Cours de poétique T1 : Le corps et l'esprit : 1937-1940

Deuxième année (1938-1939) : l’action

Deuxième année

1938-1939

 

L’ACTION

 

Dates des leçons 1 : 2, 3, 7, 8, 16, 17 et 23 décembre 1938 ; 6, 7, 13, 14, 20, 21, 27 et 28 janvier ; 3, 4, 10, 11, 17, 18, 24 et 25 février ; 10, 11, 17, 18, 24, 25 et 31 mars 1939.

 

PROGRAMME 2

 

Les problèmes de la production des œuvres de l’esprit. Le travail mental

et l’action réfléchie, les vendredis à onze heures, salle 3. — Explication de

divers textes relatifs à la poétique (fragments de Léonard de Vinci, « The

Poetic Principle » d’Edgar Poe, etc.), les samedis, à onze heures, salle 3.

(Ouverture du cours le 2 décembre [1938].)

 

PROGRAMME DÉVELOPPÉ

 

Ce programme fut sans doute rédigé pour être soumis à l’approbation de l’assemblée des professeurs en juin 1938, comme il est d’usage. Valéry y dresse un intéressant parallèle entre deux états apparemment antinomiques de la vie mentale, le rêve et l’attention. Un lien s’établit ainsi entre les deux phases de la création des œuvres de l’esprit : celle des « productions spontanées de la sensibilité », étudiée lors de la première année de cours, et celle du « travail intellectuel » visant à élaborer et organiser ces produits immédiats, qui fait l’objet du cours de 1938-1939.

 

La première année de cours de poétique a été consacrée à préciser

l’objet même de cet enseignement : production des œuvres de l’esprit ; conditions de cette production ; problèmes que cette recherche introduit ;

parti à prendre pour les énoncer et les traiter 3.

La plus grande partie du cours de l’année écoulée a porté sur les

productions spontanées de la sensibilité : contrastes, complémentaires,

symétries, similitudes — toutes formations antérieures aux élaborations et

organisations qui constituent le travail intellectuel proprement dit.

Le cours de seconde année aura pour objet l’analyse des diverses

conditions de ce travail, qui sera considéré dans ses relations avec « la

conscience de soi » et avec le type général de l’acte. Toute œuvre est

résultat d’un acte. Il est naturel d’examiner les temps successifs de sa

production en prenant pour ligne générale, à partir de la sensibilité, la suite

des états qui tendent à la détermination complète de l’action. Il y aura lieu

d’examiner d’abord une phase d’accommodation ou d’adaptation qui

s’oppose à l’état le plus fréquent, qui est état de disponibilité, d’absence de

but précis, d’admission générale et de fluctuation entre les impressions et

les idées. La phase d’accommodation est la condition de la vision nette,

c’est-à-dire coordonnée avec un système moteur : il a paru que cette notion

d’origine physiologique pouvait servir de modèle dans l’étude des fonctions

mentales et conduire assez aisément à un énoncé des problèmes de

l’attention.

Celle-ci donnera occasion de parler de la durée considérée comme écart

du « cours naturel des choses », dont il a été longuement question en

première année. On étudiera successivement les notions de « point

généralisé », les limites de l’état de spécialisation et le seuil de l’attention

continue ; les effets de ces conditions restrictives sur le contenu de la

pensée et les résultats. On rapprochera les diverses applications de l’esprit

en retrouvant dans chacune les traits communs du travail mental volontaire,

qui se superpose à l’activité simple de l’esprit.

D’autre part, certaines comparaisons avec ce que nous pouvons savoir

ou conjecturer de l’état de rêve seront esquissées, le rêve et l’attention étant l’un et l’autre des périodes de séparation, mais dont l’une est définie par la

conservation de l’état même, l’autre par la conservation de l’objet. Ce sont,

en somme, deux possibilités limites opposées, mais il y a de l’attention vers

le rêve un certain passage.

 

PLAN DU COURS

 

Dans ce plan du cours de 1938-1939, on voit les leçons du samedi dévolues à des explications de textes, pour lesquelles Valéry ne prévoit aucune préparation. Aussi n’en reste-t-il aucun document d’archive. Les leçons du vendredi sont consacrées à la « mystique du pouvoir » (le pouvoir de créer, il s’entend).

 

Année scolaire 1938-1939 4

Trente leçons

VENDREDI (QUINZE LEÇONS)

Mystique du pouvoir

1-2. Révision en deux vendredis du cours de l’année précédente. 3. Naissance de la volonté.

4. Sensation motrice.

5. Le muscle — la fonction.

6. Variables fonctionnelles.

7. Prolongement de la fonction en acte.

8. Résistance à l’acte : l’espace, le continu mathématique, l’infini. 9. Préparation à l’acte : le temps.

10. Rapports du temps et de la personnalité : les phases.

11-12. L’acte mental lui-même.

13. Le possible de l’homme et le non-possible.

14. Révision du cours de l’année.

15. Relâche.

 

SAMEDI (QUINZE LEÇONS)

 

Explications de textes

Cinq leçons : Edgar Poe.

Cinq leçons : Huysmans (Durtal ? 5 À rebours). Cinq leçons : Rimbaud.

Aucune préparation à effectuer pour ces quinze leçons.

RÉSUMÉ 6

 

Le cours de poétique de première année avait consisté dans l’étude des

productions immédiates de la sensibilité, laquelle nous offre dans chaque

domaine sensoriel des relations remarquables entre les éléments de ce

domaine : les complémentaires, les contrastes, les symétries, les similitudes,

les harmoniques. Ces productions spontanées et réciproques sont

essentielles aux arts, qui spéculent sur elles, les provoquent et les

combinent. Mais des excitations et des sensations ne suffisent pas à créer

des œuvres. Il faut que nos pouvoirs d’action interviennent.

Le cours de l’an passé a donc été consacré à exposer une théorie très

générale de l’action complexe, celle qui exige la coordination momentanée

de fonctions indépendantes. Toute œuvre est le produit d’une telle

construction fonctionnelle qui se forme plus ou moins facilement et se

disloque, ou bien se dissout, après avoir satisfait l’excitation initiale, ou par

l’épuisement de celle-ci. Quels que soient la complication d’une œuvre, la

diversité des moyens qu’elle met en jeu, celle des conditions qu’elle doit

remplir, le genre auquel elle appartient, la singularité de son auteur, le

temps qu’il a dépensé à la produire, etc., elle est toujours le résultat

extérieur que laisse après soi une modification d’un système vivant, qui est

engagé par quelque circonstance dans une spécialisation plus ou moins

précise et plus ou moins durable, de laquelle il revient à l’état de « liberté »

ou de disponibilité initial. Toute action peut donc se représenter par une

sorte de cycle décrit par une fonction composée, qui se décompose après

opération. L’œuvre (si œuvre il y a) se sépare donc, et se distingue de son

producteur comme l’objet fabriqué par une mécanique se détache et se

distingue de celle-ci. Mais tandis que le mécanisme revient à l’état à partir

duquel il peut faire un nouvel objet identique au premier, le système vivant

revient à l’état à partir duquel il pourra faire un objet tout autre.

Cette conception fondamentale est impliquée dans toute considération

ou réflexion des œuvres de l’esprit : elle est d’ailleurs négligée à cause de sa généralité même, car l’attention se porte sur le produit et s’y obstine,

sans observer que, quelle que soit sa particularité ou sa singularité, il

procède d’un certain fonctionnement dont les conditions s’imposent à lui et

s’y impriment. Par exemple, le nombre des constituants distincts d’un état

de conscience, la durée extrême du maintien d’une application de l’esprit

sont des restrictions fonctionnelles évidentes qui ont certainement pour effet

de limiter nos développements de pensée, de nous arrêter à tel point et sur

telles conclusions positives en apparence, mais qui ne signifient, en réalité,

que les bornes de notre pouvoir. La durée et la complication d’une phrase

sont très limitées. Si complexe qu’en soit l’objet, l’intelligibilité exige

qu’on le réduise à ce que nous pouvons embrasser dans une sorte d’unité

d’action mentale.

Contre cette limitation, s’est créé tout un arsenal de notions dites

« abstraites », plus ou moins heureusement formées, qui accroissent ou

semblent accroître nos pouvoirs de compréhension ou de combinaison, et

nous permettent de composer des actions de plus en plus précises et de plus

en plus étendues, ou des fantômes d’actions.

L’étude de plusieurs de ces notions a occupé une partie du cours

(analyse des notions de nombre, de forme et d’ordre).

 

Le cours du samedi a été consacré à l’explication du « Poetic

Principle » d’Edgar Poe et de quelques autres textes du même auteur

relatifs à la poésie. On a traité ensuite de la forme comparée de quelques

poètes français (Villon, Racine et Hugo, etc.).

 

RÉSUMÉ DU COURS : DÉCEMBRE 1938

— MARS 1939 7

 

« Le but éminent de celui qui produit est de produire en soi-même celui qui fait l’œuvre »

Système producteur La personne de l’auteur, dans son ensemble, masque l’œuvre

plus qu’elle n’aide à la dégager, si l’on n’a soin d’isoler en elle un système spécial de fonctions et d’actes qui aboutit à la création. Il se fait une transformation du moi qui aboutit à l’œuvre du moi. Cette sorte de mobilisation de certains possibles de l’être est obtenue à un prix souvent coûteux. À l’ensemble de la personnalité, et souvent à son détriment, se substitue, par un jeu de contraintes, le mécanisme-qui-fait une chose. Il y a là, de fonction à fonction, une transformation d’énergie comparable à celle d’une machine thermique.

Création du mécanisme De l’acte réflexe, de l’excitation sensible du premier degré, on

passe à ce qu’on a appelé l’an dernier la sensibilité seconde, où apparaissent, avec les sensations motrices, les possibilités d’agir, la coordination. Coordonner, c’est construire en soi un mécanisme. Une fois créés, par un accident qui a brisé le « cours naturel » du moi, ces systèmes particuliers, qui se conservent et qui s’annulent, reviennent tous au zéro, à l’équidisponibilité, d’où ils sont sortis. Toute œuvre a un accident pour origine.

Instrumentation Le système de production équivaut à transformer une partie de

l’être vivant en instrument, c’est-à-dire à le soustraire à la conscience. C’est l’attention qui intervient pour empêcher l’acte de sombrer dans l’automatisme, et selon le degré de cette attention, le faire remonter à un degré de conscience de plus en plus élevé.

Temps de montage L’analyse de l’action commence par le passage des états

initiaux à l’état d’action productrice : le passage de l’indépendance première des fonctions à leur dépendance

Vie neuromusculaire momentanée est ce qu’on peut appeler temps de montage. Tout ce

qui assimile la dynamique de l’être vivant à la dynamique en

général (cf. conservation de l’énergie : exemple de Haughton 8) est très intéressant. Notre vie neuromusculaire est si importante que bien des notions s’y rattachent, qui en apparence n’ont plus aucun lien avec cette origine. L’essai que fait l’enfant qui apprend à marcher de son système neuromusculaire enferme le prototype de toute action. C’est le début du cycle. À quel moment la conscience doit-elle apparaître ? Le sommeil, et tous les états voisins du sommeil, de veille déclinante, de veille « mêlée », doivent être étudiés. Dans la création poétique, on sollicite les formes intercurrentes, aberrantes de la paraconscience.

Le cours de l’année passée a enseigné que la sensibilité est non

seulement réceptive, mais productrice. Et le réceptif lui-même est Relais une production. L’action extérieure peut se borner à mettre en jeu

une énergie qui existe en nous. Il n’y a pas de rapport, ni quantitatif, ni qualitatif, entre la cause et l’effet. Tout le système nerveux est un système de relais qui remédient à l’incohérence totale de nos différents univers de sensations. C’est cette dispersion, cette discontinuité du monde sensoriel qui développe en nous une énergie de centralisation, laquelle fournit une réponse à cette brisure que nous avons vu se produire, sous un choc, dans le cours ordinaire de la sensibilité. Au réveil, par exemple, l’être reconstitué éveillera en lui-même un autre être qui pourra être celui de la production de l’esprit. Il y a ainsi une chaîne des « moments », des étapes sur cette voie et sur celle du retour à ce moi sans figure, pur, virtuel, dont on a donné la définition l’an

passé (C, M, E 9).

Distinction du fait et de L’observateur modifie la chose observée. D’où, étudier de très l’événement près les conditions de l’observation pour en dégager les invariants.

Un des problèmes essentiels est de savoir si les notions telles

que force, masse, etc., qui sont nos intermédiaires vis-à-vis du

L’épure motrice monde extérieur, ont une base en nous, dans nos représentations

d’action. L’approche de l’action dessine en nous une épure motrice. L’homme qui court est dessiné en nous quand surgit l’événement qui le pousse à courir. Nos mécanismes peuvent se combiner avec les mécanismes inventés. Il en est parmi eux qui poursuivent de seules fins utilitaires : ce but atteint, toutes les circonstances de l’acte s’évanouissent. D’autres, au contraire, ont leur fin en eux-mêmes ou poursuivent un but idéal (opposition de la marche et de la danse). Dans les deux cas, l’instrumentation est la même.

Avant de considérer le cycle complet d’action où les notions

telles que celles de nombre, de forme, d’ordre doivent figurer, il

La pensée, fonction faut dire une fois encore que l’origine de l’action, le milieu où elle d’absence naît, est ce régime moyen d’échanges avec le monde extérieur qui

ne se distingue pas de nos automatismes, et n’exige pas de montages nouveaux. C’est à ce niveau qu’un choc se produit, une excitation sensible, et qu’une série de relais vient substituer à tout ce qui est sous notre regard ce qui n’y est pas. La pensée elle-même est ce qui n’est pas là. Elle est une fonction d’absence.

La vie courante consiste à ne pas exister. C’est l’accidentel, ce

qui ne fournit pas en soi de quoi répondre, qui engendre un développement nouveau. Éveil chez l’enfant, en même temps que

des sensations motrices, de la curiosité et de l’imitation (génération des arts).

Dans le fonctionnement de l’être humain, on relève des

agitations périodiques sans emploi, qui jouent un rôle inefficace ;

La conscience intervient dans il y a là une quantité d’énergie inemployée : le rire, la colère, etc.

l’acte L’étude de cette production psychique instantanée nous conduit au

rêve et à toute production dite « inconsciente » ou « subconsciente ». Ici, les conditions d’attente modifient la sensibilité, préparent l’être à recevoir ce que le mystérieux individu caché peut produire — à condition que ce produit ait la forme d’un produit extériorisable. L’entrée en jeu, l’intervention de la conscience est alors très importante. Elle modifie l’action par la coordination de tous les éléments de la sensibilité (livre sur

le toucher de l’élève de Liszt 10). La conscience se place donc en un certain point de l’accomplissement de l’acte. Par son contrôle lucide, elle s’oppose au moment qui est réflexe. Et cependant son intervention même est un réflexe : à l’origine, cet antiréflexe est un réflexe.

Selon les moments du moi où elle intervient, elle en change les

combinaisons, selon la classification déjà envisagée (C, M, E). Par abstraction de deux termes, on a :

(C, M) E : méditation mentale ;

(C, E) M : hypnose ;

(E, M) C : sens physique.

La distinction de ces trois séries selon le caractère et l’intensité

L’attention de la conscience nous amène à l’attention. Distraction de l’état

d’échange libre. À une impuissance initiale se substitue une intensité. L’étude de l’attention se relie à celle de l’accommodation visuelle-motrice (le vocabulaire de la vision est sans cesse employé). Par une suite de substitutions qui ont pour but de restreindre le champ mental, en l’intensifiant, nous assistons à une attaque permanente de ce qui est par ce qui n’est pas. Ce sont les modifications qui préparent notre système moteur à passer à l’acte (qu’il y passe ou non, d’ailleurs). Le passage de la pluralité (objets visibles) au nombre (abstrait) est un exemple de ce travail de l’esprit.

L’accommodation mène au L’état de veille pure a pour produit la science.

monde des choses nettes (qui L’accommodation est donc un cas particulier type de notre faculté

est celui de la veille) d’adaptation. La perception est nette quand elle suffit à déterminer

immédiatement la réponse psychique, qu’elle supprime la sensation en tant que signe. Or, aucun sens ne peut à lui seul La netteté, élément conférer cette netteté. La sensation pure est inutilisable. Il y faut musculaire un élément musculaire. La netteté est une valeur de la sensation

par laquelle le sens moteur intervient.

L’idée de mesure se relie à l’accommodation. Il y a un

jugement qui intervient pour maintenir la mesure constante quand l’image varie sur notre appareil visuel : le jugement selon lequel l’homme s’est rapproché compense son agrandissement sur notre rétine. C’est la substitution d’une opération à la chose elle-même.

(Les anciennes mesures inscrites dans le corps humain, etc.,

jusqu’au mot de pensée (pesée).)

Comme le nombre, comme la mesure, l’ordre est une des

notions qui figurent dans le cycle d’action de l’homme, selon la modulation de sa journée sensible, ce processus qui le mène d’un état vague à un état vague, en passant par tous les états précis de l’esprit. Le langage, dans cette recherche, constitue un élément de confusion, en ce qu’il passe par-dessus toutes les différences de moment. Il faudrait placer toutes les notions dans leur milieu d’action.

L’ordre est contenu dans une La question de l’ordre se pose chaque fois que l’on a affaire au

correspondance entre la monde extérieur. Notre esprit est désordre. Afin de mettre de nature d’un objet et sa l’ordre en lui, il crée une extériorisation artificielle sous le nom

position d’attention. Il est le produit d’une sensation motrice immobilisée.

L’origine de l’ordre dans nos propres sensations est révélée par le simple tableau des prépositions qui traduisent l’ordre dans l’espace. Il est aussi un ordre dans le temps : le schéma d’avant et d’après inscrit en nous et qui donne la triple notion passé — présent — futur.

Il faut rapprocher encore de l’accommodation le rythme, dans

lequel le temps vivant intervient. (Pas de « rythme des vagues », mais un « mouvement périodique ».) Le rythme contient la notion de répétition, acquise en même temps que la perception du mouvement. La reconstitution, le fait de retrouver en soi le même — par une autre voie — (cf. le signe) est toujours moteur.

Ici, non seulement on s’insurge contre le principe de causalité,

mais en prononçant le mot de même, je pose la question dangereuse de l’identité. Le mot même peut toujours être mis en défaut. Il n’existe que par la négligence d’une différence, soit que nos sens ne l’aient point perçue, ou que notre esprit ait voulu l’écarter. Cette condition du même est étroitement reliée à notre fonction d’observer, à notre être. Nous ne savons qu’à condition

de négliger. Nous construisons de l’identique en construisant notre moi (étymologie commune du même et du moi).

Le problème de l’évocation, de la reconstitution en d’autres

circonstances d’une chose éprouvée, est résolu dans la poésie grâce à une concordance remarquable qui s’établit entre diverses fonctions. L’œuvre est un moyen, un intermédiaire matériel qui doit susciter des actes ayant pour but de retrouver quelque chose que l’auteur a ressentie.

 

1. La deuxième semaine de décembre 1938, les leçons furent décalées au mercredi et au jeudi.

2 e . Annuaire du Collège de France , 38 année (1937-1938), 1938, p. 154.

3. NAF 19087, f. 23. Dactylographie avec ajouts autographes.

4. NAF 19087, f. 19. Dactylographie avec ajouts autographes.

5. Voir « Durtal » (1898), dans Variété (Œ1, p. 742-753 ; LP1, p. 222-236).

6 e . Annuaire du Collège de France , 39 année (1938-1939), 1939, p. 183-184.

7. NAF 19087, f. 24-30. Dactylographie. Résumé analytique différent du résumé publié dans l’Annuaire.

8. Dans ses Principes de mécanique animale (Principles of Animal Mechanics, 1873), le naturaliste irlandais Samuel Haughton (1821-1897) étudia la dynamique du travail musculaire sur le modèle de la dynamique générale.

9. Corps, monde, esprit.

10. La pianiste Marie Jaëll (1846-1925), qui fut disciple de Franz Liszt et professeure de piano de Catherine Pozzi, écrivit plusieurs ouvrages sur le toucher du piano, notamment Le Toucher : enseignement du piano basé sur la physiologie (1899).

 

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