Dossier extraterrestres: l'affaire des enlèvements
Information et altération de la conscience
Information et altération de la
conscience
L’autre aspect très important qui nous a été rapporté concernant les phénomènes d’enlèvement concerne l’engrangement d’informations et l’altération de la conscience chez les kidnappés. Ce processus n’intéresse pas uniquement la cognition mais plonge directement dans la vie émotionnelle et spirituelle des sujets, changeant du même coup en profondeur la perception qu’ils ont d’eux-mêmes, du monde qui les entoure et de la place qu’ils y tiennent. Ces informations touchent à la destinée de la Terre et à la responsabilité de l’humanité tout entière quant à ses activités destructrices. La communication s’effectue grâce à un système télépathique, de mental à mental, et à travers des images à l’impact puissant montrées sur des écrans, à bord des vaisseaux spatiaux. L’information débute parfois par des images de l’enfance ou de l’adolescence du kidnappé (voir le cas d’Arthur au chap. 15 et celui de Ed au chap. 3), mais leurs implications ne sont pas toujours bien perçues, sauf beaucoup plus tard. Les enquêteurs comme moi ont pour mission de permettre au kidnappé de retrouver et de découvrir la signification de ce type d’information.
Les extraterrestres se plaisent à montrer sur écran certaines scènes bien particulières : la planète dévastée par un holocauste nucléaire, de vastes étendues de terre désertique et d’eau polluée, des images apocalyptiques de tremblements de terre gigantesques, d’ouragans, de raz de marée et de fractures dans la structure même de la Terre. Autant d’images extrêmement déstabilisantes pour les kidnappés, qui les prennent pour des visions véritablement prémonitoires du futur. Quelques-uns reçoivent même des instructions en prévision du désastre final comme, par exemple, de venir en aide et de donner à manger aux survivants, ou bien ils s’entendent dire, exactement comme dans les pages de la Bible, que beaucoup périront mais que certains seront sauvés et emmenés ailleurs afin de participer à l’évolution générale de la vie dans l’univers.
Certains chercheurs sont persuadés que ces images ne sont pas montrées aux kidnappés pour intervenir de manière positive dans le cours de notre histoire planétaire. Ils pensent au contraire que les extraterrestres procéderaient ainsi à des tests émotionnels, trompant l’adversaire en lui faisant croire qu’ils s’intéressent à son sort alors qu’ils se préparent à nous investir après avoir détruit leur propre planète dans une apocalypse scientifique et technologique comparable à celle qui nous menace (diverses interventions personnelles 1990-1993 ; Scott, au chap. 5). Ces chercheurs estiment également que si les extraterrestres étaient véritablement motivés par notre bien-être, ils se manifesteraient de manière plus directe et efficace et interviendraient davantage dans nos affaires pour les améliorer.
Lorsque les extraterrestres eux-mêmes se trouvent confrontés à cette théorie, ils disent généralement que nous ne sommes pas prêts à reconnaître leur existence, que nous les traiterions en ennemis et serions agressifs comme on le fait systématiquement dès que quelque chose ou quelqu’un est incompréhensible parce que différent. Mais le plus remarquable en pareil cas, c’est que les extraterrestres affirment que leurs méthodes diffèrent totalement des nôtres. Ils ne souhaiteraient pas imposer des changements par la force mais à travers une évolution de la conscience qui nous mènerait en douceur à envisager d’autres voies à notre destinée. Des kidnappés reçurent des informations sur des batailles que se livreraient deux ou plusieurs groupes de gens (ou d’êtres) pour contrôler le destin de la planète et le mental de l’humanité, certains de ces belligérants étant plus évolués ou « meilleurs », tandis que les autres seraient moins évolués et qualifiés de « mauvais ».
D’habitude, les kidnappés se souviennent mieux de leur retour sur Terre que de leur enlèvement proprement dit. En principe, ils réintègrent leur lit ou leur véhicule, d’où ils ont été enlevés, mais il arrive parfois qu’il y ait des « erreurs d’aiguillage ». Le kidnappé est alors débarqué loin de chez lui, parfois à plusieurs kilomètres. Cette éventualité est assez rare et je n’en ai pas comptabilisé parmi mes patients. En revanche, Budd Hopkins a eu affaire à plusieurs cas de cet ordre. Des retours approximatifs, mais plus modestes cette fois, se produisent plus fréquemment : par exemple, des kidnappés se sont retrouvés dans leur lit mais dans le mauvais sens, ou bien le pyjama à l’envers ou le devant dans le dos, ou encore certains vêtements ou bijoux manquants. Parfois les extraterrestres semblent faire du zèle, si ce n’est de l’humour. C’est le cas d’un petit garçon de deux ans qu’on a retrouvé bordé à la perfection dans son lit, alors que les parents et la sœur aînée affirment n’avoir pas effectué cette opération quand le petit s’est couché ; et il est bien évident que ce n’est pas l’enfant qui aurait pu faire cela. Hopkins parle d’un cas où deux kidnappés ont été ramenés chacun à la voiture de l’autre. Sur l’autoroute qui les conduisait à leur domicile, chacun reconnut sa voiture conduite par l’autre. Ils durent être à nouveau kidnappés et ramenés à leur propre véhicule (communication personnelle, décembre 1992).
Après un enlèvement, le kidnappé peut connaître divers degrés de remémorisation de ce qui lui est arrivé. Il s’en souviendra parfois comme si c’était un rêve. Le kidnappé peut aussi se réveiller avec des entailles ou des lésions inexplicables sur le corps (parmi mes patients j’ai rencontré des cas où une membrane nasale et des tissus sous la langue avaient été prélevés), de petites grosseurs juste sous la peau, une migraine à mourir, ou des saignements de nez. Généralement, les kidnappés se sentent horriblement fatigués au réveil et éprouvent l’impression d’avoir subi des épreuves infernales.
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