Egomaniac

Vi Keeland · Chapitre 28 sur 46

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Egomaniac

28 - Drew

28

 

Drew

 

– Ta cliente devrait s’inquiéter de perdre sa licence médicale, plutôt qu’un appartement en multipropriété aux îles Vierges. Son patient l’a filmée penchée sur la table d’examen alors qu’il était en train de pratiquer sur elle un toucher rectal avec sa bite, Alan. Quand on va se répartir les biens, considère cette vidéo comme l’un des miens. Mon client a dépensé vingt mille dollars pour se l’approprier, mais je dirais que sa valeur réelle est de cent fois celle-là, dans cette pièce.

Je suis assis dans ma salle de conférences, à discuter d’un accord avec l’avocat de la partie adverse, Alan Avery. Nous avons soutenu assez de cas ensemble pour qu’il sache que je ne bluffe pas. Roman avait découvert l’existence d’une sex tape avant même que le bon docteur Appleton ne soit au courant. Et maintenant, monsieur Appleton réclame une pension alimentaire ainsi que tous les biens conjugaux.

Pourtant, Alan n’est pas focalisé sur les répercussions possibles de cet enregistrement. Il a l’air complètement ailleurs. Quand je me retourne pour vérifier par-dessus mon épaule ce qu’il est en train de regarder, je deviens encore plus furax que s’il me faisait juste perdre mon temps.

– C’est ta nouvelle secrétaire ? me demande-t-il.

Emerie se tient au bout du couloir, en train de signer le formulaire de remise d’un paquet par UPS. Dans sa jupe marron clair moulante, ses fesses sont encore plus phénoménales.

– Non, c’est ma sous-locataire temporaire, je réponds sèchement.

– Mariée ?

Je referme mon dossier dans un claquement.

– On peut revenir à notre accord ? Mon client n’accordera pas un centime au Dr BiteDansLeCul.

– C’est ridicule. Son mari vit à ses crochets depuis des années. C’est elle qui a financé tous les achats effectués en commun durant le mariage, grâce aux bénéfices réalisés par son cabinet médical.

– Ouais, eh bien tu n’as qu’à lui dire qu’on la remercie du cadeau de séparation. Elle regagnera tout ça. Je suis sûre qu’elle est une proctologue très réputée.

– Elle est ORL.

– Ah bon ? Sur la vidéo, on croirait qu’elle se spécialise plutôt dans les examens rectaux, pourtant.

– En parlant de trou du cul, quelle mouche t’a piqué ce matin ? Tu es d’une humeur massacrante.

– Écoute, finissons-en avec ces conneries, je marmonne. J’ai un après-midi chargé.

Quelques minutes plus tard, Emerie frappe à ma porte ouverte.

– Désolée de vous interrompre, mais j’ai un appel pour toi, Drew. Elle affirme que c’est urgent.

– C’est qui ?

Emerie hésite.

– Je ne sais pas, elle a refusé de me donner son nom.

– Dis-lui que je la rappellerai. Manifestement, ce n’est pas si important que ça, puisqu’elle ne veut pas te donner son nom.

Emerie soutient mon regard.

– L’appelante a un fort accent du Sud. De Géorgie, peut-être.

Super. Merde. Alexa.

– Excuse-moi une minute, j’indique à Alan, en me levant.

– Prends ton temps. Ta nouvelle locataire et moi allons profiter de ton absence pour faire connaissance.

Encore mieux. Parfait.

Je n’empêche pas la porte de claquer derrière moi tandis que je m’enferme dans mon bureau et me saisis de l’appareil.

– Drew Jagger.

– La femme qui a répondu à mon appel est pénible.

Je lâche un soupir irrité.

– Qu’est-ce que tu veux, Alexa ? Je suis au beau milieu d’une conférence.

– Je reste encore deux semaines à Atlanta.

– Pas question. Ma garde commence vendredi et tu as déjà prolongé ton séjour là-bas d’une semaine par rapport aux deux semaines sur lesquelles on s’était accordés. Ça fait plus de trois semaines que je n’ai pas vu mon fils.

– Tu peux venir la faire ici, ta garde.

– Je ne peux pas tout lâcher et m’envoler pour Atlanta une semaine sur deux parce que tu as envie de faire mumuse avec tes copines. Beck a besoin d’être à la maison, de retourner à l’école et à ses petites habitudes.

– Il a aussi besoin d’apprendre à connaître son père.

Je sais exactement ce qu’elle entend par là.

– Va te faire foutre, Alexa. Il le connaît, son père !

– Son père biologique. Levi veut le rencontrer, c’est important.

Je sens augmenter ma tension sanguine.

– Ah ouais ? Si c’est tellement important, putain, pourquoi tu ne le lui as pas dit il y a sept ans, quand tu as découvert que tu étais enceinte ? Et pourquoi est-ce qu’il n’a fait aucune tentative pour le connaître, notre fils, quand il a appris la vérité, il y a plus de deux ans maintenant ? D’ailleurs, il a commencé à te verser la pension ?

Je perds encore dix minutes de ma vie à argumenter en vain avec Alexa. Pour le bien de Beck, je tire sur le fil de ma patience aussi loin que possible sans qu’il casse, et je parviens à ne pas lui raccrocher au nez. Je ne fais pas confiance à mon ex-femme, elle est capable de jouer la toute dernière carte de son jeu déjà bien réduit en me traînant à nouveau devant un tribunal pour diminuer mon droit de visite. Même après que sa paternité a été prouvée et que le nom de Levi a remplacé le mien sur le certificat de naissance de mon fils, son péquenaud d’ex-petit ami n’a jamais essayé de se rapprocher de Beck. Devant le juge, on s’est mis d’accord sur les droits de garde et j’ai accepté de payer une coquette pension alimentaire alors même que j’aurais pu déposer une motion pour interrompre tout soutien financier dès que ma paternité a été infirmée. Mais dans un coin de ma tête, j’attends toujours que le couperet tombe, surtout maintenant qu’apparemment elle reparle avec Levi. Mon fils n’a toujours pas la moindre idée de qui est ce type.

Sachant combien Alexa peut se montrer vindicative, je me retiens de faire toutes les choses qui me passent par la tête pour lui rendre la vie dure, à commencer par lui raccrocher au nez aujourd’hui.

Au bout d’une minute de silence, elle en arrive enfin à la véritable raison de son appel. Je me botterais les fesses d’avoir avalé l’hameçon qu’elle me tendait avec sa discussion préalable.

– Si tu es tellement pressé que Beck revienne à New York, je pense qu’on pourrait organiser quelque chose.

– Qu’est-ce que tu veux, Alexa ?

– Eh bien, Levi a une grosse course la semaine prochaine et je veux être ici pour y assister.

Pour une raison qui m’échappe, je ne ressens pas la même colère à l’égard de Levi que contre Alexa. Une partie de moi a même pitié de ce crétin. Elle l’avait envoyé balader, traité de « mécano crado », si je me rappelle bien, préférant se raccrocher à un mari doté d’un compte en banque plus garni. Maintenant que le mécano est devenu pilote sponsorisé sur le circuit NASCAR, il est soudain devenu assez bien pour qu’elle daigne lui reparler.

– Tu veux en venir où, avec ton histoire, au juste ?

– Il y a beaucoup de bruit, lors des courses. Alors si tu voulais venir et emmener Beck avec toi pour la semaine, je pourrais rester seule ici avant de rentrer à New York. Et puis, je suis un peu limite niveau financier en ce moment, donc je vais avoir besoin d’un peu plus d’argent de poche pour assister à la course.

Ça me démange de lui suggérer d’aller se faire foutre, au lieu de quoi je lui réponds :

– Je m’occupe des billets d’avion pour Beck et moi. Je t’enverrai par SMS l’horaire d’atterrissage de mon vol et tu me l’amèneras à l’aéroport. Quant à l’argent, je te vire mille dollars, ne m’appelle pas pour en réclamer plus.

– OK.

Après avoir raccroché, je reste assis à mon bureau quelques secondes pour me ressaisir. Cette femme me donne envie de boire de l’alcool fort avant le déjeuner. Au bout d’une minute ou deux, je me sens légèrement mieux, mais la colère que j’avais vaguement réussi à calmer remonte à la surface quand je retourne à la salle de conférences pour trouver Alan encore en train de discuter avec Emerie. Elle rigole d’un truc qu’il vient de lui dire.

– Déjà terminé ? Tu n’as pas d’autres appels urgents à passer ? Emerie et moi, on commençait tout juste à faire connaissance.

– Tu aurais peut-être mieux fait de passer les quinze minutes écoulées à réfléchir à la manière dont ta cliente allait te payer ta note, une fois que je l’aurai dépouillée de tout, à l’exception de sa licence médicale.

– Ravi de constater que ton coup de fil a amélioré ton humeur, Jagger.

Je grommelle quelque chose visant à lui suggérer de se carrer ses réflexions où je pense, puis je vais me rasseoir.

– Drew ? intervient Emerie. Avant que tu ne te remettes au travail, est-ce que je peux te parler une minute ?

Je hoche la tête et la suis dans son bureau. Dont elle referme la porte derrière nous.

– Il a l’air sympa, Alan.

– C’est un coureur de jupons.

Je n’en ai aucune idée, en réalité. C’est sorti comme ça.

– Je vois bien pourquoi, répond-elle avec un sourire. Il est bel homme.

Je lui jette un regard furibond.

– Tu as envie de te le taper ?

– Ça te mettrait en colère ?

– Tu te fiches de moi, là ? Sache que je viens juste de raccrocher d’avec mon ex-femme et je suis déjà d’une humeur de dogue, alors pas besoin de t’entendre me dire que tu es intéressée par le premier type que tu croises. Tu étais encore dans mon lit pas plus tard que ce matin, je te rappelle.

Elle se dirige vers son bureau et s’y appuie d’une hanche.

– Conserve ce sentiment. On en fera bon usage plus tard.

Je suis sur elle en moins d’une fraction de seconde. Les doigts enfoncés dans sa taille, je la coince entre mon corps et son bureau.

– C’est mignon. Tu veux qu’on essaie la baise compensatoire ? Je suis plus que volontaire pour répondre à tes desiderata, là, maintenant.

– Alan t’attend.

– Alan peut bien t’écouter hurler mon nom quand j’enfoncerai ma queue en toi.

L’envie irrépressible me frappe aussi violemment qu’un coup dans le bide, et soudain ma bouche s’écrase sur la sienne. J’avale le son de son hoquet tandis que, d’une main, je remonte de sa taille à son sein que j’empaume à travers son chemisier. Quand elle passe les bras autour de moi pour agripper mes fesses, mon autre main vole à son cou afin de lui incliner la tête, pile à l’angle qui convient pour qu’elle s’ouvre plus grand à moi. Elle sent divinement bon, sa peau se hérisse de chair de poule sous mes doigts et sa bouche brûlante a un goût de paradis.

Quand on interrompt le baiser, on est tous les deux hors d’haleine. Emerie a l’air un peu étourdie et moi, je me sens comme enivré.

– C’est quoi, ton planning de l’après-midi ?

Elle réfléchit.

– Mon dernier rendez-vous, c’est une séance vidéo de quinze à seize. Et toi ?

– Sois dans mon bureau à seize heures une.

Notre baiser a étalé son rouge à lèvres. De la pulpe du pouce, je lui essuie le visage et rapporte mon butin sur sa lèvre inférieure.

– Remets du rouge à lèvres avant de venir. Je veux baiser cette bouche peinte en rouge.

Elle semble encore sous le choc quand je rajuste ses vêtements, puis les miens. Un coup d’œil vers le bas m’apprend qu’il n’est pas grand-chose que je puisse faire pour cacher le renflement de mon pantalon. Avec un peu de chance, mon adversaire ne portera pas les yeux dans les parages de mon entrejambe quand je vais le rejoindre. Cela dit… après réflexion, j’espère que si.

Une fois que nous sommes à nouveau présentables, je donne un rapide baiser à Emerie.

– Seize heures une, je lui rappelle.

Elle déglutit et hoche la tête. Au moment où je pose la main sur la poignée, elle finit par recouvrer l’usage de la parole.

– Drew ?

Je me retourne. Elle désigne la commissure de mes lèvres.

– Tu as un peu de… rouge à lèvres. Juste là.

Je me fends d’un large sourire.

– Bien.

 

*

* *

 

Drew : Vol American Airlines no 302, atterrissage à 17 h 05 vendredi. Vol retour à 18 h 15.

Vérifie la porte d’embarquement et retrouve-moi là.

Alexa : Ils n’ont pas quelque chose un peu plus tard ? La circulation depuis l’aéroport va

être atroce pour mon retour à la maison.

Comme si j’en avais quelque chose à foutre qu’elle soit prise dans les embouteillages.

Drew : Non.

Je m’attends à recevoir un SMS bien énervé en retour, au lieu de quoi son prénom s’affiche à l’écran. À contrecœur, je décroche.

– Je ne change pas les vols.

La porte de mon bureau est à moitié ouverte et mon attention est rapidement détournée vers Emerie, qui vient de se glisser à l’intérieur et referme derrière elle. J’ai perdu le fil du temps, mais un coup d’œil dans l’angle supérieur droit de mon ordinateur me le rappelle : seize heures une.

Alexa est partie dans des explications confuses, comme quoi elle a commencé à regarder le planning des vols pour la semaine suivante, pour son vol retour à elle, et que les prix sont trop élevés. Mais impossible de me concentrer. Je parviens seulement à regarder Emerie, qui verrouille la porte et s’approche de moi. Une lueur espiègle dans les yeux, elle entreprend de déboutonner son chemisier tout en avançant.

En atteignant mon fauteuil, elle pose les mains en haut du grand dossier à l’ancienne et me fait pivoter face à elle. Je manque de laisser échapper le téléphone quand elle se passe la langue sur les lèvres et s’agenouille lentement devant moi.

Oh nom de Dieu de nom de Dieu.

Emerie s’attaque au déboutonnage de ma braguette, et ce n’est qu’en entendant le cri strident d’Alexa au bout du fil que je me rappelle que je n’en suis toujours pas débarrassé.

– Tu es là ? s’écrie-t-elle de sa voix de garce.

– Il te faut combien ?

– Mille de plus.

Si seulement elle savait : je lui donnerais cent mille, là, pour qu’elle me lâche la grappe et que je puisse tout entier me consacrer à la sublime vue qui s’offre à moi.

— Parfait. Je te donnerai ça. Ne me rappelle pas.

Je coupe la communication et jette mon téléphone sur le bureau. Emerie lève les yeux vers moi derrière ses longs cils et je me rends compte qu’elle a peint ses lèvres de rouge vif.

Oh waouh.

Ayant défait ma braguette, elle me pousse sur les fesses afin que je les soulève et qu’elle puisse ôter mon pantalon. À quoi j’obéis avec joie, l’aidant même à retirer mon boxer par la même occasion. Mon érection est libérée. D’une de ses petites mains délicates, elle enveloppe mon membre et le caresse lentement de bas en haut, jusqu’à ce qu’une petite goutte de plaisir brille à la pointe.

J’ai les yeux rivés sur elle qui se penche pour la lécher. Les paupières closes, elle ramène sa langue à l’intérieur de sa jolie bouche et se pourlèche les lèvres.

– Oh putain, je grogne.

Elle m’adresse un sourire canaille.

– Toujours en colère ?

– Ma fureur se dissipe à toute vitesse.

Je ne sais pas trop si elle prend volontairement son temps, ou si c’est mon esprit qui me joue des tours, en tout cas elle ouvre grand la bouche et tout semble se dérouler au ralenti. La façon dont elle s’approche de mon sexe, la langue tendue, dont ses magnifiques lèvres si rouges et si sensuelles se posent autour de mon gland et se referment dessus. Elle aspire toute ma longueur en un long mouvement profond.

– Oh, Em. Hmm.

Très bizarrement, au lieu du soulagement de sentir sa bouche sur moi, tout en sachant que mon orgasme ne tardera pas à m’apaiser, je suis soudain tendu, crispé, même. En fait, je suis en colère de découvrir qu’elle est douée pour ce genre de gâteries, furieux à l’idée qu’elle a dû apprendre ces astuces avec un autre bonhomme.

Elle remonte sans se presser, tout en maintenant ses lèvres étroitement serrées autour de ma longueur tandis que le plat de sa langue est collé à ma veine qui pulse au rythme de mon cœur. Puis, elle me relâche presque entièrement, pour mieux me reprendre tout entier. À chaque mouvement de sa tête, vers le haut, vers le bas, j’éprouve une émotion différente, oscillant entre la colère qu’elle se débrouille aussi bien et le ravissement pour exactement la même raison.

Elle alterne entre les va-et-vient où elle m’engloutit tout entier et les caresses avec sa main pendant que sa petite langue mouillée s’enroule autour de mon gland. Si j’étais en elle, là, le temps d’arriver à la jouissance serait d’une brièveté embarrassante. En l’occurrence, il s’écoule moins de cinq minutes avant que je doive déjà me retenir et l’avertir que je suis sur le point d’exploser.

– Em, je vais…

Je grogne plus que je ne parle, mais elle a bien dû comprendre.

– Em…

Dernier avertissement. Pourtant, au lieu de s’écarter et de me retirer de sa bouche, elle fiche son regard dans le mien et le retient pendant qu’elle m’engloutit jusqu’au fond de sa gorge.

Magnifique. Ses yeux bleus levés vers moi, ses joues laiteuses gonflées par mon sexe et ses lèvres rouges serrées autant que possible. J’enfouis les doigts dans ses cheveux et souffle son prénom une dernière fois avant de jouir dans sa gorge. Elle émet un gémissement en fermant les yeux et avale jusqu’à la dernière goutte de mon sperme.

Incapable de parler, je l’attrape et la relève pour l’installer sur mes genoux afin de pouvoir enfouir mon visage dans son épaule. Une fois que ma respiration est calmée, je l’embrasse dans le cou.

– C’était… inouï. C’est étrange de dire « merci » après ça, mais merde : merci.

Elle pouffe. Un son qui me donne l’impression d’être un idiot.

– De rien.

Je la garde un long moment sur mes genoux. Quand le sang remonte enfin à mon cerveau, je me rappelle que j’étais en train de parler avec Alexa, juste avant.

– Reste avec moi ce soir encore. Je dois prendre un vol pour Atlanta demain après-midi, je vais donc quitter le bureau de bonne heure.

– Ah bon ? Tu seras absent combien de temps ?

– Juste la nuit. C’est une longue histoire, mais je vais chercher mon fils et je rentre dans la foulée avec lui, une heure plus tard. Alexa reste là-bas une semaine supplémentaire et je ne veux pas qu’il voyage seul.

– C’est sympa. Alors tu vas l’avoir toute la semaine pour toi tout seul ?

– Oui. Il va t’adorer, j’ajoute sans réfléchir. C’est un vrai petit homme à femmes.

Elle sourit.

– Je serai ravie de rester avec toi cette nuit, et j’ai hâte de rencontrer ton fils.

Je n’ai jamais présenté aucune femme à Beck. Pourtant, ne me demandez pas pourquoi, j’ai envie qu’il rencontre Emerie. C’est peut-être la meilleure pipe de ma vie qui me donne des idées bizarres, mais j’ai la sensation qu’il doit la rencontrer.

 

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