Après quoi on court

Jeremy Sebbane · Chapitre 117 sur 154

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Après quoi on court

Aaron

Le 31 décembre, c’est de la merde. À chaque fois que je l’ai fêté, j’ai passé une soirée affreuse.

Ce réveillon n’a pas dérogé à la règle.

J’avais proposé à Michaël de le passer avec moi mais il avait refusé en me disant que le 31 ne représentait rien pour les juifs et qu’il n’y avait rien à fêter dans le fait de changer d’année.

Du coup, j’ai proposé à Lisa de le passer ensemble, mais elle m’a demandé si je l’avais proposé à Michaël avant, et comme je lui ai dit oui, elle m’a dit non. Résultat : je l’ai traitée d’insupportable et on s’est encore fâchés.

Alors je l’ai passé avec Clara qui elle-même le passait avec moi parce que le mec qu’elle convoitait l’avait plantée au dernier moment.

On s’est retrouvés comme des cons sur les Champs-Élysées avec une bouteille de champagne. À minuit, on s’est fait un hug et on s’est dit que cela suffisait pour ce soir et qu’on pouvait rentrer chez nous.

Après deux heures de galère dans le métro bondé, je suis arrivé chez moi. Ma mère mettait une couverture sur mon père qui s’était encore endormi dans son fauteuil devant la télévision.

Je l’ai embrassée, lui ai souhaité une bonne année, une année qui ne pouvait être que meilleure que celle que nous venions d’affronter.

Elle m’a demandé de l’aider à soulever mon père pour l’amener jusqu’à leur lit. Comme je n’ai pas été très habile car un peu pompette, il s’est réveillé, il m’a souri et m’a souhaité, à son tour, une belle année.

C’était avec eux que j’aurais dû passer mon 31.

Je suis allé me coucher et j’ai regardé une dizaine de fois mon portable avant de m’endormir. Ni Michaël ni Lisa n’avaient répondu aux messages que je leur avais envoyés. À cause de la surcharge du réseau, ai-je vainement tenté de me convaincre.

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