Halsey

Elma Hilde · Chapitre 43 sur 48

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Halsey

Aidan

 

 

Je suis très nerveux quand je gare la voiture dans notre ruelle. Nous rentrons à la maison tous les deux. J'ai bien cru que ce moment n'arriverait jamais. J'ai eu de la peine de laisser mes parents, mais j'ai besoin d'aller de l'avant et je ne peux y parvenir en restant à Woodbury. J'y ai trop de souvenirs avec Devon. Et puis avec Travis dans les parages, je vais disjoncter. Halsey a évité le pire l'autre soir, je ne veux pas être tenter de péter de nouveau un câble. J'étais tellement fou de rage en comprenant que c'était lui le mec bourré qui conduisait la voiture qui a percuté celle de mon frère. J'étais déjà sur les nerfs. On était à la veille de l'enterrement et Hal était rentrée chez elle et, à ce moment-là, je pensais sincèrement qu'elle était avec son médecin à la con. Elle m'avait pourtant assuré que ce n'était pas le cas, mais j'ai eu peur qu'elle mente. Après tout, elle l'avait déjà fait par le passé. J'avais cette arme dans la main, je la pointais sur ce connard, et ma tête était embrumée par toute cette merde. La mort de Devon, le chagrin de mes parents, Emma, et Hal... elle m'offrait tout ce que j'ai toujours désiré, et j'étais terrorisée à l'idée qu'elle me le reprenne dès que l'enterrement serait passé. La mort de Travis aurait foutu ma vie en l'air, mais sans Hal, cela n'avait aucune importance. Quand elle m'a avoué sa rupture avec Eli, j'ai cru qu'elle mentait pour me faire baisser l'arme, mais j'ai fait le choix de la croire, certainement parce que je désirais tellement que cela soit vrai. Puis elle m'a dit qu'elle m'aimait et là, je n'ai eu aucun mal à accréditer ses paroles. Elles respiraient l'amour et la sincérité. J'ai su à cet instant que, même si la route serait longue et difficile, je pouvais garder espoir de me remettre de cette douloureuse épreuve. Elle m'a sauvé la vie en quatre mots « tu es mon Unique ». Et nous voilà de retour à New York !

— Aidan, chéri, tu vas bien ? S'inquiète-t-elle, en me voyant figé sur le trottoir.

Je reporte mon attention vers elle. Je vois bien qu'elle est soucieuse. Les « au revoir » avec mes parents ont été compliqués et je n'avais pas vraiment le moral en quittant Woodbury. J'ai voulu conduire pour ne plus songer à tout cela.

— Oui, ma puce.

Elle me rejoint en quelques pas et me prend par la main.

— Rentrons chez nous, murmure-t-elle, en déposant un doux baiser sur mes lèvres.

Elle me traîne jusqu'à notre bâtiment. Devant la porte, elle glisse la clef, qu'elle a trouvée du premier coup dans la serrure, et commence à tourner la poignée.

— Attends ! Lancé-je sur un ton un peu abrupt.

Elle me toise surprise. Je la soulève dans mes bras pour lui faire franchir le seuil de notre maison. Elle rit joyeusement dans mon cou.

— Mais tu es un vrai romantique Aidan Parker !

— Tu dois avoir une mauvaise influence sur moi...

Je pose mes lèvres au creux de son oreille.

— Je vais te jeter sur notre lit et te baiser comme un sauvage, c'est romantique ça ?

Elle pousse un ouf de soulagement.

— J'ai eu peur, je me demandais où était mon Satan aux ailes d'anges.

— Il n'est jamais bien loin, rassure-toi !

Elle ouvre la porte et je nous fais entrer dans l'appartement. Je fonce directement vers son bureau où je la pose.

— Que fais-tu ?

— Je voulais voir si tu étais bien installée.

— Mais oui ! Il me manque la plupart de mes affaires.

— Nous irons les récupérer au plus vite pour que tu puisses organiser de beaux mariages ici.

Elle m'observe avec un air malicieux.

— Quoi ?

— Tu es vraiment amoureux, rigole-t-elle.

— Tu en doutais ?

— Non, mais le soin que tu as mis à me créer cet endroit le démontre davantage.

— Tu es heureuse ?

— Aidan, je crois que je pourrais vivre dans le pire des trous à rats tant que je suis avec toi, je suis folle de bonheur.

— Heureusement, ce n'est pas le cas. Cet appart ce n'est pas l'Upper East Side, mais on est bien.

— Je suis bien d'accord.

Elle revient vers moi dans une démarche sensuelle et charmeuse.

— Tu ne m'avais pas parler de me jeter sur notre lit et de me baiser sauvagement.

Je ris avant de la conduire jusqu'à notre chambre à coucher.

— Cette pièce te satisfait-elle ma puce ?

— Oh oui, je l'adore.

— Tu es certaine, si tu veux autre chose...

Elle écrase sa bouche contre la mienne.

— Non, c'est très beau. Ne touche à rien. Merci pour tout. Ça me touche de voir à quel point tu as cru en nous alors que j'étais avec un autre. Je te demande pardon.

Je passe mes doigts dans sa belle chevelure.

— Je sais que j'ai ma part de responsabilité dans cette situation. Mon attitude, au cours de ces dernières années, t'a éloignée de moi d'une certaine façon et je n'ai pas su le voir alors que tu étais tout ce que j'ai toujours désiré. J'ai voulu de cette vie avec toi, je n'ai jamais envisagé quoi que ce soit avec une autre, mais je voulais que l'on grandisse avant.

— J'aurais dû te dire que j'avais des sentiments pour toi Aidan, mais il y avait toujours une nouvelle fille, alors je suis sortie avec Bobby par dépit. Je ne suis pas très fière de l'admettre, mais à chaque fois que j'ai couché avec un mec, c'était parce que tu m'avais fait mal, avoue-t-elle sur un ton chargé de tristesse.

— Hal...

— C'est fini maintenant, on a eu du mal à se trouver tous les deux, mais aujourd'hui nous sommes ensembles et rien n'est plus important, tu ne crois pas ?

— Si, je suis bien d'accord ma puce.

Je la soulève de sorte qu'elle enroule ses jambes autour de ma taille. Nos bouches se ruent l'une sur l'autre et commencent à se dévorer avec passion. Immédiatement, je la plaque sur le mur de derrière. Ma main s'invite sous sa robe avant de tirer sur sa culotte.

— Je t'aime Hal, susurré-je sur ses lèvres.

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