Angel Ice (French Edition)
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Angela
— Je t’aime, Angela !
A-t-il bien dit ce que je crois ou ai-je rêvé ces paroles ? Après tout ce qu’il s’est produit, je doute.
Il y a dix minutes à peine, je souffrais le martyre. Au moment où je suis entrée dans le dressing et vu tous ces vêtements féminins, j’ai eu l’impression que l’on m’enfonçait un couteau en plein cœur. J’ai tout de suite imaginé qu’ils appartenaient à Mercedes. Du coup, toutes mes craintes, comme quoi je ne représente rien de plus qu’une vulgaire incartade pour mon amant, m’ont submergée et anéantie. Si je tenais encore debout à l’instant où Nathaniel m’a rejointe, je le dois uniquement à ma volonté de le confronter. À mon désir d’obtenir enfin les réponses aux nombreuses questions qui me torturent depuis des jours.
Et maintenant, il y a cela, sa merveilleuse déclaration, conclue par les mots que j’espérais tant entendre franchir ses lèvres. Or, je ne sais pas comment réagir. Une part de moi a envie de lui sauter dessus, de l’embrasser à perdre haleine. Mais une autre, peine encore à croire qu’il s’agit de la réalité. Comment peut-on se situer plus bas que terre et, la seconde d’après, avoir la sensation d’être la plus heureuse des femmes ? Ça cache forcément un souci mental, non ?
— Tu ne m’as pas seulement séduite, mon ange, tu m’as carrément ensorcelée. Je serais incapable de dire quand exactement, ni comment. Toutefois, je sais une chose : je suis tombé amoureux de toi comme je pensais que ça n’arrivait qu’à la télé ou dans les romans. Je t’aime, termine-t-il dans un souffle en répétant les trois petits mots, qui me font complètement chavirer.
Est-ce dû à ses paroles toujours aussi émouvantes ? À la passion que je
perçois dans sa voix ? À la sincérité qui illumine ses prunelles ? J’ignore pourquoi, néanmoins, cette fois-ci, je le crois.
— Moi aussi, je t’aime, Nathaniel, parviens-je à articuler malgré ma
gorge noyée par les larmes d’émotion qui m’inondent.
Les mots sont à peine sortis de ma bouche que tout s’enchaîne à la
vitesse de la lumière. Avant même de m’en rendre compte, je me retrouve dans ses bras, les jambes enroulées autour de sa taille, les lèvres scellées aux siennes avec sa langue dansant fiévreusement avec la mienne.
Tandis que ses mains me maintiennent au plus près de lui, je
m’agrippe à sa nuque tel un koala à sa branche comme si je craignais qu’il s’évapore à tout moment. Après ce qu’il s’est passé, et ce que nous nous sommes dit, j’ai besoin de m’assurer de ne pas être en train de rêver. D’avoir la certitude que tout ceci s’avère réel. Et pour cela, je ne vois qu’une chose à faire :
— Montre-moi combien tu m’aimes ! susurré-je contre ses lèvres. — Toujours, mon ange, me répond-il dans un grondement. Il nous ramène dans sa chambre où il me dépose délicatement au
centre du lit. À l’instant où il compte s’écarter dans le but de s’installer à côté de moi, je l’en empêche en contractant mes quadriceps autour de lui. Je refuse qu’il s’éloigne ne serait-ce que d’un centimètre. Je veux le sentir contre moi, en moi, que nous nous fondions l’un dans l’autre afin de ne former qu’une seule et même entité.
Ayant reçu le message, il demeure là, entre mes cuisses offertes, les
avant-bras posés de part et d’autre de ma tête pour ne pas peser totalement sur moi. Son ventre se plaque contre le mien, me permettant d’apprécier l’érection qui tend son pantalon. En percevant ce pieu de chair, si dur, si gonflé, si impressionnant, un brasier s’allume dans mes reins. Un torrent de lave en fusion inonde mon intimité.
D’un seul coup, j’ai chaud, extrêmement chaud, comme si l’on avait
augmenté mon thermostat interne d’une dizaine de degrés. Mon sang semble bouillir dans mes veines, mon être en entier paraît ravagé par un incendie que seul cet homme saura calmer.
— Nathaniel, gémis-je, en me cambrant afin de trouver un peu d’apaisement.
Mais, ça ne suffit pas. Entre mes vêtements et les siens, trop d’obstacles demeurent entre nous. J’ai besoin d’être au plus près de lui, de sentir sa peau contre la mienne.
Comme s’il avait lu dans mon esprit, il se redresse, se met à genoux, puis commence à se déshabiller sans jamais me quitter du regard. Il se débarrasse de sa veste, qu’il envoie valdinguer dans la pièce, dénoue sa cravate avant de s’affairer sur sa chemise qui ne tarde pas à suivre le même chemin que le reste de ses vêtements.
Subjuguée par son torse mis à nu, je m’assois et caresse avec mes mains ainsi qu’avec ma bouche chaque contour de ses muscles. Je débute par ses épaules que je palpe, caresse, lèche, mordille. Je poursuis avec ses pectoraux. Je les malaxe, les embrasse. Ensuite, pendant que je titille ses tétons du bout de la langue, mes doigts continuent leur route le long de ses abdominaux. Je redessine le tracé de chaque carré de sa tablette de chocolat ainsi que le V de ses hanches.
Désirant davantage, je m’attaque à sa ceinture. Avec des gestes, rendus malhabiles à cause de mon degré d’excitation extrêmement élevé, je parviens à la détacher et à ouvrir son pantalon. Aussitôt, je plonge la main dedans, à la recherche de l’objet de toutes mes convoitises.
Comme à chaque fois, je suis saisie par la taille impressionnante de sa virilité ainsi que par sa douceur contrastant avec sa rigidité. On dirait du velours. Après une seconde où je savoure la sensation de son sexe dur et épais dans ma paume, j’encercle mes doigts autour avant d’entamer un lent mouvement de bas en haut.
— Oh, bordel, gronde-t-il.
J’accélère le rythme. Au moment où une goutte de liquide séminal surgit à son extrémité, je l’étale sur tout son gland avec mon pouce. En réponse, Nathaniel frémit. Il ferme les yeux, s’abandonnant à mes cajoleries. Pour la peine, je continue afin de lui procurer un maximum de plaisir.
Au bout d’un moment, je vois de la sueur luire au niveau de son front. Ses mâchoires se contractent, ses poings se serrent. L’ensemble de ses muscles se tend. Il est très proche de l’orgasme. À cette idée, je resserre l’étau de mes doigts autour de sa hampe, poursuis inlassablement mes caresses. Alors que je m’attends à ce qu’il y succombe d’une seconde à l’autre, il m’arrête brusquement.
— Stop, s’écrie-t-il en posant une main sur la mienne. Tu es une
véritable démone, mon ange. Et même si j’adore ce que tu me fais, je refuse de finir ainsi. Je veux jouir en toi, avec toi.
Il m’embrasse, puis se lève. Il retire ses chaussures, chaussettes, son
pantalon ainsi que son boxer. À présent, il se tient dans toute sa splendeur et sa glorieuse nudité face à moi. J’en profite, le reluque de la tête aux pieds, savourant chaque centimètre de ce corps qu’il me livre si ouvertement. Dieu, comme il est beau, sexy…
Souhaitant lui offrir le même spectacle, je me dresse sur mes genoux,
puis descends la fine fermeture de ma robe. Je sens le regard de Nathaniel suivre chacun de mes gestes, et sous celui-ci, je m’enflamme de plus belle. Mon niveau d’excitation se révélait déjà élevé. Pourtant, là, il monte en flèche jusqu’à atteindre des sommets. Il me tarde tellement de me tenir nue devant lui.
Lorsque ma robe se révèle complètement ouverte, j’empoigne le bas et
la passe par-dessus ma tête, en me cambrant exagérément afin de faire ressortir ma poitrine dénudée.
J’ai à peine le temps de l’expédier rejoindre le reste de nos habits déjà
sur le sol, que je me retrouve de nouveau allongée sur le lit, plaquée par mon amant. Il m’embrasse tout en posant sa paume sur l’un de mes seins. Il l’enveloppe complètement, en titille la pointe tendue à l’extrême avec son pouce. Mon téton hyper sensible envoie des décharges de désir partout en moi et qui semblent se concentrer dans mon entrejambe.
— Tu es tellement belle, déclare-t-il subitement avant de remplacer
ses doigts par ses lèvres.
Il lèche le contour de mes mamelons, puis l’aspire violemment, le
taquine de la langue, le mordille. Des éclairs parcourent mon corps d’un bout à l’autre. Mon ventre ressemble à une centrale nucléaire dont le noyau paraît proche de la fission.
— Nathaniel, le supplié-je.
De quoi, au juste ? D’arrêter ? De continuer ? Je n’en ai pas la moindre
idée. J’en veux plus et moins à la fois. J’ai l’impression de ne pouvoir supporter davantage, tout comme je désire en recevoir davantage.
— Tu me rends folle, haleté-je.
— Et encore, tu n’as rien vu, réplique-t-il, tout de go.
Il se redresse légèrement, m’adresse un clin d’œil qui me met dans tous mes émois, car il laisse entendre d’autres délices à venir, puis repart à l’assaut de ma poitrine. Il embrasse chaque centimètre de mon sternum, descend le long de mon ventre, de mes hanches jusqu’à poser ses lèvres sur la dentelle noire de mon string. Il me l’enlève, avant de demeurer là, sans bouger, à observer ma féminité ruisselante de désir.
— Nathaniel ! l’appelé-je dans un cri.
Mon excitation se trouve à son paroxysme. S’il ne me touche pas bientôt, je vais exploser, comme ça, toute seule.
— Doucement, mon ange, tente-t-il de me calmer d’une voix tendre. Nous avons tout notre temps, rien ne presse.
— Parle pour toi, rétorqué-je, en ayant l’impression de devenir dingue.
— Ce soir, reprend-il comme si je n’avais rien dit, c’est la première fois que nous allons nous aimer sans préservatif et je compte bien en faire un évènement exceptionnel, de ceux que l’on se rappellera des années plus tard. Pour cela, j’ai bien l’intention de profiter de chaque instant, savourer chaque sensation. Donc, avant de te pénétrer, je vais déjà te goûter, m’abreuver de ton désir pour moi et ensuite, seulement, je te donnerai ce que tu souhaites si ardemment.
Sans me laisser le temps d’objecter quoi que ce soit, il se penche et dépose sa bouche sur mon intimité. Il enfonce sa langue dans mon vagin, se fraye un chemin dans ma fente. Il en lèche chaque centimètre jusqu’à tomber sur la petite pointe érigée de mon clitoris. Il le titille, le suçote, le mordille.
C’est tellement bon, que je suis incapable de contrôler mon corps qui en veut plus, beaucoup plus. Je bascule mon bassin au point de lui écraser le nez contre mon pubis.
D’une main, il me plaque au matelas et m’empêche de bouger. De l’autre, il me pénètre. Il entre et sort ses doigts en moi de plus en plus intensément et rapidement.
Toute la pression que mon corps a emmagasinée depuis le début s’avère proche de l’explosion. Or juste avant que je n’atteigne le point de non-retour, il se stoppe. Déconcertée par cet arrêt soudain et au comble de la frustration, je m’apprête à m’insurger lorsqu’il m’en empêche en m’embrassant. Il me dévore avec la même avidité qu’une seconde plus tôt, au sud de mon anatomie. Ses lèvres sont humides de mes fluides, sa bouche porte mon goût ; loin de m’en débecter, ça m’excite davantage.
Spontanément, j’enroule mes jambes autour de ses hanches. Son sexe
tressaute au contact du mien. En réponse je me cambre pour lui en offrir davantage. Je glisse ma main entre nous, le caresse, puis place son membre juste devant l’entrée de mon intimité.
Sans perdre de temps, Nathaniel commence à s’introduire doucement
en moi. Je sens chaque centimètre de lui me remplir au fur et à mesure de sa progression. Il m’étire au point que je perçois toutes les aspérités de son membre, le renflement de son gland, le relief de ses veines qui le parcourent.
— Oh putain, mon ange, s’émerveille mon amant au moment où il se
trouve entièrement enfoui. Tu es aussi douce à l’intérieur qu’à l’extérieur. J’ai l’impression d’avoir la queue dans un gant de velours. C’est tout simplement divin.
— Oh oui, ça n’a jamais été aussi génial, m’exclamé-je à mon tour. Il entame un lent mouvement de va-et-vient entre mes cuisses.
Délicatement, il ressort jusqu’à ne laisser que le bout de sa verge en moi, avant de replonger, tendrement, dans mon ventre. Ensuite, il réitère, encore et encore. Malgré la langueur de son pilonnage, chaque coup de boutoir frappe systématiquement mon point G et me foudroie à chaque passage.
La pression monte inexorablement. Toutefois, je m’efforce de la
contenir le plus possible afin de profiter au maximum de cet instant. À l’instar de mon amant qui semble déterminer à graver chaque seconde de ce moment dans sa mémoire, je désire également m’en souvenir le restant de ma vie. Car pour moi, ce jour ne représente pas seulement la première fois où nous baisons sans rien entre nous, mais aussi celle où Nathaniel me fait véritablement l’amour.
Je ne dis pas que les fois précédentes représentaient uniquement du
sexe. Néanmoins, maintenant que je connais les sentiments de Nathaniel à mon égard, tout me paraît plus fort, plus intense, tout simplement parce que notre relation est devenue plus forte, plus intense. Nate n’est plus seulement mon amant, il incarne également l’homme que j’aime et qui m’aime en retour.
À cette pensée, mon niveau d’excitation atteint le niveau critique. Sa
jauge se situe dans le rouge ; elle se trouve à deux doigts d’exploser. Comme s’il l’avait remarqué, il accélère ses coups de reins au fur et à mesure que nous approchons d’un orgasme s’annonçant homérique.
Son corps se tend, son sexe grossit, m’emplissant davantage. Alors que je commence à trembler sous les prémices de la jouissance, il pousse un râle au moment où il succombe à l’extase. En percevant sa verge palpiter en moi et inonder mon ventre de sa semence chaude et épaisse, je décolle comme une fusée dans l’espace.
Des étoiles apparaissent devant mes yeux, puis des galaxies. Je voyage jusqu’aux confins de l’Univers avant de redescendre sur Terre, auprès de Nathaniel.
— Je t’aime, mon ange, murmure celui-ci.
— Moi aussi, je t’aime !
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