Dossier extraterrestres: l'affaire des enlèvements

Les événements physiques ou apparentés

Les événements physiques ou

apparentés

 

Je ne peux que signaler de nouveau que nous ignorons tout de l’origine des ovnis et des êtres extraterrestres (s’ils viennent ou non, par exemple, d’un autre univers physique tel que nos astrophysiciens peuvent le décrire), mais une chose est sûre : ils se manifestent dans notre monde physique avec certaines conséquences définissables. La grande majorité des kidnappés ont pu observer d’une manière assez saisissante des ovnis à un moment ou à un autre de leur vie, même s’ils n’ont pas toujours pu percevoir l’extérieur d’un vaisseau spatial lors d’une expérience particulière d’enlèvement. Presque dans tous les cas, on note une ou plusieurs données matérielles concrètes accompagnant ou suivant une expérience d’enlèvement comme, par exemple, des observations d’ovnis dans les environs, des traces de brûlis sur le terrain où les ovnis se seraient posés, ainsi que des recoupements indicatifs qui ne pouvaient être le fait des kidnappés au moment de l’incident. Notons encore ce cas de femme enceinte dont l’état d’abord inexpliqué disparaît ensuite comme par enchantement ; toute une gamme de petites lésions apparemment anodines sur le corps des sujets, des saignements de nez, ou la découverte d’objets minuscules dans le corps des kidnappés.

Ces observations sont subtiles et souvent difficiles à prouver dans le contexte actuel de la science officielle. Il nous faut donc les considérer comme des preuves secondaires par rapport aux récits des victimes. Mais on ne peut les passer sous silence, tellement leur nombre et leur caractère répétitif nous paraissent importants et signifiants. Malgré tout, la masse la plus impressionnante des informations collectées ne nous vient pas des observations d’ordre matériel mais des rapports des kidnappés eux-mêmes. Bien que différent les uns des autres à bien des égards, on y découvre une telle unité que cela défie toutes les explications psychiatriques traditionnelles.

En principe, les kidnappés auraient vécu des rencontres tout au long de leur existence avec des extraterrestres et des ovnis, bien que dans certains cas (Ed et Arthur), un seul enlèvement ait eu lieu en donnant à l’existence du sujet tout son relief. L’expérience d’un enlèvement débute par une altération de la conscience du sujet, signalée par une sorte de bourdonnement ou tout autre bruit étrange, l’apparition d’une lumière dont on n’arrive pas à déterminer la source, le sentiment d’une présence ou même la vision d’un ou plusieurs extraterrestres (description au chap. 2) ou encore la sensation d’une forte vibration dans le corps (« les rêves électriques » de Sheila). Ce changement au sein de la conscience peut être très subtil mais les victimes sont toujours certaines qu’elles ne rêvent pas ou ne fantasment pas. Ces personnes ont plutôt la sensation de se mouvoir tout à coup dans une autre réalité qui demeure, malgré tout, quelque chose de bien réel. C’est une réalité éveillée, différente cependant. Un kidnappé m’avait décrit le phénomène d’altération de la conscience en disant que c’était comme si les êtres extraterrestres étaient passés à travers une sorte d’écran, lui révélant une nouvelle réalité.

Après cela, le sujet est entraîné par une force inconnue, souvent un rayon lumineux ou quelque autre énergie dont disposeraient les extraterrestres ; c’est ainsi qu’il quitte son foyer ou tout autre endroit où il se trouvait et il traverse les murs, les portes, les fenêtres fermées si cela est nécessaire, comme un passe-muraille. Le kidnappé voit alors sa maison s’éloigner ainsi que la Terre au-dessous de lui et le voilà qui s’envole vers le vaisseau spatial généralement décrit comme métallique, une soucoupe volante ou un engin en forme de cigare qui serait la source de la lumière perçue précédemment. Une fois à bord de l’appareil, les kidnappés repèrent un nombre variable d’extraterrestres (voir chap. 2) qui sont affairés à préparer les différentes procédures auxquelles les sujets seront soumis. L’intérieur du vaisseau est généralement glacial, émotionnellement et physiquement parlant, avec souvent une odeur de moisi qui flotte ; des consoles et des ordinateurs longent toutes les parois qui sont la plupart du temps incurvées et de couleur uniformément blanche, avec cependant des sols noirs ou foncés, comme cela a été rapporté à plusieurs reprises.

Les procédures imposées aux kidnappés ont alors un caractère médical ou chirurgical, mais les instruments utilisés n’ont plus rien de ce qui nous est familier. On note que ces épisodes sont très souvent précédés de communications télépathiques de toutes sortes, d’observations « yeux dans les yeux » et de séances de scanner. Les kidnappés ont alors l’impression que le contenu de leur cerveau n’a plus de secrets pour les extraterrestres. Ensuite, d’autres procédures interviennent apparemment dirigées par un extraterrestre de plus grande taille et, semble-t-il, plus âgé et que les kidnappés appellent le « docteur » ou le « chef ». Bien que ce personnage déplaise aux kidnappés (et soit perçu la plupart du temps, mais pas systématiquement, comme un être mâle), il leur est cependant familier parce qu’il était déjà présent lors des premiers rapts du temps de l’enfance ; les kidnappés éprouvent d’ailleurs à son égard une attirance, un lien puissant, parfois même un amour intense qu’il leur arrive de ressentir comme réciproque.

Parmi les procédures, on note le prélèvement de tissus humains, des tests et expérimentations au niveau de la tête (souvent ressentis comme étant en relation avec des informations à extirper du cerveau, des contrôles de l’état de santé du sujet et de l’insertion ou du prélèvement d’implants), ainsi que l’intervention d’instruments bizarres sur ou dans certaines parties du corps, notamment l’abdomen, l’anus et les organes génitaux. Sur les sujets mâles, du sperme est prélevé et sur les sujets femelles, ce sont des ovules. L’œuf est alors implanté, après une éventuelle altération génétique, et retiré ensuite du corps d’une « mère porteuse ». Au cours d’enlèvements ultérieurs, les kidnappés ont l’occasion de voir des enfants hybrides et il leur est souvent demandé de les prendre dans leurs bras et de les bercer. Si les kidnappés sont eux-mêmes encore des enfants, on leur demande de jouer avec ces étranges créatures qui, d’après nos critères, semblent assez apathiques. Toutes ces expériences sont terrifiantes pour les personnes qui en sont les victimes, bien que l’intensité de la terreur soit passible d’être modifiée par une sorte d’anesthésie administrée par les extraterrestres qui usent alors d’une espèce de baguette ou de leurs mains. D’autres activités sexuelles ou reproductives sont également parfois imposées par les extraterrestres qui semblent, comme on le verra un peu plus loin, extrêmement intéressés par les aspects sexuels et émotionnels de nos existences.

Lorsque les souvenirs de ces expériences demeurent vivants dans la conscience normale ou sont rappelés à la lumière grâce à l’hypnose, les kidnappés revivent avec une grande intensité émotionnelle ces événements. Des individus qui habituellement savent garder un minimum de contrôle sur eux-mêmes se mettent à se tortiller dans tous les sens, à transpirer de la tête aux pieds, à hurler de peur et de colère, ou encore à fondre en larmes, submergés par une immense tristesse. Ces expressions émotionnelles apparaissent sans nul doute possible authentiques à ceux qui assistent à ce spectacle pour la première fois et qui ne sont pas familiarisés avec les phénomènes d’enlèvement. Pour moi, accompagner les kidnappés dans ce douloureux voyage exploratoire demande toute la somme d’énergie et d’attention dont je suis capable. En tout cas, il ne m’est pas apparu, pour le moment, d’explication alternative qui rendrait compte des éléments de base des expériences d’enlèvement que mes patients m’ont rapportées avec tant de détails étonnants et dérangeants.

Histoire de rendre les choses encore plus complexes, il apparaît que l’émergence du phénomène d’enlèvement dans notre monde physique ne serait pas une question du tout ou rien. Dans certains cas, un personne est portée « manquante » et peut se souvenir, avec ou sans hypnose, d’une expérience de kidnapping avec, au retour, des lésions corporelles que rien ne vient expliquer. Mais dans d’autres situations, un enlèvement « complet » ne semble pas avoir eu lieu. L’individu effectue une sorte de sortie du corps tandis que ses proches peuvent attester qu’il n’a pas quitté son foyer. Les kidnappés font état de toute une série d’« activités » qui laisserait ou non présager d’un enlèvement, mais qui peut souvent se produire, même la nuit : le sentiment d’une présence, des vibrations troublantes et autres sensations physiques, des bruits étranges dans la maison, et toutes sortes de phénomènes lumineux se produisant dans l’esprit du sujet ou dans son environnement immédiat. Tous ces éléments, cela ne fait aucun doute pour les kidnappés, sont à relier aux phénomènes d’enlèvement.

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