Dossier extraterrestres: l'affaire des enlèvements

Autres implications pour la conscience humaine

Autres implications pour la

conscience humaine

 

Avec l’ouverture de la conscience vers de nouveaux états d’être, les kidnappés découvrent des schémas et des perspectives d’existence qui leur confèrent un sens approfondi des liens qui s’entrecroisent dans l’univers tout entier. Pour Dave, ce sentiment a pris la forme de coïncidences signifiantes, ce que Jung nomme des synchronicités, et qui lui devenaient évidentes partout où il allait, surtout après qu’il fut parvenu à intégrer ses expériences de kidnapping. Les pensées et les idées peuvent, au cours des enlèvements, apparaître reliées au monde physique d’une manière plus organique que dans la vie ordinaire. La métaphore devient alors tangible, concrète. Pour Peter, « son quatrième pas » pour passer à travers la cloison de sa maison de Nantucket en août 1992 référait à une action réelle et physique et aussi à une symbolique puissante traduisant sa décision et son acceptation de passer d’un plan de la réalité à un autre. Pour Arthur, le fil lumineux, d’une manière très littéral, était la source énergétique qui le transportait jusqu’au vaisseau spatial et la représentation concrète des liens qui l’attachaient aux autres.

Un fonctionnaire de la santé publique, homme de quarante et un ans, m’a parlé de larges tuyaux par lesquels il passait au cours d’un de ses enlèvements : « ...Et qui me menaient vers cet autre plan où il y avait cette lumière... C’était comme une naissance à cause de la sensation de fluidité » dans ces tuyaux. Passer à travers eux était une « renaissance » à la fois littérale et symbolique, un passage « à travers le voile, un passage de l’autre côté ». Au cours d’un kidnapping qui s’est produit ultérieurement à ceux décrits dans ce livre, Catherine eut aussi affaire à un tuyau, tube ou tunnel par lequel elle, comme d’autres, dut passer pour quitter un plan spirituel hors de notre espace-temps et rejoindre son enveloppe corporelle d’être incarnée sur cette Terre.

Les expériences d’enlèvement semblent, d’autre part, ouvrir la conscience des kidnappés, du moins certains avec qui j’ai travaillé, aux cycles des morts et des renaissances tels qu’on peut les voir décrits dans le Bardo tibétain (Sogyal Rinpoche 1992). Une illustration saisissante en fut donnée à plusieurs reprises dans les réminiscences de vies antérieures que certains sujets ont évoquées sous hypnose. Ces rapports suggèrent que la conscience humaine possède son propre schéma interne d’évolution, schéma qui n’est pas celui du corps physique. Des gens comme Dave, Joe, Catherine ou Eva ont abordé avec d’intenses émotions ces périodes d’incarnation sur Terre, suivies de morts revécues de manière dramatique et spectaculaire pour l’observateur. Tous parlaient de retour vers et de fusion avec quelque source ou conscience primordiale, créatrice de tout ce qui formait l’univers, puis d’une redescente sur Terre en passant par le ventre d’une femme et enfin la reprise d’un corps charnel.

La mort ou transition entre deux incarnations semble inclure une sensation de légèreté et de luminosité (cf. Joe). « Comme c’est bon de revenir », dit-il. « C’est tellement plus réel, dira de son côté Eva, de monter, de s’épanouir, de ressentir la joie. » Elle se fondit « dans une lumière blanche et or » et vit une colombe qui s’envolait d’une cage. « Voilà mon âme », dit-elle. Dans certains cas, les extraterrestres, qui semblent résider ou appartenir à cette dimension fluide (bien qu’ils s’incarnent périodiquement dans une certaine mesure sur Terre), semblent aussi avoir accompagné les kidnappés à travers diverses incarnations dans le temps. Comme nous l’avons déjà vu en détail avec Dave et Joe, il serait possible de suivre le développement ou l’évolution de la conscience à travers les différentes existences qu’un individu aura investies au cours du temps.

Il serait vain d’épiloguer pour savoir si l’identité d’une vie antérieure appartient vraiment à un kidnappé en particulier de la même façon que notre corps ne serait vraiment le nôtre que le temps de notre passage ici-bas. Le biologiste Rupert Sheldrake a émis l’idée qu’il serait possible qu’il existât une sorte de mémoire collective éternelle d’où nous procéderions tous. On pourrait ainsi, par exemple, « se brancher sur telle population à telle époque du passé et, grâce à des résonances morphiques, retrouver le souvenir de vies antérieures ». Cela ne prouverait en rien, ajouta-t-il, que « vous soyez cette personne » (Sheldrake 1992). Son idée s’harmonise avec l’observation que la psyché ou la mémoire des kidnappés semble capable de voyager, surtout au moment de l’ouverture de conscience qui se produit durant la séance de régression, vers l’endroit et vers l’époque que les exigences de l’évolution du moment requièrent.

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