Dossier extraterrestres: l'affaire des enlèvements

Les procédures

 

Les procédures qui se déroulent au sein au vaisseau spatial ont été abondamment décrites dans la littérature consacrée aux problèmes des enlèvements extraterrestres (Bullard 1987 ; Hopkins 1981, 1987 ; Jacobs 1992) et je me contenterai de les résumer ici, car au cours des exemples analysés dans ce livre, le lecteur trouvera à maintes reprises des descriptions détaillées de ces mêmes procédures. On pourrait les classer en deux catégories : physiques et informatives.

En principe, le kidnappé est entièrement dévêtu, de gré ou de force, ou bien ne conserve plus qu’un semblant de vêtement, du genre tee-shirt, et est immobilisé sur une table d’auscultation. Le kidnappé peut soit être seul à subir les procédures au cours d’un enlèvement, soit se trouver avec une, deux ou plusieurs personnes dans la même situation. Il semble alors que les êtres les étudient sous toutes les coutures, les regardant avec intensité en rapprochant le plus souvent leurs énormes yeux de la tête de leurs victimes : les kidnappés éprouvent toujours alors la sensation que le contenu de leur cerveau est mis à nu par ces regards inquisiteurs. Des échantillons de peau, de cheveux et autres tissus du corps sont prélevés grâce à une série de petits instruments que certains sujets peuvent parfois décrire en détail.

Il existerait, en effet, virtuellement, des instruments pour pénétrer dans toutes les parties possibles du corps humain : le nez, les sinus, les yeux, les oreilles, en ce qui concerne la tête, puis les bras, les jambes, les pieds, l’abdomen, les parties génitales et plus rarement la poitrine. Des procédures très proches de véritables actes chirurgicaux ont été appliquées au niveau de la tête sur des individus qui ont ensuite affirmé avoir ressenti une altération de leur système nerveux. Mais la procédure la plus communément pratiquée, et bien évidemment la plus importante, est une procédure de reproduction. Des instruments viennent pénétrer l’abdomen et les organes génitaux pour en extraire des échantillons de sperme chez les hommes et des ovules chez les femmes. Les femmes victimes de ces pratiques se retrouvent fécondées et, plus tard, les extraterrestres leur retirent le fœtus, qu’il soit hybride ou totalement humain. Ces femmes témoignent qu’à bord des vaisseaux elles ont vu les fœtus ainsi extraits de leur ventre enfermés dans des éprouvettes ou autres récipients. Lors d’enlèvements ultérieurs, certains kidnappés ont eu l’occasion de voir des incubateurs où les bébés hybrides sont mis en couveuse (c’est le cas notamment de Catherine, Jerry et Peter). D’autres se sont trouvés en face d’enfants hybrides plus âgés, des adolescents et même des adultes qui étaient censés être leur progéniture, soit d’après ce que leur disaient les extraterrestres, soit d’après ce qu’ils ressentaient eux-mêmes intuitivement. Il arrive parfois que les extraterrestres essaient d’amener une mère humaine à tenir dans ses bras et à cajoler l’une de ces créatures qui semble alors toujours, aux yeux du sujet, extraordinairement apathique ; ou bien encore, que les extraterrestres encouragent des enfants humains à jouer avec les petits hybrides, comme ce fut le cas pour Catherine.

Inutile de souligner combien ce type d’expérience peut être éprouvant pour les kidnappés, du moins au début, ou lorsqu’ils s’en souviennent pour la toute première fois. Leur sentiment de terreur peut être tempéré par les assurances réitérées des extraterrestres qu’aucun mal ne leur sera fait, et aussi par certains moyens d’ordre anesthésique qu’ils utilisent pour calmer l’angoisse de leurs victimes. Ils disposent, en effet, d’instruments qui « affectent » l’énergie ou les « vibrations » (termes en usage chez les kidnappés) du corps. Ces procédés ont le pouvoir de réduire considérablement la peur ou la douleur, et même de provoquer un état de totale relaxation. Mais ces moyens n’opèrent pas toujours complètement, et la terreur, la douleur et la rage parviennent à filtrer à travers ce système censé faire taire les émotions humaines. Comme on le verra dans l’analyse de plusieurs cas, la nature traumatique, comparable à celle d’un viol, des souvenirs attachés à ces enlèvements, ou au processus lui-même, peut subir des évolutions au fur et à mesure que les kidnappés atteignent d’autres niveaux de compréhension de ce qui leur est arrivé et que leurs relations avec les extraterrestres eux-mêmes se transforment, séance après séance, dans mon cabinet.

En somme, l’aspect purement physique ou biologique des phénomènes d’enlèvement semble avoir des liens très étroits avec des expérimentations d’ordre génétique, ou quelque chose d’approchant, à des fins de procréation d’enfants hybrides. Nous n’avons pas la preuve d’une altération génétique, au sens strictement biologique, provoquée par les extraterrestres, même s’il est tout à fait possible que cela se soit déjà produit.

OceanofPDF.com