p. 15.
36. Davis, Lawrence and Oppenheimer, p. 163.
37. Brode, Tales of Los Alamos, p. 37.
38. Elsie McMillan, « Outside the Inner Fence », in Badash et al., eds, Reminiscences of Los Alamos, p. 41.
39. Leslie Groves à JRO, 29/07/43, dossier Groves, boîte 36, JRO Papers.
40. Brode, Tales of Los Alamos, p. 33.
41. Eleanor Stone Roensch, Life Within Limits, p. 32. (Le numéro de téléphone d’Oppie était le 146.)
42. Ed Doty à ses parents, 07/08/45 (Musée historique de Los Alamos), cité par Thorpe et Shapin, « Who Was J. Robert Oppenheimer ? », p. 575.
43. Roensch, Life Within Limits, p. 32.
44. Kunetka, City of Fire, p. 59 ; Brode, Tales of Los Alamos, p. 37.
45. McKibbin, entretien avec Jon Else, 10/12/79, p. 19.
46. Bethe, entretien avec Jon Else, 13/07/70, p. 7.
47. Thorpe et Shapin, « Who Was J. Robert Oppenheimer ? », p. 546 ; voir également Charles Thorpe, « J. Robert Oppenheimer and the Transformation of the Scientific Vocation », mémoire de thèse, pp. 302-303.
48. Bernstein, Hans Bethe, p. 60.
49. Badash et al., eds, Reminiscences of Los Alamos, p. 109 ; James Gleick, Genius, p. 165.
50. Bethe, entretien avec Jon Else, 13/07/79, p. 9.
51. Eugene Wigner, The Recollections of Eugene P. Wigner, p. 245.
52. Bethe, « Oppenheimer : Where He Was There Was Always Life and Excitement », Science, vol. 155, p. 1082.
53. Wilson, « A Recruit for Los Alamos », Bulletin of the Atomic Scientists, mars 1975, p. 45.
54. John Mason Brown, Through These Men, p. 286.
55. Lee DuBridge, entretien avec Sherwin, 30/03/83, p. 11.
56. Thorpe et Shapin, « Who Was J. Robert Oppenheimer ? », p. 574.
57. McKibbin, entretien avec Jon Else, 10/12/79, pp. 21-23.
58. Manley, entretien avec Sherwin, 09/01/85, p. 24 ; Smith et Weiner, Letters, p. 263 ; Manley, entretien avec Alice Smith, 30/12/75, pp. 10-11.
59. JRO à Enrico Fermi, 11/03/43, boîte 33, Fermi, JRO Papers.
60. Serber, Peace and War, p. 80.
61. Serber, The Los Alamos Primer, p. 1.
62. « Little Boy », la première bombe atomique de combat au monde, pèsera 4 400 kg lors de son largage sur Hiroshima depuis l’Enola Gay, un bombardier B-29.
63. Rhodes, The Making of the Atomic Bomb, p. 460.
64. Bethe, entretien avec Jon Else, 13/07/79, p. 1.
65. Serber, The Los Alamos Primer, pp. xxxii, 59 ; Rhodes, The Making of the Atomic Bomb, p. 466.
66. Davis, Lawrence and Oppenheimer, p. 182.
67. Barton J. Bernstein, « Oppenheimer and the Radioactive-Poison Plan », Technology Review, mai-juin 1985, pp. 14-17 ; Rhodes, The Making of the Atomic Bomb, p. 511 ; JRO à Fermi, 25/05/43, boîte 33, JRO Papers.
68. JRO à Weisskopf, 29/10/42, boîte 77, dossier Weisskopf, JRO Papers ; Sherwin, A World Destroyed, p. 50.
69. Norris, Racing for the Bomb, p. 292. Voir également Nicholas Dawidoff, The Catcher Was a Spy, pp. 192-194.
CHAPITRE 15
« Trop de secret »
1. Edward Condon à JRO, avril 1943, reproduit dans Groves, Now It Can Be Told, pp. 429-432.
2. Thorpe, « J. Robert Oppenheimer and the Transformation of the Scientific Vocation », mémoire de thèse, p. 251.
3. Serber, Peace and War, p. 73 ; Norris, Racing for the Bomb, p. 243. Norris écrit que Groves « traitait Oppenheimer avec délicatesse, comme un instrument subtil dont il faut jouer juste comme il faut. […] Certains hommes, s’ils sont poussés trop fort, finissent par se casser ».
4. Hempelmann, entretien avec Sherwin, 10/08/79, pp. 26-27.
5. Teller à JRO, 06/03/43, boîte 71, Teller, JRO Papers.
6. Audition de JRO, p. 166.
7. Audition de JRO, p. 166.
8. Thorpe, « J. Robert Oppenheimer and the Transformation of the Scientific Vocation », mémoire de thèse, p. 229.
9. Ibid., pp. 233-234.
10. Dossier JRO du FBI, doc. 159, D. M. Ladd au directeur du FBI, 11/08/47. Ladd cite une déclaration d’Oppenheimer au colonel Boris Pash, le 26/08/43. Cf. audition de JRO, p. 849.
11. Morrison à JRO, 29/07/43, avec une lettre jointe à Roosevelt, 29/07/43, boîte 51, JRO Papers ; Sherwin, A World Destroyed, p. 52 et ch. 2.
12. Bethe et Teller à JRO, mémo, 21/08/43, boîte 20, Bethe, JRO Papers.
13. Norris, Racing for the Bomb, pp. 245-246.
14. Brode, Tales of Los Alamos, p. 16.
15. Serber, Peace and War, p. 80.
16. Serber, entretien avec Sherwin, 09/01/82, p. 19.
17. Peer de Silva, entretien avec le FBI, 24/02/54, RG 326, entrée 62, boîte 2, dossier C (rapport du FBI), AN.
18. Jane S. Wilson et Charlotte Serber, eds, Standing by and Making Do, pp. 65, 70.
19. JRO à Groves, 30/04/43, Groves, boîte 36, JRO Papers ; Jane S. Wilson et Charlotte Serber, eds, Standing by and Making Do, p. 62 ; Robert Serber, Peace and War, p. 79 ; The Day After Trinity, Jon Else.
20. Richard P. Feynman, « Los Alamos from Below », Badash et al., eds, Reminiscences of Los Alamos, pp. 105-132, 79 ; Gleick, Genius, pp. 187-89.
21. Kunetka, City of Fire, p. 71 ; Thorpe « J. Robert Oppenheimer and the Transformation of the Scientific Vocation », mémoire de thèse, pp. 201, 249.
22. Hawkins, entretien avec Sherwin, 05/06/82, p. 19.
23. Hawkins, entretien avec Sherwin, 05/06/82, p. 18.
24. Robert R. Wilson, « A Recruit for Los Alamos », Bulletin of the Atomic Scientists, mars 1975, p. 43.
25. G. C. Burton à Ladd, note du FBI, 18/03/43 ; J. Edgar Hoover à la SAC de San Francisco, 22/03/43, concernant le rapport du général Strong selon lequel l’armée exerce désormais une surveillance technique et physique à plein temps sur Oppenheimer ; cf. également Goodchild, Oppenheimer, p. 87, pour le rapport d’Andrew Walker.
26. Powers, Heisenberg’s War, p. 216 ; Smith et Weiner, Letters, p. 261.
27. Audience de JRO, pp. 153-154 ; Robert Serber rentrait chez lui un soir en voiture lorsqu’il aperçut Oppie et Jean marchant dans le quartier, en pleine conversation. « J’ai été surpris de constater qu’il la voyait encore, dit Serber. Et puis, plus tard, Kitty m’a dit qu’elle était au courant de tout, que Robert lui disait que Jean avait des problèmes et qu’il allait voir ce qu’il pouvait faire. » Plus tard, Serber apprendra que Jean avait téléphoné à Oppie « pas fréquemment, mais au moins plusieurs fois […] désespérée ». (Robert Serber, entretien avec Sherwin, 09/01/82, p. 11.)
28. Communistes militants et fervents, les Jenkins avaient prénommé leur fille Margaret Ludmilla en l’honneur de Ludmilla Pavlichenko, la femme sniper qui aurait tué 180 nazis pendant le siège de Stalingrad (cf. Jenkins, Against a Field Sinister, pp. 30-31).
29. Directory of Physicians and Surgeons, Naturopaths, Drugless Practitioners, Chiropodists, Midwives, 03/03/42 et 03/03/43, publié par le Board of Medical Examiners of the State of California. L’annuaire indique que le Dr Jean Tatlock a été diplômé en 1941 de l’école de médecine de l’université de Stanford.
30. Michelmore, The Swift Years, p. 89. Michelmore ne fournit pas de citations ni d’extraits, et aucune lettre de ce type n’a été trouvée.
31. Audition de JRO, p. 154.
32. Note secrète du FBI, « Subject : Jean Tatlock », 29/06/43, dossier A, RG 326, entrée 62, boîte 1, et également trouvé dans le dossier PSB de l’AEC sur l’audition de JRO, boîte 1, NA.
Voir également Rhodes, The Making of the Atomic Bomb, p. 571 ; audition de JRO, p. 154. Les agents du renseignement militaire sont restés surveiller l’immeuble au moins jusqu’à 1 heure du matin. Mais selon un autre témoignage, ils auraient également pu écouter le couple par voie électronique. Selon la prétendue transcription, Oppenheimer et Tatlock auraient discuté longuement dans le salon avant de se retirer dans la chambre à coucher. Voir Goodchild, J. Robert Oppenheimer, p. 90. Goodchild cite deux sources anonymes qui affirment avoir vu une transcription montrant que le FBI avait réussi à mettre sur écoute l’appartement de Tatlock. Aucune transcription de ce type n’a été déclassifiée.
33. Audition de JRO, p. 154.
34. Mémo du FBI pour M. E. A. Tamm (assistant de Hoover), 27/08/43, 101-6005-8, dossier du FBI sur Jean Tatlock, 100-190625-308.
35. Un document du FBI obtenu en vertu de la loi sur la liberté d’information révèle qu’une écoute téléphonique a été placée sur le téléphone du domicile de Tatlock le 10/09/43 (radiogramme du FBI NR 070305, 09/10/43). Mais le dossier du FBI sur Jean Tatlock contient des fiches téléphoniques datées d’août 1943, ce qui suggère que le contre-espionnage de l’armée avait peut-être déjà commencé la surveillance téléphonique (dossier du FBI sur Jean Tatlock, FOIA no. 0960747-000/190-HQ-1279913, San Francisco [SF] 100-18382). Il y a des fiches pour au moins certains de ses appels téléphoniques (des dizaines de pages sont encore classifiées). Nous apprenons peu de choses sur le fond. Par exemple, le 25 août 1943, une femme non identifiée, apparemment membre des Marines, appelle Jean de New York. Jean lui dit qu’elle s’envole pour Washington, le 11 septembre pour des vacances (dossier du FBI sur Jean Tatlock, FOIA n o 0960747-000/190-HQ-1279913, SF 100-18382 ; Hoover, « Memorandum for the Attorney General », 01/09/43, FBI doc. 100-203581574, trouvé dans le dossier du FBI sur Jean Tatlock ; Hawkins, entretien avec Sherwin, 05/06/82).
36. Dossier du FBI sur JRO, doc. 51, 18/03/46, historique de JRO ; dossier du FBI sur JRO, doc. 1320, 28/04/54.
37. Col. Boris Pash au Lt. Col. Lansdale, mémo sur JRO, 29/06/43, reproduit dans l’audition de JRO, pp. 821-822.
38. Mémo confidentiel du FBI SF 101-126, p. 4. Le FBI savait, par exemple, que, jusqu’au 29/10/42, Tatlock était toujours abonnée à People’s World. Le FBI trouvait également suspect que deux autres personnes vivant dans le petit immeuble de Tatlock aient des liens étroits avec le Parti communiste. Emil Geist est abonné à People’s World. Un autre voisin, David Thompson, a été identifié comme le directeur littéraire de la section de North Beach du Parti communiste. (Note secrète du FBI, « Subject : Jean Tatlock », 29/06/43, Dossier A, RG 326, entrée 62, boîte 1, NA.)
39. Col. Boris Pash au Lt. Col. Lansdale, mémo sur JRO, 29/06/43, reproduit dans l’audition de JRO, pp. 821-22.
40. Lansdale au général Groves, 07/06/43, RG 77, entrée 8, boîte 100, NA.
41. Col. Boris Pash au Lt. Col. Lansdale, mémo sur JRO, 29/06/43, reproduit dans l’audition de JRO, pp. 821-822.
CHAPITRE 16
« Oppenheimer dit la vérité »
1. Stern, The Oppenheimer Case, p. 49.
2. Nichols, The Road to Trinity, p. 154 ; Richard G. Hewlett et Jack M. Holl, Atoms for Peace and War, p. 102.
3. Audition de JRO, p. 276.
4. Audition de JRO, p. 276 (Lansdale à Groves, mémo, 12/08/43).
5. FBI de Newark SAC, au directeur du FBI, 22/12/53, doc. 565, p. 2, dossier JRO du FBI.
6. Audition de JRO, p. 845-848 (entretien avec Pash-Oppenheimer, 25/08/43).
7. Hewlett et Holl, Atoms for Peace and War, p. 97.
8. Audition de JRO, p. 845-848.
9. Ibid., p. 847.
10. Ibid.
11. Ibid., p. 852.
12. Ibid., p. 853.
13. Ibid., pp. 871-886.
14. Ibid.
15. Ibid., p. 167 ; A. H. Belmont à D. M. Ladd, note de synthèse du FBI, p. 5, 29/12/53, dossier JRO FBI.
CHAPITRE 17
« Suicide, motivation inconnue »
1. Ville et comté de San Francisco, bureau du coroner, service de nécropsie, CO-44-63, 06/01/44, 9 h 30.
2. San Francisco Chronicle, 07/01/44, p. 9 ; San Francisco Examiner, 06/01/44, première page ; San Francisco Examiner, 07/01/44, p. 3. Michelmore, The Swift Years, p. 50. La lettre de suicide n’a pas été conservée dans le dossier du médecin légiste de San Francisco relatif au décès de Tatlock. Aucune analyse de l’écriture n’a non plus été effectuée sur cette note.
3. Selon Peter Goodchild, John Tatlock aurait été bien connu à Berkeley pour ses opinions de droite (Goodchild, J. Robert Oppenheimer, p. 31). Mais selon Phil Morrison, ce n’était pas vrai. Voir également les documents du FBI relatifs à Richard Combs : « Extrait du mémorandum sur les activités communistes, Los Angeles, Californie, 15 oct. 38 ».
4. Rapport du département de nécropsie, 06/01/44, bureau du coroner, ville et comté de San Francisco, CO-44-63 ; rapport du département de pathologie, CO-44-63 ; rapport du
département de toxicologie, cas n o 63 ; 13/01/44, certificat de décès, 08/01/44 ; registre du coroner, certificat de décès de Jean Tatlock.
5. San Francisco Chronicle, 01/07/44, p. 9. Le Dr Siegfried Bernfeld est consigné comme témoin sur le « procès-verbal de décès » du coroner relatif à Jean Tatlock. À côté de son nom sont gribouillés les mots « 15 calls in Nov », ce qui pourrait indiquer qu’il l’avait vue pour quinze séances d’analyse en novembre.
6. Goodchild, J. Robert Oppenheimer, p. 35.
7. Edith Jenkins, entretien avec Herken, 09/05/2002. La bisexualité de Tatlock sera attestée par Mildred Stewart et Dorothy Baker, deux figures littéraires de Californie spécialistes de la communauté lesbienne (histoire orale de Mildred Stewart, p. 34, Special Collections, SU).
8. Jenkins, Against a Field Sinister, p. 28. Hilda Stern Hein – la petite-fille de Hedwig Stern, la tante d’Oppenheimer – déclarera avoir su que Washburn et Tatlock étaient « plus que des amies » (Hans « Lefty » Stern, entretien téléphonique avec Bird, 04/03/2004).
9. Edith Jenkins, entretien avec Herken, 09/05/2002 ; Barbara Chevalier, entretien avec Herken, 29/05/2002. Selon Chevalier, Washburn lui aurait aussi raconté cette histoire.
10. Cap. Peer de Silva, l’officier de sécurité de Los Alamos dont le travail consistait à tout savoir sur la vie privée d’Oppenheimer, affirmera avoir été le premier à lui annoncer la nouvelle. Robert « pleurait sans retenue », écrit de Silva. (Peer de Silva, manuscrit non publié, p. 5.) Le manuscrit de de Silva contient de nombreuses affirmations incorrectes, comme l’idée que Tatlock était devenue la maîtresse de Steve Nelson ou qu’elle avait servi dans un corps d’ambulances pendant la guerre civile espagnole. Il affirme également à tort que Tatlock s’était tranché la gorge dans sa baignoire. De Silva décrira la réaction d’Oppenheimer à l’annonce de la mort de Tatlock lors d’un entretien avec le FBI en février 1954. Il écrit dans son manuscrit non publié : « Il [Robert] a ensuite parlé très longuement de la profondeur de ses sentiments pour Jean, disant qu’il n’y avait vraiment personne d’autre à qui il pouvait parler. » Dans ce que de Silva estime être une « sincère démonstration d’émotion », Oppenheimer avoue avoir été « profondément dévoué » à Tatlock et « avoir repris une association intime très étroite avec elle après son mariage et jusqu’au moment de sa mort ». De Silva n’est cependant pas un observateur fiable, et il n’est pas crédible qu’Oppenheimer se soit confié à lui. (Interview de Peer de Silva par le FBI, 24/02/54, RG 326, entrée 62, boîte 2, dossier C [rapport du FBI], NA.)
11. Robert Serber, entretien avec Sherwin, 09/01/82, p. 11. Michelmore, The Swift Years, p. 50 ; Serber, Peace and War, p. 86.
12. Télétype confidentiel du FBI de San Francisco au directeur, date censurée, 100203581-1421, dossiers Jean Tatlock FBI 100-18382-1 et 100-190625-20.
13. Schwartz, From West to East, p. 380 ; voir également le rapport d’enquête du détective privé Keith Patterson, de Josiah Thompson Investigations, envoyé à Stephen Rivele, 12/07/91, concernant la mort de Tatlock.
14. Dr Jerome Motto, entretien avec Bird, 14/03/01. Dr Jeffrey Kelman, entretien avec Bird, 02/03/2001. Selon le Dr Kelman, on aurait pu savoir si Tatlock avait été assassinée si le coroner avait indiqué les niveaux exacts d’hydrate de chloral dans son sang. Avec des niveaux
trop faibles – en d’autres termes, si on lui en avait donné juste assez pour l’assommer avec un « Mickey Finn » –, alors quelqu’un aurait dû maintenir sa tête sous l’eau. Le certificat de décès fait simplement état d’une « faible trace d’hydrate de chloral ». Une « faible trace » pourrait effectivement permettre de contester la thèse du suicide. Mais dans ce cas, est-ce que la lettre était aussi un faux ? Malheureusement, les documents de la brève enquête officielle sur la mort de Tatlock n’ont visiblement pas été conservés.
15. Le Dr Hugh Tatlock a déposé une demande au titre de la loi sur la liberté d’information auprès du FBI pour obtenir des informations sur sa sœur (Dr Hugh Tatlock, entretien avec Sherwin, février 2001). Le FBI lui a communiqué dans les quatre-vingts pages de documents lourdement censurés, mais plusieurs documents indiquent qu’une « surveillance technique » avait bien été mise en place sur la ligne téléphonique de Jean Tatlock le 10 septembre 1943.
16. Herken, Brotherhood of the Bomb, p. 106.
17. Rapport final de la commission Church, Livre IV, p. 128-129 ; William R. Corson, The Armies of Ignorance, p. 362-364 ; Warren Hinckle et William W. Turner, The Fish Is Red, p. 29.
18. Après la guerre, le colonel Pash sera décoré pour avoir dirigé la très secrète mission Alsos, des escouades qui allaient faire main basse entre 1944 et 1945 sur des dizaines de scientifiques allemands de très haut niveau et 70 000 tonnes de minerai d’uranium extraits par l’Axe (Christopher Simpson, Blowback, pp. 152-153).
CHAPITRE 18
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« Tu ne voudrais pas l’adopter ? »
1. Brode, Tales of Los Alamos, p. 13.
2. Thorpe, « J. Robert Oppenheimer and the Transformation of the Scientific Vocation », mémoire de thèse, p. 188.
3. Wilson, « A Recruit for Los Alamos », Bulletin of the Atomic Scientists, mars 1975, p. 41.
4. Thorpe et Shapin, « Who Was J. Robert Oppenheimer ? », Social Studies of Science, août 2000, p. 547.
5. Thorpe, « J. Robert Oppenheimer and the Transformation of the Scientific Vocation », mémoire de thèse, p. 182 ; Wilson et Serber, eds, Standing By and Making Do, p. 5.
6. Brode, Tales of Los Alamos, p. 39.
7. Smith et Weiner, p. 265 ; Brode, Tales of Los Alamos, pp. 72, 23.
8. Dr Louis Hempelmann, entretien avec Sherwin, 10/08/79, p. 29.
9. Anne Wilson Marks, entretien avec Bird, 05/03/2002.