Dossier extraterrestres: l'affaire des enlèvements
Le problème des preuves matérielles
Certains collègues des sciences ou de la médecine, ou même des ufologues aspirant à une meilleure légitimité en essayant de se maintenir dans une pensée scientifique, m’ont reproché de ne pas aborder plus amplement le problème des preuves physiques que l’on peut comptabiliser aussi bien dans les phénomènes ovnis que dans les enlèvements proprement dits. C’est une question très fascinante et, ô combien, controversée qui mérite d’être étudiée avec tout le soin possible par des gens qualifiés. Mais rappelons-nous que chaque aspect de ces fameuses preuves physiques ou matérielles - depuis l’observation d’ovni, de cercles d’herbe brûlée après le passage d’un engin spatial, de dérèglement d’appareils électriques ou électroniques au moment des kidnappings, jusqu’à l’absence insolite d’une personne pendant le temps du rapt, les grossesses qui s’interrompent comme par enchantement, les implants sous-cutanés, les cicatrices, marques et autres lésions corporelles - est également, comme nous l’avons déjà dit, subtil, insaisissable et difficile à situer. Le lecteur intéressé par cette question peut d’ailleurs trouver de nombreux ouvrages qui s’y rapportent (Hopkins 1987 ; Pritchard 1992 ; Vallée 1988 ; Jacobs 1992 ;
Fowler 1979 ; Neal 1992 ; Howe 1989). Dans ce livre, j’ai opté pour une approche essentiellement psychiatrique, c’est-à-dire que je mets l’accent sur l’analyse attentive de rapports d’expérience corroborés, quand cela est possible, par des preuves physiques.
De mon point de vue, la preuve physique est importante pour étayer les témoignages des sujets. Mais, extraits de ce contexte, les phénomènes physiques sont rarement suffisamment robustes pour se suffire à eux-mêmes. Par exemple, si je devais publier des photos des lésions corporelles qu’il m’a été donné d’observer, même si ces clichés représentent plusieurs cas et ont été pris la même nuit où eut lieu un incident (comme cela s’est produit une fois en Floride), en tant que physicien je serais obligé de prendre en considération les critiques légitimes des dermatologues dans la mesure où il serait difficile de démontrer effectivement si ces lésions sont directement reliées aux expériences d’enlèvement ou causées par d’autres facteurs.
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