Nyx's Sinners: Lennox (French Edition)

CLOE VICTOR · Chapitre 15 sur 63

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Nyx's Sinners: Lennox (French Edition)

Chapitre 11

 

Je ne sais pas ce qui m’a pris de venir ici. Je n’aurais pas dû, je le

sais, mais je n’ai pas pu m’en empêcher. Depuis que j’ai croisé son regard bicolore tout à l’heure, la lueur que j’ai aperçue dans ses yeux ne cesse de me hanter. C’est con, parce que ça ne devrait pas me toucher autant, mais c’est le cas. Du coup, j’ai abandonné Aifé à notre appart et j’ai foncé jusqu’à celui de Nox.

J’ai crocheté la serrure, pensant qu’il serait au club, mais lorsque j’ai

vu son cuir sur le canapé et que j’ai entendu l’eau couler, j’ai marché jusqu’à la salle de bain. L’observer nu sous la douche, en train de se branler, a réveillé des souvenirs et je n’ai pas pu me résoudre à faire demi-tour. Son corps diffère de celui de l’adolescent que j’ai connu. De nombreux tatouages parsèment sa peau et l’envie de passer ma langue dessus m’a fait mouiller. Je l’ai maté à prendre son pied et ça m’a excitée. Plus qu’excitée même. Alors, quand il a enfin pris conscience de ma présence et qu’il a commencé à parler, je ne voulais qu’une chose… Lui rabattre son caquet et l’embrasser jusqu’à en perdre haleine. Et je l’ai fait !

Contre toute attente, il ne m’a pas repoussée. Bien au contraire, il

m’a rendu mon baiser et si j’en crois son regard avide à cet instant précis, nous ne sommes pas près de nous arrêter là. Sa bouche se pose sur la pointe de mon sein, tandis que sa main libre s’amuse à titiller le second.

Pas de doute, il a amélioré sa technique depuis dix ans. Cette idée me perturbe plus qu’elle ne le devrait et je décide de la

chasser en saisissant son érection. Sa peau est douce et chaude sous mes doigts. Je gémis lorsqu’il quitte mon téton pour mordiller le galbe de ma poitrine. J’ai toujours été sensible à ce niveau et ça me fait sourire de savoir qu’il s’en souvient. Néanmoins, ce sourire disparaît rapidement tandis qu’il me repose brusquement à terre.

— On ne peut pas faire ça, râle-t-il d’une voix étranglée. — Pourquoi pas ? J’ai envie de toi et tu as envie de moi, ne dis pas le

contraire, déclaré-je en montrant sa queue dressée.

— C’est bien ça, le problème.

Il recule puis attrape sa serviette qu’il noue autour de sa taille

tatouée. Il quitte la salle de bain sans un regard en arrière, m’abandonnant aussi pantelante de désir que frustrée. Je passe une main dans ma tignasse blonde tout en mordillant ma lèvre.

Je l’entends s’affairer et lorsque je décide de le rejoindre dans le

salon, je découvre qu’il est totalement habillé. Je suis légèrement déçue de ne plus admirer son torse musclé, mais j’essaie de ne rien laisser paraître. D’ailleurs, un courant d’air me rappelle qu’il a déchiré mon débardeur et que je me retrouve à moitié à poil. Je tente de resserrer les pans de mon tee-shirt autour de moi, mais il est évident que ça va être difficile de rentrer à l’appart comme ça.

— Tiens, me surprend Nox en me tendant un de ses hauts.

Je l’attrape et le remercie d’un signe de tête avant d’enfiler

rapidement le tissu. Ce n’est qu’en baissant les yeux sur le motif dessiné dessus que je me rends compte qu’il s’agit du maillot que je lui ai offert pour son quinzième anniversaire. Un petit sourire apparaît au coin de mes lèvres et quand je relève mon regard vers l’homme à qui il appartient… celui-ci est fermé.

— Qu’est-ce que tu fais là, Rose ? répète-t-il d’une voix dure. — Je… j’en sais rien, pour tout dire.

Ce n’était peut-être pas la chose à dire, ma cocotte. J’envoie un fuck imaginaire à ma conscience, puis constate qu’elle a

raison puisque les joues de Nox rougissent.

— Tu te fous de ma gueule, j’espère ?! gronde-t-il, furieux. Putain, non,

mais franchement ! Ça ne t’a pas suffi de nous planter un couteau dans le dos, il faut qu’en plus, tu me prennes pour un con ?

— Ce n’est pas ce que je fais.

— Pourtant, ça m’en a tout l’air.

Nous nous jaugeons, les yeux dans les yeux. Aucun de nous

n’accepte de baisser le regard. Mon téléphone vibre dans ma poche, mais j’ignore l’appel et me focalise totalement sur l’homme qui me fait face.

— Nox…

— Dégage d’ici, Rose. J’ai été assez con la première fois, je ne te laisserai pas me mener par le bout de la queue. Donc, je te le répète une dernière fois. Dégage de chez moi.

— Et si je ne le fais pas ? ne puis-je m’empêcher de le provoquer.

— Alors, ce qui va suivre risque de te déplaire.

— Je prends le risque.

Il soupire en passant une main dans ses cheveux bruns. Je peux voir

le dilemme qui se joue dans ses prunelles, mais je refuse de laisser les choses ainsi. Je déteste peut-être le club, mais lui, je n’ai jamais pu le haïr. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé.

Je fais alors un pas dans sa direction, puis un autre jusqu’à

contourner le canapé qui nous séparait. Ni lui ni moi, rompons le contact visuel. Tandis que je me place à quelques centimètres de lui, je me redresse sur la pointe des pieds pour agripper sa nuque. J’approche lentement ma bouche de la sienne, lui laissant l’opportunité de me repousser, mais comme je m’en doutais, il ne le fait pas.

Nos souffles se mélangent et après un dernier coup d’œil dans sa

direction, je l’embrasse avec douceur, tout le contraire de quelques minutes plus tôt, dans la salle de bain. Mes doigts glissent dans sa tignasse châtaine et s’y accrochent comme à une bouée de sauvetage. Lennox n’est pas en reste, puisque les siens passent sous le tee-shirt qu’il m’a prêté. Il caresse ma peau avec délicatesse alors que notre baiser devient de plus en plus fiévreux. L’un essaie de dominer l’autre et vice-versa, mais aucun de nous ne lâche le morceau.

Il me fait reculer jusqu’à ce que l’arrière de mes genoux touche le

canapé, puis nous bascule dessus. Contrairement à notre interlude dans la salle de bain, il se contente de relever le tissu qui couvre ma poitrine. Je le retire vite et saisis le bas du sien. Torse contre torse, je frissonne lorsque sa peau caresse la mienne de la meilleure des façons. Un millier de picotements me parcourent de part en part et il me faut toute la volonté du monde pour ne pas le supplier de me prendre. Cependant, il semble comprendre mon état d’esprit puisqu’il vire rapidement le reste de mes fringues, avant de baisser son jogging sur ses cuisses.

Je ne perds pas une miette de la vision qui s’offre à moi. Et je dois

dire que le Nox d’il y a dix ans n’a rien à envier à celui d’aujourd’hui !

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