Les Mohicans de Paris 2

Alexandre Dumas · Chapitre 42 sur 58

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Les Mohicans de Paris 2

Causerie d’une dévote avec un voltairien.

LXXXV

 

 

Frantz ouvrit la porte, et introduisit cette vieille et hautaine personne que nous avons vue servir de chaperon à Régina, lors de la visite que celle-ci faisait à Pétrus pour lui commander son portrait.

Le général possédait au plus haut degré cette qualité suprême de l’aristocratie qui consiste, pour employer une expression populaire mais expressive, à faire contre mauvaise fortune bon cœur ; nul ne savait mieux sourire, non pas à un ennemi – vis-à-vis des hommes, le général était franc jusqu’à la brutalité –, mais à une ennemie ; car, vis-à-vis des femmes, de quelque âge qu’elles fussent, le général était courtois jusqu’à la dissimulation.

À l’entrée de la marquise, il se leva donc, et,

 

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avec une certaine paresse dans la jambe gauche – attribuée par lui à une ancienne blessure, et par son médecin à une récente attaque de goutte –, il alla au-devant d’elle, lui offrit galamment la main, la conduisit à la causeuse qu’il venait de quitter, approcha un fauteuil de la causeuse, et s’assit sur le fauteuil.

– Comment, marquise, lui demanda-t-il, c’est vous en personne qui me faites l’honneur de me visiter ?

– Et vous m’en voyez moi-même toute surprise, mon cher général, dit la vieille dame en baissant pudiquement les yeux.

– Surprise ! Permettez-moi de vous dire que, de votre part, marquise, le mot n’est point aimable. Surprise ! et quelle chose peut vous surprendre ici, je vous prie ?

– Général, n’attachez point aux paroles que je vous dis en ce moment toute l’importance qu’elles pourraient avoir dans une autre occasion : j’ai un si grand service à vous demander, que j’en suis remplie de confusion.

 

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– Je vous écoute, marquise ; vous savez que je suis tout vôtre ; parlez ! de quoi s’agit-il ?

– Si le proverbe « Loin des yeux, loin du cœur » n’était point une désolante vérité, dit coquettement la marquise, vous m’épargneriez la peine d’aller plus loin, en devinant le service que je viens vous demander.

– Marquise, ce proverbe-là est faux comme tous les proverbes qui pourraient me faire du tort dans votre esprit ; car, bien que j’aie été privé du plaisir de vous voir depuis notre dernière dispute, à propos du comte Rappt...

– À propos de notre...

– À propos du comte Rappt, interrompit vivement le général – et il y a près de trois mois que la dispute a eu lieu – ; malgré cela, dis-je, je n’ai point oublié que c’était aujourd’hui votre anniversaire, et je viens de vous envoyer mon bouquet ; vous le trouverez en rentrant chez vous ; c’est le quarantième bouquet que vous aurez reçu de moi.

– Le quarante et unième, général.

 

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– Le quarantième ; je tiens à mes dates, marquise.

– Voyons, récapitulons.

– Oh ! tant que vous voudrez !

– C’est en 1787 qu’est né le comte Rappt.

– Pardon, c’est en 1786.

– Vous en êtes sûr ?

– Parbleu ! mon premier bouquet date de l’année de sa naissance.

– De l’année précédente, mon cher général.

– Non, non, non, non !

– Enfin !...

– Oh ! il n’y a pas d’enfin ; c’est comme cela.

– Soit ; d’ailleurs, je ne viens pas pour parler de ce malheureux enfant.

– Malheureux enfant ? D’abord, ce n’est plus un enfant ; un homme, à quarante et un ans, n’est plus un enfant...

– Le comte Rappt n’a que quarante ans.

– Quarante et un ! je maintiens le chiffre ;

 

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puis, pas si malheureux, ce me semble : primo, vous lui faites quelque chose comme vingt-cinq mille livres de rente...

– Il devrait en avoir cinquante, si son père n’avait pas le cœur dur comme un rocher.

– Marquise, je ne connais pas son père ; je ne puis donc pas vous répondre là-dessus.

– Vous ne connaissez pas son père ! s’écria la marquise du ton dont Hermione dit : « Je ne t’ai

point aimé, cruel ! Qu’ai-je donc fait 1 ?... »

– Ne nous embrouillons pas, marquise ; vous disiez, en parlant du comte Rappt, qu’il était malheureux, et, moi, je vous répondais : « Pas si malheureux ! Primo, vingt-cinq mille livres de rente que vous lui faites... »

– Oh ! ce n’est pas vingt-cinq mille livres de rente qu’il devrait avoir ; c’est...

– Cinquante, vous l’avez déjà dit... Donc, vingt-cinq mille livres de rente que vous lui faites ; son traitement de colonel : quatorze mille francs ; sa croix de commandeur de la Légion

1 Racine, Andromaque, acte IV, sc. V.

 

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d’honneur : deux mille quatre cents ; additionnez, je vous prie. Puis, ajoutez à cela, député ; de plus, en position, à ce que l’on assure, par votre influence sur votre frère, de faire un mariage de deux ou trois millions avec une des plus belles héritières de Paris. Mais ce malheureux enfant, au contraire, me paraît heureux comme un bâtard !

– Oh ! général, fi donc !

– Eh bien, mais c’est un proverbe ; vous en usez bien, vous ; pourquoi m’en priverais-je ?

– Vous avez dit tout à l’heure que tous les proverbes étaient faux.

– Je n’ai parlé que de ceux qui pouvaient me faire du tort dans votre esprit... Mais il me semble que nous marivaudons, marquise, et que vous étiez venue, disiez-vous, pour me demander un service. Voyons, marquise, quel service ?

– Vous ne vous en doutez pas un peu ?

– Non, d’honneur !

– Cherchez bien, général.

– Je suis mortifié, marquise, mais je ne m’en doute pas.

 

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– Eh bien, général, je viens vous inviter à mon bal de demain.

– Vous donnez un bal ?

– Oui.

– Chez vous ?

– Non, chez mon frère.

– C’est-à-dire que votre frère donne un bal.

– C’est toujours la même chose.

– Pas tout à fait... à mon endroit du moins ; je n’ai pas envoyé quarante bouquets à votre frère comme à vous.

– Quarante et un.

– Je ne veux pas vous contrarier pour un de plus ou de moins.

– Viendrez-vous ?

– Au bal de votre frère ?

– Enfin, y viendrez-vous ?

– Est-ce sérieux, ce que vous me demandez là ?

– Oh ! voilà encore une de vos idées !

 

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– Votre frère, qui m’appelle le Vieux de la

Montagne1, parce que je suis au centre gauche et que je vote contre les jésuites ! Pourquoi ne m’appelle-t-il pas régicide tout de suite ?... Qu’est-ce qu’il faisait donc, lui, tandis que je tournais des toupies et que je gréais des bricks dans le Strand ! Il faisait ce que faisait mon brigand de frère ; il servait M. Bonaparte ; seulement, mon pirate de frère le servait sur mer, le vôtre le servait sur terre, voilà toute la différence. Oh ! oh ! je vous le demande encore, marquise, votre invitation est-elle sérieuse ?

– Sans doute.

– La plaine invite la montagne ?

– La plaine fait comme Mahomet, général ; la montagne ne voulait pas aller à Mahomet...

– Oui, Mahomet a été à la montagne, je sais cela ; mais Mahomet était un ambitieux qui a fait une foule de choses qu’un honnête homme n’aurait pas faites.

1 Nom donné par les croisés et les historiens des croisades à Hassan el-Sabbath (mort à Alamout, Iran, en 1124), fondateur et premier grand maître de l’ordre des Assassins.

 

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– Comment ! mon cher général, vous ne serez pas là, le jour où on annoncera le mariage de ma nièce Régina avec notre cher...

– Avec votre cher fils, marquise... Ainsi, c’est le rameau d’olivier que vous m’apportez ?

– Enlacé d’un rameau de myrte, oui, général.

– Mais, marquise, en vérité n’est-il pas un peu hasardé, le mariage que vous faites là ? – car vous ne me direz point que ce n’est pas vous qui le faites.

– Hasardé en quoi ?

– Votre nièce à dix-sept ans.

– Après ?

– C’est bien jeune pour épouser un homme de quarante et un ans.

– De quarante.

– De quarante et un ; sans compter, chère marquise, qu’il a couru, vers 1808 ou 1809, certains bruits sur le comte Rappt et madame la princesse de Lamothe-Houdon.

– Chut, général ! est-ce que les gens de notre

 

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qualité disent les uns sur les autres de ces sortes d’infamies ?

– Non, ils se bornent à les penser ; mais, comme je pense tout haut avec vous, marquise, je n’ai pas cru devoir tourner deux fois ma langue dans ma bouche avant de parler. Maintenant, laissez-moi vous dire une chose.

– Laquelle ?

– C’est que je ne croirai jamais que vous ayez pris la peine de venir de la rue Plumet à la rue de Varennes dans la seule espérance de recruter pour votre bal un danseur de ma sorte.

– Pourquoi donc, général ?

– Voyons, marquise, on dit que la vraie pensée des femmes se trouve dans le post-scriptum de leurs lettres.

– Et vous voudriez connaître le post-scriptum de ma visite ?

– C’est mon plus cher désir.

– Je comprends, vous voulez me faire sentir que vous la trouvez longue, et me reprocher poliment de vous l’avoir faite.

 

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– Ce serait le premier reproche que je vous eusse fait de ma vie, marquise.

– Prenez garde ! vous aller me donner de la vanité.

– Ce sera le seul défaut que je vous connaisse.

– Oh ! général, voilà un compliment qui vient en droite ligne de la cour de Louis XV.

– Il viendra d’où vous voudrez, pourvu que je sache d’où votre invitation vient elle-même.

– Allons, je vois que vous êtes encore plus incrédule qu’on ne le dit.

– Écoutez, chère marquise, c’est la première fois que j’ai l’honneur de vous voir depuis dix-huit mois. La première fois, vous êtes venue pour me faire une confidence qui m’eût bien touché si j’avais pu y croire : c’est que le comte Rappt, né juste douze mois après la mort de ce pauvre marquis de la Tournelle, était né neuf mois juste après le premier bouquet que je vous avais envoyé.

– Neuf ou dix mois auparavant, mon cher général.

 

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– Neuf ou dix mois après, ma chère marquise.

– Convenez que vous mettez un singulier entêtement à rajeunir notre union.

– Convenez que vous mettez une singulière persistance à la vieillir !

– Bien naturelle chez une mère.

– Alors, chère amie, pourquoi diable avez-vous attendu si longtemps pour m’annoncer le bonheur suprême que m’accordait la Providence en me donnant un héritier au moment où je m’y attendais le moins ?

– Général, il y a des aveux qui coûtent toujours à une femme.

– Et qui finissent par lui échapper, cependant, quand l’homme à qui elle avait hésité trente-sept ou trente-huit ans à les faire se trouve, tout à coup, et par une circonstance imprévue – comme celle du vote d’un milliard d’indemnité –, avoir douze cent mille francs à toucher pour sa part.

– Il y avait, vous l’avouerez, mon cher général, une certaine délicatesse à ne point vous dire que vous aviez un fils, quand l’absence de

 

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fortune devait vous donner le chagrin de ne pouvoir laisser à ce fils que votre nom, très honorable, très illustre, mais très pauvre.

– Marquise, si vous venez, comme il y a dix-huit mois, comme il y a un an, comme il y a six mois, pour me persuader que notre liaison date de 1786, quand je suis sûr, moi, qu’elle ne date que de 1787, je vous dirai que je me suis abonné hier à l’Art de vérifier les Dates, que j’ai passé la nuit dernière à vérifier celle du premier bouquet que je vous ai envoyé, et que...

– Et que ?...

– C’est mon frère le corsaire, ou mon neveu le peintre, tout indignes que je les reconnaisse de porter mon nom, et d’hériter de ma fortune, qui hériteront de ma fortune, et qui porteront mon nom. Cela vous suffit-il, marquise ?

– Non, général ; car je ne venais pas pour cela.

– Alors, pourquoi diable venez-vous donc ? s’écria le général en manifestant le premier mouvement d’impatience qu’il eût laissé échapper ; est-ce pour que je vous épouse ?

 

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– Avouez entre nous que vous m’avez assez aimée pour qu’une proposition pareille, si elle vous était faite, n’eût rien qui pût vous surprendre.

– Je l’avoue entre nous, marquise, mais entre nous seulement. Ainsi, c’est pour cela que vous veniez ? Que ne le disiez-vous tout de suite ?

– Que m’eussiez-vous répondu ?

– Que je n’avais aucune répugnance à mourir dans la peau d’un vieux garçon, tandis que j’aurais une honte profonde à mourir dans celle d’un sot.

– Consolez-vous, général, je ne suis pas venue pour cela.

– Alors, mille millions de tonnerres !... Ah ! pardon, marquise, mais c’est qu’en vérité, vous feriez perdre le paradis à un saint qui aurait déjà le pied sur le seuil de la porte.

Et le général, qui s’était levé en laissant échapper son gros juron, se mit à se promener en long et en large. Puis, s’arrêtant enfin devant la marquise :

 

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– Mais, si vous ne venez pas pour cela, dit-il, au nom du Dieu tout-puissant, pourquoi venez-vous donc ?

– Allons, dit la vieille dame, je vois bien qu’il faut aborder la question.

– Abordons, marquise, abordons, je vous en supplie !

– Bon ! voilà que vous parlez comme votre frère le corsaire.

– Nous allons parler de mon frère le corsaire, alors, marquise ?

– Non.

– Mais de quoi allons-nous parler, alors ?

– Vous avez, sans doute, entendu dire que le comte Rappt...

– Nous y voilà revenus !

– Laissez-moi achever... Avait été mandé par le roi.

– Oui, marquise, j’ai entendu dire cela.

– Vous n’ignorez pas dans quel but ?

 

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– Faites comme si je l’ignorais, marquise.

– C’était dans le but d’appeler notre cher fils...

– Votre cher fils !

– Au ministère.

– J’en suis stupéfait, mais je le crois.

– Pourquoi le croyez-vous, si vous en êtes stupéfait ?

– Credo, quia absurdum.

– Ce qui veut dire ?

– J’attends la suite de votre discours, marquise.

– Eh bien, dans cette entrevue de Sa Majesté avec le comte Rappt, il a été fort question de vous.

– De moi ?

– Oui ; car, il faut vous le dire, mon cher général, si la voix du sang est muette chez vous, elle parle dans le cœur du pauvre enfant.

– Marquise, vous allez me toucher.

– Elle fait plus que parler : elle crie !

 

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– Et qu’a-t-on dit de moi dans cette entrevue ?

– Que vous étiez le seul homme capable de succéder au ministre de la guerre actuel.

– Tenez, marquise, il faut en finir ; car j’attends mon neveu à dîner à six heures précises, et, à moins que vous ne nous fassiez l’honneur de dîner avec nous...

– Vous êtes bien bon, mon cher général ; je dois absolument dîner chez mon frère : c’est aujourd’hui que se règlent les articles du contrat de mariage entre Régina et...

– Votre cher comte Rappt ! Eh bien, comme je ne veux pas vous attarder, en deux mots, j’arrive au but, à la fin finale. Si la loi passe, M. Rappt est ministre ; et, pour que la loi passe, il vous manque trente ou quarante voix ; vous venez me demander la mienne et celle de mes amis.

– Eh bien, reprit câlinement la marquise, si, en effet c’était là le but, la fin finale de ma visite, que diriez-vous ?

– Je dirais que je regrette de ne pas avoir cent voix, cinq cents voix, mille voix, pour les donner

 

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toutes contre cette loi, que je regarde comme abominable, infâme et – ce qui est pis – absurde !

– Tenez, général, s’écria la marquise s’emportant à son tour, vous mourrez dans l’impénitence finale, c’est moi qui vous le dit.

– Et c’est moi qui vous en réponds.

– Se peut-il que, pour faire une niche à un homme que vous détestez, tandis qu’au contraire, vous devriez... ?

– Marquise, vous allez me rendre enragé, je vous en préviens !

– Vous votiez avec les libéraux ? Savez-vous que si une révolution arrivait, les faubouriens, les jacobins et les sans-culottes vous feraient jouer le rôle de M. de la Fayette ? Vous en avez déjà les cheveux blancs, tenez !... Oh ! si les Courtenay revenaient au monde, je suis, en vérité, curieuse de savoir ce qu’ils diraient en voyant leur nom porté par un corsaire, un jacobin et un artiste !

– Marquise ! s’écria le général furieux.

– Je vous laisse, général, je vous laisse ; mais la nuit porte conseil, et j’espère que, demain,

 

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vous aurez changé d’avis.

– Changé d’avis, demain ? Ni demain, ni après-demain, ni dans huit jours, ni dans cent ans ! Ainsi, marquise, il est inutile que vous reveniez avant cette époque-là.

– Vous me chassez, général ? vous chassez la mère de votre... ?

– Monsieur Pétrous Herbel, annonça Frantz en ouvrant la porte.

En même temps, la pendule sonna six heures.

 

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