Witch Hunt : La chasse aux sorcières
Seconde partie : Condamnation sentence et exécution
SECONDE PARTIE
CONDAMNATION SENTENCE ET EXÉCUTION
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Condemnation
Tried
Here on the stand with the book in my hand
Truth on my side
Accusations
Lies
Hand me my sentence, I’ll show no repentance
I’ll suffer with pride
If for honesty, you want apologies
I don’t sympathize
If for kindness, you substitute blindness
Please open your eyes
Condemnation, Depeche Mode,
in Songs of Faith and Devotion
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De nos jours, l’État n’organise plus des exécutions publiques de prétendues sorcières, mais la peine de mort pour les femmes qui veulent être libres s’est en quelque sorte privatisée : quand l’une d’elles est tuée par son compagnon ou son ex-compagnon (ce qui, en France, se produit une fois tous les trois jours en moyenne), c’est souvent parce qu’elle est partie ou qu’elle a annoncé son intention de le faire, telle Émilie Hallouin, ligotée par son mari sur les rails du TGV Paris-Nantes le 12 juin 2017, jour de ses trente-quatre ans. Et la presse traite ces meurtres avec la même trivialité déréalisante que celle avec laquelle on évoque les bûchers des sorcières. Lorsqu’un homme immole son épouse par le feu au Plessis-Robinson, Le Parisien (23 septembre 2017) commence par titrer : « Il met le feu à sa femme et incendie l’appartement », comme si la victime était un bien meuble et comme si l’information essentielle était l’incendie de l’appartement ; le journaliste semble presque trouver cocasse la maladresse du mari. Les seuls cas où l’on accorde à un féminicide la place qu’il mérite, où l’on reconnaît sa gravité, c’est lorsque le meurtrier est noir ou arabe, mais il s’agit alors d’alimenter le racisme et non de défendre la cause des femmes.
Mona Chollet,
Sorcières : la puissance invaincue des femmes
Le virtuel est ce qui nous aide à faire advenir ce que nous ne sommes pas
encore.
Philippe Quéau,
Le Monde de l’éducation, juillet-août 2011
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