Halsey

Elma Hilde · Chapitre 46 sur 48

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Halsey

La porte d’entrée de l’imposante maison victorienne…

Souvenir d’enfance

 

 

La porte d’entrée de l’imposante maison victorienne s’ouvre avec fracas, ce qui provoque l’hilarité de Halsey. Elle se tourne vers moi, un doigt pressé contre ses lèvres charnues.

— Chut !

Je la regarde faire en riant. Hal, totalement ivre, c’est un spectacle à ne pas rater. La jolie demoiselle vient d’avoir vingt-et-un ans et, avec l’aide de la bande, je lui ai organisé une fête surprise chez Wesley. Elle pensait aller boire un verre avec quelques amis, et en réalité, nous étions une bonne cinquantaine de jeunes à être là pour célébrer cette étape importante. La surprise était totale pour elle, c’était indéniable ! Seulement voilà, Hal est, d’ordinaire, une fille assez discrète, j’ai bien vu qu’elle n’était pas très à l’aise. Je lui ai servi un verre de téquila… grosse connerie ! Elle les a enchaînés à une cadence impressionnante et l’effet a été radical. Elle ne tient plus debout. J’ai bien essayé de la faire ralentir, mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle se fichait éperdument de ce que je lui disais. Conclusion, nous voilà chez ses parents qui, heureusement, sont absents, afin que je la mette au lit. Une fois dans le hall, elle prend appuie sur le mur afin de retirer ses chaussures. Je la rattrape de justesse avant qu’elle ne perde l’équilibre.

— Laisse tomber petite chose, je vais te monter là-haut, dis-je, en la soulevant dans mes bras.

— J’suis capable d’marcher…

— Mais oui, c’est juste que tu as mal aux pieds.

— Parfaitement !

Je glousse en montant l’escalier en bois. Nous pénétrons dans sa chambre où je la dépose par terre. Elle se précipite vers sa chaîne hifi, qui est posée sur sa commode près de la porte, et allume la musique en poussant le volume à fond.

— Allez, danse avec moi Aidan, lance-t-elle avant de sauter sur son lit et de se mouvoir dessus.

— Hal, descends ! Tu vas te péter la gueule.

— Ce que tu es rabat-joie. Aidan, danse avec moi, me supplie-t-elle.

— Non ! Descends de là !

Elle obéit en faisant la moue.

— Il faut que tu dormes.

— Ah non ! Je ne veux pas dormir !

— Tu tiens à peine sur tes jambes. Viens là que je te change, lui ordonné-je, en fouillant dans son placard à la recherche d’une tenue pour elle.

Quand je relève les yeux vers elle, elle bouge langoureusement sur la chanson, tout en faisant glisser sa robe le long de son corps. Je déglutis péniblement en découvrant le spectacle de ma meilleure amie dans son petit ensemble de dentelle blanche. Elle se trémousse toujours sur la mélodie.

— Je n’ai pas envie de dormir Aidan, murmure-t-elle, en dégrafant son soutien-gorge alors qu’elle se rapproche de moi en se dandinant.

Je baisse les yeux quand ses seins dénudés jaillissent devant mon nez.

— Mets ça, dis-je, en lui tendant un tee-shirt, toujours sans la regarder.

Elle s’en empare avant de me le jeter à la figure.

— Non, rigole-t-elle avant de se précipiter sur son lit où elle s’assied dans une position plus que provocante.

— Aidan, fais-moi jouir, lâche-t-elle, en passant ses mains dans ses cheveux.

Putain ! Je n’aurais jamais pensé que ce geste puisse être aussi érotique.

— Je t’en prie…

— Hal, il faut que tu te mettes au lit, tu es trop bizarre.

Je suis de plus en plus mal à l’aise devant elle, ma bite est tendue dans mon froc, elle ne pense plus qu’à une chose, découvrir la beauté de ce que dissimule encore ce fin bout de tissu blanc.

— J’ai envie de toi.

— Arrête tes conneries.

— Mais c’est mon anniversaire, dit-elle avec une moue absolument adorable.

— Bordel ! Grondé-je.

Je me précipite vers elle, en posant fermement ma main sur sa nuque. Ses beaux yeux bleus s’accrochent aux miens. Je la regarde et un million de questions résonnent dans ma tête. Suis-je vraiment prêt pour elle ? Et elle, est-elle vraiment prête pour ça ? Que se passera-t-il demain ? Et si elle regrette ?

— Je t’aime Aidan, susurre-t-elle contre ma bouche.

Elle sent la vanille, la téquila et le citron.

— Moi aussi, je t’aime mon Unique.

J’accentue alors la pression de ma bouche contre la sienne avant d’y glisser ma langue. Ses bras fins m’agrippent à la taille comme pour me retenir. Je la fais doucement basculer sur le matelas. Instinctivement, elle écarte ses cuisses. Je prends place contre elle avant d’onduler lentement. La sensation que provoque en moi cette rencontre est indescriptible. Je la tiens contre moi, ses jolies formes épousent parfaitement les miennes. Je parcours sa peau du bout des doigts, levant ainsi le voile sur la seule et unique partie de Halsey que je ne connaissais pas. Je veux sentir, goûter, apprendre chaque parcelle de cet ange qui a embelli ma vie jour après jour. Je prends appuie sur mes genoux, me redresse et fais glisser sa culotte le long de ses jambes. La vision de sa féminité signe ma perte. Toutes mes interrogations s’envolent en fumée. Je préfère encore brûler en enfer que de renoncer à prendre possession de son corps. Je reviens vers elle, le cœur battant à tout rompre. Je suis tellement impressionné de me tenir devant elle. Hal ne ressemble en rien à toutes les filles que j’ai pu avoir jusqu’ici. Pour moi, elle représente ce qu’il y a de plus beau, de plus pur dans ce monde où règne la folie. La faire mienne est un honneur, mais aussi, une grande responsabilité. Je dois me montrer irréprochable !

— Hal, je vais t’aimer à jamais, chuchoté-je dans son cou.

— Aidan, marmonne-t-elle.

— Hum…

— Aidan.

— Ma chérie.

— Aidan, je vais vomir, lance-t-elle avant de me pousser avec force.

Je me redresse alors qu’elle se précipite vers la salle de bains totalement nue.

Je m’allonge en plongeant mon visage dans mes mains.

— C’est une blague !

Je ris nerveusement. C’est alors que je l’entends vomir bruyamment depuis la pièce d’eau.

— On devrait s’envoyer en l’air pour la première fois, mais non ! Je vais me taper la première cuite de la demoiselle à la place, râlé-je, en me levant pour la rejoindre.

Quand j’entre, elle est accoudée aux toilettes. Je m’agenouille près d’elle, pose le peignoir, dont je me suis emparé dans sa chambre, sur ses épaules, avant de récupérer sa belle tignasse dans ma main.

—Ça va mieux ? Demandé-je quand ses haut-le-cœur semblent s’apaiser.

— Ouais…

— Redresse-toi, je vais t’aider à t’habiller. Tu vas avoir froid comme ça.

Elle s’exécute. Je la manipule telle une poupée de chiffon afin de la couvrir.

— C’est délicieux la téquila, hein ?

Elle porte une main à sa bouche.

— Arrête, je vais encore vomir sinon.

Je glousse avant de la prendre dans mes bras.

— On se met au lit ou on tient un périmètre de sécurité autour de la cuvette.

— La cuvette…

— Je vois.

Je m’appuie alors contre le mur, elle se laisse choir contre mon torse.

— Voilà un vingt-et-unième anniversaire fêté dignement.

— Tu parles, je n’ai rien vu de ma fête…

— De quoi tu te plains ? Moi, j’ai tout vu et je n’ai pas pu toucher !

— Hein ?

— Rien !

— Je suis désolée…

— De quoi précisément ? Parce que tu as merdé sur toute la ligne ce soir petite chose ?

— Moi, j’ai merdé ce soir, toi, tu merdes depuis toujours !

— Ce qui veut dire ?

— Rien !

Elle se redresse brusquement vers les toilettes avant de vomir à nouveau.

Je m’approche d’elle afin de la soutenir. Quand elle se calme enfin, nous reprenons place contre le mur.

— Je t’aime Halsey Parker.

— Moi aussi, je t’aime Aidan Atkins.

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