Halsey
Halsey
Cette journée auprès d'Eli est absolument incroyable. Nous avons fait une promenade dans le parc après notre petit déjeuner en extérieur puis, nous avons trouvé un restaurant très sympa en plein cœur du quartier chinois. Là, nous avons goûté des plats exquis. Ensuite, Eli m'a fait découvrir plus précisément cet endroit très réputé et j'ai été conquise. J'aime cette culture qui respire le respect, le calme et la beauté. Cet après-midi était très enrichissant.
En début de soirée, nous prenons la direction de son appartement. Je découvre alors qu'il réside dans le mythique quartier de Greenwich Village. J’écarquille les yeux en découvrant le bâtiment face à moi.
— Ce n'est pas vrai !
— Qu'est-ce qu'il y a ?
— C'est l'immeuble de « Friends » !
— Eh oui ! Tu aimes cette série ?
— Comme tout le monde. Je n'étais pas encore venue.
— Voilà qui est fait, dit-il, en me faisant un clin d'œil.
Il se gare dans l'une des rues adjacentes.
— Mon appart est là, me dit-il, en m'indiquant un petit bâtiment à deux pas, sur notre droite.
À première vue, l'endroit est ancien et de petite taille. Il ne doit pas y avoir beaucoup de logements dans cet immeuble, haut de trois étages.
Eli vient m'ouvrir la portière avant de m'inviter à le suivre en me prenant par la main.
Il pousse la vieille porte grinçante et nous entrons directement sur l'escalier qui mène à l'étage.
— Le proprio occupe l'appart du bas. Il a son propre accès de l'autre côté. Moi, je vis au deuxième, et madame Wells est installée au premier.
— Vous n’êtes que trois ?
— Oui.
— C'est bien.
Effectivement, il n'y a qu'une seule et unique porte sur le minuscule palier du second. Eli sort son trousseau de clefs et l'ouvre. Elle semble peser son poids avec son armature blindée.
— Vas-y, entre.
J'obéis. Mon premier constat est que l'appartement d'Eli est très chaleureux et habillé avec soin. Je fais quelques pas et examine en silence son environnement.
Le parquet ancien en bois craque sous mes pieds et j'adore cela. La pièce principale contient le salon et la cuisine. Ce n'est pas immense, mais Eli l'a agencée intelligemment, ce qui laisse de l'espace. Sur ma gauche est placée la cuisine. L'îlot central accueille le coin repas qui est légèrement surélevé. Sa longueur lui permet de contenir trois hôtes. Au centre, me tournant le dos, un canapé en tissu bleu fait face à deux fauteuils de la même teinte. Une table basse ronde en bois d'acacia les sépare. Un grand tapis de couleur clair agrémente le tout. Sur ma droite, un pan de mur contient deux portes closes et, entre les deux, se trouve une bibliothèque pleine de livres.
— C'est très beau.
— Merci.
J'avance vers le mur face à moi, je voudrais admirer la vue. D'ici, je ne vois qu'une grande avenue. Les bâtiments aux alentours sont trop hauts pour que je puisse observer au-delà.
— C'est toi qui as tout décoré.
— Oui.
— C'est très réussi. J'aime bien les couleurs que tu as choisies. Le bleu est très beau.
— Jefferson m'a conseillé.
— Ton frère a beaucoup de goût.
Il me rejoint et passe ses bras autour de ma taille.
— Je suis ravi que tu sois là.
Je n'ai pas le temps de répondre, car ses lèvres torturent déjà mon cou et ce geste me fait perdre pied.
— Eli, murmuré-je doucement.
— Tu es si douce.
Ma main glisse dans ses cheveux et je me laisse aller contre lui, savourant le plaisir de sa bouche sur ma peau.
Le désir s'empare vite de moi. Eli me plaît tellement. J'ai envie de plus. Ces nombreux jours à attendre de le voir sont venus à bout de ma patience. Je me tourne vers lui à la recherche de ses lèvres. Instinctivement, elles se trouvent l'une l'autre. Ce baiser est totalement différent de ce que nous avons échangé par le passé. Il répond à un besoin primaire et bestial. L'envie, le désir, la convoitise prennent possession de nous. Plus rien ne semble être rationnel. À cet instant, tout entre nous est purement physique. Je me redresse afin de plonger mon regard dans le sien.
— Fais-moi l'amour.
Je me retrouve alors dans ses bras et il me porte jusqu'à sa chambre.
**
Un coup de klaxon retentissant me fait bondir dans le lit. Je sonde la pièce une minute. Je suis seule dans le lit d'Eli et on vient de faire l'amour. Je me rallonge brusquement en soufflant. J'ai dû dormir un petit moment, car le soleil est en train de disparaître au loin. Je m'étire paresseusement. Mon corps est légèrement engourdi. Eli est un homme plein de bonnes surprises et le sexe avec lui est tout simplement... Waouh !!! Rien à voir avec mes autres expériences.
Je me suis sentie si désirée, si précieuse dans ses bras. C'était merveilleux ! Il m'a aimée si passionnément. Je n'avais jamais vécu quelque chose d'aussi intense.
Un bruit provenant de l'autre côté de la porte me fait sortir de ma rêverie. Je m'assieds en souriant comme une enfant. Je saute du lit avec empressement et me lance à la recherche de mes vêtements quand je me retrouve face à son placard. Je pousse la porte coulissante en me mordillant la lèvre. Tout est impeccablement rangé. J'arrête mon choix sur un tee-shirt blanc. Je le passe avant de me lancer à la recherche de ma culotte. Je ris en la trouvant suspendue sur sa lampe de chevet. Après l'avoir remise, je sors pour le rejoindre.
Eli, qui ne porte qu'un pantalon ample noir, s'aperçoit immédiatement de ma présence. Cet homme est vraiment superbe. Il a cette petite barbe de quelques jours qui lui donne un côté négligé totalement renversant, et ses cheveux, d'ordinaire si soignés, sont les victimes consentantes de nos ébats amoureux. J'adore !
— Coucou, dit-il, en souriant.
— Coucou.
Je m'approche rapidement avant de me blottir contre lui.
— Tu t'es bien reposée ?
— Très bien.
— Je ne t'ai pas réveillée ?
— Non, pas du tout.
Je me redresse pour le voir.
— Mais je n'ai pas envie de passer la soirée à dormir. J'ai envie d'être avoir toi.
Il caresse ma joue du revers de sa main.
— Je suis tellement content que tu aies maté mon cul dans ces escaliers.
— Oh non ! La honte, soufflé-je, en me cachant contre son torse.
Je l'entends rire.
— Tu étais craquante les fesses par terre.
Il pose ses mains sur mes hanches et me soulève pour m'asseoir sur l'îlot où il prépare le dîner.
— Tu veux du vin ?
— Oui, avec plaisir.
— Blanc ?
— S'il te plaît.
Il se dirige vers le réfrigérateur pour en sortir une bouteille avant de récupérer deux verres dans le placard vitré où est rangée la verrerie.
— Tu viens déjeuner avec moi chez Jeff demain ?
— Oui, je dois juste aller chercher Aidan à l'aéroport demain matin, mais après je suis toute à toi.
— Ça ne va pas le déranger que tu te sauves aussi vite après son arrivée ?
— Non ! J'aurai tout le temps de le voir quand tu travailles. Nos moments sont rares, je veux les privilégier.
Il m'embrasse tendrement.
— Merci ma chérie.
— De rien.
— Tu ne m'as pas dit pourquoi ton ami est parti en voyage, c'est pour son travail ?
— Exact.
— Que fait-il ?
— Il est mannequin.
L'expression de stupéfaction, mêlée à l'inquiétude qui apparaît sur son visage, est assez risible.
— Eli, tu n'as pas de souci à te faire !
— Bien sûr que non ! Ma copine vit avec un top model, mais rien d'alarmant.
— Je vis avec mon meilleur ami. Je le connais depuis que j'ai dix ans.
— Il ne s'est jamais rien passé entre vous ?
— Non, jamais. Nous sommes très différents et nous n'avons pas ce genre de sentiments l'un envers l'autre.
— D'accord.
— Que nous prépares-tu de bon à manger ?
— Du saumon et une julienne de légumes.
— Entre toi, Aidan et Jefferson, je me sens vraiment nulle.
— Tu as d'autres qualités.
— Si tu le dis !
Il s'approche et se glisse entre mes jambes avant de m'attirer à lui.
— Je le dis et je le pense. J'en ai même découvert une, il n'y a pas si longtemps, dit-il avec malice, en m'embrassant.
C'est très inhabituel pour moi, mais le sous-entendu d'Eli ne me met pas dans l'inconfort. Je me sens vraiment détendue avec lui, comme si j'étais parfaitement à ma place, et cette sensation rassurante me rend téméraire et audacieuse. Il n'y a pas si longtemps, je me posais d'innombrables questions au sujet de mon avenir, surtout sur le plan sentimental, et il a fallu qu’Eli arrive dans ma vie pour apporter toutes les réponses à mes interrogations.
— C'est quoi le dessert ? Demandé-je contre sa bouche.
— C'est toi.
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