Dossier extraterrestres: l'affaire des enlèvements

À bord des vaisseaux extraterrestres : les « êtres »

À bord des vaisseaux extraterrestres :

les « êtres »

 

Les kidnappés se souviennent avoir pénétré dans le vaisseau extraterrestre soit par le dessous, soit par des portes ovales sur le côté, bien qu’ils ne puissent généralement guère se rappeler à quel moment exactement. Une fois à l’intérieur, ils se retrouvent la plupart du temps dans une petite pièce sombre, une sorte de vestibule. Peu après, on les emmène dans une ou plusieurs autres pièces plus spacieuses où vont avoir lieu les expérimentations. Ces endroits sont en principe très violemment éclairés. L’atmosphère est humide, glaciale et sent parfois mauvais. Les murs et le plafond sont incurvés et le plus souvent tout blancs, alors que le sol apparaît sombre ou même franchement noir. Des consoles d’ordinateurs (ou apparentés) et d’autres équipements et instruments s’étalent de chaque côté des salles qui peuvent présenter des sortes de balcons ou de galeries sur plusieurs niveaux. Toutes ces installations n’ont rien à voir avec ce que nous connaissons habituellement (Miller, dans la presse). Le mobilier est rare et généralement limité à des sièges très adaptés aux formes du corps et à des tables montées sur un pied unique mobile. L’ambiance est toute clinique, c’est-à-dire froide et « stérilisée », une mécanique inhumaine, sauf dans les cas de certaines mises en scène complexes auxquelles se livrent les extraterrestres. Dans l’analyse des cas que l’on trouvera dans les chapitres qui vont suivre, bien d’autres détails sur l’intérieur des vaisseaux et sur les procédures expérimentales elles-mêmes seront donnés au lecteur.

Une fois à bord, les kidnappés peuvent observer le va-et-vient de nombreux êtres extraterrestres, tous affectés à diverses tâches relatives au bon fonctionnement des équipements et des procédures expérimentales. Les créatures décrites par mes patients semblent être de plusieurs sortes : elles se présenteraient comme des entités lumineuses de grande ou de petite taille, parfois translucides, ou du moins pas tout à fait solides au sens où on l’entend communément. Certains sujets parlent de créatures reptiliennes (Carlos, au chap. 14) qui ont l’air de fonctionner mécaniquement. Certains sujets ont remarqué la présence d’aides humains aux côtés des êtres extraterrestres humanoïdes. Mais le type le plus décrit est certainement celui de ces petits humanoïdes « gris » d’environ un mètre ou un mètre vingt maximum. Les « gris » seraient de deux sortes - les petits esclaves, qui s’activent comme des abeilles ou des insectes et qui se meuvent ou glissent tels des robots pour entrer ou sortir du vaisseau en remplissant des tâches variées et spécifiques ; et un autre type, plus grand, qui indiquerait le chef ou le « docteur » (selon l’expression souvent employée par les kidnappés). Des « nourrices » femelles, ainsi que d’autres êtres ayant des attributions spéciales, auraient été également observées. Le « chef » est en principe ressenti comme étant un mâle, mais il existerait des chefs femelles. La différence de genre n’est pas aussi nettement déterminée par les aspects anatomiques ; les kidnappés « éprouvent » davantage intuitivement cette différence et trouvent difficile de la traduire par des mots.

Les petits gris possèdent des crânes de grande dimension en forme de poire, dont la partie la plus renflée formerait la base ; ils ont de longs bras avec trois ou quatre doigts, un torse très mince et des jambes fuselées. On ignore à quoi ressemblent les pieds : généralement recouverts d’un genre de bottes il est difficile de les apercevoir nettement. Les organes génitaux extérieurs, à quelques exceptions près (Joe, chap. 8), restent invisibles. Ces êtres n’ont ni cheveux ni oreilles ; leurs narines sont rudimentaires et une fente très fine tient lieu de bouche ; elle ne s’ouvre pratiquement jamais ni n’exprime une quelconque émotion. Ce qui semble le plus remarquable, ce sont leurs yeux proéminents et extrêmement sombres qui s’incurvent vers le haut et s’arrondissent vers le milieu du visage ; vers les extrémités, ils prennent la forme d’une amande. On dirait qu’ils n’ont ni « blanc » (conjonctive) ni pupille, bien que certains sujets aient pu occasionnellement apercevoir, en quelque sorte, « un œil à l’intérieur de l’œil » saillant tout à coup comme s’il voulait s’extraire du premier ! Les yeux, comme nous le verrons dans les exemples, ont un pouvoir spécial et les kidnappés ont maintes fois tenté d’éviter de les regarder fixement car ils sentaient bien qu’ils perdaient alors tout contrôle sur eux-mêmes, toute volonté, toute conscience, dès que ces yeux étranges plongeaient dans les leurs. En dehors des bottes déjà signalées, les extraterrestres portent habituellement des espèces de tuniques d’un seul tenant assez ajustées et le plus souvent sans ornement. Notons aussi le port fréquent d’une cagoule, capuche ou capuchon.

Le chef, ou docteur, est légèrement plus grand que les autres, peut-être entre un mètre vingt et un mètre cinquante, et a les mêmes traits que les plus petits, si ce n’est qu’il paraît plus âgé et plus ridé. Il est très net qu’il a la charge du bon déroulement de toutes les procédures qui ont lieu bord du à vaisseau. L’attitude des kidnappés à son égard ne manque pas d’ambiguïté et ce phénomène est général. Les kidnappés découvrent souvent qu’ils ont eu, leur vie durant, affaire à un de ces « maîtres » et qu’ils lui sont très attachés, partageant une relation affective extrêmement puissante, et parfois même réciproque. Dans le même temps, les kidnappés détestent ce contrôle qu’exerce sur eux ce personnage. La communication entre les extraterrestres et les humains s’effectue par des moyens télépathiques, directement de mental à mental et de pensée à pensée, sans qu’il soit nécessaire d’user d’un langage spécifique, tel que ceux que nous avons appris.

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