Dossier extraterrestres: l'affaire des enlèvements

Trois catégories d’information

 

J’ai trouvé pratique et utile de distinguer trois catégories ou niveaux d’information. J’appellerai le premier niveau le niveau de base, celui qui concerne tous les phénomènes premiers tels que les observations visuelles d’ovnis ou les repérages au radar d’engins spatiaux non identifiés, toutes les manifestations lumineuses ou sonores qui s’y rapportent, les traces de brûlure sur le sol comme preuve que les engins se sont posés, les grossesses interrompues, les lésions ou les implants que l’on découvre sur et dans le corps des victimes après leur voyage dans l’espace. Tous ces phénomènes se produisent au niveau de notre univers physique, celui que reconnaît la science occidentale et qui peut être étudié par des méthodes empiriques. L’ufologie - qui s’attache à observer et à étudier les phénomènes ovnis - était au début essentiellement concernée par les phénomènes directement observables gravitant autour des problèmes ovnis jusqu’au jour où l’on s’aperçut qu’il existait un syndrome d’enlèvement extraterrestre.

Le second niveau s’applique aux phénomènes qui ressemblent à ceux qui pourraient être compris dans notre espace-temps si seulement nous possédions les connaissances et les aptitudes aussi bien scientifiques que technologiques qui nous le permettraient. Ces phénomènes deviendraient alors des phénomènes « extraterrestres », c’est-à-dire qu’ils attesteraient de technologies ayant une avance sur les nôtres de plusieurs milliers d’années. Ces mêmes phénomènes ne sont pas, du moins en théorie, incompatibles avec une sorte d’extension imaginable des lois physiques qui prévalent actuellement chez les scientifiques occidentaux. Cette catégorie de phénomènes inclurait notamment la manière dont les engins extraterrestres parviennent jusqu’à nous (leur « système de propulsion ») ; comment ils peuvent accélérer jusqu’à des vitesses incroyables, traversant le ciel en un éclair, pour disparaître tout aussi soudainement des écrans radars ; quel procédé emploient les extraterrestres pour embarquer des gens en leur faisant traverser les murs, les portes et les fenêtres des maisons et voler dans les airs ; la technique qui permet aux extraterrestres de littéralement « débrancher » la mémoire et la conscience des kidnappés ou de tout autre témoin potentiel et gênant (et tous les autres systèmes de contrôle mental) ; la création de fœtus hybrides mi-extraterrestres, mi-humains, que les kidnappés ont eu le loisir de voir et d’approcher au cours de leur passage bord à des engins spatiaux ; enfin, la création ou la mise en scène de toute une imagerie puissante et active formant des paysages que les kidnappés ont considérés comme des lieux réels (voir l’exemple de Catherine au chap. 7). Même si nous ne comprenons rien aux mécanismes qui produisent de tels effets, nous nous devons de changer fondamentalement notre mode de pensée. Les progrès spectaculaires qui ont été effectués dans le domaine de la physique, de la biologie, de la science neurologique et de la psychologie devraient, en toute logique, nous apporter une aide et un éclairage nouveaux et appréciables.

En fin de compte, nous nous trouvons devant des phénomènes et des expériences rapportés par des kidnappés de l’espace, et pour lesquels il ne nous est possible de proposer aucune explication si nous nous en tenons à une ontologie newtonienne, cartésienne et même einsteinienne. Et parmi ces phénomènes, il y en a de taille : la maîtrise, semble-t-il, qu’auraient les extraterrestres des voyages de l’esprit et de la pensée, cette maîtrise étant éventuellement partagée par certains kidnappés (voir le cas de Paul au chap. 10) ; le sentiment qu’ont les kidnappés que leurs aventures ne se situent plus dans notre espace-temps, que le temps et l’espace se sont « écroulés » ; le fait que les kidnappés expérimentent de vastes réalités complètement différentes des nôtres et bien au-delà de leurs frontières, une sorte d’« au-delà du miroir » (les kidnappés emploient souvent le mot « voile ») ; le sentiment intense et profond qu’éprouvent les kidnappés d’être allés ou d’être retournés vers la source même de la vie, de l’être, de la création ou de la conscience cosmique, et cette expérience est généralement ressentie comme une lumière divine indescriptible, l’expression même du « chez-soi » (« home », c’est-à-dire « maison » ou « foyer », est également un terme qui revient très souvent dans les rapports des kidnappés) ; l’expérience que font les kidnappés d’une dualité dans leur identité, autrement dit le fait qu’ils ressentent vraiment leurs origines comme étant à la fois humaines et extraterrestres (voir l’exemple de Peter, Joe et Paul aux chap. 13, 8 et 10) ; enfin, de bouleversants retours sur les expériences du passé, y compris les grands cycles de la naissance et de la mort. En outre, les extraterrestres sembleraient se présenter comme des personnages à transformations, apparaissant souvent la première fois sous la forme d’un animal - hiboux, aigles, ratons laveurs ou daims parmi les plus fréquemment perçus par les sujets - tandis que les vaisseaux eux-mêmes peuvent prendre l’aspect d’un hélicoptère ou bien, comme dans le cas d’un de mes patients, d’un kangourou géant qui fit irruption dans le parc où il jouait lorsqu’il avait sept ans. Des liens avec des esprits animaux deviennent très forts pour de nombreux kidnappés (voir l’exemple de Carlos et de Dave aux chap. 14 et 12). Cette dimension chamanique mérite certainement une étude approfondie. Mais tous ces phénomènes ne peuvent absolument pas entrer dans nos systèmes actuels de réflexion scientifique à l’occidentale, même si, comme je l’ai déjà dit, ils cadrent parfaitement avec des croyances développées voici quelques milliers d’années au sein d’autres cultures.

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