La boîte à outils de la confiance en soi (BàO La Boîte à Outils) (French Edition)

Outil 27 - Élargir ses perceptions

OUTIL

 

27

 

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Élargir ses perceptions

 

DÉCOUVRIR DES VISIONS DIFFÉRENTES

 

En résumé

La métaphore de l’iceberg est souvent utilisée pour parler de culture. La partie invisible (90 %), joue un rôle central dans l’équilibre de l’iceberg : ce sont nos besoins, valeurs, croyances. Elles sont la fondation des manifestations visibles (10 %) : nos attitudes, comportements, discours, images, actions. Pour élargir notre propre culture et notre vision, comprendre ce qui motive une personne à se comporter de telle ou telle manière et établir une relation interpersonnelle empathique et constructive dans le dialogue, nous devons apprendre à sortir de notre zone de confort.

 

Insight

The iceberg metaphor is often used when referring to the subject of culture.

The invisible portion of the iceberg (90 %) provides essential balance: it comprises our needs, values and beliefs. They are the subjacent foundation of the iceberg’s visible portion (10 %), where our attitudes, behaviors, discourse, image and actions become manifest.

In order to broaden our culture and our worldview, to grasp why people behave in certain ways, and to establish an empathetic, constructive relation with them based on mutual dialogue, we need to learn to abandon our comfort zone.

 

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Pourquoi l’utiliser ?

 

Objectif

• Savoir mettre des mots sur son propre ressenti et le formuler. • Faire prendre conscience à son interlocuteur de l’impact de son comportement sur soi.

• Se donner mutuellement quelques clés de notre fonctionnement : perceptions, ressenti…

• Établir une relation de qualité qui répond au degré de satisfaction des deux interlocuteurs.

 

Contexte

Cet outil s’utilise dans le cadre d’une relation interpersonnelle que vous avez besoin d’ajuster ou de consolider pour mieux vivre ou mieux travailler ensemble, dans un climat de confiance, agréable et productif.

 

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Comment l’utiliser ?

 

Étapes

Pour accepter l’autre, il est important de mieux comprendre ses perceptions, émotions et pensées qui se cachent sous la « ligne de flottaison » de son iceberg. Quelques questions peuvent vous y aider :

• « Est-ce que je perçois seulement la partie visible de l’autre iceberg ? » • « Sur quelles bases je fonde mes perceptions et interprétations ? » • « Est-ce que je comprends vraiment ce que je vois chez l’autre, suis-je inconscient ou/et ignorant de la partie invisible de l’iceberg de l’autre ? » • « Et qu’en est-il si je suis aussi ignorant ou/et inconscient de la partie invisible de mon propre iceberg ? »

• « Comment je peux mettre des mots sur ce que je vis ? » (cf. outil 27).

Ces questions sont d’autant plus utiles si vos interactions avec d’autres personnes ont un impact émotionnel et que vous ressentez le besoin de l’exprimer pour évacuer une tension ou faire part du plaisir à travailler en collaboration avec l’autre.

Par le dialogue, vous allez comprendre et voir ce qui se passe en dessous, chez l’autre et chez vous.

Factuellement, demandez-vous : « Qu’est-ce que je vois chez l’autre et quel jugement je porte par rapport à ce que je vois ? » (Ce que je me raconte, moi, avec mes propres valeurs… en réaction aux comportements que j’observe).

 

Méthodologie et conseils

La partie visible de l’iceberg (comportement, posture, apparence, discours, réactions, actes) repose sur une partie invisible (pensées, émotions, valeurs, normes, croyances, besoins fondamentaux) bien plus importante, qui lui donne un fondement et un sens. Quand on voit un comportement, on ne voit pas forcément ce qui se joue à l’intérieur !

« Une des plus grandes découvertes de notre temps, c’est que l’humain peut changer sa vie en changeant son attitude face à celle-ci. » William James

 

Avantages

■ Cette métaphore est très utile pour réfléchir aux relations importantes

entre les diverses composantes d’une discussion entre deux personnes.

■ C’est faire un pas vers davantage de compréhension et vers

l’acceptation de la différence.

■ Cela peut être un enrichissement par des complémentarités.

 

Précautions à prendre

■ Les interactions de pouvoir, de dépendance, d’influence sont

nombreuses et complexes, voire parfois contradictoires entre les deux parties de l’iceberg, et le contexte exerce lui aussi son influence.

 

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Comment être plus efficace ?

 

Que va permettre notre ouverture au dialogue ?

Le dialogue permet de réduire les écarts de perception, de mieux se comprendre et comprendre l’autre.

 

Si pas d’ouverture au dialogue ?

Ajuster notre fonctionnement collaboratif personnel

ou professionnel

Dans une relation, nous sommes 3 : toi, moi et l’interaction entre nous deux. Nous avons donc chacun 50 % de part de responsabilité sur l’interaction. Partant du postulat que je ne peux pas changer l’autre, je vais chercher à ouvrir mon champ des possibles et à découvrir des visions différentes, en sortant de ma zone de confort pour comprendre comment l’autre fonctionne.

Je vais lui exprimer mes attentes, mes besoins, mes limites, mes envies pour me sentir en confiance et ressentir de la satisfaction dans notre collaboration. Ce qui va me permettre également de faire un véritable travail personnel, en sortant de ma bulle, pour aller vers celle de l’autre.

De même, je vais demander à mon interlocuteur quelles sont ses attentes, ses besoins, ses limites, ses envies pour établir une relation constructive dans laquelle il se sentira en confiance et qui lui apportera satisfaction.

Comment ouvrir le dialogue ?

 

Je te vois fonctionner comme cela, quel est ton mode d’emploi ?

« Tu vois, quand tu réagis comme ça vis-à-vis de moi, voilà la répercussion, la résonance que cela a sur moi. »

• Tous nos comportements sont dictés par le dessous de l’iceberg. • On ne peut pas juger quelqu’un car on ne sait jamais ce qui se passe à l’intérieur de lui.

• Je juge souvent le comportement de l’autre en fonction de mes propres croyances.

• Il est important de ne pas s’arrêter au seul comportement que j’observe, d’aller voir sous la zone de « flottaison » de l’autre (pas plus bas, c’est le domaine des psys).

• Pour être capable de faire cela, il y a nécessité de faire de même pour soi avant : se questionner sur le dessous de sa propre zone de flottaison pour comprendre ses émotions qui ont été touchées par le comportement de l’autre. • Pour aller sous la ligne de flottaison, il faut de la confiance, de l’écoute et l’envie de comprendre l’autre. ■

 

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