Halsey

Elma Hilde · Chapitre 17 sur 48

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Halsey

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Deux jours ont défilé depuis mon déjeuner avec Eli et j'ai passé un merveilleux moment en sa compagnie. Il a été adorable avec moi et cette rencontre nous a énormément rapprochés l’un de l’autre. J’ai pu constater que mon corps est, lui aussi, très réceptif au charme attractif de ce bel homme. J’ai peu d’expériences avec les hommes, mais il est évident qu’aucun d’entre eux ne m'a fait autant d'effet qu’Eli et je dois dire que je suis totalement bouleversée par cette histoire naissante.

Je me retrouve comme une idiote à regarder mon téléphone toutes les cinq minutes afin de m’assurer qu'il ne m'ait pas envoyé un SMS qui m'aurait échappé. Malgré qu’il soit très pris par son travail, il prend le temps de m'appeler dès qu’un moment s’offre à lui et j'attends chacun de ces appels avec une impatience folle. J'ai hâte de le revoir et la perspective de devoir attendre presque deux semaines me peine vraiment. Quand mon téléphone sonne en cette fin d'après-midi, je suis totalement excitée en découvrant son nom affiché à l’écran.

— Coucou, dis-je joyeusement, en décrochant.

— Coucou ma petite beauté. Comment vas-tu ?

— Bien et toi ?

— Super ! Hal, dis-moi, te laisserais-tu aller à déguster une bonne glace avec moi ?

— Oui, avec plaisir.

— Peux-tu me rejoindre à Central Park, car je n'ai pas beaucoup de temps ?

— Oui, bien sûr.

— Dans ce cas, attends-moi à la station de métro Central Park Nord.

— Je peux être là-bas dans quinze minutes, c'est bon pour toi ?

— C'est parfait !

— À tout de suite.

— Sois prudente avec les marches, rigole-t-il.

— Je devrais m’en sortir, tant que tu n’es pas dans les parages, rétorqué-je sur le même ton. 

Je passe rapidement par la salle de bains afin de vérifier que je suis présentable. Cela dit, je me sens tellement à l'aise avec Eli que je n'éprouve pas ce besoin de trop en faire. Je veux être belle pour lui, tout en restant naturelle.

Je quitte mon appartement précipitamment avant de m'engouffrer dans la station de métro la plus proche. Il y a un monde fou et ce n'est même pas l'heure de pointe. New York est une ville étonnante pour cela, elle ne s’arrête jamais de vivre. J'aime l'effervescence qui y règne, c'est électrisant et très différent du Connecticut.

Je sors de la station nord à l'heure prévue. À première vue, Eli ne semble pas encore là. Je m'assieds sur un banc libre, non loin d'un marchand de journaux et commence à patienter.

Il ne faut pas longtemps avant de le voir apparaître de l'autre côté de l'avenue qui sépare Central Park de Harlem. C'est dans ce quartier de la ville que travaille Eli. Je me lève en le voyant approcher. Un bonheur immense m'envahit en le voyant face à moi. Il m'a vraiment manqué. Je me mets à courir dans sa direction avant d'atterrir dans ses bras. Ma bouche trouve immédiatement la sienne, mes mains se glissent dans ses cheveux. Il me tient précieusement contre lui pendant que nous échangeons un baiser chargé d’envies.

— Moi aussi, je suis content de te voir, dit-il sur un ton amusé quand nous rompons ce contact envoûtant.

Je ris contre ses lèvres avant qu'il me repose doucement au sol.

— Suis-moi...

Il s'empare de ma main et m'entraîne à sa suite. Dix minutes plus tard, nous sommes paisiblement installés sous un des innombrables arbres du parc et dégustons avec gourmandise notre crème glacée.

— Mon Dieu, c'est un pur délice !

— C'est un très bon glacier, effectivement.

— Merci de m'avoir proposée de me joindre à toi.

— Mais c'est un plaisir.

— Tu as un peu de temps devant toi ?

— Une petite heure si je ne suis pas appelé pour une urgence.

— Super !

— Je suis désolé d'être aussi occupé.

— Ne le sois pas. Tes petits patients ont besoin de toi.

— Hal, tu as conscience que les choses seront toujours un peu comme ça. C'est mon travail...

Je me redresse légèrement avant de presser mes lèvres contre les siennes afin de le faire taire. Il a le goût de la crème glacée au caramel. Délicieux…

— Ce n'est pas un problème.

Ses bras m’encerclent afin de m’attirer contre lui.

— La direction parle d'engager un autre pédiatre. Ça me permettrait d'être plus disponible.

— Ce n'est pas une mauvaise chose, car tu vas être épuisé à force de travailler à ce rythme de folie. Tu es très courageux.

— J’aime tellement mon métier que cela ne me paraît pas si difficile. J’aurai prochainement trois jours de repos consécutifs. Je mettrai ce temps à profit pour me reposer et m’occuper de toi.

— Voilà qui me convient parfaitement.

— J'hésite entre t'emmener dans un bon restaurant, ou t'impressionner avec mes talents de cuisinier. Que préférerais-tu ?

— J’aimerais bien te voir me mijoter un bon petit plat, dis-je, en posant ma tête sur son épaule.

— Avec grand plaisir.

Il plonge alors son nez dans mes cheveux. 

— Je suis content de passer un peu de temps en ta compagnie. 

— Moi aussi.

— Hal, je peux t'embrasser ?

Je ris avant de me tourner vers lui. Il pose sa main sur ma joue et m'embrasse délicatement. Son joli regard azur me toise avec adoration.

— Tu m’as manquée.

— Toi aussi, tu m'as manqué.

Je le laisse m'emporter dans un tendre baiser. C'est doux et tellement agréable. Je pourrais rester des heures sous cet arbre, si confortablement installée dans ses bras à le laisser flirter avec moi ainsi. Notre proximité ne fait qu’accroître, tout comme l’effet que cet homme à sur moi. Je n’ai jamais éprouvé autant de plaisir charnel pour quelqu’un avant Eli. 

Malheureusement, je dois le laisser me quitter une nouvelle fois pour qu’il retourne à l'hôpital. Je suis très attristée de cette séparation temporaire. Nous avons eu la chance qu'ils ne l'appellent pas pour une urgence. Ce moment privilégié avec lui a été incroyable. Cet homme est vraiment parfait pour moi, il répond à tous les critères que l’on peut attendre d’un partenaire. Il est tendre, gentil, affectueux et outrageusement sexy. Je vis sur un petit nuage depuis que j'ai fait sa connaissance et le temps va me paraître une éternité avant de le revoir.

**

Quand je pousse la porte de mon appartement, je suis accueillie par Aidan qui me fait un magnifique sourire.

— Coucou Hal.

Je me stoppe net quand je le vois. Visiblement, il sort tout juste de la douche, vu qu’il ne porte qu’une simple serviette de toilette et que des gouttes d'eau perlent encore sur son torse musclé et parfaitement dessiné.

— Euh... salut.

— Arrête de faire cette tête, rigole-t-il devant mon air surpris.

— Ma tête est normale, dis-je, en me précipitant vers le réfrigérateur à la recherche d'une bouteille d'eau.

Aidan prend appui sur le dossier du canapé.

— On croirait que tu n’as jamais vu un homme à moitié à poil.

— Tu n'es pas un homme, tu es Aidan.

— Et ?

—Et c'est bizarre ! Tu peux aller t'habiller s'il te plaît ?

— Aurais-tu peur de ne pouvoir résister à cette vision enchanteresse ?

Je fais la grimace.

— Beurk !

Il rit avant de disparaître dans sa chambre. Quand il revient au salon, il a mis un short, ni plus, ni moins.

— En cuisine mademoiselle Atkins, m'ordonne-t-il.

Je souffle grossièrement en m'affalant sur le canapé.

— On ne peut pas commander un truc ?

— Non, je vais cuisiner et tu vas apprendre.

— Je n'ai pas envie !

Il se plante devant moi.

— Lève-toi feignante, sinon...

— Sinon quoi ? Le coupé-je. Je n'ai pas peur de toi.

Il s’empare de ma main et me force à me lever.

— Sinon, je te quitte, plaisante-t-il, en déposant un baiser furtif sur mes lèvres. Ce soir, première leçon, ajoute-t-il, en me traînant dans la cuisine. Nous allons préparer des spaghettis à la bolognaise, ma petite chose.

— Je n'aime pas ça, râlé-je, en m'adossant au plan de travail.

— Oh ! Vraiment ? Pourtant, j'ai un souvenir très précis de toi avec plein de sauce autour de la bouche, et même sur le bout du nez, tant tu t'empressais d'avaler ce fameux plat que tu n'aimes pas. Etrange, non ?

— Toi et ta mémoire d'éléphant.

— Prépare le repas avec moi Hal, me supplie-t-il.

— Si tu crois que je vais apprendre à cuisiner pour me retrouver de corvée tous les soirs, tu te plantes !

— J'ai juste envie de passer un moment avec toi. Je me rends compte que je n’ai pas été très présent avec ces shoots qui se sont enchaînés. Et puis, je dois encore m'absenter dans quelques jours...

— Et tu veux te déculpabiliser en me forçant à apprendre à cuisiner ?

Il se dirige vers le réfrigérateur et en sort une bouteille de vin blanc.

— Ça, c'est pour me déculpabiliser.

— C’est déjà mieux !

— Sors deux verres, et après on s'y met, sinon on ne va jamais bouffer.

J’écoute attentivement les instructions de mon meilleur ami, je l’aide dans sa préparation tout en buvant mon verre et une heure plus tard, nous passons enfin à table. Je dois bien avouer que nos spaghettis sont délicieux.

Après dîner, nous débarrassons la cuisine avant de nous prélasser sur le canapé. Je viens à peine de m'asseoir quand les grands bras d'Aidan m'attirent à lui. Je suis un peu surprise. Il est rarement aussi tactile d'habitude.

— Et ton boulot ça avance ?

— Oui, ça va...

— C'est ça qui te rend soucieuse ?

— Non.

— Hal, je vais m'occuper de toi. Prends le temps dont tu as besoin. Tu peux compter sur moi.

— Je le sais, mais il n'y a pas de problème. Je t’assure.

— Et comment tu gères ce qui s'est passé samedi soir ?

— Ça va. C'est fini maintenant.

— Je ne laisserai personne te faire du mal, tu le sais ?

Je me blottis contre lui.

— Je le sais parfaitement.

— Un petit match de basket, ça te tente ?

— Avec plaisir.

Il s'empare du boîtier commande et zappe sur la chaîne sport.

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