Un secret nommé Kendall - Par intime conviction
Chapitre 14
14
A 10 heures du soir, Sarah se tenait devant le grand miroir fixé à la porte de sa salle de bains et admirait le flot de satin vert émeraude de sa robe. Elle se tourna et se regarda par-dessus son épaule. La robe n’exposait pas beaucoup de peau et les manches en étaient longues, fermées jusqu’au poignet par de petits boutons en forme de perles qu’il avait été laborieux de tous boutonner. Une rangée des mêmes boutons ornait le devant du corsage ajusté. Ensuite, le tissu retombait en godets jusqu’au sol. Cette coupe taille haute rappelait quelque chose à Sarah. Une inspiration venue d’une autre époque ? Sa cousine Gabriella aurait sûrement pu la renseigner. Par définition, la toilette des demoiselles d’honneur ne devait pas surpasser en beauté celle de la mariée, mais cette robe était spectaculaire.
Elle remonta ses cheveux en une queue-de-cheval lâche qu’elle attacha avec une barrette ancienne. Après avoir essayé différents colliers et boucles d’oreilles, elle décida que seul l’or pouvait être associé à une telle splendeur. L’or et les perles. Par bonheur, la transmission des bijoux aux générations suivantes avait toujours été une tradition, chez les femmes de la famille Bentley. Durant toute la soirée et pendant le dîner, chaque fois qu’il avait pu lui parler seul à seule, Blake l’avait appelée « princesse ». Dans la cuisine, quand il l’avait aidée à porter à table les tartes du dessert, il lui avait dit :
— Je veux à tout prix vous voir dans cette robe.
— Il vous faudra attendre la cérémonie.
— Pourquoi ? Il n’existe aucune règle qui empêche de jeter un coup d’œil sur la demoiselle d’honneur ou même sur le témoin, avant le mariage.
— Je crois que vous avez raison…
— Ce soir, murmura-t-il, vers 22 heures.
Elle espérait ne pas s’être trompée sur les intentions de Blake. Si elle lui ouvrait la porte en robe du soir pour le trouver en survêtement, ce serait une grosse déception…
Elle jeta un coup d’œil à son réveil numérique. Il était tout juste 22 heures. Et s’il ne venait pas ? Ce ne serait pas vraiment la première fois que ses fantasmes se briseraient devant la réalité. Les choses de l’amour, elle était surtout douée pour les imaginer. Elle n’avait en fait vraiment vécu avec un homme qu’une fois, et la romance s’était terminée à la fin de son dernier semestre à l’université, quand elle était rentrée chez elle pour les vacances d’été. Depuis qu’elle dirigeait le B & B elle n’avait plus eu de relation sérieuse, probablement parce qu’elle était à la fois trop occupée et trop directive.
Une de ses grandes peurs était de ne jamais quitter le Bentley’s où elle avait grandi, d’y passer toute sa vie d’adulte et d’y finir ses jours dans la solitude et l’amertume. Cela n’avait pas été la même chose pour sa mère, car celle-ci s’était mariée jeune et parce que son mari avait toujours été à ses côtés. Le père de Sarah avait eu l’intelligence de travailler ailleurs qu’au chalet, comme professeur de lettres dans un lycée. Il s’était inquiété de voir sa fille reprendre la direction de l’affaire familiale et trouvait que c’était trop de responsabilités, trop tôt, dans la vie de Sarah. Elle savait qu’il aurait aimé la voir mariée, avec des enfants à elle.
Le réveil affichait 22 h 10. Elle alla à la fenêtre et constata que, pour le moment, la neige ne tombait plus. Puis elle retraversa la pièce, sans un seul regard pour le miroir. Quand elle entendit gratter doucement à la porte, elle sursauta. Immédiatement, sa tendance au pessimisme lui souffla de ne pas trop attendre de ce rendez-vous. Pourtant, elle aurait tant voulu croire que cette nuit allait être magique ! Elle posa une main tremblante sur le bouton de cuivre et ouvrit.
Blake se tenait sur le seuil, en costume sombre, chemise blanche et cravate de soie. D’une main il tenait une bouteille de bourgogne et deux verres ; de l’autre, une magnifique rose rouge. Il s’inclina.
— Puis-je entrer, Sarah ?
Sans pouvoir articuler une parole, elle recula pour le laisser passer. Elle se sentait maladroite, sur ses hauts talons dont elle n’avait pas l’habitude.
Sa chambre était la plus grande du chalet, resplendissante de propreté, et avec de beaux tapis sur le plancher ciré. De jolis chandeliers y ajoutaient
une touche de féminité. Le grand lit de chêne sombre datait du XIXe siècle et il y avait une très jolie bergère de la même époque, ainsi qu’un guéridon sur lequel elle aimait prendre son café du matin. Blake y déposa la bouteille et les verres.
Sarah regarda l’étiquette avec curiosité. Cela ne venait pas de sa cave.
— Où l’avez-vous eue ? demanda-t-elle.
— Dans un petit vignoble familial en France… Ma première idée était de l’ouvrir pour la soirée d’enterrement de vie de garçon mais, tout bien considéré, ils devront se contenter de boire de la bière…
Il déposa la rose à côté de la bouteille, se tourna vers Sarah, prit ses mains dans les siennes et les écarta pour mieux la voir dans sa robe. Son regard la caressa de la tête aux pieds.
— Vous êtes belle, murmura-t-il.
La joie se mit à bouillonner en elle et elle sentit des ondes de chaleur monter de sa gorge à ses joues. Oui, elle se sentait belle.
— Merci !
— Et la robe n’est pas mal non plus !
— Je pensais que vous auriez mis votre uniforme.
— Je ne l’ai pas apporté. Avec Jeremy, nous en avons discuté et nous avons pensé qu’il valait mieux rester en civil.
Il hésita un instant, puis reprit :
— Je suis très heureux que vous ayez accepté que je vous voie ainsi. Je suis bien resté cinq minutes devant votre porte avant d’avoir le courage de frapper.
— Pourquoi étiez-vous donc si nerveux ?
— Je suis dans l’armée depuis des années, et j’ai passé beaucoup de temps en mission à l’étranger. Je n’ai pas une grande pratique des relations entre hommes et femmes.
— A ce point ? Ce n’est pas comme les marins, une fille dans chaque port ? plaisanta-t-elle.
— C’est un mythe.
— Vraiment ?
— Oui, en grande partie. Et maintenant que je suis sur le point de revenir à la vie civile, je vois les choses d’une certaine manière. Disons que… J’aimerais que ce rendez-vous reste dans nos souvenirs.
Avant de lâcher ses mains, il la fit asseoir dans un fauteuil capitonné à côté du guéridon et elle arrangea soigneusement les plis de la robe autour d’elle.
Elle soupira.
— Et nous voilà tous les deux, habillés comme pour une fête, mais sans nulle part où aller.
— Où voudriez-vous être ?
— Loin… Dans un endroit exotique.
Il sortit un couteau suisse de sa poche et déboucha la bouteille.
— Dans votre métier, lui dit-il, ce serait bien, non, de voyager pour comparer d’autres établissements avec le vôtre. Les impôts pourraient même considérer ça comme des frais professionnels.
— Et qui tiendrait la boutique, pendant mon absence ?
— Vous pourriez bien trouver quelqu’un pour vous remplacer une quinzaine de jours, vous ne croyez pas ?
C’était vrai. Et elle pourrait aussi travailler ailleurs. Son isolement, sa quasi-réclusion au chalet, elle se les était surtout imposés elle-même.
— Au cours de vos voyages, quel est le plus bel hôtel dans lequel vous soyez descendu ? lui demanda-t-elle.
— Le plus luxueux était au Maroc, dit-il en remplissant les verres. Il avait des plafonds décorés, des arches mauresques et des mosaïques aux couleurs exotiques. La nourriture était délicieuse, et magnifiquement servie.
— Un peu comme mes muffins aux myrtilles, quoi ! plaisanta-t-elle.
Il leva son verre.
— Je crois que c’est là que j’aimerais me trouver, en ce moment, dit-il.
— Habillé de la même manière.
— Et, surtout, dans la même compagnie !
Il s’assit dans le fauteuil en face d’elle et ils bavardèrent tout en buvant le délicieux vin à la robe rubis. Blake avait voyagé dans de nombreux pays et avait une mémoire photographique des lieux. Il disait d’ailleurs qu’il évitait de faire des photos parce que, alors, les sons, les odeurs et les goûts lui manquaient.
Un instant, Sarah baissa les yeux sur les petits boutons de ses manches et songea qu’il était étrange d’avoir cette conversation si plaisante avec lui. Ils avaient couru des dangers ensemble ; il l’avait vue avec un soutien-gorge sur la tête, elle lui avait appuyé sur le nez. Elle avait avec lui une surprenante et formidable complicité, saisissait chaque nuance de sa voix chaude quand il parlait de sa famille et aussi quand il évoquait avec émotion ses frères d’armes morts au combat.
Puis elle parla, et parla encore. De l’histoire de sa famille, arrivée ici vers 1850, des exploits du Français bigame, mais aussi du présent et de l’avenir, de ses projets pour préserver la forêt…
Il lui fit alors observer qu’étudier la protection de la nature dans d’autres pays pourrait être pour elle une autre occasion de voyager.
— Aux destinations lointaines ! dit-elle en levant son verre avant d’ajouter : Mais vous en avez probablement assez, des voyages.
— Je quitte l’armée, mais ce n’est tout de même pas pour passer le reste de ma vie assis sous la véranda dans un rocking-chair. Je n’ai que trente-cinq ans, il me faut une deuxième carrière.
— Vous savez déjà laquelle ?
— Disons que tout ce qui est en train de se passer ici m’a donné quelques idées.
— La police, peut-être ? Vous feriez un bon inspecteur ou un adjoint du shérif. A ce propos, vous avez des nouvelles de Kovac ?
— Franks est toujours inconscient, mais la police de Denver a trouvé quelques informations sur lui. Il est divorcé, vit seul, et s’occupe de deux ou trois petits commerces, dont un stand de tir et une armurerie.
Sarah frissonna.
— Vous croyez que ça pourrait être un de ces dingues des armes qui en ont après le sénateur ?
— Nous ne pourrons guère le savoir tant qu’il ne se sera pas décidé à parler. Il y a autre chose… Il y a dix jours, il a reçu un virement de 25 000 dollars depuis un compte en banque situé dans les îles Caïmans.
— On l’a engagé pour kidnapper Emily.
— Oui, et il avait manifestement très peur de celui qui l’a recruté. Il m’a semblé assez craintif, ce qui me fait un peu douter de sa réelle efficacité.
— Pourtant, un gros virement en provenance d’un paradis fiscal, c’est du sérieux.
— La somme n’est pas si élevée, et Franks n’est certainement pas le meilleur choix pour ce genre de boulot…
Tout en buvant son vin à petites gorgées, Sarah écoutait son compagnon dévider le fil de ses pensées. Sa voix grave était apaisante et excitante à la fois.
— Qu’en pensez-vous, alors ? demanda-t-elle.
— Que nous ne sommes pas devant un complot organisé, mais plutôt devant des amateurs qui ont fait un flop.
— Peut-être, mais qui sont-ils ?
Blake reprit la bouteille, mais elle l’arrêta d’un geste. Elle avait suffisamment bu pour se sentir très plaisamment grise, et cela lui suffisait.
— Et que voulaient-ils donc faire avec cette bombe ?
— Peur, et du mal, aussi. C’est pour ça que sont faites les bombes. Pour causer des dégâts, infliger de la douleur et de la peur.
Il se leva et s’étira. Ses longs bras atteignirent presque les poutres.
— S’il y avait de la musique, je vous inviterais très volontiers à danser, lui dit-il.
— Ça peut s’arranger…
A l’aide d’une télécommande, Sarah démarra la sélection de musique classique qu’elle écoutait volontiers avant de s’endormir. De ce fait, le niveau sonore était très bas ; elle l’augmenta donc un peu. Elle ne craignait pas de déranger ses hôtes. Les seuls autres occupants de cette partie du chalet étaient Emily et Jeremy. Or, ils dormaient dans la même chambre et étaient si absorbés par le bonheur d’être ensemble qu’ils n’auraient même pas remarqué un feu d’artifice tiré devant leurs fenêtres.
Comme les accents d’une valse résonnaient dans la pièce, Blake prit Sarah dans ses bras. Elle plongea ses yeux dans les siens. Malgré ses talons hauts, elle était encore nettement plus petite que lui. Il la fit tournoyer dans la chambre et, comme la valse s’achevait, il se pencha pour l’embrasser. Un baiser pas trop appuyé, presque léger. Quand leurs lèvres se séparèrent, elle posa sa tête sur l’épaule de Blake et ferma les yeux, imaginant une salle de bal couverte de miroirs dans lesquels sa robe couleur d’émeraude se reflétait à l’infini. Oui, cette nuit était magique, et elle pressentait que cela ne faisait que commencer.
Sans prévenir, il la fit de nouveau tournoyer avant de la faire asseoir au bord du lit. Puis il s’agenouilla devant elle, lui retira une chaussure et caressa son pied avant de faire de même avec l’autre. C’était Cendrillon à l’envers.
Elle tapota le lit à côté d’elle.
— Viens.
Avant qu’elle ait vraiment compris ce qui se passait, ils se trouvèrent tous les deux allongés sur le couvre-lit.
— Attention à la robe, dit-elle. Il ne faudrait pas l’abîmer avant la cérémonie.
— C’est vrai, il vaudrait mieux la retirer.
Le conte de fées était en train de devenir réalité. Rien n’avait été préparé, mais elle était prête à faire l’amour avec lui. Allongée sur le dos, elle lui tendit ses poignets, comme s’ils étaient menottés.
— Aide-moi à défaire ces boutons. Ce n’est pas facile…
— Attends… Pas encore…
Il se pencha au-dessus d’elle. Sans toucher à la robe, il l’embrassa. Ses lèvres avaient le goût du bourgogne. Elle se cambra vers lui, impatiente de sentir son corps contre le sien, mais toujours inquiète à l’idée de froisser le satin émeraude.
Les violons de l’orchestre semblaient les inciter à se rapprocher encore, mais il se contenta d’effleurer doucement ses courbes. Puis, sans la quitter des yeux, il entreprit de défaire les petits boutons de ses manches. Lorsque ce fut fait, il lui souleva les bras au-dessus de la tête et l’embrassa de nouveau.
Une vague de désir monta en elle.
Oublie cette fichue robe !
Elle voulait sentir le poids et la force de ce corps d’homme pressé contre le sien et lutta pour se libérer.
— Pas si vite, dit Blake. Je veux savourer cet instant. Je l’ai attendu si longtemps…
De quoi parlait-il ?
— Mais…, commença-t-elle. Il n’y a que quelques jours, quelques heures à peine…
— Toute ma vie, lui murmura-t-il à l’oreille. Je t’ai attendue toute ma vie.
Elle n’était pas sûre de comprendre ce qu’il voulait dire, mais elle aimait beaucoup la façon dont cela sonnait. Elle voulut se redresser et lui montrer à quel point elle appréciait, mais il la maintint en place. Visiblement, il menait le jeu.
— Qu’est-ce que tu vas me faire ? chuchota-t-elle.
— Reste tranquille…
Bien que chaque centimètre de sa peau, chaque fibre de son corps brûlât de goûter ses caresses, elle se força à rester immobile tandis qu’il défaisait les petits boutons de son corsage. Celui-ci s’ouvrit, découvrant un soutien-gorge en dentelle noire.
Comme si elle ne pesait pas davantage qu’une plume, il la souleva du lit et la déposa debout sur le tapis. Les jambes tremblantes, elle attendit. Avec infiniment de douceur, il fit passer la robe par-dessus sa tête, l’étala sur le dossier d’un fauteuil, puis revint vers elle.
— Ce n’est pas juste ! dit-elle, le souffle court. Toi, tu es toujours habillé.
— Et toi tu es belle… si belle !
Il lui écarta les bras, comme il l’avait fait pour admirer sa robe mais, à présent, c’était d’elle, en culotte et en soutien-gorge, qu’il se délectait.
Quand il l’attira contre lui, son cœur bondit dans sa poitrine. Elle respirait plus vite que si elle avait couru sur des kilomètres. Avec une délicatesse impossible à décrire, ses mains se posèrent en coupe sur ses seins et, de ses pouces, il en caressa les pointes. De délicieux frissons coururent sur sa peau. Passant les bras autour de son cou, elle se plaqua à lui et pressa ses lèvres contre les siennes. Jamais encore elle n’avait autant désiré un homme. Elle se consumait pour lui.
De nouveau, il prit la direction des opérations et la déposa sur le lit. Rapidement, il se débarrassa de sa veste, de sa cravate et de sa chemise blanche. Son torse était large et musculeux, avec une petite touffe de poils frisés qu’elle mourait d’envie de caresser. Elle remarqua une longue et profonde cicatrice qui barrait son épaule gauche et demanda comment elle lui était venue.
— A la guerre, répondit-il tranquillement.
Il ôta ses chaussures et ses chaussettes, puis son pantalon tomba, suivi de son slip. Lorsqu’il la rejoignit sur le lit, ils s’accrochèrent l’un à l’autre, comme des naufragés à une bouée de sauvetage. La retenue n’était plus de mise.
Ils s’étreignirent passionnément. Les mains de Sarah glissèrent le long du torse puissant de Blake ; l’une d’elles entoura son sexe dressé. Il poussa un grognement de plaisir.
Très vite, il défit l’agrafe du soutien-gorge et enfouit son visage entre ses seins. Sa main partit en exploration, passa sous l’élastique de la culotte. Elle déjà toute moite.
Le désir l’enflammait, brouillant ses pensées. Tout ce qu’elle savait encore, c’était qu’elle le voulait en elle pour qu’ils ne fassent plus qu’un. Elle n’avait pas songé un instant à la nécessité d’un préservatif, mais elle fut heureuse quand elle le vit en mettre un.
Dressé au-dessus d’elle, il la regarda intensément, comme s’il avait un important message à lui délivrer d’urgence et c’était bien le cas, en effet.
— Sarah, dit-il avec passion, je t’ai cherchée toute ma vie.
— Je n’en peux plus…, gémit-elle. Prends-moi !
Il lui écarta les jambes, la pénétra et s’arrêta à mi-chemin. Comme elle se cambrait vers lui, car elle le voulait complètement en elle, il ne se fit pas prier.
Les yeux fermés, accrochée à Blake, Sarah savourait chacun de ses coups de reins. Déjà, les feux d’artifice explosaient en elle, mais elle ne cessa pas d’accompagner ses mouvements. Il l’emmena très loin, à l’extrême pic des sensations, jusqu’à ce qui lui parut durer une éternité et être plus violent que le big-bang à l’origine du monde.
Le souffle court, toute tremblante, elle se laissa retomber sur le lit.
Les mots qu’il avait prononcés résonnaient toujours à son oreille. Il l’avait cherchée toute sa vie…
Elle était si heureuse qu’il l’ait enfin trouvée !
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