Les Mohicans de Paris 2

Alexandre Dumas · Chapitre 14 sur 58

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Les Mohicans de Paris 2

To die, to sleep1.

LVII

 

 

Colomban posa la clef sur la cheminée.

La chambre à coucher du jeune homme s’était transformée en une véritable chapelle.

Tout ce qu’il y avait de fleurs épanouies dans la petite serre dont les vitraux brillaient au soleil dans un coin du jardin, quand le soleil se montrait par hasard, avait été mis à contribution par Carmélite.

Carmélite avait caché les fenêtres avec des rideaux de mousseline blanche ; elle avait étendu sur la cheminée, comme sur une table d’autel, un dessus brodé, et y avait placé, de même que sur le piano, sur le guéridon et sur chaque meuble, des vases remplis de fleurs.

1 Shakespeare, La Tragique histoire de Hamlet, prince de Danemark, acte III, sc. I.

 

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Tout ce qu’il était resté de fleurs après cette distribution, elle l’avait effeuillé sur le parquet.

On eût dit qu’ils étaient déjà descendus dans le caveau mortuaire.

Ils s’assirent sur le sofa et causèrent une heure à peu près.

Puis, la nuit étant venue, ils allumèrent la lampe.

Comme si Carmélite eût eu peur que cette mort à deux ne lui échappât, elle faisait à toute minute un mouvement pour se lever et aller chercher le charbon, amassé sur un réchaud dans le cabinet de toilette, à côté de la chambre.

À chaque mouvement, Colomban l’arrêtait : au moment de cesser de la voir, il ne l’avait pas assez vue ; il voulait la voir encore.

Vers neuf heures du soir, il prit à Carmélite l’idée de se mettre au piano et de chanter.

Dans l’Antiquité, quand les cygnes chantaient, eux aussi faisaient entendre leur voix à l’heure de la mort.

Jamais le cri de la douleur, jamais l’hymne de

 

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la joie n’avaient été reproduits par un tel chant ! jamais la voix de Carmélite, qui s’étendait des cordes les plus basses aux cordes les plus élevées, qui attaquait hardiment et sans transition l’ut de poitrine après l’ut d’en bas, n’avait accompli de semblables prodiges ! Il semblait que Dieu lui donnât, pour dire adieu au monde qu’elle quittait, pour saluer celui dans lequel elle allait entrer, des accents de plainte et de félicité pareils à ceux de ces anges déchus qui, à la suite d’un long exil sur la terre, sont, par la miséricorde infinie du Seigneur, rappelés au ciel, leur première, leur seule, leur véritable patrie.

Enfin, lasse de parcourir les espaces sans bornes où plane la réalité, où s’égare le rêve, la voix s’éteignit comme un soupir mélodieux, qui, longtemps encore après s’être éteint, vibrait dans le cœur du jeune homme.

Colomban s’était approché de Carmélite ; de sorte que, l’improvisation funèbre achevée, la jeune fille avait laissé tomber sa tête sur son épaule et ses deux mains dans ses mains.

Le piano était redevenu muet comme un

 

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cadavre dont l’âme s’est envolée.

Il se fit dans l’obscurité un long silence interrompu seulement par le souffle confondu des deux jeunes gens.

Tout à coup, la pendule tinta.

Chacun d’eux, à part soi, compta les vibrations de bronze.

– Onze heures ! dirent-ils tous deux.

Puis Carmélite ajouta :

– Ami, il est temps.

Colomban se leva, alluma deux bougies, en laissa une à Carmélite, et passa avec l’autre dans le cabinet du charbon.

– Où vas-tu ? lui demanda Carmélite.

– Je veux bien que tu meures, dit Colomban, mais je ne veux pas que tu souffres.

Carmélite comprit qu’il s’agissait de quelque soin préparatoire, et laissa faire Colomban.

Mais, quand il voulut refermer la porte :

– Non, mon ami ! dit-elle ; éloignez-vous de

 

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moi ; mais que je vous voie toujours !

Colomban laissa la porte ouverte.

Son intention était d’allumer d’avance le réchaud dans le cabinet voisin, de manière à ce que les premières vapeurs grossières du charbon pussent s’échapper, et à ce qu’il ne s’en dégageât plus que ces miasmes subtils qui pénètrent jusqu’au cerveau et qui donnent la mort sans douleur.

Autant donc Carmélite avait pris de précautions pour calfeutrer portes et fenêtres, autant Colomban en prit pour tout ouvrir, afin que l’air extérieur emportât les premières émanations carboniques.

Carmélite le regardait avec un ineffable sourire.

Les mains de la jeune fille étaient naturellement retournées au piano, comme des oiseaux encore jeunes reviennent à leur nid.

Elle erraient, incertaines mais harmonieuses, sur les touches ; l’instrument, qui venait de faire entendre le gémissement qu’on avait pris pour un

 

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dernier soupir, semblait se réveiller et lutter contre la mort, en laissant, comme fait le mourant dans le dernier délire de l’agonie, échapper des mots entrecoupés et sans suite.

Ainsi que l’avait dit Carmélite à Colomban, elle ne le perdait pas de vue.

Tandis que les doigts frissonnants erraient sur l’ivoire et l’ébène, tandis que son pied distrait cherchait et pressait instinctivement la pédale, son œil, fixé sur Colomban, regardait les lueurs de la flamme, qui éclairaient d’un reflet rougeâtre le front du jeune homme agenouillé et soufflant le feu mortel.

– Que tu es beau, mon bien-aimé ! murmurait-elle, que tu es beau !

En effet, jamais peut-être la noble et belle figure du Breton n’avait été plus noble et plus belle qu’à la lueur de cette flamme éclairant à la fois la sérénité de la résolution mêlée à la douce mélancolie du regret.

Le charbon mit un quart d’heure à peu près à s’allumer ; puis, lorsque les vapeurs trop épaisses

 

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s’en furent dégagées, Colomban referma la fenêtre du cabinet, et vint, éclairé du reflet rougeâtre, apporter le réchaud au milieu de la chambre.

Après quoi, il retourna fermer la porte du cabinet.

Carmélite se leva, et, tandis que le piano jetait un soupir qui, cette fois, était bien le dernier, elle alla au-devant du jeune homme.

Colomban était pâle et presque chancelant : il avait absorbé lui, ces premières vapeurs qu’il avait voulu épargner à Carmélite.

Tous deux vinrent, les bras entrelacés s’asseoir sur le canapé : c’était là qu’ils avaient résolu de mourir.

Ils y étaient depuis quelques instants, les yeux sur les yeux, dévorant leur dernier regard à la lueur de la bougie posée sur le piano, quand minuit sonna.

Un léger tressaillement fut la seule attention que les deux jeunes gens donnèrent au bruit de l’heure qui s’envolait.

 

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Que leur importait, en effet, la marche du temps, à eux qui avaient déjà un pied dans l’éternité ?

Quiconque fût entré dans cette chambre, et eût vu les deux beaux jeunes gens ainsi chastement enlacés, et échangeant leurs plus doux regards et leurs noms prononcés à demi-voix, les eût pris pour deux fiancés causant d’amour, et formant mille projets d’avenir, car rien n’indiquait sur leur visage la plus faible émotion.

Ils avaient cette force et ce calme des gens étrangers aux choses de ce monde ; ils n’appartenaient plus à la terre ; le tonnerre pouvait gronder, la maison pouvait crouler : ils fussent restés impassibles.

Leurs corps semblaient déjà morts, et c’étaient leurs âmes seules qui échangeaient des paroles entre elles.

L’âme de Colomban, s’épanouissant comme une fleur sous le souffle de la jeune fille, disait :

– Ô mon amour ! ô ma vie ! j’ai bien mérité les joies sans mélange que tu me donnes à cette

 

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heure ! J’avoue ma faiblesse à cet instant suprême, Carmélite ! ma Carmélite bien-aimée ! je n’ai point passé un jour, une minute, une seconde, sans songer à toi. Tu me demandais tantôt, ange des rêves roses, ce qui agitait mon sommeil : c’était ton gracieux fantôme, qui venait s’appuyer à mon chevet, et qui, s’inclinant vers moi, me caressait le front avec le bout de ses cheveux ; d’autres fois, c’était le cortège gracieux des belles jeunes filles dont j’avais vu le visage dans les peintures, dans les livres d’heures, dans les manuscrits des siècles passés : toutes ces jeunes filles, c’était toi ! toi toujours ! les unes avaient tes regards ; les autres, ton sourire ; toutes chantaient avec ta voix, et leur chanson disait : « Viens avec nous, mon frère ! l’homme n’est point fait pour une vie solitaire et déserte ; si tu n’aimes pas, fils des grèves sauvages, le bruit de l’océan des hommes, nous savons des retraites isolées, des oasis adorables, où les ruisseaux murmurent éternellement, où les oiseaux chantent toute la nuit ! » Oh ! que de fois, ma Carmélite bien-aimée ! je me suis réveillé en sursaut à cette voix que je prenais pour la tienne, étendant les

 

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mains et croyant te saisir ! mais alors, debout, à la place où je t’avais vue, apparaissaient les spectres de ma conscience qui m’arrêtaient au passage et me rejetaient, anéanti, haletant, brisé, sur mon lit fiévreux... Mais ai-je besoin de te dire ce qui troublait mes nuits ? ne sais-je pas, moi, ce qui troublait les tiennes ? Ô mon amie ! je t’aime de toutes les puissances de mon être, et je n’existe que depuis que je t’ai aimée ! Qu’est-ce que la science, qu’est-ce que la gloire, qu’est-ce que la renommée, près de l’amour que j’ai pour toi ? Est-ce que la science m’a fait vivre ? est-ce que la gloire et la renommée eussent ajouté une pulsation à mon pouls, un battement à mon cœur ? Non, je n’ai réellement vécu qu’à compter de l’heure où j’ai su que j’allais mourir... Ô ma Carmélite bien-aimée ! je voudrais m’ouvrir la poitrine pour te montrer mon cœur à nu : les paroles expriment mal les passions, ou plutôt la passion qui bouillonne en moi. Je n’ai jamais aimé qu’une seule femme avant toi dans ce monde ; elle avait ta beauté, ta grâce, ta force ; elle me tenait enlacé comme tu me tiens ; je lui passais les bras autour du cou, je lui baisais les

 

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yeux pour empêcher les larmes d’en sortir, et je lui disais : « Ne meurs pas ! ne meurs pas ! » car elle était comme nous aux portes de la mort ; et, de son côté, elle m’embrassait tendrement en me disant : « Tu trouveras une autre femme que moi en ce monde, une femme qui t’embrassera plus tendrement que moi encore ; bénie soit la femme qui baisera la première le front pur de mon fils ! » Eh bien, cet être chéri, adorable, adoré, cette première femme que j’ai aimée, ma mère, je l’ai oubliée pour toi, ou plutôt, je t’aime du même saint amour, ô mon amie, ô ma sœur ! Carmélite ! Carmélite !

Et l’âme de la jeune fille répondait, tandis que le corps baisait chastement de ses lèvres ardentes le front du jeune homme :

– Que la bénédiction de ta mère descende sur ta tête, ô Colomban ! jamais baiser plus pur n’aura plané au-dessus d’un front plus immaculé ! Moi non plus, ô mon amour, ô ma vie, ô ma mort ! je n’ai point passé une heure sans songer à toi ; car je t’ai aimé depuis le jour où je t’ai connu, et, si un mauvais souffle ne

 

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m’avait pas aveuglée, j’eusse voulu te donner toutes les félicités que l’homme peut rêver sur la terre ! Mais ces amours terrestres n’eussent pas suffi, sans doute, à assouvir nos tendresses ardentes ; pour un amour divin, il faut de célestes hyménées ; et voilà pourquoi nous rejetons nos enveloppes mortelles, afin que nos âmes, débarrassées du poids de leur corps, puissent aller s’unir dans les pures régions... Devant Dieu, vers lequel nous allons monter nous tenant par la main, je jure de t’aimer, ô Colomban ! à travers le temps, à travers l’espace, à travers les mondes inconnus ! Dussé-je, en franchissant le seuil de ce monde, être plongée avec toi dans la fournaise ardente que la religion catholique promet à ses damnés, la douleur éternelle me sera plus douce avec toi que toutes les félicités d’ici-bas... Je te jure de t’aimer au milieu des flammes des fournaises ! dussé-je être plongée dans un abîme profond où ton regard, ta voix, ton souffle ne puissent arriver, ma pensée illuminera le gouffre, et je te sentirai, je te verrai, je t’entendrai, car je jure de t’aimer dans les profondeurs de l’abîme !... Je me regarde, à partir de cette heure,

 

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comme étroitement liée, indissolublement enchaînée à toi ; nulle puissance humaine ne pourrait nous désunir en ce moment, nulle puissance divine ne saurait nous séparer tout à l’heure ; car – tu me l’as dit souvent, mon bien-aimé Colomban ! – ce Dieu vengeur dont les hommes s’épouvantent n’est rien autre chose que la grande âme du monde, avec laquelle nos âmes vont se confondre et se réunir, comme, le soir venu, les rayons du soleil remontent à son foyer... Embrasse-moi donc, Colomban, et que nos âmes s’unissent comme nos lèvres, afin de monter plus vite au séjour lumineux !... Je ne vois déjà plus tous les objets qui m’entourent qu’à travers un brouillard ; les yeux de mon corps s’obscurcissent peu à peu ; mais il me semble, avec les yeux de l’âme, voir scintiller les étoiles dont le cercle s’entrouvre pour nous laisser passer... Adieu, mon bien-aimé ! adieu, tout ce que j’ai aimé dans ce monde, tout ce que j’aimerai dans l’autre, adieu ! serre-moi dans tes bras pour que nous nous envolions ensemble... J’entends chanter en moi des milliers de voix douces qui redisent ton doux nom... Colomban !

 

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Colomban ! jamais âme plus virginale que la tienne n’est remontée au ciel ! Adieu, mon amour !... adieu, ma vie !... adieu, mon Colomban !...

Un instant, les deux âmes se turent, comme assoupies.

L’air respirable de la chambre se chargeait peu à peu d’acide carbonique ; la bougie ne jetait plus qu’une flamme pâle, qu’une lueur effacée.

La flamme du réchaud dansait comme un feu follet, se nuançant aux regards alourdis des deux jeunes gens de toutes les couleurs du prisme.

De grosses gouttes de sueur tombaient en perles sur le corps de la jeune fille : des teintes violacées couraient sur son visage.

Colomban fit un effort suprême, la prit entre ses bras, et, chancelant comme un homme ivre, d’un seul élan la transporta du canapé sur le lit ; lui tomba au pied, se releva, et, en se cramponnant, parvint à reprendre sa place auprès d’elle.

Carmélite, pendant ce temps-là, employant ses

 

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dernières forces au service de la pudeur, rabattit le bas de sa robe, qui, en se relevant, laissait voir la cheville de son pied.

Puis elle chercha à détacher la cordelière qui servait d’embrasse aux rideaux de son lit ; – elle y parvint à grand-peine.

Alors, au milieu d’éblouissements terribles, avec un cercle de fer qui lui comprimait de plus en plus le front, elle noua sa robe autour de ses jambes, afin que, dans les convulsions de l’agonie, le bas de sa robe ne pût s’envoler.

Lorsqu’elle eut fini, elle sentit le bras de Colomban qui l’attirait vers lui.

– Oui, mon fiancé, murmura-t-elle, oui, me voici !

Et les deux jeunes gens, pour la première fois, se trouvèrent les mains dans les mains, les cheveux dans les cheveux, les lèvres sur les lèvres.

Ce fut alors seulement qu’ils échangèrent leur premier baiser d’amour.

On eût dit la Pudeur et la Chasteté, ces deux

 

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sœurs divines, s’embrassant fraternellement sous le regard de la Virginité, leur mère.

Ce fut Colomban qui perdit ses forces le premier.

Il s’interrompit au milieu d’un baiser ; une sueur glaciale parcourut tout son corps ; il essaya de se cramponner de nouveau au cou de Carmélite ; mais sa gorge était serrée comme par une main de fer, sa langue inerte, et à peine put-il prononcer ces derniers mots :

– Viens ! viens ! viens !...

Et sa tête inanimée retomba sur la poitrine de la jeune fille, qui, malgré le bruissement de ses tempes, le tintement de ses oreilles, venait d’entendre le dernier appel de son amant, et qui, en sentant cette tête bien-aimée s’alourdir sur sa poitrine, frissonna et jeta un faible cri.

C’est un fait notoirement reconnu par la médecine et que prouvent toutes les statistiques sans cependant que la science puisse en donner la raison : dans le suicide d’un homme et d’une femme, c’est généralement l’homme qui

 

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succombe le premier.

Nous constatons le fait devant nos lecteurs ; l’explique qui pourra.

Ce fut donc Colomban qui succomba le premier.

Carmélite, en comprenant que son bien-aimé venait de rendre le dernier soupir, rouvrit les yeux, parut recouvrer un instant ses forces, et trouva assez de voix pour crier encore avec toutes les cordes de son cœur.

– Colomban... Colomban !...

Puis elle attira sur ses lèvres le front du jeune homme, réunit tout ce qui lui restait de vie, et l’embrassa pour la dernière fois en disant :

– Me voici ! me voici !...

Et sa tête retomba près de celle de son amant.

Une heure sonnait à la pendule.

 

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