Witch Hunt : La chasse aux sorcières

Olivia Gerig · Chapitre 22 sur 46

Pages du PDF

Witch Hunt : La chasse aux sorcières

Impalpables dangers

 

Ancien sanatorium, Passy, juin 2016

 

A VEUGLE, muet et sourd. Tous les sens de l’adolescent semblaient endormis. Élias avançait comme un robot. Que pouvait-il faire d’autre ? Se révolter et risquer la douleur, ou pire encore, la mort ? Il ne pouvait s’en vouloir qu’à lui-même. Mieux valait ne plus rien penser, ne plus rien ressentir. Agir comme une machine. Les sensations, les émotions et les sentiments le replaceraient dans sa position d’être humain que la virtualité lui avait volée. À présent, il ne pouvait pas se le permettre. L’heure n’était pas à la révolte, s’il voulait s’en sortir. Il devait jouer leur jeu, car il n’en était plus le maître.

La vingtaine de personnes menaçantes, qu’il ne distinguait toujours que par ses lunettes en les identifiant par leurs avatars, persécutait les deux ennemis. Les proies avaient atteint le rez-de-chaussée du château, traversant la salle du trône et de bal. Ils arrivèrent vers la lourde porte en bois qui menait à la cour extérieure. Élias sentit un courant d’air frais sur son visage. Ils sortaient aussi dans la réalité. Où se trouvaient-ils à présent ? Il avait compris qu’ils s’étaient rendus au sous-sol du sanatorium, peut-être dans la morgue, où il avait eu la plus grosse frayeur de sa vie peu de temps auparavant. Se trouvaient-ils à présent sur la terrasse, qui dominait le parking ? Il avait perdu le sens de l’orientation. En tout cas, ce qu’il apercevait à travers ses lunettes était surréaliste. Ils se trouvaient sur une grande place rectangulaire, pavée, dominée par les tours du château. Quittant l’enceinte, les chevaliers et leurs prisonniers avaient actionné le pont-levis et avaient traversé les douves. De ce qu’on voulait leur faire croire, la maison-forte se trouvait proche d’un village. Depuis le côté de la place, Élias apercevait des toits en chaume et le clocher d’une église. Cependant, ce qui attira en premier son regard, c’était la foule massée tout autour d’un bûcher et des potences. Lorsqu’ils s’approchèrent, toujours guidés par la voix dans ses écouteurs, des clameurs provinrent de la foule.

 

— Vive les chevaliers ! À mort les sorciers ! À mort les sorciers ! Au bûcher ! Au bûcher ! Vive les chevaliers ! Les ennemis de la vérité doivent mourir !

 

Élias et ses camarades s’immobilisèrent. Merlin et Morgane les précédaient, toujours entravés, contraints par la menace des armes des autres joueurs, et étaient tombés à genoux. Les cris de la foule s’étaient intensifiés et les villageois commençaient à lancer des fruits et des œufs sur les deux malheureux. Toujours comme anesthésié, jouant son rôle de bon petit soldat par peur et peut-être aussi un peu par lâcheté, l’adolescent n’avait pas bougé. Les hurlements dans ses oreilles devenaient insupportables. D’un geste, qui ressemblait plutôt à un élan de survie, il déplaça ses écouteurs. C’est là qu’il entendit une voix suppliante et des sanglots entrecoupés par des hoquets paniqués :

 

— Arrêtez, je vous en supplie ! Nous n’avons rien fait ! Ce n’est qu’un jeu ! S’il vous plaît par pitié ! Arrêtez ! Nous n’avons rien fait… aidez-nous, s’il vous plaît… Au secours…

 

Élias tremblait. Il réajusta son casque. Il ne pouvait rien faire pour eux. Il était terrorisé. Soudain, les cris accusateurs des badauds et du rassemblement hargneux se turent. Ils laissèrent place à des applaudissements et des clameurs de joie et d’admiration. Tous les regards des gens étaient tournés en hauteur. Certains désignaient clairement quelque chose ou quelqu’un qui se trouvait derrière eux. Tous les joueurs, et même les victimes, se retournèrent en même temps pour voir de quoi il s’agissait.

Sur une estrade monumentale, qui avait été tractée par plusieurs chevaux montés par des cavaliers en armures, se trouvaient deux trônes de fer sur lesquels étaient assis deux personnages, somptueusement vêtus. Un homme et une femme. Un roi et une reine puisqu’ils portaient une couronne et de riches atours. L’homme tenait un glaive dans la main droite. Il disposait d’une stature particulièrement imposante, il mesurait au moins deux mètres. Il avait un ventre proéminent et une barbe fournie. Son regard sévère et glacial trahissait une soif de pouvoir insatiable et une cruauté sans limites. À côté de lui, une femme d’une beauté extraordinaire, l’attitude hautaine, toisait l’assemblée. Ses cheveux blonds ressemblaient à des cascades d’or sur ses épaules. Elle avait des yeux bleus perçant et froids. Élias réfléchissait à qui cette reine lui faisait penser. Une musique lui vint en tête.

 

And who are you, the proud lord said,

That I must bow so low ?

Only a cat of a different coat,

That’s all the truth I know.

In a coat of gold or a coat of red,

A lion still has claws,

And mine are long and sharp, my lord,

As long and sharp as yours.

And so he spoke, and so he spoke,

That lord of Castamere,

But now the rains weep o’er his hall,

With no one there to hear.

Yes now the rains weep o’er his hall,

And not a soul to hear.3

 

La reine de la manipulation, incestueuse avec son frère jumeau, magnifique, intelligente, mauvaise. Il voyait devant lui une réplique de Cersei Lannister, le personnage de la saga Le Trône de fer écrite par Georges R.R. Martin et représentée dans la série éponyme, Game of Thrones, par l’actrice Lena Headey. Des avatars comme eux. Ils n’étaient que des avatars. Qui étaient-ils censés représenter ? Le roi Arthur et son épouse la reine Guenièvre ? Ou Cersei Lannister et son époux Robert Baratheon ?

Ils n’étaient ni dans Game of Thrones ni dans une légende des Chevaliers de la Table ronde. Ils étaient dans un jeu dont la réalité dépassait la fiction.

 

* * *

 

Thonon-les-Bains, juin 2016

Aurore et Anthony étaient arrivés à proximité de la demeure des parents de Tobias Duperret. Ils avaient réussi à se détendre pendant le trajet. La capitaine commençait à dénouer les fils et à reconstituer le puzzle de leur affaire, du moins elle le pensait. Elle devait absolument mettre ses impressions au clair et son cheminement de pensées sur papier ou sur un tableau. L’apport des parents et des amis des jeunes victimes par leurs témoignages serait décisif. Les informations que les enquêteurs obtiendraient leur permettraient de dresser un profil psychologique des victimes, établir leur emploi du temps ainsi qu’une première liste de suspects. Elle attendait également avec impatience les résultats des analyses toxicologiques et ADN du laboratoire. Les éléments apportés par leurs

collègues scientifiques ainsi que l’analyse des fadettes4 des victimes permettraient de faire avancer l’affaire. Aurore était persuadée que le harcèlement de Léa avait été le motif de l’assassinat des deux adolescents. Cependant, la mise en scène particulièrement élaborée du crime ne collait pas vraiment à cette hypothèse. Comment un groupe de jeunes avait-il pu mettre en œuvre un tel scénario et acquérir à leur cause autant de personnes ? Construire un bûcher, enlever, puis mettre à mort deux individus en pleine santé sous-entendait une préparation réfléchie, des moyens importants et un nombre de personnes présentes conséquent. Aurore ne parlait plus, perdue dans ses pensées, lorsqu’Anthony lui demanda de se garer. Ils s’étaient arrêtés devant l’hôtel de police de la rue de l’Hôtel-Dieu sur une place réservée. Le commissariat se trouvait non loin de leur prochaine étape. Ils laissèrent leur voiture à cet endroit et parcoururent les quelques centaines de mètres qui les séparaient de leurs témoins, à pied. Il y avait du monde dans les rues ce jour-là. Les restaurants et les cafés avaient leurs terrasses ouvertes et les passants profitaient des beaux jours, et de l’ombre bienvenue des parasols. Il faisait déjà très chaud en cette fin de mois de juin. Une ambiance de vacances et d’insouciance régnait. Les parents de Tobias habitaient au centre-ville de Thonon. Leur logement, un appartement cossu, se situait dans un immeuble dans la zone piétonne et marchande. Le père de l’adolescent était médecin-chef de chirurgie de l’hôpital de Thonon. Il ne serait pas présent lors de l’entretien, car il avait dû prendre son service d’urgence pour opérer un patient victime d’un grave accident de la route qui avait eu lieu le matin même. Les enquêteurs seraient reçus par la mère de l’adolescent. Cette dernière était issue d’une famille de la noblesse du Chablais, la famille de Blonay, alors que son père était fils de riches commerçants de Haute-Savoie. Une famille aisée, comme pour Léa. Les gens fréquentaient en général des personnes du même rang qu’eux, il était rare, même chez les ados, que les classes sociales se mélangent, et que « les bergères épousent des princes. » Les paroles d’une chanson de Zebda résonnèrent dans l’esprit d’Aurore au moment où la voix de Madame Duperret de Blonay se fit entendre dans l’interphone. Elle leur indiqua de prendre l’ascenseur et de monter au dernier étage.

 

Non, no, niet, dans toutes les langues nada

Le bossu ne fait pas sa vie avec Esmeralda

En tous cas si t’y crois, je te pince !

C’est dans les rêves que les bergères épousent des princes

 

Lorsqu’Anthony et Aurore montèrent dans l’ascenseur et arrivèrent à l’étage où se situait l’attique, la capitaine se dit qu’effectivement tous n’avaient pas les mêmes chances à la naissance. Déjà dans le hall d’entrée, elle avait été impressionnée : des murs façonnés en marbre blanc, des rambardes d’escalier dorées, les miroirs sur les murs, les ornements au plafond. Elle avait l’impression d’avoir pénétré dans un château et non dans un immeuble du centre de Thonon. Tout n’était que luxe. Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent directement sur l’appartement des Duperret, qui occupait les deux derniers étages de la maison de ville. Une petite femme, l’air grave, les accueillit chaleureusement. Aurore ouvrait des yeux ronds alors qu’ils lui emboîtaient le pas le long d’un couloir de marbre blanc. Elle découvrait des tableaux représentant des portraits et des miroirs encadrés de dorures. Au bout du couloir, derrière les battants d’une grande porte en bois sculpté et peint, la gouvernante les fit entrer dans le petit salon. La pièce était encore plus somptueuse, dotée de tentures et de rideaux de soie, de meubles anciens dont on pouvait aisément imaginer qu’ils étaient très coûteux.

Les deux enquêteurs espéraient que cette rencontre serait plus fructueuse que la précédente et ils eurent raison d’y croire. La gouvernante, une petite femme pétillante et énergique, d’une soixantaine d’années, les avait conduits auprès de la maîtresse de maison, en leur indiquant que cette dernière les attendait en compagnie d’amis de son fils qui avaient tenu à la soutenir. Elle leur confia également qu’elle n’avait jamais vu « Madame » dans un tel état en près de trente ans de service. Elle conclut en ouvrant la porte du salon :

 

— Vous savez, Monsieur Tobias était très apprécié par ses camarades. Vous verrez… Ils sont tous venus pour lui. Les Duperret sont des gens bien… En revanche, sa petite copine… euh… Elle était un peu bizarre. Je trouve.

 

Elle n’eut pas le temps de terminer son explication qu’ils faisaient déjà face à un groupe d’une dizaine de personnes installées, en silence et en rond, dans un splendide salon. Un lustre immense pendait du haut plafond. Ses centaines de breloques en cristal reflétaient les rayons du soleil qui entraient par de grandes baies vitrées. L’espace était gigantesque. Les adolescents et la mère de Tobias semblaient perdus dans les canapés et les fauteuils. Madame Duperret se leva pour les accueillir et les saluer, en leur faisant signe de s’installer sur un canapé libre en face d’elle. Il s’agissait d’une très belle femme, la cinquantaine, malgré la fatigue perceptible et la tristesse qui marquaient ses traits.

 

— Capitaine Pellet, maréchal des logis-chef Favre ! Nous vous attendions. Soyez les bienvenus dans notre maison ! Monsieur Baptiste Antoine nous a prévenus de votre venue. Mon mari vous prie de bien vouloir excuser son absence. Nous étions en train d’organiser la cérémonie en mémoire de Tobias avec ses amis les plus proches.

 

À ces mots, elle ravala un sanglot et sa voix se fit tremblante.

 

— Personnellement, je ne réalise toujours pas que Tobias n’est plus là, que je ne le reverrai plus jamais !

 

Les chuchotements, les discussions et les mouvements cessèrent subitement. Un silence respectueux et gêné s’installa. Les adolescents faisaient un peu tache au milieu de ce cadre luxueux. Ils semblaient se noyer, malgré leur nombre, dans les canapés et fixaient les deux policiers. Une fille, dont de longs cheveux noirs bouclés couraient jusqu’au bas du dos, et qui était assise sur les genoux d’un petit blondinet aux yeux bleus, semblait vouloir dire quelque chose. Elle avait la bouche ouverte, mais aucun son n’en sortit.

Aurore et Anthony, eux-mêmes, embarrassés et touchés par la détresse de la mère de Tobias, se regardèrent.

 

— Nous comprenons, Madame Duperret. Nous allons faire notre possible pour savoir ce qui s’est passé pour que vous puissiez faire votre deuil… et vous aussi… Vous étiez des amis de Tobias, n’est-ce pas ? Est-ce que vous savez si quelqu’un en voulait à Tobias ? S’il avait des ennemis ? Avez-vous repéré quelque chose d’étrange ? Y a-t-il eu des événements qui ont attiré votre attention ces derniers temps ?

 

L’adolescente qui jusqu’alors était restée paralysée parvint enfin à articuler quelques mots :

 

— … Je m’appelle Mélissa, je suis la meilleure amie de Tobias, enfin, j’étais… Oui, je crois savoir ce qui s’est passé… je sais qui a pu faire ça… je ne suis pas sûre, mais en tout cas, je sais qui leur en voulait. C’est tellement violent, je n’en reviens pas.

 

Ses amis approuvèrent en silence. Aurore l’enjoignit à poursuivre ses explications par un mouvement de tête doux, pour lui signifier qu’elle pouvait parler en confiance. La jeune fille poursuivit :

 

— Je pense que c’est la faute de Zeina. C’est l’ex-copine de Tobias. Elle est jalouse et super rancunière… Avec ses potes du quartier, ils ont harcelé Léa pendant des mois. Ils ont publié des trucs horribles sur les réseaux sociaux, des photos de Léa… Des messages de haine. En fait, Tobias a quitté Zeina pour Léa. Elle n’a pas supporté. Et comme Léa était sortie avec Karim, un gars plus âgé, un de ses potes, ils ont monté une vengeance contre elle… On a essayé de les défendre, mais c’est allé tellement loin… on n’a rien pu faire. Léa et Tobias se sont renfermés sur eux-mêmes pour se protéger. Le truc c’est que cela s’est arrêté, il y a un ou deux mois du jour au lendemain… On ne sait pas pourquoi… Et puis, maintenant ça… Peut-être qu’ils ont préparé ça… C’est pour ça qu’il ne se passait plus rien…

 

Un jeune homme blond, un peu en retrait, appuya les propos de Mélissa.

 

— Ouais, c’est des tarés les potes de Zeina et elle aussi. Ils venaient insulter Léa devant le lycée, lui téléphonaient nuit et jour. Tobias m’a raconté qu’il n’en pouvait plus. Zeina l’a même frappée en pleine journée au centre-ville, quand Léa a eu le malheur de la croiser en venant ici, renchérit un ado dénommé Jonathan qui avait l’air totalement abasourdi et abattu.

— Alors vous pensez que ces jeunes ont pu aller aussi loin ? Pourriez-vous nous donner leurs coordonnées ?

 

La capitaine de police s’emballait et les jeunes ne savaient plus où donner de la tête. Les réponses fusèrent de toutes parts. Le maréchal des logis-chef Favre essaya de ramener de l’ordre dans la discussion et interrompit les jeunes d’une voix ferme pour ramener le calme.

 

— Vous allez m’écrire les coordonnées et les noms des personnes sur ce carnet, dit-il en leur tendant un bloc-notes et un stylo. Capitaine Pellet, ne vous emballez pas trop ! Une question après l’autre, sinon nous ne nous en sortirons pas.

 

Tous firent à nouveau silence en se passant le carnet.

 

— Oui, OK. Alors ? Avez-vous autre chose à nous signaler ?

 

Contre toute attente, ce fut la mère de Tobias qui prit la parole.

 

— J’étais au courant de cette histoire de harcèlement et cela ne me plaisait pas du tout. Nous en avons parlé au directeur du lycée et aussi avec les parents de Léa. Tobias ne voulait plus aller en cours. Il s’enfermait avec Léa pendant des journées entières. Je ne sais pas exactement ce qu’ils faisaient. Mais j’ai cru comprendre qu’ils jouaient à des jeux vidéo… et cela m’inquiétait un peu parce qu’aussi bien Tobias que Léa avaient l’air totalement accros et fascinés. Ils ne mangeaient plus, ne dormaient plus, ne sortaient plus. Je mettais cela sur le compte de ce que vivait Léa. Je ne me suis donc pas plus inquiétée que ça. Au moins, ici, ils étaient en sécurité…

— Oui, c’est vrai. Tobias était accro à un jeu. Il disait que c’était un nouveau défi qui n’était pas ouvert à tout le monde, acquiesça Mélissa. Moi, je n’y connais rien…, mais toi, Alex ? Tu connais ce jeu, non ? Demanda-t-elle à un autre jeune garçon, plus réservé, brun foncé les cheveux en bataille et des lunettes épaisses sur le nez. Il disparaissait dans une chemise à carreaux beaucoup trop grande pour lui.

— Euh, oui. Mais moi, je n’ai jamais joué à ce jeu. Il faut être invité et initié. Ça s’appelle un truc avec chasse… en anglais « Hunt » quelque chose. Il paraît qu’il y avait des events. Tobias voulait me montrer un de ces jours… mais il n’a pas eu le temps.

— C’est très intéressant tout ça. Merci beaucoup à vous toutes et tous. Merci, Madame, pour votre accueil ! Je pense que nous avons assez d’éléments pour poursuivre notre enquête, conclut le maréchal des logis-chef Favre, qui avait lu une grande fatigue dans le regard de la maîtresse de maison et qui venait de récupérer son carnet, rempli de noms et d’adresses.

 

Aurore comprit tout de suite et poursuivit :

 

— Oui, merci à vous toutes et tous. Ces informations nous ont été vraiment très utiles. Nous allons vous laisser. Nous vous demandons juste de rester disponibles si nous avons d’autres questions. Voici nos cartes et nos coordonnées. N’hésitez pas à nous contacter si quelque chose vous revient. Merci beaucoup et encore beaucoup de courage pour ces moments difficiles.

 

Les deux enquêteurs partirent, fatigués. La journée avait été intense. De concert, ils décidèrent qu’elle était à présent terminée. Ils se retrouveraient avec les autres enquêteurs le lendemain et poursuivraient les nouvelles pistes en confrontant les éléments. Les informations se mélangeaient dans la tête d’Aurore. Le sentiment de naviguer dans le brouillard et la fatigue qui l’accompagnait depuis son réveil ne l’avaient pas quittée. Elle se sentait toujours nauséeuse. Prendre la direction de son hôtel était la meilleure idée. Jules devait attendre depuis un moment.

 

OceanofPDF.com

This girl I know, needs some shelter

She don’t believe anyone can help her

She’s doing so much harm

Doing so much damage

But you don’t want to get involved

You tell her she can manage

And you can’t change the way she feels

But you could put your arms around her

 

Massive Attack, Protection, Protection

 

OceanofPDF.com