Witch Hunt : La chasse aux sorcières

Olivia Gerig · Chapitre 15 sur 46

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Witch Hunt : La chasse aux sorcières

Le royaume des morts

 

L E repas d’au revoir de leur ami et collègue n’avait pas été propice à des retrouvailles amoureuses en bonne et due forme. Les deux amants avaient été obligés de ronger leur frein et de contenir leurs ardeurs pendant la soirée. Ne s’étant ni touchés ni vus un mois durant, la seule présence, un effluve de l’autre, un doigt qui effleure, un regard qui insiste, une main qui caresse, provoquait un irrépressible et presque incontrôlable désir. Durant le dîner, ils s’étaient croisés brièvement aux toilettes et en avaient profité pour s’embrasser fougueusement.

Le trajet jusqu’à l’appartement d’Aurore leur avait semblé interminable. La jeune femme ne parvenait pas à se concentrer sur la route. Jules, quant à lui, avait les mains baladeuses. Une fois arrivés à destination, ils escaladèrent les trois étages en une fraction de seconde. Dans l’entrée, Jules plaqua Aurore contre le mur du couloir et la déshabilla tout en l’embrassant, touchant et serrant chaque parcelle de peau. Elle le mordillait dans le cou, se laissant aller à ses caresses et les lui rendant. Il la souleva et l’emmena dans la chambre, l’allongeant sur le lit.

 

* * *

 

Ancien sanatorium, juin 2016

 

Virtuellement, il se trouvait dans une forêt la nuit. Il n’avait croisé aucun autre joueur pour le moment. Même si, à plusieurs reprises, son casque avait vibré et lui avait indiqué la présence d’êtres vivants autour de lui. Ce bois fictif était très réaliste. Il sentait sous ses pieds la terre meuble, les aspérités, des racines, des cailloux parfois. Soudain, il s’arrêta net. Il entendait distinctement des grognements et des grondements, le froissement de feuilles dans les fourrés et le bruit de branches qui se brisaient. Il regarda autour de lui, la main sur le pommeau de son épée. Des dizaines d’yeux fluorescents étaient braqués sur lui. Devant lui un énorme félin s’était matérialisé. Il retroussait ses babines en feulant, dévoilant sa mâchoire dotée de crocs acérés et s’approchait de lui, menaçant. L’adolescent ne pensait pas affronter un animal comme premier ennemi. Ses congénères tapis dans les buissons n’attendaient certainement que le signal de leur chef pour se jeter sur lui et le dévorer. Il s’avança l’épée à bout de bras. Il anticipa le mouvement du félin en levant son arme, si bien qu’en bondissant sur lui avec ses griffes et ses pattes vers l’avant, il s’empala sur la lame. Il se désagrégea en millier de particules de couleur et, simultanément, les présences autour de lui disparurent à leur tour. Soulagé, il avança de quelques pas. À ses pieds, sur le sol, se trouvait un coffre, qui ressemblait à une malle aux trésors. Deux options s’offraient à lui : l’ouvrir ou passer son chemin.

Il se pencha sur l’objet et souleva le couvercle. Quelle sensation bizarre ! Ses gestes étaient incontestables : ses lunettes de réalité virtuelle les retransmettaient. Élias tenait le bois qui semblait extrêmement lourd entre ses mains, et pourtant il ne pesait rien puisqu’il n’existait pas. Ses yeux s’écarquillèrent lorsque son contenu se révéla à lui : un grimoire, un sachet en soie rempli des pièces d’or ainsi qu’une fiole, emplie d’un liquide dont il ignorait les propriétés. Dès qu’il eut touché les objets, une page s’ouvrit dans ses lunettes où il put lire le mot « inventaire ». Ses trouvailles vinrent s’ajouter à une liste qu’il n’avait pas eu le loisir de lire auparavant.

Ainsi, il put apprendre que la fiole renfermait un « sérum de vérité », que le grimoire, quant à lui, traitait de la sorcellerie et des sorciers et qu’il disposait à présent d’une fortune de 4 louis d’or.

Il choisit de poursuivre son chemin. Les arbres se clairsemaient. Il comprit qu’il sortait enfin des bois. Son casque se mit à vibrer à plusieurs reprises. D’autres joueurs se trouvaient dans les parages.

 

* * *

 

Annecy, juin 2016

La sonnerie du réveil tira brutalement Aurore de ses rêves. Elle venait à peine de s’endormir. La tonalité criarde devenait de plus en plus forte, mais elle peinait à l’éteindre. Vaseuse, elle se souleva et regarda Jules qui sommeillait paisiblement. S’asseyant sur le rebord du matelas, elle avait la tête qui tournait et la motivation en berne. Elle rassembla quelques affaires dans la chambre et se dirigea vers la salle de bains. Le jet d’eau chaude de la douche la réveilla. Elle devait se dépêcher et ne pouvait pas se permettre de rêvasser. S’habillant en vitesse, elle prit sa trousse de toilette et rangea des vêtements dans une petite valise. Elle avait juste le temps d’avaler un café. Dès le réveil, l’inspectrice ne s’était pas sentie bien. Elle avait la nausée. Aurore sortit de chez elle comme dans un rêve. Assise dans sa voiture, elle ne se souvenait pas si elle avait fermé la porte de son logement. Ses mains tremblaient sur le volant. Que m’arrive-t-il ? se demanda-t-elle. Cette affaire me trouble-t-elle tant que cela ?

 

* * *

 

Megève, mars 1986

 

Vers 14h30, un après-midi de printemps, un couple de jeunes et riches touristes londoniens, qui séjournaient à Megève, avaient décidé d’aller explorer les curiosités de la région. Parmi elles, le légendaire pont du diable de Saint-Gervais. Ils louaient un luxueux chalet au cœur du village et y revenaient environ trois fois par an. Piscine intérieure, chef à domicile, gouvernante, bar privé, une dizaine de chambres confortables réparties sur trois étages. Un imposant félin empaillé accueillait les visiteurs et donnait le ton. Les vacanciers avaient organisé une soirée la veille. Entre lignes de coke et champagne millésimé, ils s’étaient réveillés un peu embrumés. La tête dans le cirage, les yeux rouges. Traders, banquiers, agents immobiliers, célébrités et pique-assiette s’étaient succédés arrosant tapis et moquettes de luxe, griffant les canapés en nubuck, brisant les verres en cristal. Shannon s’était réveillée les seins nus, le visage enfoui dans les parties intimes d’un individu qu’elle ne connaissait pas et dont elle ne se souvenait pas du prénom. Son fiancé n’était pas près d’elle. Titubant et exhortant l’homme à se rhabiller et à quitter les lieux au plus vite, en toute discrétion, elle s’était mise à sa recherche. Après avoir examiné les deux premiers étages, et avoir découvert les autres reliques pas très glorieuses de la veille, elle l’avait finalement dégotté. Il était également en fâcheuse posture. Allongé dans leur lit, entouré de deux créatures, dont la nudité dévoilait des attributs féminins généreux. Elle secoua la tête, mais n’eut pas la force de s’énerver. Elle héla son compagnon. Il lui répondit par des grognements, les créatures par des gémissements. Il lui fit signe de les rejoindre. Le shopping et le tourisme attendraient.

Leur matinée coquine achevée et les excès de la veille évaporés, Shannon et Scott se trouvèrent assis dans la Ferrari Testarossa de Scott et démarrèrent en trombe. Leur départ en fanfare attira l’attention des passants et des commerçants aux alentours. Ils avaient la capote ouverte et filaient sur la route la musique à plein volume. Le ronflement du moteur et le crissement des pneus étaient recouverts par les voix d’Annie Lennox et de son acolyte, Dave Stewart, avec le son reconnaissable d’Eurythmics : Sweet dreams are made of this, who i am to disagree, I travel the world and the seven seas, Everybody’s looking for something…

Ils commenceraient leur visite par le pont du diable à Saint-Gervais. Ils iraient ensuite à Chamonix et prendraient le téléphérique pour l’Aiguille du Midi. Le Mont-Blanc.

Alors qu’ils admiraient le vide sous l’ouvrage après s’être garés ostensiblement sur le parking public à deux pas, ils aperçurent quelque chose d’inhabituel. Une forme blanche, humaine, semblait dormir sur un rocher. Une partie de son corps flottait dans l’eau du Bonnant, ses pieds nus battus par l’écume. Shannon pensa au début qu’il s’agissait d’une hallucination, car elle était encore sous l’effet de l’alcool et des drogues ingérés jusqu’au petit matin. Scott, quant à lui, ne distinguait qu’un amas de tissu.

 

— Darling, ce n’est rien. C’est juste des draps qui se sont envolés et qui ont atterri là ou du plastique, je n’en sais rien… Mais arrête de raconter n’importe quoi ! Décroche, t’es encore high !

— Non, my love. Je te jure que c’est quelqu’un ! Regarde bien ! C’est une femme !

 

Shannon se mit alors à hurler.

 

— My god, my god ! Elle est morte ! Elle est morte !

Elle gesticulait en criant et se jeta au milieu de la route pour arrêter les voitures, qui étaient nombreuses à cette heure de la journée. Scott n’avait pas bougé, il fixait la chose qu’il n’arrivait pas à identifier, en plein bad trip.

Des freins crissèrent. Des voix s’élevèrent dans son dos. Shannon hurlait toujours, hystérique. Peu de temps après, le village entier de Saint-Gervais était sur le pont, avec les gendarmes et une ambulance.

 

Lorsqu’ils avaient retiré le corps inerte du ravin, les sauveteurs n’en avaient pas cru leurs yeux. Les effectifs étaient importants. Les gendarmes des pelotons de haute montagne avaient été dépêchés sur place et étaient les seuls à pouvoir intervenir dans un contexte aussi difficile : un gouffre d’une profondeur de plus de 60 mètres dans lequel s’écoulait un torrent impétueux encadré de falaises abruptes. Il s’agissait bien d’un cadavre qui gisait là. Ce n’était d’ailleurs pas le premier corps qu’ils allaient chercher sous le pont. La réputation et la malédiction de l’endroit se vérifiaient malheureusement trop souvent. Ceux qui sautaient depuis l’ouvrage n’avaient aucune chance de s’en sortir. Il fallait une certaine dose de courage, ou plutôt de désespoir, pour franchir le pas et se jeter dans le vide.

Deux gendarmes étaient descendus en rappel pour constater les faits et faire remonter la dépouille sur une civière. Il s’agissait bien d’une femme, comme l’avait dit la jeune Anglaise. Les enquêteurs et les sauveteurs n’avaient cru aucune de ses paroles, car elle paraissait totalement dérangée et sous l’emprise de stupéfiants.

Ce que découvrirent les sauveteurs dépassait l’imagination et leur glaça le sang. Allongée sur un grand rocher plat, la victime semblait dormir. La morte était vêtue d’une robe blanche. Un sourire éclairait son visage paisible. D’ordinaire, les cadavres qu’ils ramassaient dans le gouffre étaient méconnaissables, dans un état terrible, les os broyés, le crâne explosé, les membres arrachés. La chute était fatale et destructrice. Cette fois, le corps de la malheureuse était intact, comme si elle n’avait jamais franchi la barrière du pont, comme si elle n’avait jamais sauté, comme si elle n’était pas tombée dans le vide. Aucune trace visible de blessures, de fractures. Ils se rapprochèrent pour l’examiner de plus près. L’un des deux gendarmes se pencha sur le cadavre et fit les gestes d’usage pour constater le décès de la victime. La femme ne respirait plus, son pouls était absent et son corps était rigide et froid. Les militaires étaient choqués. Perturbés, ils interrompirent leurs manœuvres de sauvetage. S’était-elle vraiment jetée dans le vide ? Si c’était le cas, il était raisonnablement impensable que sa dépouille soit en aussi bon état. Mais, comment s’était-elle retrouvée à cet endroit ? L’avait-on déposée ici ? Seule une personne expérimentée pouvait descendre dans le ravin.

Plutôt terre à terre, le gendarme était ébranlé dans ses convictions profondes. Un événement surnaturel s’était produit. Il demanda à son collègue de s’approcher. Ce dernier recula, sa figure affichait une expression de terreur. Enfant du pays, né à Sallanches, contrairement au capitaine qui l’avait accompagné, il connaissait la funeste réputation des lieux. Le diable était intervenu. Il se souvint de la date du jour. Ce n’était pas une coïncidence. Une nouvelle fois, la malédiction du pont s’était réalisée. Le malin avait pris une âme et avait épargné l’enveloppe charnelle qui la contenait. Le visage de la morte ne lui était pas totalement inconnu non plus. Il la connaissait, mais à cet instant-là, il ne savait pas d’où. Après avoir repris leurs esprits, n’échangeant aucun mot, les deux hommes placèrent rapidement le corps de la suicidée sur la civière. Leurs collègues feraient le reste du travail et le cadavre partirait pour la morgue. La malheureuse serait ensuite emballée dans une housse en plastique noire, ainsi le prochain à être confronté à son corps serait le médecin légiste lors de l’autopsie. Leur tâche était terminée, leur travail accompli. Les deux gendarmes firent un bref rapport au commandant se trouvant sur le pont avec le reste de la brigade qui avait été rejointe par un médecin qui les écouta attentivement :

 

— Victime de sexe féminin, quarantaine d’années. Cause de la mort : vraisemblablement suicide, à confirmer par vous, déclara Thomas, le plus jeune des deux. C’est ce que nous avons pu constater, mais nous devons vous avouer que le doute est possible… Ce « suicide » est plutôt étrange… Le corps de la malheureuse ne présente aucune blessure caractéristique d’une chute dans le vide… pas de traces de fractures, pas de lésions, pas de sang. C’est donc une mort suspecte et… il y a quelque chose de… surnaturel et diabolique… Nous attendons vos conclusions avec impatience et espérons pouvoir donner une identité à cette pauvre femme et ainsi avertir la famille du drame qui s’est déroulé… Je pense la connaître, mais je n’arrive pas à me rappeler d’où. Il s’agit de toute évidence d’une habitante de la région. J’aurais tellement aimé me souvenir… Mais tout ça me perturbe énormément… Les circonstances, comment dire, l’endroit, l’état de la dépouille…

— Oui, Thomas vous dit la vérité. La victime ne portait qu’une chemise de nuit, pas de documents pour l’identifier. J’ai moi-même une sensation désagréable sur cette mort et je n’arrive pas à me l’expliquer…

 

Interloqué, le commandant considéra ses hommes avec une drôle d’expression sur le visage. Lui aussi, connaissait la réputation funeste de l’endroit, mais il était hors de question qu’il ne l’avoue.

— OK, c’est bon. Rompez !

 

D’un signe de tête, il signifia au médecin qu’il pouvait intervenir. Les militaires en discuteraient, c’était certain, mais ils avaient besoin de se détacher de cette découverte et surtout de se purifier. Les hommes, sans s’être concertés, étaient persuadés d’avoir été en présence d’une manifestation de Satan.

 

* * *

 

Sur la route entre Annecy et Genève, juin 2016

 

Il ne faut pas déranger les morts dans leur royaume, se dit Aurore alors qu’elle roulait. Cette nouvelle enquête l’avait chamboulée et elle devait l’avouer, elle était encore choquée par les circonstances dans lesquelles les jeunes avaient été assassinés. Être confrontée aux cadavres des deux jeunes gens dans la salle d’autopsie la terrifiait.

Pendant tout le trajet, qui nécessitait une certaine concentration, son corps avait été traversé par des frissons. Ses yeux se fermaient. Elle avait mis cela sur le compte de sa très courte nuit. D’ordinaire, elle n’avait pas de mal à quitter son lit une fois qu’elle avait ouvert les yeux. Ce matin-là, tout lui avait paru extrêmement compliqué. Aurore arriva avec une demi-heure d’avance devant l’entrée des Hôpitaux universitaires de Genève. 07h00 du matin pour une autopsie… c’est beaucoup trop tôt, se dit-elle. La capitaine de police connaissait déjà les lieux. Elle était déjà venue dans les couloirs froids et glauques du sous-sol de l’hôpital qui conduisaient au service de médecine légale. Toutefois, elle préférait se rendre à Annecy dans l’antre du professeur Di Giorgio, qui parvenait, grâce à sa gentillesse et son humour, à rendre la salle d’examen presque accueillante.

La capitaine ne connaissait pas le légiste qui effectuait l’autopsie ni les personnes qui accompagneraient le procureur de Thonon. Elle se doutait bien qu’il désignerait un des policiers responsables de l’affaire de sa juridiction. Y aurait-il également un gendarme de la brigade de recherches ?

Elle commençait à s’impatienter. Postée au centre de la place devant l’entrée du bâtiment principal, elle voyait les employés aller et venir. Ceux qui arrivaient avaient l’air préoccupé ou encore endormi, et ceux qui en ressortaient, même s’ils portaient sur eux des signes évidents de fatigue, semblaient détendus. Personne ne lui prêtait vraiment attention. À quelques mètres d’elle, se trouvaient les urgences qui accueillaient leurs premiers patients de la journée. Aurore était totalement statique dans un monde en mouvement. Encore dans ses pensées, elle ne remarqua pas qu’un objectif était braqué sur elle et qu’on la mitraillait avec un appareil photo. Elle ne s’aperçut pas tout de suite non plus qu’un groupe d’une dizaine de personnes s’avançait vers elle.

 

— Capitaine Aurore Pellet ! Capitaine Aurore Pellet !

Aurore sursauta. Enfin, se dit-elle en se retournant.

— Oh non ! lâcha-t-elle.

 

Elle reconnut immédiatement celui qui l’avait interpellée et eut un mouvement de recul. Il s’agissait du responsable des faits divers du Dauphiné Libéré. Derrière lui se tenaient environ dix autres personnes armées soit de micros, soit de carnets et de stylos. Elle distingua même une caméra. Des journalistes en masse. Les représentants des médias s’approchèrent d’elle, un peu menaçants, lui parlant tous en même temps, criant parfois pour attirer son attention. Les questions fusaient dans tous les sens. Aurore était paralysée et ne pouvait plus bouger, encerclée.

 

— Où est le procureur ? Avez-vous une idée de qui a pu faire ça à ces deux jeunes ? Avez-vous des pistes ? Les circonstances de leur mort sont particulièrement atroces, pouvez-vous nous en dire plus ? Est-ce un meurtre rituel ? Pourquoi en voulait-on à Léa Bouchet et à Tobias Duperret ? Capitaine Pellet, êtes-vous seule chargée de l’enquête ?

La trentenaire sentit soudain sa tête tourner, un voile noir passa devant ses yeux, un bourdonnement envahit ses oreilles. Ne pas s’immiscer dans le royaume des morts. Ne pas déranger la paix des morts. L’image du corps des deux jeunes gens pendus au-dessus de la cour du château d’Avully s’imposa à elle, puis tout devint noir, elle s’évanouit.

 

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