Nyx's Sinners: Lennox (French Edition)

CLOE VICTOR · Chapitre 35 sur 63

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Nyx's Sinners: Lennox (French Edition)

Chapitre 30

 

Le contact visuel entre nous dure encore quelques secondes avant

que, brusquement, sa main agrippe ma nuque et que ses lèvres fondent sur les miennes. Je laisse échapper un soupir de ravissement lorsque sa bouche pille la mienne.

Bon sang, c’est tellement bon que je me demande comment j’ai fait

pour tenir dix ans loin de cet homme.

Je lui rends son baiser avec ardeur, tandis que je frissonne de la tête

aux pieds. Je me penche un peu plus au-dessus de la baignoire afin d’approfondir ce contact et je suis récompensée par un grognement guttural de la part du biker. Sa paume est mouillée contre ma peau, mais c’est le cadet de mes soucis. Obsédée par la pensée de ne faire plus qu’un avec lui, je romps notre étreinte. 

— Qu’est-ce que…

Il n’a pas le temps de finir sa phrase que mon tee-shirt disparaît,

rapidement suivi du reste de mes vêtements. Lennox observe mes formes qui apparaissent devant lui, avec une lueur de gourmandise, ce qui fait monter ma température corporelle. Lorsque je le rejoins dans le tub, il ne m’a toujours pas lâché des yeux et, pendant une microseconde, je me demande si mon idée était bonne. Heureusement pour moi, mon cerveau n’a pas le temps de statuer sur la question que Nox m’attire dans ses bras. L’eau déborde, mais ni lui ni moi, n’en avons rien à faire. Nous sommes bien trop occupés à conquérir la bouche de l’autre, tout ce qui compte à cet instant, c’est le plaisir.

Installée à califourchon sur lui, ma poitrine frotte la sienne et je ne

peux que gémir face aux décharges de désir qui me parcourent. Un petit sourire se dessine sur mes lèvres lorsque je le sens grossir sous moi et, pour lui donner un aperçu de ce qui va suivre, je commence à me mouvoir contre lui. Il grogne et m’embrasse plus fermement tout en enroulant ma queue de cheval autour de son poing.

— Si tu savais le nombre de fois que j’ai rêvé de faire ça avec toi, murmure-t-il.

Je lui fais part de mon avis en prenant son érection en main. Nos

bouches se décollent alors qu’il bascule sa tête en arrière, les yeux mi-clos sous le désir.

— Putain ! gémit-il lorsque mon doigt taquine son gland.

Je le caresse de haut en bas et étale avec fierté la goutte de liquide

préséminal, néanmoins, il ne me laisse pas en reste et vient cajoler mon sexe de son pouce. Ses prunelles quittent les miennes, descendent le long de mon corps en s’arrêtant un petit instant sur ma poitrine nue, avant de continuer son voyage plus au sud. Je ne me suis jamais sentie aussi vulnérable, mais encore une fois, il s’agit de Lennox. Je sais qu’il ne fera jamais rien qui me mette mal à l’aise ou dont je n’ai pas envie. Il est l’homme le plus admirable que je connaisse et pour ça, je veux de lui offrir un moment inoubliable.

Mon rythme sur sa queue se retrouve quelque peu perturbé lorsqu’il

insère un doigt en moi. Les étincelles de plaisir que je ressentais un peu plus tôt se transforment en véritable feu d’artifice et je mordille ma lèvre inférieure afin de rester un minimum silencieuse. Quand sa seconde main taquine mes seins, je ne réponds plus de rien et me laisse complètement aller sous ses caresses.

— Oui, oui, encore, murmuré-je lorsqu’il pince mon téton.

Il accentue ses mouvements en moi, tandis que je resserre les miens

autour de sa verge. Il se redresse légèrement pour que ses dents viennent grignoter mon cou et je jouis tout en rejetant ma tête en arrière. Nox n’est pas en reste puisque, quelques minutes plus tard, c’est lui qui bascule dans le plaisir tout en jurant contre ma peau. Sa semence est chaude sur mes doigts et lorsqu’il relève son visage vers le mien, je ne résiste pas à poser mes lèvres sur les siennes.

Nous demeurons un long moment dans cette position, imbriqués

l’un contre l’autre, à nous embrasser. L’eau est à présent froide, mais cela ne semble pas le perturber.

— Au moins, maintenant, je suis sûr que mon matos fonctionne encore, finit-il par lâcher, ce qui me fait pouffer comme une gamine.

— En effet, tu es encore totalement opérationnel.

Il m’offre un sourire en coin et pendant que nous nous lavons du

mieux que nous le pouvons dans cette petite baignoire, il ne cesse de me toucher. C’est comme s’il ne se lassait pas de caresser ma peau, de me mordiller le cou, d’effleurer la courbe de mon sein. C’est naturel et je profite de chaque instant. Lorsque nous sortons, je l’aide autant que possible à se sécher, puis à rejoindre son fauteuil. Nous nous rendons dans sa chambre et il s’installe sur le lit, mais il attrape ma main et m’attire à ses côtés avant que je me retourne. Je ne me fais pas prier et m’allonge sur le matelas, mon bras replié sous ma joue. Lennox est sur le dos, observant le plafond comme s’il avait toutes les réponses du monde, puis il tourne son visage dans ma direction quand mon index passe sur l’un de ses tatouages réalisés par Romance. Celui-là m’est particulièrement cher puisqu’il s’agit d’une magnifique rose qui couvre la majeure partie de son épaule. — Je me rappelle du jour où tu l’as fait, commencé-je, en me replongeant dans mes souvenirs. C’était pour ton dix-septième anniversaire et tu m’avais demandé de t’accompagner. Je me rappelle que tu avais refusé de me dire ce que tu comptais te faire tatouer et quand j’ai vu le dessin, j’ai cru que mon cœur allait exploser.

— Je n’oublierai jamais ce que j’ai vu dans tes yeux ce jour-là, déclare-t-il. J’avais l’impression d’être un foutu héros lorsque tu me regardais avec tes grands yeux vert d’eau. Romance s’est foutu de ma gueule pendant deux bonnes semaines après ça, mais ça en valait la peine. — Tu l’étais pour moi. Enfin, tu étais même plus que ça et je ne te remercierais jamais assez pour tout ce que tu as fait pour moi. — Alors pourquoi tu n’es pas venue me voir au moment où tu en avais besoin ?

Je me tends en l’entendant, mon cerveau carbure à mille à l’heure

pour essayer de trouver un mensonge, mais mon cœur stoppe sa course. Je ne veux pas lui mentir. Plus maintenant.

— Parce que j’avais honte, avoué-je en fermant les yeux. — Honte de quoi ? Tu savais que tu pouvais tout me dire, jamais, je ne t’aurais rejetée, Rosie.

— Je le sais enfin, je crois que l’ai toujours su, mais sur le moment, je n’ai pas pu. La seule personne à qui j’ai réussi à me confier, c’est ma Prez. Même Aifé ne connaît pas toute l’histoire.

— Elle est passée me voir à l’hôpital. Elle m’a dit de te laisser du temps et qu’un jour, tu te confierais à moi.

— Un jour, peut-être, mais pour l’instant, je…

La boule dans ma gorge est à son paroxysme et je me demande ce

que je vais bien pouvoir lui dire de plus lorsqu’il me surprend en venant caresser ma joue.

— C’est tout ce qu’il me faut. 

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